Le public et votre profession ont besoin de vous!

 

par Andrew Melvin

Dans le numéro de juin du (e)Bulletin, nous avons offert des suggestions sur la façon dont les actuaires peuvent se démarquer auprès des médias. Voici quelques raisons pouvant pousser les membres de l’ICA à envisager d’offrir leur opinion et comment éviter la pile de refus.

Pourquoi devez-vous écrire?

L’ICA offre de nombreux moyens de promouvoir et de rendre publiques les opinions de ses membres et de la profession actuarielle dans son ensemble. Il fait parvenir des mémoires aux gouvernements, aux organismes de réglementation et à d’autres entités. Ses membres s’adressent à des groupes de travail et des comités parlementaires. Le Groupe d’experts à la rédaction et la Commission des communications, entre autres choses, travaillent sur les publications destinées autant au grand public qu’aux groupes d’intérêt plus définis. Il publie des positions publiques. Il envoie des communiqués à des centaines d’organismes médiatiques. Il fait tout ça et bien plus.

Toutefois, les opinions des individus, d’actuaires identifiables, ne sont pas souvent entendues dans les journaux ou sur les sites Web. Pour certains membres de l’ICA, cette réticence à prendre la parole peut être expliquée par un désir de rester à l’abri des regards ou de se conformer aux règles établies par leur employeur. Pour d’autres, il peut s’agir d’un manque de confiance en leur compétence de rédaction.

Nonobstant cette réticence, les actuaires peuvent découvrir qu’un certain quotidien ou site Web représente une méthode efficace de rehausser le profil de la profession et des membres qui en font ce qu’elle est aujourd’hui. Souvenez-vous :

  1. Le contenu des pages doit être lisible. Certains rédacteurs rejetteront du matériel reçu par simple routine. Leurs lecteurs sont voraces et doivent être satisfaits sur une base horaire, quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle. Un article d’opinion de votre part peut s’avérer être la bonne chose au bon moment pour un rédacteur qui cherche à attirer plus de lecteurs et à avoir plus de trafic sur son site Web.
  2. Une opinion personnelle peut avoir plus d’effet qu’un communiqué. Pour les organismes qui s’en servent, un commentaire rédigé à la première personne, surtout si l’auteur est connu d’un certain nombre de lecteurs ou auquel ceux-ci peuvent s’identifier, aura un poids énorme. Les lecteurs aiment le contenu attaché à un nom.
  3. Vous êtes un expert. L’importance et la signification de certains développements dans le monde des finances peuvent confondre les gens qui n’y travaillent pas. En tant qu’experts reconnus en gestion du risque, en mathématiques, en statistiques et dans des domaines connexes, et en tant que personnes habituées à présenter des rapports et des données à des non-actuaires, les membres de l’ICA peuvent décortiquer des concepts ésotériques en quelques paragraphes faciles à comprendre.
  4. Votre profession en bénéficiera. C’est une triste vérité, mais pour plusieurs personnes, leur réponse au mot « actuaire » implique des synonymes de « Qui? », « Quelque chose en assurance? » ou « Un genre de comptable? ». Plus les actuaires apparaîtront dans les médias et offriront des opinions informées sur des questions qui importent, plus le public comprendra les répercussions de la profession sur leur vie. Et puis, les actuaires peuvent devenir des conseillers de confiance sur une variété de sujets.

Ce que vous devriez écrire

Lorsque vous aurez décidé de coucher vos idées sur papier, ou probablement vous mettre la main au clavier :

  1. Soyez bref. À moins qu’on ne vous ait chargé de rédiger un texte d’une certaine longueur, quelques centaines de mots feront amplement l’affaire.
  2. Soyez clair. Selon votre public cible, votre contribution sera rejetée si elle contient trop de termes techniques, de sigles ou d’acronymes.
  3. Soyez saisissant. Un message fort, comme une puissante présentation, peut être structuré selon la règle de trois. Ayez une introduction, un développement (pas plus de trois points) et une conclusion.

Andrew Melvin, un ancien journaliste et rédacteur, était le rédacteur anglais à l’ICA de 2010 jusqu’à récemment, avant de retourner chez lui au Royaume-Uni.

Canadian Institute of Actuaries/Institut canadien des actuaires
http://www.cia-ica.ca/