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Le compte à rebours est commencé

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par Micheline Dionne, FICA
Présidente de l'ICA

C'est incroyable comme le temps file. Il ne me reste plus que deux mois avant la fin de mon mandat. D'une part, j'ai à la fois hâte de prendre des vacances, faire du sport et me retrouver au chalet loin de la civilisation et, d'autre part, j'ai peur de manquer de temps pour accomplir ce à quoi je me suis engagée envers vous.

Le mois d'avril a passé particulièrement vite. Peu après la plus récente réunion du Conseil d'administration, la délégation de l'ICA s'est présentée à la rencontre de travail de l'Association Actuarielle Internationale (AAI), qui a lieu tous les six mois; cette fois-ci elle se tenait à Sydney, en Australie. J'avais hâte de constater les progrès effectués au chapitre de l'élaboration des modèles de normes et de leur nouveau processus officiel d'adoption. L'élaboration des normes générales a progressé de façon sidérale, notamment grâce aux efforts de Jacqueline Friedland, membre de l'ICA. L'excellente qualité de la version préliminaire me donne espoir qu'un exposé-sondage sera prêt dans les prochaines semaines.

Par contre, la difficulté de s'entendre sur le processus de consultation et d'adoption me préoccupe. Le défi consiste à rassurer toutes les associations que le processus tiendra compte des réalités de chaque partie tout en permettant d'avancer suffisamment rapidement pour demeurer pertinent. Les rencontres étant prévues aux six mois, il est maintenant clair que des discussions à l'échelle du Conseil doivent se poursuivre entre les rencontres officielles s'il y a inconfort avec le processus mis de l'avant. J'ai donc suggéré la tenue d'une téléconférence aussitôt que possible afin de discuter des différents points de vue et de prendre une décision rapidement, quitte à devoir la ratifier dans six mois, lors de la prochaine rencontre officielle.

Comme bien des actuaires canadiens, je suis convaincue que le temps joue contre nous et que nous devons nous doter de modèles de normes le plus rapidement possible avant que d'autres ne le fassent pour nous. Vous vous rappelez peut-être que j'étais optimiste à la sortie de la rencontre à Vienne, en octobre dernier. Je suis retombée sur terre à Sydney mais je garde espoir : il faudra davantage de consultations que je ne le pensais, en plus de devoir insuffler un plus grand sens de l'urgence de la situation à certains membres hésitants.

J'ai également profité de mon passage à Sydney pour assister au congrès de l'Institute of Actuaries of Australia (IAA), auquel j'avais été invitée pour vous représenter. L'IAA partage plusieurs points communs avec nous : il compte sensiblement le même nombre de membres que nous, il constitue la seule association au pays pour représenter les actuaires et les actuaires australiens sont convaincus de la nécessité d'être présents dans les débats publics. Évidemment, ces derniers sont préoccupés par les enjeux liés aux catastrophes naturelles, principalement les inondations, qui les ont touchés de très près cette année. Mais ils sont aussi préoccupés par la question de l'augmentation des coûts liés au vieillissement, la nécessité de réviser l'âge normal de retraite – et le concept même de la retraite qui évolue et qui n'est pas aussi tranché que dans le passé –, de même que la réforme des régimes de retraite. Ça vous dit quelque chose? Il est intéressant de noter que les actuaires australiens sont davantage impliqués dans les questions environnementales; la couche d'ozone y étant plus mince, le sens de l'urgence y est plus prononcé. Peut-être est-ce annonciateur des prochains sujets qui retiendront l'attention des Canadiens au-delà des questions de retraite et de santé? Dans l'ensemble, j'y ai vu une occasion de partager des idées alors que nous développons des positions publiques.

Pendant ce temps au Canada, la préparation en vue des élections fédérales bat son plein. L'équipe de communication a préparé une lettre aux partis politiques sur les enjeux qui touchent les actuaires et envoyé un questionnaire aux différents partis pour connaître leurs positions sur la réforme des régimes de retraite et la planification des dépenses de santé. Je vous invite à consulter ces deux documents, disponibles ici.

En terminant, j'aimerais vous recommander la lecture du document sur les améliorations au statut d'associé au sein de l'Institut. Vous serez appelés d'ici juin à voter sur les recommandations de ce document et vous avez maintenant la possibilité de formuler des commentaires pour améliorer la proposition qui sera mise de l'avant. Ne manquez pas cette chance de faire connaître votre point de vue! Ces recommandations visent à reconnaître la contribution importante de nos membres associés en leur permettant notamment d'utiliser la désignation AICA. Celles-ci visent également à leur permettre de participer plus pleinement à l'évolution de l'ICA et à leur donner ultimement un droit de vote à l'instar de plusieurs autres associations actuarielles.

Pour toute question ou commentaire, n'hésitez pas à m'écrire à president@actuaires.ca.

Micheline Dionne, FICA, est la présidente de l'Institut canadien des actuaires.

 

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