Des actuaires marquent des points grâce à une étude sur les blessures sportives


Dans la saison de la NBA qui vient de s’achever, l’Oklahoma City Thunder était en position de favori pour se hisser en finale pour la deuxième année consécutive, ainsi que pour remporter le championnat. Mais quand Russell Westbrook, le meneur de jeu, s’est blessé au genou pendant la première manche, la chance a tourné considérablement pour l’équipe. Elle a été par la suite éliminée lors de la demi-finale de l’Association de l’Ouest, remportant simplement une victoire face à Memphis.

Les blessures des joueurs constituent un risque important dans le monde du sport. Normalement impossibles à prévoir, elles ont de réelles conséquences financières, et pas seulement pour les admirateurs qui misent de l’argent sur leur équipe favorite. Chaque année, les clubs sportifs professionnels payent des millions de dollars aux joueurs blessés qui ont des contrats garantis, mais ils n’obtiennent pratiquement rien en retour.

Cette combinaison d’événements incertains et de conséquences financières semble toute désignée pour une mise en application de compétences actuarielles; on ne devrait donc pas s’étonner que des collègues actuaires s’en soient chargés. D’après un article paru récemment sur le site britannique de l’Actuarial Post, des actuaires de Towers Watson ont mené une étude sur l’expérience du Championnat d’Angleterre de soccer en matière de blessures. Selon leurs estimations, les clubs sont partis pour payer, à la saison 2013-2014, plus de 100 millions de £ (160 millions de $ CAD) en salaires à des joueurs indisponibles pendant au moins 30 jours en raison de blessures.

Ces renseignements, qui sont utiles aux assureurs qui offrent une protection aux clubs, ne soulagent toutefois pas vraiment les équipes touchées. C’est pourquoi, d’après Paul Moorshead, expert-conseil principal chez Towers Watson, il serait plus profitable d’identifier les joueurs ou les groupes de joueurs plus susceptibles de se blesser. Parmi les conclusions figure le fait que les joueurs âgés de 29 à 31 ans qui passent 60 pour cent ou plus des matchs sur le banc de touche présentent un risque de blessure très élevé.

Vous pouvez découvrir l’étude de Towers Watson sur le site Web de l’Actuarial Post.