Semi-retraite et responsabilité professionnelle

par Alexis Tertulliani

Les nouvelles tables de mortalité récemment publiées par l’Institut canadien des actuaires font état de l’augmentation continue de l’espérance de vie que connaît la société dans son ensemble : nous vivons plus longtemps, en meilleure santé et nous sommes plus productifs. À mesure que cette tendance se poursuit, un nombre croissant de personnes passera presque autant d’années à la retraite qu’en activité professionnelle. Certains choisiront de consacrer tout leur temps à profiter de la retraite, alors que d’autres décideront de tirer parti de leur bonne santé et de leur mode de vie actif pour continuer de mettre à profit leur expertise, leurs connaissances et leur expérience en tant que consultants indépendants.

Les actuaires qui souhaitent emprunter le chemin de la semi-retraite sont chanceux, car les occasions d’offrir des services de conseil sur une base ponctuelle, à temps partiel ou même à temps plein sont nombreuses, ne nécessitent généralement pas d’investissement initial élevé et ne présentent normalement pas de risques financiers importants. Cependant, il existe un risque dont tous les professionnels doivent tenir compte quand ils effectuent la transition d’employé retraité à consultant : la responsabilité professionnelle. En tant que professionnels, les actuaires sont personnellement responsables de leurs activités et de leurs services professionnels; ils s’exposent à des poursuites en responsabilité professionnelle ainsi qu’à des demandes de dommages-intérêts pour négligence réelle ou présumée, ou pour des actes fautifs commis dans le cadre de leurs activités professionnelles.

Même les meilleurs professionnels peuvent être confrontés à des poursuites; et même dans les cas où aucune négligence réelle n’est prouvée, les frais de défense constituent presque toujours une dépense importante.

Une assurance responsabilité professionnelle est l’un des outils les plus efficaces pour transférer la charge financière que constituent les frais de défense et les frais juridiques à un assureur, ainsi que le fardeau de la sélection d’un conseiller juridique et la gestion du processus juridique qui pourrait s’ensuivre. Dans les cas où des dommages-intérêts sont attribués à un tiers, l’assurance responsabilité professionnelle indemnisera en conséquence, à concurrence de la limite d’assurance prévue en vertu de la police.

L’assurance responsabilité professionnelle est une composante fondamentale de la stratégie de financement des risques et de gestion des risques globale de tout professionnel, et elle garantit que les activités de consultation, envisagées au départ comme une manière passionnante et enrichissante de profiter de la semi-retraite, ne se transformeront pas en un obstacle à la retraite à temps plein le moment venu.

Pour de plus amples renseignements sur ProAct, visitez http://www.pro-act.ca/index_fr.html.

Alexis Tertulliani est vice-président de la gestion des risques et relations clients chez Dale Parizeau Morris Mackenzie.

Canadian Institute of Actuaries/Institut canadien des actuaires
http://www.cia-ica.ca/