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Une période chargée et stimulante pour les praticiens en GRE

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La Commission des applications en gestion du risque d'entreprise (CAGRE) de l'ICA a été mise sur pied afin de promouvoir l'application de la science actuarielle à la GRE et de positionner les actuaires comme des experts compétents dans ce domaine. À titre de présidente de cette commission, Shannon Patershuk dirige la démarche visant à en atteindre les ambitieux objectifs.

Elle dit ceci : « J'ai suivi une voie traditionnelle dans les domaines de l'assurance collective et des régimes de retraite. Il y a une énorme différence entre ce travail et la CAGRE, la GRE étant une discipline englobant tous les risques. Sa complexité présente des défis, ce qui rend la chose très intéressante. De plus, l'étendue de l'expertise nécessaire nous amène des bénévoles de divers horizons avec lesquels il est très enrichissant de travailler. On pourrait parler d'un bon rapport risque-récompense. »

La commission mène plusieurs projets, dont :

  • La production de matériel de marketing visant à promouvoir les actuaires en tant que professionnels de la gestion des risques;
  • Des présentations à des groupes d'employeurs et à des associations sectorielles afin de favoriser le recours accru aux techniques actuarielles;
  • La formulation de nouvelles idées de recherche afin d'attirer l'attention sur le travail des actuaires;
  • La communication de recherches et d'études de cas existantes dans le cadre de webémissions, d'assemblées et autres.

Pour Mme Patershuk, qui détient les titres de compétence de FICA, FSA et CERA et qui travaille dans le cadre du programme des relations avec les retraités chez Johnson Inc., la présidence de la CAGRE constitue le plus récent jalon d'une carrière englobant la GRE depuis ses premiers stades.

Elle dit ceci : « La gestion des risques m'a toujours intéressée. Dans les années 1980, lorsque les taux d'intérêt atteignaient un sommet de 18 pour cent, je travaillais à la Great-West en assurance-vie corporative et c'est alors qu'est survenue la question de l'appariement des actifs. Le risque de perte extrême était important et nous avons pu constater que certaines choses peuvent véritablement survenir et que nous devons vraiment y être parés. Plus tard, je travaillais dans le marché de la retraite volontaire, qui semblait se complexifier de plus en plus. Lorsque le titre de Chartered Enterprise Risk Analyst (CERA) (analyste agréé du risque d'entreprise) a été instauré en 2008, celui-ci semblait intéressant et nécessaire et, grâce à mon expérience, je satisfaisais aux critères d'admissibilité. Aujourd'hui, je travaille toujours dans le domaine des prestations de retraite, mais lorsque la possibilité de me joindre à la CAGRE s'est présentée, j'ai sauté sur l'occasion. La courbe d'apprentissage est serrée, mais le défi est très intéressant; à titre de présidente, mon rôle consiste à mousser l'intérêt des praticiens de tous les domaines et, lorsque les éléments mobiles sont nombreux, la création d'une structure fonctionnelle peut s'avérer ardue. »

Mme Patershuk, qui a déjà assumé des responsabilités telles que la consultation en matière d'assurance, les attestations à titre de témoin expert et l'élaboration de modèles de tarification, affirme que son plus récent objectif consiste à répandre l'expertise en GRE dans tous les secteurs et à développer le réseau d'actuaires travaillant dans ce domaine en plein essor.

Et elle ajoute : « Le rythme du changement s'est accru. Les risques sont globalement interdépendants et, sans axe central, la prise de décisions au sein des organisations peut être déficiente ou bancale. Il est essentiel de pouvoir compter sur des personnes capables d'évaluer tous les types de risques de manière intégrée, et la sécurité financière à long terme nécessite un cadre bien conçu. Le financement par répartition ne fonctionne pas et il en va de même pour le financement "par répartition des risques".

« L'étendue du travail dans le domaine de la GRE est pratiquement illimitée. La GRE se penche non seulement sur les risques financiers, mais également sur d'autres aspects, dont les risques stratégiques et les risques de gouvernance. De plus, outre l'échelon organisationnel, la GRE peut s'appliquer à l'échelon national. Lorsqu'elle était présidente de l'ICA, Micheline Dionne a été citée pour avoir dit combien il serait précieux de pouvoir compter sur un responsable de la gestion des risques nationaux. Vu les débouchés de plus en plus vastes dans le domaine de la GRE et les solides compétences en gestion des risques inscrites dans l'ADN des actuaires – les membres du plus vieux métier du monde en matière de risques – il est essentiel que les actuaires s'engagent dans la voie de la GRE. Dans le secteur financier, l'ouverture vers la GRE est plus naturelle et plus logique. Dans les autres secteurs, le saut est plus audacieux, mais aucunement irréaliste; même des sociétés telles que Bombardier se sont adjoint des actuaires. Nous traversons une période stimulante pour les actuaires en matière de GRE. Je vois déjà poindre l'ère où il sera de rigueur pour les grandes sociétés non financières d'employer des actuaires chargés de leur programme de GRE. »

 

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