CIA (e)Bulletin/(e)Bulletin de l'ICA

Institut canadien des actuaires

Elliott Bauer
D.W. Simpson & Company
Mise à jour du président



par John Dark, FICA
Président de l'ICA

Le mois d’avril a été chargé à l’Institut et les deux prochains mois le seront encore plus alors que nous serons en pleine préparation en vue du congrès annuel act19 de l’ICA.

Énoncé public sur l’âge de la retraite

Le 15 avril marquait la publication de notre premier énoncé public de niveau 2 intitulé Une retraite reportée pour des prestations plus élevées : Adapter les programmes de retraite d’aujourd’hui aux réalités de demain, qui vise à lancer une discussion au sujet de l’âge de la retraite au Canada. Cet énoncé est le fruit de deux années de travail accompli par les membres du groupe de travail à thème unique (GTTU), qui ont passé en revue des recherches sur les effets du vieillissement de la population sur la croissance économique, les revenus fiscaux et les coûts des soins de santé; rédigé des ébauches d’énoncé; consulté les membres; et pris en compte leurs commentaires. Notre énoncé a suscité beaucoup d’attention auprès des médias français et anglais, comme vous pourrez le constater en prenant connaissance de la chronique des affaires publiques de ce numéro du (e)Bulletin.

Je tiens à adresser un immense merci au GTTU, aux membres qui ont formulé des commentaires et à toutes les personnes qui ont participé à la production de cet excellent énoncé.

Exonération de cotisation

À la fin avril, j’ai diffusé un courriel spécial concernant les modifications apportées à la Politique relative à l’administration des droits et privilèges de membre. Au moment de sa diffusion, en mars 2019, cette politique avait suscité bien des discussions chez les membres, ainsi qu’au sein du Conseil d’administration et de la haute direction. Par suite de ces discussions, nous avons apporté à la politique des modifications qui ont une incidence sur les critères pour être admissible à une exonération de cotisation. Je vous invite à prendre connaissance de la politique et de la Foire aux questions. Comme d’habitude, n’hésitez pas à me faire part de vos questions ou préoccupations.

Réunion du North American Actuarial Council

Les 3 et 4 mai, je participerai à la réunion du North American Actuarial Council (NAAC), qui se tiendra à Ottawa. Nous sommes ravis d’accueillir nos homologues américains et mexicains afin de discuter de questions d’intérêt mutuel, notamment les changements climatiques, les véhicules autonomes et la signification de « l’intérêt public » dans un contexte professionnel. Nous sommes particulièrement ravis de tenir, dans le cadre de cette réunion, un exposé spécial portant sur le Sénat du Canada dans la Chambre haute.

Élections

La campagne électorale annuelle du Conseil d’administration bat son plein. Cette année, neuf membres ont présenté leur candidature pour les quatre postes d’administrateur, et deux se présentent au poste de président désigné. Le vote s’amorcera le mardi 7 mai à midi, heure de l’Est. Les changements apportés à la structure de gouvernance, avec l’aval des membres, comprennent la mise en place d’un poste d’administrateur réservé à un membre ayant récemment obtenu le titre de FICA. Également, les associés ayant droit de vote sont désormais éligibles au Conseil d’administration. J’encourage tous les membres à prendre connaissance des plateformes des candidats, à écouter les webémissions des candidats aux postes d’administrateur et de président désigné (ouvrez d'abord une session) et, plus important encore, à voter. Il s’agit pour vous d’un moyen facile et important de prendre part à la gouvernance et à l’orientation de votre association professionnelle.

act19

Il est toujours temps de vous inscrire à act19, notre Congrès annuel nouveau et amélioré. Le programme du congrès, qui se tiendra à Montréal les 20 et 21 juin, compte plus de 50 séances portant sur des sujets qui sauront susciter l’intérêt de tous les actuaires :

  • La norme IFRS 17 (13 séances);
  • L’analyse prédictive;
  • Les technologies perturbatrices;
  • Le mode de vie et l’assurance;
  • Des exposés de style TED;
  • La retraite;
  • Des conférenciers d’honneur : Nick Bontis (amélioration de la productivité), Jean-Claude Ménard (ancien actuaire en chef du Canada), ainsi qu’une table ronde de journalistes, dont Chantal Hébert et Jeffrey Simpson.

Inscrivez-vous dès aujourd’hui. Vous ne voudrez pas rater cette occasion.

Date à retenir : 54e Assemblée générale annuelle

À la suite de la modification aux Statuts administratifs approuvée l’an dernier, l’Assemblée générale annuelle de l’ICA prendra désormais la forme d’un événement distinct, qui se tiendra par webémission le 14 juin 2019, de 11 h 30 à 13 h HE.

Demeurez à l’affût des renseignements qui seront communiqués au cours des semaines à venir au sujet de l’inscription.

John Dark, FICA, est le président de l’Institut canadien des actuaires.

 
Le point de mire

 

par Faisal Siddiqi, FICA

La Direction des normes et matériel d’orientation (DNM), qui succède à la Direction de la pratique actuarielle, a été officiellement mise sur pied le 1er septembre 2018. Notre mandat consiste essentiellement à assurer la révision et l’approbation des notes éducatives qui soutiennent les normes de pratique dans quatre domaines principaux, soit l’assurance-vie, la gestion du capital et des risques, les régimes de retraite et les assurances IARD. La DNM compte 12 membres possédant de l’expertise dans chacun de ces quatre domaines. Steve Easson et moi assurons actuellement respectivement la vice-présidence et la présidence de la DNM. Récemment, Rahim Hirji, Nazir Valani, Liam McFarlane et France LeBlanc se sont joints à la Direction afin de partager la charge de travail supplémentaire occasionnée par la norme IFRS 17.

À l’instar des cinq autres directions relevant du Conseil d’administration, nous sommes très occupés, ce qui est une bonne chose. Depuis sa mise sur pied, la DNM s’est principalement concentrée sur quatre activités :

  1. Faire partie intégrante des activités relatives à la norme IFRS 17 afin de formuler des conseils à l’intention des actuaires exerçant leurs activités dans les domaines de l’assurance-vie, des assurances IARD et de l’indemnisation des accidentés du travail.
  2. Assurer la révision des nouvelles notes d’orientation portant sur la modélisation stochastique et les tests de sensibilité concernant les régimes de retraite et les mises à jour trimestrielles relatives à la souscription des rentes.
  3. Assurer un soutien au Conseil des normes actuarielles (CNA) à l’égard du recrutement des membres des groupes désignés qu’il met sur pied afin de concevoir, de modifier et d’améliorer des normes de pratique.
  4. Assurer la mise à jour de notes éducatives qui font référence à des sections des normes de pratique ayant subi des modifications.

