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Des actuaires canadiens au congrès de la Caribbean Actuarial Association

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Du 28 au 30 novembre 2018, la Caribbean Actuarial Association (CAA) tenait son 28e congrès annuel à Kingston, en Jamaïque. Ce congrès, dont le thème cette année était « Running the Risk » (courir le risque), comptait plus de 250 participants, la plupart provenant des Caraïbes. Quelque 25 Canadiens y étaient, certains à titre de participants, d’autres en tant que conférenciers.

Des délégués sont venus des quatre coins du monde, notamment des États-Unis, du Royaume-Uni, de l’Allemagne, des Pays-Bas, du Brésil, du Mexique et de l’Afrique du Sud. La présidente sortante de l’ICA, Sharon Giffen, qui était présente, explique en quoi la participation internationale revêt une importance fondamentale pour la CAA. « L’association représente bon nombre de pays des Caraïbes, mais comme la communauté actuarielle de chaque île est relativement restreinte, on s’efforce d’établir des relations internationales afin de développer une pratique actuarielle répondant aux particularités des nations insulaires et d’élargir leurs horizons », explique-t-elle. Formée en Jamaïque en décembre 1991, la CAA est devenue membre titulaire de l’Association actuarielle internationale (AAI) en décembre 2008.   

Les politiques publiques et une pionnière en actuariat

Mme Giffen était invitée à prendre part à une discussion entre experts au sujet du rôle des actuaires en matière de politiques publiques. Cet échange bien accueilli a suscité une formidable participation chez l’auditoire, dont faisait partie Daisy McFarlane-Coke, une pionnière en actuariat dans les Caraïbes. Reconnue pour son apport extraordinaire, Mme McFarlane-Coke a été la première femme noire à obtenir le titre de Fellow de l’Institute of Actuaries (maintenant l’Institute and Faculty of Actuaries) en 1970, la première actuaire du gouvernement jamaïcain et la première présidente de la CAA. « Nous avons eu le privilège de compter Mme McFarlane-Coke parmi l’auditoire. Elle a consacré une bonne partie de sa carrière à la fonction publique et appuie fermement l’idée selon laquelle les actuaires peuvent et doivent intervenir dans les dossiers de politiques publiques lorsqu’ils ont quelque chose à y apporter », affirme Mme Giffen.

La norme IFRS 17, les examens mondiaux du capital en assurance-vie et les changements climatiques

D’autres membres de l’ICA ont présenté des exposés lors de ce congrès. Trevor Howes, Simone Brathwaite et Cynthia Potts, de concert avec Bertha Pilgrim, de la Barbade, ont présenté un exposé dans le cadre d’une séance intitulée « IFRS 17: Procrastinate at Your Peril! » (en ce qui concerne la norme IFRS 17, la procrastination est à vos risques et périls). Plus tôt dans la journée, Mme Brathwaite s’était jointe à Lisa Peterson à l’occasion d’une présentation portant sur les examens mondiaux du capital en assurance-vie.

Caterina Lindman a également participé à une présentation portant sur l’incidence des changements climatiques sur les ressources des Caraïbes, un sujet qui revêt une très grande importante pour les actuaires de cette région du monde. « La séance a été bien accueillie », dit-elle. « En préparant mon exposé, j’ai appris avec stupéfaction que même si le réchauffement de la planète se limitait à 1,5 degré, de 70 à 90 % des récifs de corail seraient détruits. Cette situation aurait de lourdes conséquences. Une personne m’a dit que mon exposé l’avait choquée, en précisant que cela était positif. »    

Une occasion d’apprentissage et de réseautage

Mme Lindman, qui en était à sa première participation, a bien aimé le congrès. « J’ai été particulièrement marquée par la conférencière d’honneur, Shelly-Ann Fraser-Pryce, sprinteuse et médaillée d’or olympique jamaïcaine, qui a parlé de la grande persévérance et de la formidable motivation qui lui ont permis de réussir. La séance sur la cryptomonnaie a été très instructive et j’ai trouvé bien inspirante celle qui portait sur la façon dont les actuaires sont en mesure d’améliorer la vie des gens des Caraïbes. »  

« L’événement a offert une vision claire d’enjeux propres à la pratique actuarielle dans les Caraïbes, de même qu’un solide apport d’autres actuaires de partout dans le monde », rapporte Mme Giffen. Elle souligne également le fait que, chaque année, le congrès de la CAA est organisé par un nouveau Fellow. « On désigne un nouveau Fellow à qui on confie le mandat d’assurer l’organisation et la gestion du congrès, s’assurant ainsi de faire connaître les nouveaux membres à des actuaires de toutes les Caraïbes afin qu’ils s’intègrent rapidement dans la communauté. »

De fait, le congrès de la CAA offre une excellente occasion pour les actuaires de développer leur réseau international.

 

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