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Réflexions sur le passé et espoirs futurs

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par Jim Christie, FICA
Président de l'ICA

Dans ce premier article à titre de président, j'ai cru bon de poser un regard sur ce que l'ICA a accompli au cours de la dernière année et partager mes espoirs quant à ce que nous pourrons accomplir au cours de la prochaine année.

Le changement le plus important pour l'ICA l'an dernier a probablement été l'approbation des modifications au statut d'associé, lesquelles entreront en vigueur le 1er juin 2012. Ces modifications se fondaient sur les recommandations d'un groupe de travail spécial qui s'est penché sur la proposition de valeur pour nos membres associés existants et éventuels. Ces modifications harmoniseront les exigences imposées aux associés de l'ICA à celles qui sont imposées aux associés de la Society of Actuaries (SOA) et de la Casualty Actuarial Society (CAS), et permettront à nos membres associés d'utiliser officiellement le titre d'AICA. De plus, les associés inscrits à ce titre auprès de l'ICA depuis au moins cinq ans auront le droit de voter aux élections de l'Institut. Outre ces modifications, l'ICA entreprendra d'autres initiatives visant à inciter les étudiants universitaires en actuariat à s'engager auprès de l'Institut beaucoup plus tôt dans leur carrière.

L'été dernier, l'ICA s'est vu accorder par le conseil mondial le droit d'attribuer le titre de CERA (Chartered Enterprise Risk Analyst). L'Institut sera désormais mieux positionné dans le marché canadien de la gestion du risque. L'année 2012 devrait être celle de la première cohorte canadienne de CERA.

Des modifications aux Règles de déontologie 6 et 13 ont été approuvées en mars. Les modifications à la Règle 13 ont donné lieu à un vif débat, ce qui démontre la passion et l'intérêt profond de nos membres à l'égard du comportement professionnel de nos actuaires.

En juin, le Secrétariat de l'ICA a intégré de nouveaux locaux au 360 de la rue Albert, à Ottawa. Ces nouveaux quartiers, qui n'entraînent aucune augmentation des coûts d'occupation annualisés, offrent un milieu de travail plus agréable et un plan d'étage plus efficient.

Abordons maintenant mes objectifs personnels pour l'année qui vient.

D'abord, je veux que le Conseil d'administration de l'ICA oriente davantage sa mire et ses actions sur les questions d'ordre stratégique, et qu'il délègue les aspects actuariels liés à la gestion des activités courantes de l'ICA à la Direction de l'admissibilité et de la formation, à la Direction de la pratique actuarielle et à la Direction des services aux membres.

J'encouragerai le Secrétariat à poursuivre ses initiatives visant à trouver des façons de travailler en collaboration avec nos directions, commissions et groupes de travail afin d'accroître l'efficacité de leurs démarches bénévoles.

L'an dernier, le Conseil d'administration de l'ICA a franchi un pas important au chapitre de l'élargissement du processus d'agrément actuariel au Canada en offrant une option recourant officiellement aux excellents programmes actuariels offerts dans plusieurs universités canadiennes. Cette option, auparavant connue sous le nom de projet de Futures méthodes d'éducation (FME), porte désormais le nom de Programme d'agrément universitaire. En novembre, le Conseil d'administration de l'ICA examinera les recommandations de sa Commission de l'agrément quant aux universités canadiennes dont les programmes de formation actuarielle sont suffisamment bien établis pour permettre à l'ICA d'attribuer des crédits d'examen aux étudiants qui obtiennent des notes suffisamment élevées dans les cours universitaires dont le programme correspond à celui de la SOA et de la CAS à l'égard des examens actuariels préliminaires d'ordre technique, soit 2/FM, 3/MFE, 3/MLC et 4/C. Si tout va comme prévu, les universités intégreront ceux-ci dans leur calendrier de septembre 2012 et nos premiers crédits d'examen seront attribués en juin 2013. Pour l'instant, ces crédits ne seront valables que pour l'agrément à titre d'AICA et de FICA. Nous inviterons la SOA et la CAS à envisager l'attribution de crédits similaires étant donné que, pour le moment, aucune promesse de reconnaissance par la SOA ou la CAS ne peut être faite aux étudiants.

À l'autre extrémité du processus de qualification, nous devons nous pencher sur l'avenir du Cours orienté vers la pratique (COP). La réussite du COP a été ajoutée aux critères d'obtention du titre de FICA il y a dix ans, lorsque la SOA a retiré de son programme le matériel propre à des pays en particulier. Peu après, la CAS a créé un parcours d'examens spécifique au Canada et, par conséquent, les FCAS se trouvaient exemptés de l'exigence relative au COP. Maintenant que la SOA a réintégré dans son programme de cours du matériel spécifique au pays, l'ampleur des ajouts varie de façon importante selon le domaine de pratique. Si le COP devait être poursuivi, il nous faudrait déterminer si celui-ci nécessite des transformations.

Nous avons fait des démarches pour examiner la proposition de valeur pour les associés, nous devons maintenant nous pencher sur la proposition de valeur pour les Fellows. Bien que bon nombre de Fellows soient tenus d'être titulaires du titre de FICA pour signer certains rapports actuariels, plusieurs de nos membres n'ont pas besoin officiellement de ce titre. Nous devons veiller à ce que l'Institut offre aux actuaires qui pratiquent au Canada une valeur suffisante pour que l'ensemble d'entre eux deviennent membres de l'ICA.

Une façon d'accroître l'envergure de la profession actuarielle est de se pencher davantage sur des enjeux d'intérêt public, p.ex. les soins de santé, le financement des caisses de retraite, le décaissement des compagnies d'assurances IARD et la réforme des lois sur les régimes de retraite. Je crois que la meilleure façon de procéder à cet égard consiste à agir en tant que courtier honnête, c'est-à-dire en formulant pour chaque enjeu des commentaires fondés sur des faits et en présentant une critique objective des options possibles et la solution optimale dans l'intérêt public.

Dernier point, mais non pas le moindre, nous devons surveiller et, dans toute la mesure du possible, influencer les développements internationaux en matière actuarielle et comptable. Avec l'adoption récente des Normes internationales d'information financière (IFRS) à titre de principes comptables généralement reconnus (PCGR) canadiens, nous sommes entrés dans une ère où les normes comptables et actuarielles internationales peuvent avoir une incidence directe sur les activités des actuaires qui pratiquent au Canada.

Si vous avez des questions ou commentaires, n'hésitez pas à communiquer avec moi à l'adresse president@actuaires.ca.

Jim Christie, FICA, est le président de l'Institut canadien des actuaires.

 

 

 

 

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