IFRS 17

Compte tenu de l’ampleur que prend le processus relatif à la norme IFRS 17 dans les domaines de l’assurance-vie, des assurances IARD et de l’indemnisation des accidentés du travail, on a tôt fait d’aviser la DNM de l’envergure des travaux en cours et du soutien qu’elle serait appelée à apporter aux actuaires praticiens.

L’ICA a adopté un principe selon lequel il s’efforcera d’adopter telles quelles les notes actuarielles internationales (NAI) que produit l’International Accounting Standards Board (IASB), qu’il complétera au moyen de notes éducatives. Par conséquent, des sous-commissions chargées d’élaborer des notes éducatives relatives à l’ajustement au titre du risque, aux taux d’actualisation, aux marges sur services contractuels, aux contrats avec participations, etc. relèvent de chacune des trois commissions associées aux domaines de pratique susmentionnés. La DNM procédera à la révision et à l’approbation de toutes ces ébauches de notes éducatives afin d’en faire des notes éducatives officielles de l’ICA.

À titre d’exemple, depuis la fin de 2017, nous avons travaillé en collaboration avec la Commission des rapports financiers des compagnies d’assurance-vie, la Commission des rapports financiers des compagnies d’assurances IARD, la Commission sur l’indemnisation des accidents du travail, la Commission sur les normes comptables internationales (assurance) et la Commission directrice sur la norme IFRS 17 aux fins de l’approbation de notes éducatives relatives à la NAI 100, aux contrats d’assurance avec participations et à l’ajustement au titre du risque. D’autres notes préparées par ces sous-commissions viendront en 2019 et en 2020. Nous comptons bien contribuer à garantir la qualité et la valeur pratique de ces notes éducatives aux fins de la mise en œuvre de l’IFRS 17.

Notes éducatives relatives aux régimes de retraite

Au cours des 18 derniers mois, la Commission des rapports financiers des régimes de retraite a été très occupée à la préparation des mises à jour trimestrielles relatives à la souscription des rentes, des nouvelles notes éducatives relatives aux régimes de retraite du Nouveau-Brunswick dont le provisionnement s’appuie sur des modèles stochastiques, ainsi qu’aux travaux concernant l’obligation de divulguer des renseignements plus complets quant à l’état du provisionnement et aux exigences de cotisation de tous les régimes de retraite enregistrés. Ces deux derniers nouveaux points exigeront, de la part des actuaires, une communication plus ample des entrées et sorties à l’égard des régimes de retraite à risques partagés et des autres régimes afin que les utilisateurs comprennent l’incidence qu’auront pour eux les chocs d’investissement et de mortalité. Cette mesure aura pour effet de rehausser les normes pour tous les actuaires du domaine des régimes de retraite alors que nous délaisserons progressivement les évaluations principalement déterministes pour adopter des démarches davantage stochastiques. Le recours à des outils et à des analyses plus complexes nécessitera une communication des renseignements plus transparente et plus accessible.

Recrutement pour les groupes désignés

Dans le cadre de la première phase des changements annoncés l’an dernier à l’égard de la structure de gouvernance de l’ICA, le CNA et la DNM travailleront en plus étroite collaboration à la dotation des groupes désignés. Un groupe désigné compte habituellement de cinq à 10 actuaires (et parfois des membres qui ne sont pas actuaires) exerçant leurs activités dans le même domaine de pratique et qui acceptent de concevoir une nouvelle norme de pratique ou de modifier une norme existante. Préalablement à l’intervention de la DNM dans ce processus, il relevait du CNA de déterminer les normes de pratique qu’il convenait de créer ou de mettre à jour, puis de recruter des membres afin de former des groupes désignés.

Ce processus était très chronophage pour les membres du CNA et était difficilement soutenable. La nouvelle DNM, dont ne relèvent désormais que quatre groupes (par rapport aux 15 qui relevaient de l’ancienne Direction de la pratique actuarielle), est maintenant en mesure de s’acquitter de cette fonction. Ce changement de procédure et cette délégation de tâches permettent aux membres de la DNM de faire connaissance avec les actuaires qui possèdent de l’expertise dans chaque domaine de pratique. Ce rapprochement aura pour effet d’accroître l’efficacité du processus de recrutement.

Groupe de travail sur la mise à jour du matériel d’orientation

En début d’année 2019, nous avons créé le Groupe de travail sur la mise à jour du matériel d’orientation. Plusieurs sous-commissions se penchant sur la norme IFRS 17, tant dans le domaine de l’assurance-vie que dans celui des assurances IARD, peinaient à élaborer leurs notes d’orientation en raison de la modification de plusieurs renvois à des sections précises des normes de pratique. On a donc établi que ce problème nécessitait l’intervention de la DNM. Le groupe de travail est alors chargé de mettre à jour les renvois aux normes de pratique dans les documents d’orientation existants. Cette tâche consiste à passer en revue l’ensemble des documents d’orientation afin de veiller à ce que tous les renvois aux normes de pratique soient exacts et fassent référence à la version actuelle des normes, ainsi qu’aux sections, sous-sections et paragraphes appropriés. Nous sommes reconnaissants aux membres de ce groupe de travail qui accompliront cette tâche complexe qui nécessitera beaucoup de temps.

Nous sommes très enthousiastes à l’égard de tous ces nouveaux projets. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à communiquer avec Steve Easson ou moi-même.

Faisal Siddiqi, FICA, préside la Direction des normes et matériel d’orientation de l’ICA.

Le coin des affaires publiques

par Sandra Caya

En avril, nous avons atteint un point marquant en publiant le premier énoncé public de l’ICA, Une retraite reportée pour des prestations plus élevées : Adapter les programmes de retraite d’aujourd’hui aux réalités de demain. Par le passé, l’ICA a publié plusieurs rapports, positions et documents de consultation, mais il s’agissait cette fois du tout premier énoncé de niveau 2 élaboré depuis la création de la Direction des affaires publiques et l’adoption, en 2017, des processus relatifs aux énoncés publics.

