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22 janvier 2015
 
 

Le décret modifiant l’annexe 1 de la loi sur les espèces en péril (LEP) aura des impacts sur l'énergie, l'exploitation minière et d'autres industries.

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En réponse à la baisse catastrophique des populations de chauves-souris canadiennes, le décret modifiant l’annexe 1 de la loi sur les espèces en péril  (LEP)  a été publié  le 17 décembre 2014 dans l’édition de la Gazette du Canada, Partie II.

Le décret énumère trois espèces de chauves-souris - la Petite chauve-souris brune (Myotis lucifugus), la Chauve-souris nordique  et la Pipistrelle de l’Est (Perimyotis subflavus) comme « en danger » à l'annexe 1 de la LEP.

On estime que, depuis 2010, l’espèce de chauve-souris qui était probablement la plus répandue et la plus commune au Canada, soit la petite chauve-souris brune (Myotis lucifugus), a subi une baisse de 94 % de ses effectifs entre la Nouvelle-Écosse et l’Ontario. Une autre des chauves-souris les plus répandues au Canada, la chauve-souris nordique (Myotis septentrionalis), aurait aussi subi un déclin de 94 % dans la partie est de son aire de répartition canadienne. En outre, on estime qu’une troisième chauve-souris, la pipistrelle de l’Est (Perimyotis subflavus), a connu une baisse d’effectifs supérieure à 75 %.

Ces déclins sont causés par un champignon extrêmement contagieux, le Pseudogymnoascus destructans, qui croît sur ces espèces de chauves-souris durant leur hibernation et qui est responsable d’une maladie appelée « syndrome du museau blanc » (SMB). Certains experts considèrent que ces déclins sont les plus rapides jamais documentés chez des mammifères, et ce, à l’échelle planétaire. Au rythme auquel se propage la maladie, les scientifiques prévoient que l’aire de répartition canadienne entière de ces chauves-souris sera infectée d’ici 12 à 18 ans. Il est probable que, sans mesures additionnelles pour limiter la propagation du SMB et sans protection visant à favoriser la survie des individus potentiellement résistants, ces trois espèces de chauves-souris disparaîtront du pays (elles existeraient ailleurs à l’état sauvage, mais plus au Canada).

Bien que ce décret ne soit pas directement applicable a notre secteur, il  aura un impact sur certains projets municipaux, notamment la construction des ponts, surtout pendant la saison de reproduction, car les chauves-souris ont tendance à se percher sur le dessous des ponts. Il y a également des dispositions générales pour la protection de l'habitat en vertu de la LEP. Les  membres doivent être au courant du décret lors de l'obtention des permis pour les travaux à venir, en particulier si les zone de projet sont boisées ou des grottes.
 

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