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Gestion du risque d'entreprise : défis, concepts et perspectives détaillées

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Inspiré par le défi que posent le développement et la mise en œuvre des nouveaux concepts, Sylvain Fortier, en photo ci-dessus, s'est intéressé à la gestion du risque tôt dans sa carrière. Cet enthousiasme a maintenant fait de lui un professionnel de premier plan en matière de gestion du risque d'entreprise (GRE).

En qualité de vice-président de la modélisation et de la mesure des risques à la Banque Laurentienne à Montréal, Sylvain est responsable de veiller à ce que la banque priorise les bons secteurs de risque. Il prend également part aux activités relatives aux stratégies de souscription et d'investissement, à la tolérance et à la propension au risque et à l'établissement du cadre de GRE de l'entreprise.

Il a pris goût à ce domaine de la science actuarielle après avoir été inspiré par ses professeurs pendant sa maîtrise ès sciences à l'Université Laval. Il dit : «Après mes examens, j'ai suivi la voie actuarielle de la GRE dès sa création. Ce fut une excellente initiative de la part de la profession actuarielle étant donné que nous sommes, au fond, des professionnels du risque. Il y avait beaucoup d'éléments à mettre en place et de nouveaux concepts à mettre au point, et l'aspect quantitatif du risque connaissait une évolution intéressante de plusieurs points de vue. »

Il a d'abord travaillé à titre d'analyste du crédit, mais grâce à ses connaissances en matière de GRE, il considère maintenant tous les types de risques, tels que les risques relatifs au crédit, au marché et aux taux d'intérêt. « Lorsqu'on exerce dans le domaine de la GRE, on touche tous les axes opérationnels et on obtient un portrait complet de l'entreprise. Les activités s'effectuent à un haut niveau. On s'efforce d'assurer une gestion cohérente des risques tandis que la dynamique fluctue de façon importante, et il y a constamment de nouveaux problèmes et de nouveaux risques à gérer. »

Les actuaires revêtent leur importance dans tous les secteurs, ajoute Sylvain. «Ils peuvent évoluer dans tous les domaines du risque. Il faut posséder des antécédents en matière quantitative, une compétence que possèdent les actuaires. Ils possèdent également une bonne compréhension de l'incidence des facteurs de risque et de leur impact sur le bilan, les profits et les coûts. Nous sommes en mesure de comprendre les concepts complexes et de les simplifier à l'intention de la direction et de l'entreprise dans son ensemble. C'est pourquoi les actuaires sont essentiels au rôle de gestion du risque d'entreprise. »

Ceux qui se lançaient dans le domaine de la gestion du risque devaient avoir une bonne confiance en eux, dit-il, et la profession avait encore fort à faire pour promouvoir l'importance des actuaires auprès des entreprises qui envisagent la création d'une stratégie de GRE.

« Le plus grand défi est d'avoir confiance en son aptitude et en sa compétence pour accomplir le travail », ajoute-t-il. « Le simple fait de posséder des antécédents actuariels m'a donné beaucoup de crédibilité. Il faut également croire en ses capacités. Le travail de bon nombre de membres d'autres professions concerne les risques; aussi, nous devons défendre notre rôle afin que les entreprises fassent appel à notre expertise et à nos connaissances en matière de gestion du risque. Celles-ci n'ont pas encore comme premier réflexe de faire appel aux actuaires. »

Pour consulter les entrevues précédentes de cette série, consultez les liens suivants : Minaz Lilani, Mariève Tétreault, Jean-Yves Rioux, Michael White, Altaf Rahim et Kathryn Hyland.

 

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