Des défis mondiaux pour un ancien président de l’ICA

Relever des défis complexes, prendre part à des assemblées multinationales et contribuer à façonner l’avenir de la profession sont au nombre des activités au programme pour l’ancien président de l'ICA Rob Brown, maintenant président de l'Association actuarielle internationale (AAI) pour l’année 2014.

M. Brown, en photo ci-dessus, a pris sa retraite à titre d'universitaire en 2010, mais affirme : « Je suis maintenant un peu plus occupé que prévu. Il semble qu’une quantité importante de matériel doive être examinée par le président, et il s’agit d’une période chargée étant donné la tenue, à Washington, des réunions des comités de l’AAI immédiatement après le Congrès international des actuaires.

« Je suis enthousiaste à l’idée de participer au Congrès et de rencontrer mes amis et collègues, comme je le fais tous les six mois à l’occasion des réunions de l’AAI, et cette activité cadre avec mes antécédents universitaires. J'y présenterai quatre documents en plus de me charger de la présentation de conférenciers, entre autres choses. »

L’ancien professeur de l’Université de Waterloo a affirmé qu’il a joui jusqu’ici d’un excellent soutien de la part du personnel et des dirigeants de l’AAI et qu’il s’attaquerait à un éventail de dossiers aux cours de l'année de son mandat en approfondissant l'engagement de l'AAI auprès de ses associations membres.

« Il y a un an, nous avons décidé de procéder à un examen de la gouvernance, ce qui était probablement de mise après nos 15 ans d’existence. Il existe une tension naturelle entre certaines de nos associations membres titulaires en ce qui concerne leurs droits et leur influence à titre de membre, et pour certaines d’entre elles, qui disposent de peu de moyens, les droits d’adhésion à l’AAI occasionnent une pression. Nous nous efforçons de trouver des moyens de nous engager auprès de toutes nos associations membres titulaires. La tâche est ardue et il faut faire preuve de diplomatie et de détermination. Il est impossible de concevoir des structures qui soient entièrement satisfaisantes pour tous.

« Nous devons également évaluer la proportion de nos travaux qui se retrouve entre les mains de personnes de langue anglaise, lesquelles appartiennent, en règle générale, aux plus grandes associations. J’espère que nous serons en mesure d’élargir la base de participation. »

L’AAI planchait sur plusieurs initiatives importantes, a ajouté M. Brown. « Nous avons promis certaines choses à l’Association internationale des contrôleurs d’assurance, qui va de l’avant avec la rédaction de normes et de règlements. Ces travaux nécessitent une collaboration étroite de la part de la profession actuarielle mondiale et l’AAI travaille maintenant de façon active au sein de ses comités. La charge de travail doit être plus largement répartie et je crois que l'AAI verra ses ressources humaines mises à contribution dans la plus grande mesure possible. Nous pourrions envisager d’établir un partenariat avec de très grandes associations membres titulaires et leur personnel, et leur confier certaines activités de soutien, puis en retirer, au bout du compte, un point de vue global. »

Faisant référence à l’énorme succès remporté par l’AAI dans sa coopération avec les actuaires russes – voir l’article dans l’(e)Bulletin du mois courant – M. Brown a dit : « En tant que président de l'ICA en 1989-1990, mes préoccupations se limitaient à l'intérieur des frontières canadiennes, et 85 % des activités actuarielles au Canada étaient concentrées à Toronto, Montréal et Ottawa. Je travaille maintenant avec 65 associations qui représentent 60 000 actuaires dans plus de 100 pays et dont les intérêts sont très diversifiés. Mon travail est d’abord axé sur les organisations supranationales avec lesquelles nous avons des relations bien établies. Je souhaite ensuite soutenir les associations actuarielles qui souhaitent s'établir localement. »

L’ensemble de son programme, a-t-il dit, pourrait se résumer en trois mots : transparence, diversité et souplesse.

« En tant qu’association constituée de bénévoles, nous devons faire preuve de transparence, ce que nous avons fait en ouvrant notre site Web et en améliorant la manière dont nous communiquons nos activités.

« Pour ce qui est de la diversité, on nous a souvent considérés comme une association blanche, masculine et anglophone. Nous devons représenter de manière beaucoup plus juste le profil démographique de la profession à l’échelle mondiale.

« La souplesse est également un élément important : nous pourrions mettre sur pied suffisamment de comités pour étouffer de nombreux chevaux et alourdir notre bureaucratie au point de ne rien accomplir. Au final, l’organisation doit demeurer réceptive et agile, ce qui signifie qu’elle doit demeurer souple. »

Toutefois, a-t-il ajouté : « En fin de compte, je veux m’assurer que nous ayons aussi du plaisir! » 
 

Canadian Institute of Actuaries/Institut canadien des actuaires
http://www.cia-ica.ca/