Canadian Municipal Water eBulletin
 

Consultation de Santé Canada sur l’uranium et les virus entériques dans les recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada

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Consultation de Santé Canada pour une nouvelle recommandation sur l’uranium dans l’eau potable
 
La recommandation propose une concentration maximale acceptable (CMA) de 0,02 mg/L (20 µg/L) d’uranium total dans l’eau potable.
 
Selon le sommaire, l’uranium est largement répandu dans la nature et a été détecté dans de nombreux minéraux. Il est présent dans plusieurs phases du processus d’oxydation chimique. On le trouve également dans un mélange de 3 radio-isotopes. Tous les isotopes d’uranium naturel sont considérés comme étant faiblement radioactifs, toutefois, les principaux effets sur la santé associés à l’uranium sont dus à sa toxicité chimique. Ce document met l’accent sur les propriétés chimiques de l’uranium. Les effets sur la santé reliés aux propriétés radiologiques de l’uranium n’indiquent pas de niveaux inquiétants dans les réserves d’eau potable au Canada.
 
Ce document technique d’orientation examine et évalue tous les risques connus pour la santé associés à la présence d’uranium dans l’eau potable. Il intègre de nouvelles études et approches et tient compte de la disponibilité des technologies de traitement appropriées. La recommandation, fondée sur cet examen, propose une concentration maximale acceptable (CMA) de 0,02 milligramme/L (20 mg/L) d’uranium total dans l’eau potable.
 

Santé Canada a également publié une proposition de recommandation sur les virus entériques dans l’eau potable. La recommandation proposée pour les virus entériques dans l’eau potable est un objectif de traitement basé sur la santé correspondant à une élimination ou une inactivation d’au moins 4 log des virus entériques. Selon la qualité de la source d’eau, une réduction logarithmique plus importante pourrait être nécessaire. Les méthodes actuellement disponibles pour la détection des virus entériques ne sont pas applicables pour une surveillance régulière. Des technologies de traitement et des mesures de protection des bassins versants ou des têtes de puits reconnues pour leur efficacité à réduire le risque de maladies d’origine hydrique devraient être mises en œuvre et maintenues si la source d’eau est susceptible d’être contaminée par des matières fécales ou si des virus entériques ont déjà causé des éclosions de maladies d’origine hydrique.
 
Selon le sommaire, les virus sont des microorganismes extrêmement petits qui sont incapables de se reproduire en dehors d’une cellule hôte. En général, les virus sont spécifiques à l’hôte, ce qui signifie que les virus qui infectent des animaux ou des végétaux n’infectent habituellement pas les humains, même si quelques virus entériques ont été détectés à la fois chez les humains et chez les animaux. La plupart des virus infectent aussi certains types de cellules seulement chez un hôte. C’est pourquoi les effets qu’une infection virale a sur la santé varient énormément. Les virus qui peuvent se multiplier dans le tractus gastro-intestinal des humains ou des animaux sont appelés «?virus entériques?». Il existe plus de 140 sérotypes de virus entériques qui peuvent infecter les humains.
 
Santé Canada a terminé récemment son examen des risques pour la santé découlant de la présence de virus entériques dans l’eau potable. Ce document technique passe en revue et évalue tous les risques connus pour la santé qui sont associés à la présence de virus entériques dans l’eau potable. Il tient compte des nouvelles études et approches, ainsi que des limites de la méthodologie et de l’interprétation des méthodes d’analyse disponibles pour la détection de virus dans l’eau potable. D’après cet examen, la recommandation proposée pour les virus entériques dans l’eau potable est un objectif de traitement basé sur la santé qui consiste à réduire la teneur en virus entériques d’au moins 4 log (soit 99,99 %) par élimination ou inactivation.

Le comité de l’ACEPU sur la qualité de l’eau potable examine les deux propositions et présentera ses commentaires dans le cas où elles soulèveraient des préoccupations. Les commentaires doivent être acheminés d’ici le 29 décembre.




 

 

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