Canadian Municipal Water eBulletin
 

Lingettes jetables : des victoires et des revers

Print Imprimer cet article | Envoyez à un collègue

Pour ceux et celles qui ont suivi nos efforts pour aborder tous les problèmes relatifs aux lingettes pas si «?jetables?» que ça, nous avons connu certains revers, mais aussi quelques succès. 

L’ACEPU s’est engagé dans un effort de partenariat avec les fabricants de lingettes (INDA) au côté de nos amis des associations états-uniennes WEF, APWA et NACWA. Notre groupe de travail technique (avec Dwayne Kalynchuk pour l’ACEPU) a tenté de rédiger un nouveau document de lignes directrices (GD4) pour leur association industrielle qui pourrait mieux définir quels produits pourraient être qualifiés de «?jetables?» et quel serait le processus de test ou de vérification. Malheureusement, nous n’avons pas pu surmonter certains points de désaccord majeurs et avons dû nous retirer de cet effort pour le moment.

Pendant ce temps, ce même partenariat INDA/ACEPU/WEF/APWA/NACWA s’est consacré à la révision du Code of Practice (CoP, code de pratiques) pour les manufacturiers. L’auteur de cet article, Robert Haller, y représentait l’ACEPU. Nous étions très satisfaits de la coopération avec l’industrie pour la formulation de directives visant un meilleur étiquetage et la sensibilisation du consommateur. Comme l’a annoncé INDA au sujet du nouveau CoP, nous devrions commencer à voir un étiquetage plus grand et visible des produits sur les tablettes, ainsi que des directives claires destinées aux utilisateurs finaux (jeu de mots délibéré). Ils ont accepté de placer un symbole clair, Ne pas jeter à l’égout, à côté de l’orifice d’extraction des lingettes. Cela s’applique à toutes les lingettes non tissées pouvant être utilisées dans une salle de bain ou être en contact avec des déchets humains (des lingettes pour bébé aux lingettes nettoyantes). Cette décision aura un impact important sur beaucoup d’articles jetés aux toilettes, mais ne touche pas aux produits encore considérés comme étant «?jetables à l’égout?». Voilà le point de divergence convenu. Nous les avons félicités pour leur nouveau CoP, mais nous ne pouvons pas être signataires pour l’ensemble de son contenu.

Simultanément à nos efforts à Washington, quelques membres de l’ACEPU, sous la direction de Duncan Ellison, participons à un effort international pour l’élaboration d’une norme ISO. Ce processus, comparable au GD4, vise à rassembler les dirigeants des services d’utilité publique et des manufacturiers de lingettes pour travailler de concert à une définition commune du «?jetable à l’égout?», de la façon dont les produits doivent se disperser, de la vérification et des tests requis et de l’étiquetage. Tout comme pour le GD4, ce processus a rencontré certaines divergences. Les progrès stagnent pour l’instant, mais des efforts sont en cours pour trouver un moyen d’aller de l’avant.

Nous devrions bientôt pouvoir compter sur un nouvel effort d’élaboration de directives pour notre secteur des eaux usées. Alors que les manufacturiers (INDA) possèdent leur document GD3 (et bientôt leur GD4), l’ACEPU se consacre à des efforts concertés avec MESUG, WEF, APWA, NACWA et de nombreux autres partenaires internationaux dans un consortium international sur les eaux usées. Ce groupe a manifesté sa solidarité et un bon nombre d’entre vous, nos membres à l’échelle municipale, ont appuyé par leur signature. Le consortium travaille à la première mouture de lignes directrices qui rassemblent les connaissances et l’expérience des professionnels du traitement des eaux usées. Nous lancerons un appel à tous pour un appui au fur et à mesure que le travail avancera.  

 

Retour à Association canadiennes des eaux potables et usées Bulletin électronique

Share Share on Facebook Share on Twitter Share on LinkedIn