L’énoncé Une retraite reportée pour des prestations plus élevées vise à amorcer une discussion en examinant ce qui existe actuellement et ce dont l’avenir sera fait, et en veillant à ce que les politiques et les programmes du Canada soient prêts. En veillant à ce que les Canadiens soient prêts. Cet énoncé est manifestement en accord avec le principe directeur de l’Institut, à savoir que l’intérêt des Canadiens passe d’abord et avant tout.  

J’espère que vous avez tous pris connaissance du rapport et de sa représentation infographique et que vous avez écouté le balado. Au moment d’écrire ces lignes, nous avions enregistré plus de 1 200 téléchargements, près de 2 500 consultations de notre page d’accueil et plus de 230 écoutes de notre balado. Ces chiffres excluent la période d’embargo, pendant laquelle notre document n’était pas accessible et invisible pour les moteurs de recherche. Fait intéressant, le document français a été consulté et téléchargé près de deux fois plus souvent que le document anglais! Il s’agit pour nous d’une statistique très inhabituelle, qui correspond à l’intérêt qu’ont manifesté les médias et les instances francophones.

Notre visibilité dans les médias a atteint un lectorat potentiel de près de 13 millions de personnes. Notre énoncé a fait l’objet d’une chronique et d’un éditorial dans le Globe and Mail, d’un article et d’un éditorial dans La Presse, d’un article dans Le Soleil; de vidéos au canal BNN Bloomberg TV (entrevue, table ronde, rapport et blogue); d’une table ronde sur CBC News Network; d’entrevues à la radio de la CBC et du de Global; de même que plusieurs autres articles, notamment dans la revue Benefits Canada, sur Pension Pulse, par l’Institut C.D.Howe et L’Observateur.

Nous avons aussi partagé et suscité des discussions dans les médias sociaux. J’ai constaté avec plaisir que plusieurs membres ont partagé notre contenu et publié des liens permettant d’y accéder. Dans l’ensemble, nos impressions sur Twitter ont presque doublé en avril grâce aux vidéos et aux articles d’utilisateurs tels que le Globe and Mail, que nous avons partagés. Nos comptes Twitter anglais et français ont généré 129 engagements, et plus de 28 000 impressions sur Twitter et LinkedIn.

Ci-bas, une représentation de l’affichage ayant généré le plus d’engagement sur LinkedIn.

Nous avons mis la barre haute pour les futurs énoncés publics de niveau 2. Cependant, à voir le dévouement et l’excellence dont ont fait preuve tous nos membres à l’égard de ce projet, je suis convaincue que les prochains énoncés remporteront autant de succès. Notre prochain énoncé public portera sur les changements climatiques. Voici quelques-unes des (nombreuses) leçons que nous avons tirées de cette première expérience :

Les sujets complexes nécessitent de longs débats : L’énoncé a été élaboré sur une longue période, qui s’est amorcée en septembre 2017 avec l’approbation par le Conseil d’administration de la déclaration d’intention. Le processus a été ardu; le groupe de travail à thème unique a dû relever un défi de taille pour déterminer avec exactitude ce que l’ICA souhaitait dire au sujet des programmes de retraite du Canada. Les co-champions ont eu la lourde tâche de rassembler les nombreuses options et opinions. Ils ont travaillé des heures interminables à réviser le document et y apporter des modifications, et poursuivent leur mission en agissant à titre de porte-paroles dans les médias et ailleurs. Il est essentiel de doter les groupes de travail de dirigeants solides qui ont la volonté et la capacité de se faire véritablement les champions de l’énoncé.

Définir le moment le plus opportun et le bon auditoire : Trouver le moment le plus opportun – et le bon auditoire – pour publier l’énoncé est un élément essentiel du processus, auquel il convient de songer dès le départ. Nos énoncés s’adressent d’abord et avant tout aux responsables des politiques, mais il ne faut pas négliger les auditoires accessoires tels que les médias et les partenaires clés, qui amplifieront notre message. Aurions-nous pu mieux exploiter les membres de l’ICA, leurs organisations et leurs réseaux pour diffuser notre message? L’obtention des commentaires et du soutien de tous les membres en ce qui concerne non seulement le contenu, mais également les occasions de partage et les contacts pertinents, pourrait permettre à nos énoncés publics de représenter encore plus largement l’opinion de la profession. 

Rendre les choses complexes plus faciles à comprendre : L’énoncé sur l’âge de la retraite s’accompagnait d’une représentation infographique d’une page expliquant les recommandations de manière rapide et facile à assimiler. Nous avons élaboré cet outil vers la fin du processus, lorsque la rédaction du rapport était bien avancée. Il s’est avéré très utile pour synthétiser la position. Il aurait mieux valu le concevoir au début pour cristalliser notre pensée sur le sujet, peut-être même avant l’élaboration de l’ébauche de l’énoncé en tant que tel. La création d’une synthèse d’une page au début du processus facilitera la création du reste du contenu.

Les prochaines étapes

Maintenant que la partie « facile » de l’énoncé est accomplie, le travail difficile commence : tenir des rencontres avec les responsables des politiques et les décisionnaires et trouver des occasions de poursuivre la discussion. Le changement est un processus de longue haleine et nécessite un apport substantiel de la part de toutes les parties. Voilà le défi que je vous lance, membres de l’ICA : continuez de prendre connaissance de l’énoncé, de le diffuser et d’en parler. Vous en êtes désormais tous les champions.

Sandra Caya est la directrice associée des communications et des affaires publiques à l’ICA.

Carrefour de recherche

par Jean-Yves Rioux, FICA

L’analytique prédictive offre les outils nécessaires pour mettre en œuvre une vaste gamme d’applications utiles dans le secteur de l’assurance de personnes. Comment les organisations canadiennes d’assurance‑vie tirent‑elles profit de ces outils?

Selon une nouvelle étude commandée par la Society of Actuaries et l’Institut canadien des actuaires, la plupart des sociétés canadiennes d’assurance‑vie sont confrontées à d’importants défis liés à la qualité des données, à la centralisation et aux procédures qui les empêchent d’exploiter tout le potentiel de l’analytique prédictive.

