Pourquoi les médias sociaux sont-ils importants?


par Bonnie Robinson

La communication constitue l’élément vital de toute organisation. Qu’elle vende des produits, offre des services, forme les gens ou sonde les opinions, l’organisation doit transmettre son message à son public cible. Cela vaut particulièrement pour l’ICA, qui tient ses membres informés des questions importantes touchant la profession et leur permet de participer aux débats ainsi qu’à l’élaboration et à l’actualisation des normes actuarielles et au développement du professionnalisme.

Les nouvelles technologies offrent autant de nouvelles possibilités de communiquer avec autrui, et elles font naître du même souffle autant de difficultés. Pour joindre ses membres actuels ou à venir et le grand public, l’ICA communique non seulement par courriel et par le biais de son robuste site Web, mais aussi par l’un des quatre réseaux sociaux suivants :

« Les médias sociaux nous permettent de toucher un public plus large que si nous nous limitions seulement à nos membres », fait remarquer Kelly Fry, spécialiste du marketing de l’ICA. « Il s’agit là d’un moyen économique de joindre ces personnes. »

Selon une étude sur l’usage des médias sociaux réalisée en 2015 par Forum Research, 59 % des Canadiens utilisent Facebook, 25 % Twitter et 30 % LinkedIn. Ces chiffres sont souvent plus élevés chez les jeunes usagers âgés de 18 à 34 ans.

Pour nombre d’associations, il est essentiel de pouvoir toucher les jeunes, surtout lorsqu’il s’agit de recruter de nouveaux membres. « Il faut coller aux grandes tendances du marketing si nous voulons que les jeunes étudiants en actuariat, d’aujourd’hui ou de demain, nous considèrent branchés », indique Mme Fry. « Il importe que les étudiants et les jeunes actuaires sachent que nous sommes une organisation progressiste et que nous utilisons les technologies dernier cri pour répondre à leurs besoins de communication. »

Siddhesh Pawar, président de l’Association nationale des étudiants en actuariat (ANÉA), partage ce point de vue. « Il ne fait aucun doute que l’ICA doit chercher à joindre les jeunes actuaires, surtout les personnes qui aspirent à devenir actuaires, afin de pouvoir échanger avec eux sur un réseau qu’ils utilisent tous les jours », affirme-t-il. « Il est extrêmement important de pouvoir transmettre aux jeunes du domaine de l’actuariat une grande quantité de renseignements par le biais des réseaux sociaux. » Il fait remarquer que la Society of Actuaries (SOA) maintient une forte présence sur Facebook et sur Twitter. « Je reçois presque toutes les nouvelles de la SOA sur mon mur Facebook. »

M. Pawar estime que la totalité des membres de l’ANÉA et des abonnés sur les médias sociaux utilisent ces réseaux pour obtenir des informations et des ressources sur la carrière qu’ils ont choisie. L’ANÉA publie constamment de nouveaux renseignements ainsi que des articles et des blogues sur des sujets d’actualité dans l’industrie. Le site renferme aussi des articles et des liens provenant d’organismes tels que l’ICA, la SOA et d’autres associations actuarielles. « Les médias sociaux sont un puissant canal de communication pour notre équipe ici », ajoute‑t-il. « Chaque jour, nous faisons tout notre possible pour joindre chacun de nos membres afin qu’ils restent en contact avec nous. »

Facebook

Facebook est encore le site de réseautage en ligne le plus utilisé par les Canadiens, dans une proportion de 59 %. Fait à noter, ce chiffre atteint 75 % chez les jeunes âgés de 18 à 34 ans. Les usagers de Facebook créent un profil où ils peuvent publier des messages de longueur illimitée et échanger des photos, des vidéos et des liens vers des sites Web. Lorsque d’autres usagers aiment et s’abonnent à la page Facebook d’une organisation, ils peuvent choisir de recevoir un avis chaque fois que celle-ci publie de nouvelles informations.

Lors du congrès de l’ANÉA en 2014, Mme Fry a appris que la majorité des étudiants avec lesquels elle s’était entretenue étaient des usagers de Facebook et étaient abonnés à la page des entreprises qui les intéressaient. « Si nous voulons joindre des étudiants éventuellement intéressés à en savoir plus sur la profession d’actuaire, nous allons sur Facebook », explique‑t-elle. « Nous tenons à être dans ce même espace, afin que les étudiants sachent que c’est à nous qu’ils doivent s’adresser lorsqu’ils sont prêts à devenir associés. »

M. Pawar souscrit à ce point de vue. « Personnellement, j’utilise Facebook seulement une ou deux fois par jour, parce que parfois je deviens trop accro. Je préfère recevoir mes informations par courriel ou sur papier », indique-t-il. « Mais si nous avions à réaliser un sondage aujourd’hui, la probabilité que les étudiants ou les jeunes actuaires consultent leur boîte courriel ou le site de l’ICA serait cinq fois moins grande que la probabilité qu’ils consultent leurs comptes de médias sociaux. »

Twitter

Twitter permet aux usagers d’envoyer ou de lire de courts messages d’au plus 140 caractères, appelés gazouillis. Il peut s’agir d’annonces, de liens vers des articles, de réflexions personnelles ou de photographies, pourvu que le message ne dépasse pas 140 caractères. Les usagers suivent et sont suivis par d’autres usagers, s’échangent rapidement des informations et débattent de divers sujets. Twitter est le média le plus en vogue chez les jeunes usagers (36 %).

