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Bilan de l’année de John Dark

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Dans le plus récent balado Voir au-delà du risque, Chris Fievoli, actuaire membre du personnel, communications et affaires publiques, s’est entretenu avec John Dark afin de faire un retour sur son mandat et parler de ce qui attend le président désigné Marc Tardif. Syntonisez le balado, ou parcourez la transcription ci-dessous.

Chris : Nous voulions faire un retour sur votre année en tant que président et parler des initiatives importantes sur lesquelles vous avez travaillé. Commençons notre discussion avec les dossiers gérés par le Conseil d’administration pendant votre présidence.

John : Eh bien, comme je le disais dans mon discours d’ouverture l’an dernier à l’occasion de l’Assemblée annuelle, je n’avais pas pour grand thème de changer des choses ou de concevoir une nouvelle structure. Il y avait déjà tant d’activités en marche que c’était une année au cours de laquelle les choses devaient avancer ou aboutir. 

Par ailleurs, le siège social a travaillé au système de gestion de la relation client, un projet qui avance de façon très satisfaisante. Les membres ne pourront pas le voir immédiatement, mais cela établit les fondements du système.

L’autre projet visé était la préparation de notre énoncé public. Nous avions l’objectif, peut-être un peu ambitieux, d’en publier deux. Nous n’y sommes pas arrivés, mais nous avons assurément réussi à publier celui sur l’âge de la retraite, qui a reçu une excellente publicité. Trois ministères gouvernementaux nous ont demandé des rencontres. Nous croyons que l’énoncé sur les changements climatiques, qui devrait être diffusé aux membres en juillet à des fins de consultation, sera aussi efficace. Voilà donc l’un des grands projets qui nous ont occupés.

Chris : Parlons d’abord de l’un des importants changements cette année, soit la nouvelle structure de gouvernance. Nous avons apporté des changements à la structure du Conseil d’administration et créé deux nouvelles directions. Comment la mise en œuvre et la transition se sont-elles déroulées de votre point de vue?

John : Je trouve que tout s’est très bien passé. Il y a eu un petit hic en ce qui concerne les cotisations des retraités, mais la mise en œuvre s’est bien amorcée à partir de l’ensemble de modifications aux Statuts administratifs que nous avons adoptées lors de la réunion de juin 2018 du Conseil d’administration. Nous avons structuré tout ça, mis sur pied les nouvelles directions, doté les groupes en bénévoles, puis la structure est vite devenue opérationnelle. Nous nous sommes ensuite attaqués à la deuxième série de modifications, qui feront l’objet d’un vote le 14 juin prochain. Je crois que la structure proposée est raisonnable. Donc, de mon point de vue, tout progresse à plein régime.

Chris :  L’ICA a beaucoup pris part aux activités internationales par l’intermédiaire de l’Association actuarielle internationale (AAI) et du North American Actuarial Council et, bien sûr, vous représentez l’ICA à l’occasion de ces réunions. Parlez-nous de quelques-unes des expériences intéressantes que vous avez vécues dans le cadre de votre travail auprès de nos partenaires de l’étranger.

John : L’Association actuarielle internationale est, en quelque sorte, en mode changement actuellement. On s’interroge à savoir si elle est aussi efficace qu’elle le devrait et on travaille à optimiser son efficacité.

Dans l’univers international, la norme IFRS 17 est, bien entendu, un sujet omniprésent. Au Canada, l’ICA est très actif dans ce dossier, mais cela n’a été possible que grâce à notre vaste participation auprès de l’AAI à l’élaboration de la réponse actuarielle à cette norme.

Lors de ma participation à ces réunions, j’ai vraiment été frappé par l’ampleur de la participation de l’ICA et le nombre de membres qui siègent aux divers comités. Le Canada exerce vraiment un poids important à ce chapitre. Bien entendu, nous croyons sincèrement que l’AAI doit être un organisme international très solide qui soit en mesure de contribuer à établir des normes, notamment en matière d’éducation, à l’intention des associations actuarielles de partout dans le monde. 

Lors de ma participation à la réunion tenue à Chicago plus tôt cette année, j’ai été marqué par les trois représentants du Nigéria, dont l’association a obtenu le statut d’association titulaire. L’expression de pure joie que l’on pouvait lire sur leur visage et le fait qu’ils aient enfin obtenu cette reconnaissance m’ont indiqué la mesure de l’importance que revêt cette organisation. Je me rappelle continuellement cet événement, qui me rappelle les raisons pour lesquelles l’ICA soutient l’AAI.

Le North American Actuarial Council est sans doute méconnu de la plupart des gens, mais il existe en fait neuf organismes actuariels en Amérique du Nord. Il y en a un au Canada, cinq aux États-Unis et trois au Mexique. Deux fois l’an, ces organismes se réunissent pour échanger. Il y a habituellement un programme dans le cadre duquel on échange sur des sujets d’intérêt et sur la façon dont se dessine la profession dans nos régions.

Nous avons eu droit à une surprise étonnante à la réunion de San Diego lorsque la Society of Actuaries et la Casualty Actuarial Society ont annoncé leur intention de fusionner. La fusion n’a pas eu lieu, mais ce fut tout un événement que d’être présents lors de cette annonce. Nous étions d’avis que cette fusion était positive et nous avons fait tout en notre pouvoir pour soutenir cette initiative, mais la proposition n’a pas été adoptée.

Chris : Y a-t-il une réalisation qui vous a particulièrement ravi pendant votre mandat?

John : Ce serait probablement la diffusion de l’énoncé sur l’âge de la retraite, qui amène l’ICA sur la place publique. C’était notre objectif et je crois que c’est un peu la première fois que cela se produit. J’en suis donc assez fier. Je n’ai pas fait le travail moi-même, mais j’ai bien vu tout le travail accompli par les membres concernés, un travail formidable.

Chris : La fonction de président vous a-t-elle surpris à certains égards?

John : Ce qui m’a le plus surpris, et dont j’avais pourtant connaissance, c’est le nombre important de bénévoles, que j’ai pu voir compte tenu de toutes les réunions de directions, de groupes de travail et autres auxquelles j’ai eu l’occasion d’assister. J’ai rencontré beaucoup plus de membres, j’ai pu voir toutes les choses qu’ils accomplissent et constater la qualité du travail, ainsi que les efforts déployés. Tout ça continue de m’impressionner. Je sais que nous nous disons un organisme bénévole, mais cela devient plus concret lorsque l’on siège au sommet et que l’on voit tout ce que permet d’accomplir le travail des bénévoles. Sans rien enlever au mérite du personnel qui les soutient, les bénévoles sont le cœur de cette organisation et c’est à eux que nous devons sa si grande réussite. Je dois dire que j’ai probablement appris davantage à cet égard qu’en ce qui concerne tout le reste.

Chris : Y a-t-il quoi que ce soit que vous n’avez pas eu le temps de faire et dont Marc devra se charger pendant son mandat?

John : Je n’admettrais jamais une telle chose! Mais non, [rires] je remets à Marc une organisation bien rodée. Il n’aura probablement qu’à s’allonger les jambes sur le bureau et relaxer. Bien sûr, cela n’est pas tout à fait vrai. Il y a encore à faire sur le plan de la gouvernance. Le projet sur la gestion de la relation client est toujours en cours. L’énoncé public sur les changements climatiques est à venir. Je dirais donc que l’ICA fourmille assurément d’activités. Les directions et les autres groupes concernés amorcent le travail concernant le plan stratégique. Marc dirigera à l’automne les discussions qui mèneront à l’élaboration de notre nouveau plan stratégique pour les quatre prochaines années.

 

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