Analytique prédictive : appliquer des techniques statistiques pour étalonner un modèle à l’aide de données historiques afin de prévoir des événements futurs ou inconnaissables d’une autre façon.

L’étude intitulée L’utilisation de l’analytique prédictive dans l’industrie canadienne de l’assurance-vie, menée par Deloitte, a permis de sonder 15 organisations canadiennes du secteur de l’assurance‑vie qui groupaient des assureurs de première ligne, des réassureurs et des filiales d’assurances appartenant à des banques. L’étude représente le premier sondage d’analytique prédictive auprès de la communauté actuarielle qui est exclusivement axé sur le secteur de l’assurance de personnes au Canada.

L’étude a révélé que les applications les plus appréciées portaient notamment sur la souscription simplifiée, la détection de la fraude, le marketing ciblé et l’optimisation de la gestion des sinistres.

Il est essentiel de compter sur un vaste dépôt de données comportant des données propres, complètes et exactes pour tirer pleinement parti de tout programme ou initiative d’analytique prédictive. Toutefois, seulement 27 % des répondants au sondage ont indiqué qu’ils ont centralisé des données à un seul endroit dans l’organisation, ce qui indique un écart important pour la majorité de l’industrie. 

Participants au sondage

  • BMO Assurance
  • Valeurs mobilières Desjardins
  • Empire Vie
  • La Great-West, compagnie d’assurance-vie
  • Industrielle-Alliance
  • ivari
  • Manuvie
  • Munich Re
  • Optimum Re
  • Partner Re
  • RBC Assurances
  • RGA
  • SCOR
  • SSQ
  • Financière Sun Life

Qui plus est, de nombreux participants, surtout les petites et moyennes entreprises, ne considèrent pas que leurs données sont particulièrement complètes ou exactes. Les répondants de grandes organisations ont évalué l’exhaustivité et l’exactitude de leurs données à 4,0 sur 5. Cependant, les assureurs‑vie de moyenne et petite tailles ont accordé à leurs données une note de seulement 2,8 et 3,0 sur 5, respectivement, ce qui indique encore une fois qu’il y a place à l’amélioration.

Tous les répondants qui exécutent actuellement des projets d’analytique prédictive ont dit utiliser des données de tiers provenant de fournisseurs et d’organismes gouvernementaux pour compléter les leurs. Près des trois quarts (73 %) utilisent des données démographiques, 60 % ont recours à des données géographiques et plus de la moitié (53 %) emploient des données sur les réclamations, des données médicales et des données sur le crédit provenant de fournisseurs de données externes.

Les sociétés canadiennes d’assurance‑vie semblent également prêtes à utiliser de nouvelles technologies, comme les données portables et des capteurs, comme source de données pour l’analytique prédictive. Un cinquième des répondants ont dit recueillir et utiliser les données de cette façon, tandis que près de la moitié (47 %) étudient actuellement la possibilité d’utiliser des capteurs et des données portables, comme des moniteurs d’activité physique ou des montres intelligentes.

Priorités stratégiques

Les sondeurs se sont également adressé aux assureurs‑vie et leur ont posé des questions au sujet de leurs politiques de gouvernance concernant les données utilisées pour l’analytique prédictive. Compte tenu de la nature privée et délicate de l’information qu’ils traitent, tous les répondants ont indiqué qu’il est essentiel de mettre en place des politiques sur la confidentialité et la sécurité des données. D’importants risques juridiques, réglementaires, d’entreprise et d’atteinte à la réputation sont associés à l’exposition aux renseignements sur les clients – ou au vol ou au piratage – et il est clair que l’industrie a fait de la gestion de ce risque une priorité.

Parallèlement, on accorde moins d’importance aux politiques de gouvernance qui peuvent faciliter la modélisation prédictive. Par exemple, 60 % des répondants ont dit avoir mis en place des normes d’exactitude et de qualité des données, mais seulement 33 % disposaient de politiques ou de mesures de gouvernance concernant la normalisation des données.

Le sondage a révélé qu’un autre élément clé de la réussite du déploiement des initiatives d’analytique prédictive repose sur le leadership spécialisé et le soutien de la haute direction. Dans l’ensemble, 60 % des répondants ont dit avoir un chef de file des données de direction et un chef de file de l’analytique prédictive au sein de leur organisation, et un plus grand nombre de grandes sociétés que de sociétés de moyenne et petite tailles comptent de tels chefs de file.

Il n’est donc peut‑être pas surprenant que les grandes sociétés accordent davantage de priorité (4,7 sur 5) à l’analytique que leurs homologues de moyenne et petite tailles (3,1 et 3,0 sur 5, respectivement). Les entreprises qui n’ont pas coté l’analytique prédictive à titre de priorité absolue ont mentionné comme motifs l’existence d’autres projets prioritaires (50 %), la faible qualité des données internes (40 %), la difficulté à obtenir des données de multiples sources internes (40 %) et la nécessité de faire la preuve du rendement des investissements (40 %).

Équipes d’analytique

L’étude a également permis de recueillir des renseignements sur la taille et la composition des équipes d’analytique des assureurs‑vie canadiens. Le nombre moyen d’équivalents temps plein (ETP) affectés à l’analytique s’élevait à 10, les répondants de grande taille comptant de plus grandes équipes (25 ETP) que les répondants de taille moyenne (sept ETP) et de petite taille (deux ETP).

En moyenne, les statisticiens et les experts en analytique représentent environ 40 % de l’effectif en analytique des sociétés canadiennes d’assurance‑vie. Près de 50 % sont des experts du domaine, y compris des actuaires et des non‑actuaires. Les architectes et ingénieurs de données représentaient 8 % de l’effectif, et les informaticiens et le personnel des TI intervenaient pour 5 % de l’équipe d’analytique.

Bien que cette première étude sur l’utilisation de l’analytique prédictive par le secteur de l’assurance de personnes au Canada montre que la plupart des sociétés ont des difficultés à surmonter avant de pouvoir tirer parti du plein potentiel de l’analytique prédictive, il existe des signes prometteurs – en particulier dans les grandes sociétés – qu’elles sont sur la bonne voie. Si tous les assureurs‑vie peuvent maintenir l’accent sur les avantages, les efforts accrus à court terme en vaudront la peine.

Consultez l’étude intégrale. Écoutez le balado.

Jean‑Yves Rioux, FICA, est le président de la Commission sur la modélisation prédictive de l’ICA.

