Renforcer les liens avec l’Indonésie

par Bonnie Robinson

Le 20 novembre, le président, John Dark, la présidente sortante, Sharon Giffen, la vice-présidente du Conseil des normes actuarielles (CNA), Josephine Marks, ainsi que des directeurs du siège social de l’ICA se sont réunis avec des délégués indonésiens afin de discuter de l’état et de l’avenir de la profession actuarielle.

La délégation était composée de représentants de l’Autorité des services financiers de l’Indonésie, du ministère des Finances de la République d’Indonésie, de Persatuan Aktuaris Indonesia (PAI, la société actuarielle du pays) et de l’Université de Waterloo. Les principaux objectifs de cette visite étaient les suivants :

Développer la profession actuarielle en Indonésie

Membre du G20, l’Indonésie est l’économie la plus importante du Sud-Est asiatique. Afin de soutenir sa croissance économique, le pays doit plus que jamais édifier des infrastructures sophistiquées et durables en assurance, en finances et dans d’autres domaines complémentaires. Pour ce faire, elle devra pouvoir compter sur une communauté actuarielle solide, formée au pays. Comme l’explique l’article publié en septembre 2017 dans l’(e)Bulletin et intitulé Les actuaires sur la scène internationale : l’Indonésie, dans les économies en émergence, la mise sur pied et le maintien de la profession sont un défi colossal.

Projet READI

Bill Duggan, directeur local dans le cadre du projet READI (Risk Management, Economic Sustainability and Actuarial Science Development in Indonesia, (Gestion du risque, viabilité économique et développement de l’actuariat en Indonésie)), a présenté une vue d’ensemble du projet.  

Mis en œuvre en 2015, le projet READI est une démarche de collaboration entre l’Université de Waterloo, Affaires mondiales Canada, ainsi que des organisations indonésiennes, dont le gouvernement. Les sociétés Manulife Indonesia et Sun Life Indonesia assurent également un soutien financier au projet.

L’objectif premier du projet consiste à contribuer au développement de l’Indonésie à titre de centre d’excellence en actuariat au moyen de plusieurs initiatives. Celles-ci consistent notamment à accroître la notoriété de la profession actuarielle chez les étudiants indonésiens, à assurer un soutien éducatif aux étudiants en actuariat en Indonésie, à offrir des bourses d’études de premier cycle et à offrir un appui à la recherche. Dans le cadre du projet, on travaille également en collaboration avec des associations industrielles telles que PAI, ainsi que des associations des secteurs indonésiens de l’assurance-vie, des assurances IARD et des services financiers.

On estime que le projet a touché 50 000 personnes, dont des étudiants, des enseignants et des parents. Il remporte un bon succès dans les universités, où, toutes disciplines confondues, la science actuarielle présente actuellement le rapport le plus élevé entre le nombre de candidats et le nombre de places disponibles.

Vue d’ensemble de PAI

La délégation comptait des hauts dirigeants de PAI, dont sa directrice générale, Giovani Gracianti. L’association compte 280 Fellows issus du programme d’examens qui lui est propre. Elle suit le programme d’études de l’AAI, dont elle est membre depuis 2007. Mme Gracianti a expliqué que le défi auquel l’organisme est confronté réside en partie dans la gestion de ces ressources et dans le fait que le niveau de scolarité de bon nombre de membres d’origine est inférieur à celui des candidats plus récents. Le secteur de l’expertise-conseil en actuariat est très peu développé en Indonésie et le bassin d’actuaires n’est pas encore suffisant pour pallier cette lacune.



Une discussion rigoureuse

Le groupe a discuté de plusieurs sujets, dont les façons d’inciter les associés à devenir des Fellows, de retenir les candidats, en particulier les femmes, dans le système d’éducation, et de promouvoir auprès des employeurs le rôle de l’actuaire désigné. Les membres de la délégation indonésienne s’intéressaient particulièrement aux méthodes de gestion du PPC de l’ICA et au fonctionnement du CNA. Ils ont posé des questions au sujet du processus d’autogouvernance aux fins de la supervision des actuaires, de la participation des actuaires à la mise en œuvre des règles et des normes protégeant l’intérêt public et l’intégrité du secteur financier, ainsi que des facteurs ayant contribué à l’essor et à la reconnaissance de la profession actuarielle au Canada.

Favoriser une relation solide

L’ICA entend poursuivre sa collaboration avec les membres de la délégation afin de contribuer au développement constant de la profession actuarielle en Indonésie. Le Programme d’agrément universitaire de l’ICA, le code de conduite visant les candidats évoluant dans le cadre du système d’éducation de l’ICA et le fonctionnement de notre processus disciplinaire et de nos procédures en matière de condamnations au criminel ne sont que trois des éléments à l’égard desquels nous fournirons des précisions.

Ces relations externes et ce partage de savoir ont pour effet de renforcer la profession actuarielle internationale et permettent de contribuer à mettre en place une infrastructure favorisant la sécurité financière partout dans le monde. 

Bonnie Robinson est la rédactrice anglaise à l’ICA.

Canadian Institute of Actuaries/Institut canadien des actuaires
http://www.cia-ica.ca/