Une restructuration à la Commission de recherche


Faizel Alladina, président de la Commission de recherche

par Bonnie Robinson

La Commission de recherche assure la supervision de la planification, de l’élaboration et de l’exécution de la recherche parrainée par l’ICA. Disposant d’un budget de plus de 450 000 $ en 2016-2017, elle compte 15 membres, dont neuf assurent la présidence de l’une des neuf sous-commissions représentant les domaines de pratique. Plus de 65 bénévoles siègent à ces sous-commissions.

En septembre 2015, Faizel Alladina a accédé à la présidence de la commission. « L’une de mes premières démarches a été d’effectuer un sondage auprès des membres de la commission, y compris d’anciens membres », dit-il. « Je désirais tâter le pouls de l’efficacité de la commission. » La recherche a toujours constitué un volet important des activités de l’ICA, mais M. Alladina a observé un changement au cours des six dernières années quant à la charge de travail et au type de recherches auxquelles a participé l’ICA.

« Lorsque je me suis joint à la commission en 2010, elle était davantage orientée vers les études sur l’expérience », affirme M. Alladina. «Nous supervisions des études annuelles et régulières visant notamment les taux de déchéance, des mises à jour sur la mortalité, etc. » Il y avait parfois des projets de recherche ponctuels, mais cela n’était pas chose courante. « Il s’agissait de recherches présentant aux membres des mises à jour régulières en matière d’études sur l’expérience; toutefois, en règle générale, il y a peu de changement d’une année à l’autre à ces égards. »

M. Alladina souligne le mérite de l’actuel président de l’ICA, Dave Dickson qui, pendant son mandat à la présidence de la commission (2013 à 2015), a augmenté les activités de recherche, ajouté des sous-commissions et renforcé la relation de la commission avec le Conseil d’administration de l’ICA.

Projets de recherche ponctuels

Selon M. Alladina, près des trois quarts des nouveaux projets que supervise la commission sont des initiatives ponctuelles non récurrentes. Celles-ci sont généralement conformes aux priorités stratégiques de l’ICA et axées sur des thèmes spécifiques émergents revêtant de l’importance pour la profession actuarielle.

« La commission a pour mandat de s’aligner sur les objectifs du Conseil d’administration et d’être réactive à certaines de ses initiatives », explique-t-il. « La contribution efficace aux positions publiques nécessite des recherches. Ces dernières favorisent la prise de décisions fondées sur des faits plutôt que sur des intuitions. » Le Conseil d’administration et la commission se sont également engagés à développer des liens plus solides avec des universitaires par l’intermédiaire de la Sous-commission sur la recherche universitaire et le Programme de subvention pour la recherche universitaire.

Plus grande charge de travail

L’un des défis que doit relever la commission réside dans la pression exercée sur celle-ci et sur ses sous-commissions compte tenu de la charge de travail plus lourde que doivent assumer les présidents et les vice-présidents. « Nous devions manifestement relever les défis liés à la relève et à la charge de travail », affirme M. Alladina. « Nous avons créé un groupe de travail que nous avons chargé de se pencher sur la question et d’envisager des solutions. La survie de la Commission de recherche était menacée par le risque que les membres se désintéressent d’y travailler bénévolement à des postes de leadership. »

Dans le cadre d’un processus rigoureux ayant duré cinq mois, le groupe de travail a procédé à une évaluation et à un examen très consciencieux. Ils ont ensuite formulé 12 principes directeurs qui pourraient guider la commission dans l’évaluation de sa structure (et de ses activités) actuelle et des lacunes présentes. Voici quelques-uns de ces principes :

Le groupe de travail s’est réuni avec des membres de la Society of Actuaries (SOA), de l’Institute and Faculty of Actuaries (IFoA) et de la Casualty Actuarial Society (CAS) afin de connaître leurs méthodes de gestion des démarches de recherche et a examiné toutes les possibilités afin d’établir les pratiques exemplaires en la matière. « L’objectif du groupe de travail consistait à concevoir des solutions conformes aux 12 principes directeurs », indique M. Alladina.

Restructuration proposée

À l’occasion de la réunion du Conseil d’administration tenue en septembre, la Direction des services aux membres (DSM) a présenté la proposition de restructuration de la Commission de recherche. Cette proposition comprend notamment la mise sur pied d’une Commission exécutive sur la recherche assurant la direction générale et un leadership éclairé et d’une sous-commission fusionnée sur les études sur l’expérience mettant en application les pratiques exemplaires et recherchant les synergies et les possibilités d’accroître la collaboration entre les domaines de pratique. Elle comprend aussi le maintien en place d’une sous-commission distincte sur la recherche universitaire afin de poursuivre le développement de partenariats avec des universités canadiennes en matière de recherche et d’éducation. Pour chaque nouveau projet de recherche ou d’étude sur l’expérience, on créerait un groupe de supervision de projet auquel on confierait des responsabilités bien définies liées à la gestion du projet. La commission a également proposé de se voir accorder davantage de soutien de la part du siège social, sous la forme d’un membre du personnel responsable de la recherche. On présentera les détails de cette proposition au Conseil d’administration au début de 2017.

« Ces changements mis en œuvre, nous devrions être en mesure de sélectionner les bonnes personnes pour siéger à ces commissions et accomplir ces projets », dit M. Alladina. « Qu’il s’agisse de planification stratégique et de développement ou de recherche tactiques et d’examens par les pairs, le travail s’aligne sur les intérêts du bénévole et nous serons en mesure d’attirer des bénévoles qui pourraient s’intéresser à un domaine en particulier. Ces mesures devraient aussi réduire le fardeau qui pèse sur les présidents et faciliter la planification de la relève. »

M. Alladina tient à préciser que ce ne sont les pas membres de la commission ou du groupe de supervision de projet qui se chargent d’effectuer les recherches. « Ces personnes sont chargées de faciliter et de superviser le travail exécuté par le chercheur de manière à veiller à ce qu’il soit accompli dans les meilleurs délais et avec les ressources appropriées en fournissant expertise et idées au fur et à mesure de l’avancement des recherches et jusqu’à ce qu’il soit soumis au processus d’approbation. »

La DSM devrait être en mesure de mettre en place bon nombre des changements proposés à la structure de la commission. M. Alladina mentionne que cette restructuration devrait non seulement donner lieu à un groupe de bénévoles plus engagés dans la recherche et dans la réalisation de la vision de l’ICA, mais également fournir aux membres de l’ICA une voie plus claire à suivre pour cheminer dans la structure de l’ICA. « Siéger à un groupe de supervision de projet ou à une sous-commission de recherche est une étape naturelle à franchir avant d’accéder à des postes au sein de la Commission exécutive sur la recherche, de la DSM et, ultimement, du Conseil d’administration », dit-il.

Bonnie Robinson occupe le poste de rédactrice anglaise au siège social de l’ICA.

Canadian Institute of Actuaries/Institut canadien des actuaires
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