Elliott Bauer
Valani Global
À l'horizon

par Michel Montambeault, FICA

Voici un rappel du déroulement de cet examen, selon un précédent article paru à ce sujet dans le numéro de juin 2016 du (e)Bulletin.

Tous les trois ans, le Bureau de l’actuaire en chef (BAC) est tenu par la loi de produire un rapport actuariel du Régime de pensions du Canada (RPC). Pour obtenir l’assurance que le rapport est effectué selon des normes professionnelles rigoureuses et qu’il repose sur des méthodes et des hypothèses raisonnables, le BAC commande un examen externe effectué par des actuaires entièrement qualifiés.

Les ministres des Finances fédéral et provinciaux appuient cet exercice régulier d’examen par les pairs des rapports actuariels du RPC. Ces examens ont contribué de manière substantielle à la qualité, à la transparence et à la crédibilité des rapports actuariels du BAC. Ce dernier examine attentivement chacune des recommandations formulées par le comité d’examen. Bon nombre d’entre elles ont été mises en œuvre au fil des ans. Le BAC compte utiliser le prochain examen pour continuer d’améliorer le contenu du rapport actuariel et ainsi renforcer l’indépendance du Bureau.

Sélection des membres du comité d’examen

Le BAC amorce la préparation du rapport plus d’un an avant la date de remise de celui-ci. Au début du printemps de l’année de publication du rapport, il amorce la procédure de sélection des trois examinateurs indépendants qui formeront le comité qui procédera à l’examen indépendant par les pairs. Les candidats intéressés peuvent prendre connaissance du sommaire de la procédure et du mandat, et remplir le formulaire de candidature. Cette année, la date limite pour poser sa candidature est fixée au 16 juin.

Le choix des candidats est effectué par le Government Actuary’s Department (GAD) du Royaume-Uni, qui procède, en toute transparence, au classement et à la catégorisation, puis à la sélection des membres du comité au plus tard à la mi-septembre. Le GAD est reconnu à l’échelle internationale pour ses travaux dans le domaine de la sécurité sociale. Le fait de recourir à une tierce partie renforce la crédibilité du processus d’examen.

Pour être choisis, les examinateurs, à l’exception possible d’un seul, doivent être inscrits à l’ICA à titre de FICA. Comme l’a recommandé le comité d’examen précédent, l’un des actuaires entièrement qualifiés choisis peut être inscrit auprès d’une autre association membre titulaire de l’Association actuarielle internationale qui exige que ses membres se conforment aux normes professionnelles de l’ICA.

Les candidats sont également évalués et classés en fonction d’autres critères, dont leur expérience dans les domaines de la sécurité sociale, des régimes de retraite, des placements et de la gestion des risques, de même qu’au chapitre du bénévolat, des publications et de leur expérience au sein des commissions de leur association actuarielle.

Procédure d’examen

Le comité d’examen externe par les pairs n’a accès au Rapport actuariel sur le RPC qu’en décembre, au moment de son dépôt à la Chambre des communes. Pendant les mois qui s’écoulent entre leur nomination et l’accès au rapport, ils reçoivent des reliures contenant des renseignements généraux, des documents de travail et d’autres documents exposant les données d’évaluation, les méthodes et les hypothèses auxquelles a eu recours le BAC pour produire le rapport. Ces renseignements contiennent de la documentation sur toutes les hypothèses démographiques, économiques et relatives aux placements, ainsi que des exposés ayant été présentés par des experts indépendants à l’occasion du colloque triennal du RPC, organisé par le BAC en septembre 2018, et d’autres portant sur les méthodes d’évaluation et les hypothèses présentés par le BAC à d’autres organisations.

Dès qu’il a le rapport en main, le comité d’examen dispose de trois mois pour produire son propre rapport. Il adresse des questions au BAC, avec lequel il tient une rencontre de deux à trois jours pour obtenir des réponses. Le comité formule d’autres questions pendant cette rencontre et consacre une demi-journée à des rencontres avec des organismes avec lesquels le personnel du BAC s’est entretenu, notamment Statistique Canada, Finances Canada, ainsi que l’Office d’investissement du Régime de pensions du Canada.

L’actuaire en chef reçoit une ébauche du rapport du comité avant sa mise au point définitive. Le GAD du Royaume-Uni révise le rapport définitif du comité et se prononce à son tour sur le travail accompli par les examinateurs. Le rapport du comité d’examen et l’opinion du GAD sont ensuite rendus publics.

Un domaine fascinant et très enrichissant

Le personnel du siège social de l’ICA s’est entretenu avec Rob Brown, professeur émérite au Département de la statistique et de la science actuarielle de l’Université de Waterloo, qui a siégé à quatre comités d'examen par les pairs du RPC, afin d’en savoir plus au sujet de son expérience. « Étudier les systèmes de sécurité sociale, c’est comme peler un oignon », dit-il. « Chaque réponse qu’on trouve donne naissance à une autre question. À l’infini. Et c’est infiniment fascinant. Il est également très enrichissant de côtoyer des personnes très brillantes comme celles qui travaillent au Bureau de l’actuaire en chef. »

Améliorer le Rapport actuariel sur le RPC et protéger l’intérêt public

Le processus est bénéfique pour tous. Il permet au BAC d’obtenir une rétroaction précieuse sur le rapport et offre aux Canadiens l’assurance que le BAC fait les choses conformément aux normes professionnelles et en ayant recours à des méthodes et à des hypothèses raisonnables, ce qui favorise leur confiance à l’égard des évaluations du RPC et d’autres programmes dont est chargé le BAC.

Le comité formule habituellement de 8 à 12 recommandations visant divers éléments de l’évaluation. Le BAC s’efforce de les mettre en œuvre. Cette mesure positive permet au BAC de s’assurer d’accroître chaque fois la qualité de son rapport.

Michel Montambeault, FICA, est directeur au Bureau de l’actuaire en chef au sein du Bureau du surintendant des institutions financières.

par Chris Fievoli, FICA

Le 31 mai qui vient, le programme de maîtrise en science actuarielle de l’Université de Waterloo célébrera son dixième anniversaire à l’occasion d’un banquet qui aura lieu dans l’édifice Federation Hall, situé sur le campus de l’Université de Waterloo.

