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Water Haller: Sommes-nous à l’abri ?

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Après une autre rupture de conduite principale à Calgary, c’est la question que l’on se pose dans chaque service d’utilité publique au Canada (ou que l’on devrait certainement se poser). Cela peut-il nous arriver ? La réponse, bien sûr, est « oui » et des collectivités de partout au Canada ont vécu ce problème. À notre conférence nationale (des deux dernières années), nous nous sommes penchés sur d’importantes défaillances d’infrastructures dans des villes d’un bout à l’autre du pays. En tant que professionnels de l’eau, nous pouvons apprendre des catastrophes qui ont frappé d’autres villes, nous ne devrions pas attendre qu’elles touchent notre propre collectivité pour réagir. La priorité du comité sur la direction dans les services d’utilité publique de l’ACEPU cette année est la « résilience ». Comment pouvons-nous réduire le risque de défaillances, et quand elles se produisent, comment est-il possible d’en réduire les impacts et d’activer la reprise ? Ce comité très dynamique exposera bientôt ses orientations et ses présentations.
 
Entretemps, quelle leçon pouvons-nous tirer de l’incident de Calgary ?  
 
Appel à revoir la gouvernance
 
Voilà la plus importante recommandation du rapport de Calgary sur la rupture d’une conduite principale en 2024, un appel à « revoir l’organisation et la gouvernance ».
 
Après la défaillance catastrophique de la conduite principale de Bearpaw South qui a perturbé des services essentiels d’approvisionnement en eau à Calgary durant plus de quatre mois, la Ville a commandé un rapport à un groupe d’experts du secteur. Tout en révélant les problèmes résultant de ce qu’ils estiment être des processus de gestion des actifs et des risques inadéquats, ils désignent les structures de gouvernance comme étant les principales responsables. Ils indiquent un manque de clarté dans les responsabilités, car la gestion de l’eau est partagée entre différents services municipaux. Cette division de la responsabilité et d’autres pressions externes ont mené à un sous investissement de l’infrastructure vieillissante de la Ville.
 
Le rapport formule trois recommandations principales. La première, bien sûr, vise le renforcement immédiat des programmes de gestion des actifs et d’évaluation des risques. Mais les deux recommandations suivantes sont des propositions à plus long visant à « revoir » les structures de gouvernance pour clarifier les responsabilités, en proposant un service des eaux réservé relevant d’un conseil de surveillance indépendant.
 
Le modèle de gouvernance que choisira en fait la Ville ne sera pas connu avant un bon moment, mais il existe de nombreux modèles efficaces pouvant servir d’exemple. Le modèle de service du Toronto Water est géré par une entité clairement définie, mais demeure un service de la Ville. Halifax Water est administré par une société municipale distincte, responsable devant la Ville. Et le modèle d’Epcor à Edmonton repose sur une société complètement distincte avec un seul actionnaire, la Ville d’Edmonton. Il existe beaucoup d’autres modèles de collaboration régionale et de passation de marchés de services.
 
Je ne dis pas que l’un est meilleur que l’autre, mais ils doivent profiter aux services d’utilité publique. La clé, c’est la responsabilité, mais qui est soutenue par un pouvoir de décision adéquat. Les services d’utilité publique doivent davantage agir comme d’autres sociétés qui fournissent des services publics (électricité, gaz naturel) et peuvent fixer leurs tarifs et planifier leur futur. Les « pressions externes » pouvant peser sur le service d’une ville sont considérables lorsque vous êtes en concurrence pour des subventions provinciales ou fédérales, et vous êtes également confronté, à l’interne, à la concurrence d’autres priorités municipales comme le transport en commun, les loisirs, les routes, la police, le service des incendies et autres. Nous devons également affronter les cycles politiques des autorités municipales. Avec les élections qui se tiendront en Ontario cet automne, nous entendons déjà parler de hausses de taxe de 0 % ou 1 % qui ne peuvent qu’empirer une situation déjà déplorable. 
 
En même temps, le premier ministre de l’Ontario élabore une règlementation qui encourage une réforme de la gouvernance des services d’utilité publique à travers la province. L’annexe 1 du projet de loi 60 de l’Ontario est la Loi de 2025 sur les sociétés publiques de gestion de l’eau et des eaux usées. Il y a eu des commentaires exprimant des inquiétudes sur la « privatisation » des systèmes d’eau potable et d’eaux usées, mais il semble que le but soit de mettre sur pied des services publics de distribution d’eau indépendants, avec une meilleure capacité de gestion et d’exploitation, alors que la « propriété » des actifs et le service demeurant sous responsabilité municipale ou provinciale. Les intentions précises ne sont néanmoins pas encore claires.
 
Vous pouvez accéder au rapport complet de Calgary avec le lien suivant :
 
Vous pouvez consulter le projet de loi 60 de l’Ontario en cliquant sur le lien suivant :
 
NWWC 2026, Halifax
 
Les dates sont fixées pour la prochaine Conférence nationale sur l’eau potable et les eaux usées à Halifax, du 1er au 4 novembre. L’appel à communication vient juste d’être divulgué, mais prend fin le 31 mars, alors soumettez vos idées dès maintenant. Nous inscrivons aussi maintenant les exposants et les commanditaires.
 

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