Pour de nombreuses entreprises, y compris des organismes professionnels comme l’ICA, Twitter constitue un moyen de développer leur image de marque et de rester visibles. L’ICA utilise Twitter pour tenir les membres informés de la parution de rapports, des tendances dans le secteur ou des activités qu’il organise. Il lui permet aussi de joindre les employeurs, les décideurs et le grand public pour les sensibiliser au domaine de l’actuariat et faire valoir les avantages qu’il y a à faire appel à des actuaires. « Twitter nous permet d’asseoir notre présence et de faire connaître l’ICA et les actuaires », fait savoir Mme Fry. « C’est aussi un excellent moyen de rester à l’affût des débats portant sur des questions d’actuariat. Il est intéressant de suivre les discussions portant sur un mot-clic précis, tel que #régimesderetraite ou #RPC, par exemple. »

L’usage de Twitter, avec ses courts messages parfois énigmatiques, peut sembler incongru pour une profession considérée comme étant méthodique et rigoureuse. Or, ce n’est pas forcément le cas. Un grand nombre d’actuaires utilisent Twitter.

Il y a quelques mois à peine, Norman Dreger, Fellow de l’ICA, associé et chef du groupe de consultation internationale pour l’Europe centrale chez Mercer, n’était même pas usager de Twitter. « J’ai 38 ans. Je fais assurément partie de la génération X. Je pensais en avoir besoin autant qu’un poisson a besoin d’un vélo », indique‑t‑il. « Mais c’est ainsi que les jeunes communiquent. Soit vous vous mettez la tête dans le sable, soit vous entrez dans la danse. »

M. Dreger raconte que c’est le service marketing de son bureau qui l’a incité à gazouiller. « La consultation est un domaine assez traditionnel. Nous avons jusqu’ici toujours utilisé des moyens traditionnels de communication », dit‑il. « Nous devons être de notre temps et adopter une approche moderne. Et j’y prends un réel plaisir depuis lors. »

M. Dreger utilise Twitter pour publier des offres d’emploi, pour suivre les nouveautés dans le domaine ou pour échanger du capital intellectuel avec le marché, toujours avec une touche personnelle. Il suit les personnes influentes de l’industrie qui publient des messages, de même que les clients actuels ou potentiels et les concurrents. « Ces derniers mois seulement, j’ai pu constater des retombées positives », affirme-t-il. « Les choses vont vite, mais c’est très facile à utiliser. Même un membre de la génération X comme moi peut s’y retrouver. »

Houston Cheng, Fellow de l’ICA, actuaire-conseil et directeur principal chez KPMG, a sa propre manière d’utiliser les médias sociaux. Bien qu’il n’utilise Facebook que pour communiquer avec sa famille et ses amis, il utilise LinkedIn et Twitter à des fins professionnelles, principalement comme outils de réseautage. « Je ne produis pas de contenu », avoue-t-il. « Je lis et je fais partager les messages d’autres usagers, et je fais aussi la promotion d’événements auxquels j’assiste. J’utilise aussi Twitter pour m’informer. Parfois c’est plus rapide que par les canaux conventionnels. »

LinkedIn

LinkedIn est un site de réseautage centré sur les affaires, dans lequel les usagers peuvent afficher leur curriculum vitæ, établir un réseau de contacts professionnels, découvrir des occasions d’affaires, faire de la recherche d’emploi et participer à des activités de perfectionnement professionnel. Destiné aux personnes à la carrière bien ancrée ou qui sont au faîte de leur carrière, ce réseau social est l’un des sites pour lesquels les taux d’utilisation sont plus élevés chez les 30 à 49 ans (32 %) et les 50 à 64 ans (26 %) que chez les 18 à 29 ans (22 %).

« C’est l’endroit idéal pour entrer en contact avec des jeunes diplômés ou des personnes qui commencent leur carrière », fait savoir M. Dreger. « C’est comme un CV ambulant. Vous obtenez des données sur les visiteurs de la page. Ont-ils beaucoup de relations? Ont-ils publié quelque chose? »

À l’heure actuelle, l’ICA utilise LinkedIn pour communiquer les événements à venir ainsi que des nouvelles et des informations intéressant les actuaires, et le lien à sa banque d’emplois. Éventuellement il y ajoutera un forum de discussion.

YouTube

YouTube est un site Web qui permet le partage de vidéos. Bien qu’il soit relativement moins utilisé dans le domaine des affaires, YouTube est tout de même un moyen efficace de communiquer avec les membres d’une organisation. L’ICA possède sa propre chaîne YouTube où il produit du contenu vidéo, dont le message périodique du président, des mises à jour du Conseil d’administration, des séances éducatives données par des spécialistes de la gestion du risque d’entreprise, et de courts extraits d’événements (assemblée annuelle de l’ICA, les réunions du Conseil de surveillance des normes actuarielles, etc.).

Mme Fry encourage les membres de l’ICA à consulter les divers réseaux sociaux. S’ils ne remplacent pas les méthodes traditionnelles de communication, ils constituent néanmoins un moyen rapide de prendre connaissance de ce que font l’ICA et ses membres, de discuter de questions intéressant la profession et de joindre la prochaine génération d’actuaires.

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Bonnie Robinson est la rédactrice anglaise du siège social de l’ICA.

Canadian Institute of Actuaries/Institut canadien des actuaires
http://www.cia-ica.ca/