Un programme unique

Contrairement aux autres programmes de maîtrise en actuariat, celui de l’Université de Waterloo s’adresse aux candidats qui ont terminé leurs études de premier cycle dans un programme non actuariel. Les candidats au programme ont habituellement des antécédents en mathématiques, en statistique, en génie, en physique, en économie, en administration des affaires et en d’autres disciplines techniques. La maîtrise en science actuarielle est leur premier contact formel avec les études en actuariat.

Le programme intensif de 12 mois comporte 15 cours répartis sur trois sessions. Après avoir complété le programme, les étudiants auront acquis une base solide dans les matières qui sous-tendent le travail d’actuariat, dont les probabilités, l’économie, les mathématiques financières, les risques viagers, les processus stochastiques, les modèles de pertes, la gestion quantitative des risques, l’analytique prédictive et plus encore.

Davantage que des compétences techniques

Les candidats doivent maintenant posséder davantage que des compétences techniques. Ce programme met également l’accent sur le développement de leurs aptitudes à communiquer, tant à l’oral qu’à l’écrit. Les étudiants se voient donner plusieurs occasions de parfaire leurs habiletés de présentation, notamment dans le cadre d’un projet final portant sur la résolution d’un problème actuariel de pointe. Les étudiants ont aussi l’occasion d’assister à des exposés magistraux donnés par des invités de l’industrie, ainsi qu’à des visites chez des employeurs locaux d’actuaires. J’ai la chance de m’adresser à la classe au nom de l’ICA depuis plusieurs années et je suis très impressionné de leur niveau de compétence et de leur intérêt envers la profession.

Le programme de maîtrise en science actuarielle a obtenu l’agrément de l’ICA et de l’Institute and Faculty of Actuaries du Royaume-Uni, ce qui signifie que les étudiants qui complètent le programme peuvent obtenir des crédits à l’égard des examens préliminaires obligatoires. Cela leur permet de faire un bond important vers l’obtention du titre d’associé.

Les outils pour réussir

« Rigoureux et intensif, le programme de maîtrise en science actuarielle met l’accent à la fois sur le programme technique et sur la formation d’actuaires faisant preuve d’éthique, de responsabilité et de professionnalisme », affirme Diana Skrzydlo, directrice du programme. « Nous réunissons des étudiants ayant des antécédents culturels et universitaires diversifiés, qui ont entendu parler en bien de la carrière en actuariat et qui souhaitent s’y lancer, et nous leur donnons les outils nécessaires pour réussir. »

Pour obtenir des précisions au sujet de la célébration du dixième anniversaire, consultez la page de l’événement sur le site Web de l’Université de Waterloo.

Chris Fievoli, FICA, est actuaire membre du personnel, communications et affaires publiques, au siège social de l’ICA.

Le blogue sur l’IFRS 17 de l’ICA (ouverture de session requise) est votre référence pour tout ce qui concerne la norme IFRS 17. Vous y trouverez des documents, des liens menant à des sites Web importants, ainsi que des mises à jour des commissions qui œuvrent à préparer nos membres en vue de ce changement important.

Cet article reprend l’essentiel d’un billet de blogue publié en janvier 2019. Celui-ci répondait à deux questions portant sur l’analyse actuarielle du passif au titre des sinistres survenus (PSS).

Liste d’acronymes : 

PSS = Passif au titre des sinistres survenus
PCR = Passif au titre de la couverture restante

Veuillez noter que les réponses fournies ne sont pas des conseils officiels de l’ICA ou de l’AAI; elles doivent plutôt être utilisées pour favoriser une discussion significative au sujet de la norme IFRS 17.

Q1 : Une analyse actuarielle par portefeuille ou par groupe de contrats est-elle nécessaire? 

R1 : En vertu de la norme IFRS 17 (paragraphes 14 à 23), une entité doit identifier les portefeuilles de contrats (définis dans la norme comme des contrats d’assurance qui comportent des risques similaires et sont gérés ensemble) et partager les portefeuilles en groupes de contrats (décrits dans la norme comme des ensembles de contrats d’assurance résultant de la division d’un portefeuille de contrats d’assurance selon que les contrats sont déficitaires ou qu’ils ont une possibilité importante de devenir déficitaires au moment de la comptabilisation initiale, d’après la date d’émission).

Néanmoins, l’entité peut établir une estimation des flux de trésorerie d’exécution à un niveau d’agrégation plus élevé (ou plus bas) que le niveau du groupe ou du portefeuille (p. ex., conformément aux méthodes d’évaluation actuelles), sous réserve de la capacité d’affectation (ou de groupement) à des groupes ou à des portefeuilles, ou les deux, selon les exigences de présentation des états financiers en vertu de la norme IFRS 17.

Dans le cadre de la prise de décisions au sujet de l’agrégation/la segmentation des données aux fins du calcul du PSS, l’actuaire serait guidé par les principes actuariels et les normes de pratique générale, y compris les facteurs tels l’homogénéité et la crédibilité qui sont énoncés à la sous-section 1620 des Normes de pratique de l’ICA qui porte sur les hypothèses.

Q2 : L’analyse actuarielle par période d’assurance est-elle requise?

R2 : Cette question découle de l’exigence, dans certaines situations, de calculer le passif au titre des sinistres survenus (PSS) pour des groupes individuels (ou pour attribuer à des groupes le PSS calculé au niveau du portefeuille). Les groupes représentent des cohortes de polices émises au cours d’une période d’au plus un an et ils tiennent compte des distinctions entre les contrats déficitaires et les autres contrats, comme il est indiqué dans la norme IFRS 17 (paragraphe 16).

La norme IFRS 17 (paragraphe 78) exige qu’une entité tienne compte de tous les droits et obligations issus d’un groupe de contrats d’assurance (p. ex., le passif au titre de la couverture restante (PCR) et le PSS groupés) comme un seul actif ou passif. De façon générale, le PCR et le PSS seraient dans une position de passif pour la plupart des groupes de polices d’assurances IARD (et les deux seraient dans une position d’actif pour les groupes de traités de réassurance détenus), de sorte qu’aucune analyse supplémentaire ne serait requise pour déterminer la position de passif ou d’actif pour le PCR et le PSS groupés.

Si la position de passif ou d’actif n’est pas évidente, il pourrait être nécessaire d’établir une estimation du PCR et du PSS pour des groupes individuels.

