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L’organisme de réglementation offre une expérience variée aux actuaires

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Si les actuaires en général se préoccupent à divers degrés de la gestion du risque d'entreprise (GRE), Danny Cooper du Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) consacre le plus clair de son temps à cette fonction.

M. Cooper, un directeur auprès du Groupe des institutions de dépôts du BSIF, explique que le Cadre de surveillance du BSIF est fondé sur la GRE et que l'organisme se concentre sur les risques associés à la conformité, à l'audit interne et aux mécanismes de contrôle divers auxquels sont exposées les banques et les sociétés d'assurances.

Bien que son travail porte sur les banques, il affirme que « le cadre est le même, qu'il s'agisse du secteur des banques ou de celui des assurances : on est en présence de risque associé aux affaires nouvelles, de risque de déchéance, etc. Du côté des sociétés d'assurances, il existe divers produits présentant des risques considérables en matière de placement, de mortalité/morbidité et de dépenses. Dans le cas des services bancaires, la structure de mobilisation des dépôts occasionne un risque important, et le risque lié aux actifs est présent lorsqu'il s'agit d'offrir des prêts hypothécaires et d'autres types d'actifs. Les institutions ont également la possibilité d'éliminer le risque : les assureurs peuvent se prévaloir de la réassurance, les banques de la titrisation. Il y a des différences et des similarités entre les deux secteurs. Mais la gouvernance d'entreprise, les normes de fonds propres, les exigences en matière de conformité législative, la lutte contre le blanchiment d'argent, l'impartition et la gestion actif-passif sont autant de facteurs qui revêtent de l'importance tant pour les banques que pour les sociétés d'assurances.

« Le Cadre de surveillance du BSIF traite des risques inhérents et des mécanismes de contrôle; parfois les institutions s'exposent à des risques excessifs ou ne limitent pas bien le risque. Nous nous penchons sur un éventail d'activités, et notre travail consiste en réalité à surveiller les mécanismes de contrôle. Nous voulons nous assurer que le public – déposants, créanciers et souscripteurs – obtient ce qu'on lui a promis. »

M. Cooper, qui est Fellow de l'ICA et de la Society of Actuaries et titulaire d'un B. Sc. avec spécialisation, d'une M. Math. et d'un MBA, affirme que l'un des secrets de la réussite en gestion du risque est « l'identification exhaustive des risques. Il faut identifier tous les risques, puis évaluer la propension à prendre des risques de l'institution et élaborer des paramètres appropriés pour en assurer la surveillance. La question primordiale est la suivante : "Quels sont les risques auxquels je m'expose en réalité?"

« Les actuaires sont l'un des principaux intervenants responsables de la gestion du risque au sein des institutions, mais l'organisme de réglementation peut les aiguiller vers les risques à surveiller. Nous ne gérons pas le risque; cependant, nous exerçons une fonction de supervision complémentaire. La haute direction et le conseil d'administration constituent les principales fonctions de supervision et, en dernier recours, le BSIF ou l'organisme de réglementation provincial peut intervenir. »

Les fonctions actuelles de M. Cooper sont axées sur les banques canadiennes, les sociétés de fiducie, les succursales de banques étrangères et les acquéreurs de marchands. Au service du BSIF depuis 12 ans, il a auparavant travaillé dans les domaines de la consultation en matière de régimes de retraite et d'assurance-vie. Il dit ceci : « Le BSIF m'a permis d'avoir une perspective très large du secteur bancaire. L'organisme de réglementation est un milieu qui permet d'être exposé à de nombreux secteurs variés, et le BSIF favorise la polyvalence.

« Je voulais comprendre les risques auxquels sont exposées diverses institutions et la façon dont ces risques sont gérés. Je travaille dans le domaine bancaire depuis environ un an et j'ai appris énormément, mais j'ai encore beaucoup à apprendre, en particulier avec la venue de Bâle III. Bien qu'il n'y ait actuellement aucun équivalent de Bâle applicable aux sociétés d'assurances et que chaque pays soupèse les différentes options offertes, Bâle III fera subir des changements aux banques de par le monde et aura une incidence à terme sur le secteur des assurances. Ces deux mondes s'influencent mutuellement. »

M. Cooper soutient que le secteur bancaire offre de nouveaux défis et de nouveaux débouchés aux actuaires : « Les compétences en gestion du risque s'appliquent autant dans le domaine bancaire que dans celui des assurances. Dans les deux secteurs, il est utile pour les actuaires de comprendre les risques occasionnés par les produits et de réfléchir à la gestion complète d'un produit à travers son cycle de vie.

« Certaines grandes sociétés d'assurance-vie ont mis sur pied des filiales bancaires et des fiducies, et certaines grandes banques ont fondé des filiales d'assurances. Les institutions financières veulent le meilleur rapport risque-récompense. De plus en plus d'actuaires pourraient migrer progressivement vers le secteur bancaire. »

 

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