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Des initiatives susceptibles d’avoir une incidence mondiale

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par Simon Curtis, FICA
Président de l'ICA

L'actuariat est une profession d'envergure relativement restreinte à l'échelle mondiale, qui se caractérise cependant par un nombre important d'associations professionnelles représentant différents intérêts. De fait, l'Association Actuarielle Internationale (AAI), l'organisme qui chapeaute la profession, compte 98 membres.

Un des défis importants de l'Institut canadien des actuaires consiste à assurer la meilleure efficacité possible de l'interaction et de la collaboration avec ces autres organisations de manière à représenter les intérêts à la fois de l'ICA et de la profession au Canada dans son ensemble. Cette interaction concerne actuellement, notamment, les questions importantes qui suivent : l'élaboration de normes actuarielles mondiales par l'AAI, les ramifications possibles de la décision récemment annoncée par la Society of Actuaries (SOA) d'intégrer un volet relatif à l'assurance de dommages, ainsi que l'incidence de l'instauration du Programme d'agrément universitaire (PAU) de l'ICA.

Normes internationales

L'AAI vient tout juste d'adopter sa première norme internationale, soit une norme de pratique générale. Bien qu'elle ne lie pas ses membres, l'Association s'attend à ce que les pays membres s'efforcent d'harmoniser leurs normes à celles de l'AAI. Au Canada, où la profession possède déjà des normes solides et complètes, l'intégration des normes internationales constitue une question cruciale pour le Conseil des normes actuarielles (CNA) et un sujet important pour l'ICA.

Les actuaires canadiens ont exercé une influence significative dans l'élaboration de la norme initiale et sont bien représentés dans le cadre du processus d'établissement des normes de l'AAI, ce qui est une bonne nouvelle. En fait, Dave Pelletier, président de notre CNA, dirige le nouvel organisme de normalisation de l'AAI. C'est en partie pour cette raison que nous ne prévoyons pas d'importants changements pour le Canada à la suite de l'instauration de cette première norme générale. Au sein de l'AAI, l'ICA a été un ardent défenseur de la nécessité de se doter d'une capacité solide en matière de normalisation, et ce, en grande partie parce que nous estimons que cela positionnera la profession actuarielle sur la scène internationale comme un participant à part entière aux côtés d'organismes tels que l'International Accounting Standards Board à l'élaboration de pratiques mondiales dans des domaines d'intérêt pour les actuaires.

Assurance de dommages

En Amérique du Nord, la décision de la SOA d'intégrer un volet d'assurance de dommages nécessite que l'ICA détermine la façon dont ce volet sera intégré au cheminement vers l'obtention du titre professionnel de FICA. Dans le cadre de ces discussions, l'ICA vise deux objectifs : veiller à ce que nous poursuivions notre solide relation de travail avec la Casualty Actuarial Society (CAS) dans le maintien d'un cheminement intégré vers l'obtention du titre de Fellow de la CAS/de l'ICA et créer un cheminement menant à l'obtention du titre de Fellow de la SOA/de l'ICA comportant le volet relatif aux assurances de dommages. Dans le cadre de ces discussions, on veillera à ce que l'ICA soit un intervenant influent et ait la mainmise sur le contenu des examens à contenu canadien pour tous les volets menant au titre de Fellow dans les deux organismes – ce que nous espérons réussir.

Programme d'agrément universitaire

Notre PAU a suscité beaucoup d'intérêt à l'échelle internationale. Il fait en sorte d'intégrer le Canada dans le courant mondial des pratiques en matière de formation actuarielle, tout comme de grandes associations actuarielles – à l'exception de la SOA – qui permet d'obtenir, par le truchement d'une formation universitaire, des crédits pour une portion de la formation technique préliminaire. Nous sommes très heureux du fait que nos récentes discussions avec la CAS aient amené celle-ci à consentir à reconnaître les crédits d'examen du PAU à l'égard de ses examens correspondants. La SOA, quant à elle, en raison d'une préoccupation générale de nature plus philosophique concernant le maintien d'un système entièrement basé sur des examens, n'est pas prête pour le moment à reconnaître le PAU. Par conséquent, il est possible que des étudiants engagés dans la voie des examens en vue d'obtenir le titre de FSA, mais ayant obtenu des crédits du PAU, puissent obtenir le titre de FICA, mais pas celui de FSA. Bien que cette situation soit regrettable, nos discussions avec d'autres organismes actuariels nous ont confirmé que le titre de FICA était très portable et très reconnu sur la scène internationale.

Enfin, ces réunions bilatérales avec d'autres organisations nous permettent de comprendre la façon dont ils répondent à bon nombre de questions auxquelles nous sommes tous confrontés : par exemple, comment exercer une influence en matière de politique publique, comment élargir les rôles pour la profession et comment travailler de façon efficace avec l'AAI.

Nous demeurons tous néanmoins des membres de la même profession mondiale et le public nous voit comme des « actuaires », plutôt que des membres des organisations que nous représentons individuellement. La profession, au Canada et à l'étranger, est plus vigoureuse lorsque nous travaillons ensemble de façon coordonnée.

Simon Curtis, FICA, est le président de l'Institut canadien des actuaires.

 

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