Si l’actuaire choisit d’établir une estimation du PSS à l’aide de données groupées par période de survenance, il est acceptable, en vertu de la norme IFRS 17 (paragraphe 24) d’attribuer les estimations obtenues (dans l’ensemble pour le portefeuille, ou par période de survenance) à des groupes afin de jumeler le PSS pour un certain groupe et le PCR du même groupe.

Il convient de noter que l’International Accounting Standards Board (IASB) a recommandé de faire passer la détermination de l’actif/du passif par groupe à la détermination par portefeuille, auquel cas aucune attribution ne serait généralement requise.

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Vous avez des questions? Faites-les parvenir à ifrs17@cia-ica.ca et nous ferons de notre mieux pour y répondre dans un prochain billet de blogue.

Nouvelles de l'Institut

 



par Alicia Rollo, LRHA

J’ai récemment eu le privilège de représenter à la fois l’Association actuarielle internationale (AAI) et l’ICA dans le cadre de rencontres liées à l’éducation tenues à Jakarta, en Indonésie. Ces rencontres avaient lieu dans le cadre du projet READI (gestion des risques, viabilité économique et développement de la science actuarielle en Indonésie), une collaboration entre le ministère des Affaires mondiales du Canada (AMC) et le gouvernement de l’Indonésie, l’Université de Waterloo agissant comme organisme d’exécution canadien. Ce projet vise à établir l’Indonésie comme centre régional d’excellence actuarielle en établissant une collaboration avec les écoles secondaires, les universités, l’association actuarielle professionnelle nationale, des organismes gouvernementaux ainsi que les secteurs des assurances et des régimes de retraite. L’objectif ultime est d’accroître le nombre de diplômés en actuariat indonésiens de qualité pour renforcer la profession dans la région.

L’ICA appuie fermement le développement des capacités de la profession à l’échelle internationale et, à ce titre, fut l’un des premiers défenseurs du projet. Il a en effet transmis une lettre de soutien à l’Université de Waterloo en 2014 afin d’appuyer sa proposition à AMC à des fins de subvention. De plus, par l’entremise d’Yves Guérard, membre de l’ICA, nous avons mis à la disposition de l’Association actuarielle de l’Indonésie diverses ressources de l’ICA et avons reçu une délégation d’universitaires, de représentants gouvernementaux et de représentants du projet READI à Ottawa à l’automne 2018 afin de soutenir le développement des capacités.

Examen du programme d’études

Plusieurs initiatives sont en cours dans le cadre de ce projet, mais l’objectif premier des rencontres tenues à Jakarta consistait à passer en revue et à élaborer le programme d’études, ainsi qu’à confirmer l’entente entre les universités concernant les normes minimales encadrant l’éducation en science actuarielle. L’ordre du jour offrait aux neuf universités partenaires participantes une vue d’ensemble du nouveau programme d’études de l’AAI, de même que des systèmes d’éducation de la Society of Actuaries et de l’Institute and Faculty of Actuaries du Royaume-Uni. Les représentants des universités ont également eu l’occasion de se renseigner au sujet de la nature hybride du système d’éducation de l’ICA, soit un amalgame entre nos programmes d’éducation et d’éléments externes, régi par le programme d’études de l’ICA, la Politique en matière de conditions de qualification et les Statuts administratifs. On s’est également attardé au Programme d’agrément universitaire de l’ICA et aux immenses avantages associés à la solide collaboration entre le milieu universitaire et la profession.

Les universités représentées lors de cette rencontre sont enthousiastes et impatientes d’offrir des programmes de haute qualité, conçus conformément au nouveau programme d’études de l’AAI, mais pouvant éventuellement satisfaire aux normes d’agrément d’autres organismes actuariels à l’échelle internationale.

Viabilité

L’équipe du projet READI a réalisé un travail impressionnant jusqu’ici. Au moment d’amorcer cette dernière année de subvention officielle, on met l’accent, à juste titre, sur la viabilité du travail accompli pour faire en sorte que la PAI, les universités indonésiennes, le gouvernement indonésien et l’industrie continuent de développer une profession vigoureuse et dynamique. Je remercie personnellement Ken Seng Tan, conseiller actuariel en chef, projet READI et Sun Fellow en science actuarielle internationale à l’Université de Waterloo, Bill Duggan, directeur local, projet READI, et Ivonne Rawis, gestionnaire de bureau, projet READI, en Indonésie de leur grande hospitalité et de l’important travail qu’ils accomplissent. En outre, je souhaite témoigner ma reconnaissance à Mathieu Langelier, directeur général de l’AAI, qui m’a invitée à soutenir et à représenter l’AAI dans le cadre de cette initiative.

Les membres de l’ICA peuvent être fiers du travail qu’accomplit l’Université de Waterloo avec le soutien du gouvernement canadien. Il s’agit là d’un autre exemple du poids important du Canada sur la scène internationale.

Alicia Rollo, LRHA, est la directrice, éducation et affaires internationales, à l’ICA.

Les bénévoles sont non seulement au cœur de nos activités, mais déterminent aussi le niveau d’excellence de celles-ci.

Cette année, nous avons souligné la Semaine de l’action bénévole en remerciant nos bénévoles autrement et de manière inattendue, soit dans le cadre d’une tournée d’une semaine de nos communautés actuarielles dans quatre villes.

Le thème : porter la profession actuarielle vers de nouveaux sommets. L’objectif : reconnaître quelques-unes des innombrables contributions bénévoles apportées à l’Institut et à la profession. La méthode : des visites, parfois inattendues, à des bénévoles afin de les remercier et de leur remettre un gage de notre reconnaissance.

Sue Alcott, gestionnaire, services aux bénévoles, Marc Tardif, président désigné, et Chris Fievoli, actuaire membre du personnel, communications et affaires publiques, ont amorcé cette tournée des communautés actuarielles à Waterloo.

Merci à nos bénévoles dévoués 

« Nous voulions trouver une façon de remercier nos bénévoles avec le concours du plus grand nombre possible de membres », explique Sue Alcott. « C’est grâce à ces bénévoles dévoués que nos membres peuvent compter sur des normes de pratique, des recherches et une éducation reconnues sur la scène internationale. »

Partout, depuis les grandes organisations telles que la Financière Sun Life (d’où provient le pourcentage le plus élevé de nos bénévoles), Oliver Wyman, Manuvie, l’Université Western, l’Université de Waterloo et la Canada Vie, jusqu’aux cabinets tels que Robertson Eadie & Associates et Actuarial Solutions, nous avons souligné ensemble l’importance du bénévolat et de l’excellence chez nos membres.

La tournée n’était que l’amorce de nos activités de reconnaissance cette année », ajoute Mme Alcott. « À l’occasion du Congrès annuel act19 de l’ICA, nous tiendrons notre premier cocktail des bénévoles et présenterons nos palmes de reconnaissance bénévole selon les périodes de service. Bien d’autres visites et livraisons sont prévues au cours des mois à venir. »

Année après année, nous sommes ébahis par l’engagement de nos bénévoles et par l’impact qu’ils exercent. Ces efforts favorisent l’excellence de notre organisation.

Nous remercions nos plus de 550 bénévoles de porter la profession actuarielle vers de nouveaux sommets tous les jours de l’année. Nous sommes véritablement une communauté à l’œuvre.

 

Laval Mathieu, FICA(1966) 

Laval Mathieu est décédé le 4 avril 2019. Il avait 84 ans. Diplômé de l’Université Laval, M. Mathieu était également titulaire d’une maîtrise en mathématiques actuarielles de l’Université du Michigan. Il a obtenu son titre de Fellow en 1966 et a été un bénévole actif de l’Institut en siégeant à diverses commissions entre 1967 et 1985.

En début de carrière, M. Mathieu a œuvré au sein de diverses sociétés d’assurance, notamment l’Alliance Mutuelle Vie pendant une décennie dans le domaine des régimes de retraite. En 1978, il a fondé Vias, un cabinet d’actuaires-conseils dans la région de Montréal et est aussi devenu professeur à l’Université de Montréal. Il y a enseigné pendant 25 ans. Plusieurs se souviennent de lui comme étant un actuaire passionné et un mentor généreux. 

Hautement reconnu dans la sphère actuarielle montréalaise, M. Mathieu a été « l’un des concepteurs de la formule de compensation qui prévaut encore aujourd’hui en assurance-médicaments au Québec, modèle unique au monde, depuis 1997 », selon Pierre Hamel, directeur général de la Société de compensation assurance médicament.

Article nécrologique de Laval Mathieu

Nouvelles sur les événements

 

Vous désirez une expérience de réunion de grande qualité élaborée par des actuaires canadiens pour des actuaires canadiens?

Nous vous invitons donc à Montréal, les 20 et 21 juin, pour act19, l’un des plus grands rassemblements de professionnels en actuariat au Canada cette année. Le nouveau congrès annuel amélioré de l’ICA ne sera pas seulement plus grand, mais également meilleur.

Les besoins de la profession étant placés en premier plan, cet événement phare a pour objectif d’informer, d’inspirer et de stimuler en mettant l’expertise actuarielle en avant-plan, en offrant le meilleur du PPC et en multipliant les occasions de réseautage professionnel.

Des sujets variés

Avec un choix de plus de 50 séances, découvrez les tendances générales et émergentes qui restructurent les entreprises, ainsi que les connaissances qui vous aideront à grandir en tant que professionnel. Les points saillants comprennent :

  • Report des prestations du RPC – Discutez des récentes recherches quant aux avantages de repousser le début du versement des prestations du Régime de pensions du Canada (RPC).
  • L’actuaire est mort, longue vie à l’actuaire – De la mort d’Excel à la règle 80/20 de l’analyse des données en passant par « où donc ai-je rangé mes données? », cette séance amusante explorera la transformation historique des logiciels et des systèmes actuariels.
  • IFRS 17 – Choisissez parmi 13 séances allant de l’adaptation à la gestion appropriée de la norme IFRS 17 au Canada.
  • Maintenant que la marijuana est légale, que devons-nous savoir?– Légalisation et observations sur la santé et les risques du cannabis dans une perspective globale.
  • Régime national d’assurance-médicaments – Discutez des défis et des solutions du régime national d’assurance-médicaments récemment proposé, ainsi que de son incidence sur les parties prenantes.
  • Évaluation financière des risques associés aux changements climatiques – Deux séances présenteront le travail effectué pour vous aider à intégrer l’analyse relative au climat à vos activités professionnelles.

Pour la liste complète des séances, consultez le programme.

Mais ce n’est pas tout…

Outre les séances, vous aurez l’occasion d’écouter une gamme diverse et excitante de conférenciers invités, de réseauter avec vos collègues, de tisser de nouveaux liens, de participer à des discussions de style TED et d’accueillir nos nouveaux Fellows.

Faites le saut maintenant. Inscrivez-vous avant que toutes les places ne s’envolent!

Au plaisir de vous y voir.

Les médias sociaux et l'ICA

 

Ne manquez pas les plus récents épisodes de la série de balados Voir au-delà du risque, disponibles en français et en anglais, portant sur le rapport de recherche conjoint publié récemment et intitulé L’utilisation de l’analytique prédictive dans l’industrie canadienne de l’assurance-vie.

Dans la version française, Jean-Yves Rioux, président de la Commission sur la modélisation prédictive de l’ICA, qui est aussi l’un des auteurs de l’étude, parle des grandes tendances, ainsi que des principaux obstacles et défis liés à la mise en œuvre, de même que de l’avenir de la modélisation prédictive dans l’industrie des assurances. Dans la version anglaise, Arthur da Silva, un autre auteur de l’étude, se joint à M. Rioux.

Au cas où vous auriez manqué le balado sur l’âge de la retraite

La publication, en avril, de l’énoncé public de l’Institut Une retraite reportée pour des prestations plus élevées : Adapter les programmes de retraite d’aujourd’hui aux réalités de demain, comprenait des entretiens en anglais et en français sous forme de balados avec deux des coauteurs de l’énoncé. Prenez connaissance des recommandations formulées dans l’énoncé, de la démarche adoptée par le groupe de travail aux fins de son élaboration et des étapes à venir.

Accessible sur iTunes et sur Spotify, la série de balados Voir au-delà du risque est un excellent moyen de se tenir au fait des plus récentes recherches et actualités en actuariat.

Si vous avez des questions ou des idées de thèmes aux fins de futurs balados, communiquez avec Bonnie Robinson, rédactrice anglaise.