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Ça monte!

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par Jean-Yves Rioux, FICA

Vous est-il déjà arrivé de vous retrouver dans un ascenseur avec une personne qui figure plusieurs échelons au-dessus de vous dans l'organigramme et qui se tourne vers vous en demandant : «Ça fait quoi exactement un actuaire?» ou «Quelle est la différence entre votre travail et celui de nos économistes?» Ces expériences peuvent mettre le cran de n'importe quel actuaire à l'épreuve. Vous avez à peine quelques secondes pour formuler une réponse, et pour répondre parfaitement.

La Commission des applications en gestion du risque d'entreprise a cru bon de rassembler quelques « discours d'ascenseur » portant sur des sujets concernant la gestion du risque d'entreprise (GRE) pour ces occasions. Ces outils permettent de fournir à votre auditoire captif, en une minute, ou préférablement moins, le qui, le quoi, le quand, le où et le pourquoi. Et vous pouvez les utiliser ailleurs que dans les ascenseurs; ils sont tout aussi efficaces lors des activités de réseautage, les cocktails et même dans les boîtes vocales!

En voici quatre concoctés par la commission.

Les actuaires et la GRE

Les actuaires sont les professionnels qui sont axés sur la gestion financière et la gestion des risques pour le compte des régimes de retraite, des compagnies d'assurances IARD et d'assurance-vie, des gouvernements et des particuliers. Compte tenu de la demande croissante relative à la transparence et des exigences des parties prenantes, des organismes de réglementation et des agences de notation à l'égard des rapports sur les risques, la gestion du risque à l'échelle de l'entreprise s'est intensifiée et les actuaires sont en excellente position pour relever le défi.

Une définition de la GRE énonce qu'il s'agit de la discipline dans le cadre de laquelle une organisation évalue, contrôle, exploite, finance et surveille le risque provenant de toutes les sources afin d'accroître sa valeur à court et à long terme pour ses parties prenantes. La perspective actuarielle englobe tous les aspects de la gestion du risque, mais la profession examine le risque afin d'en gérer les côtés négatifs, à savoir, minimiser la perte d'actifs ou réduire la perte de revenus, et les côtés positifs, notamment repérer les possibilités et mettre en œuvre des mesures visant à accroître la valeur en consolidant le bilan financier et le rendement du capital investi de l'organisation.

Les études approfondies qui sont exigées pour assurer la qualification des actuaires et l'expertise acquise par ceux-ci en matière de gestion des régimes de retraite et des compagnies d'assurances IARD et d'assurance-vie font d'eux des professionnels d'expérience possédant d'excellentes compétences pour gérer d'autres organisations, financières et non financières. On peut considérer les actuaires comme étant « conservateurs » dans leur gestion financière et dans leur gestion des risques de ces organisations; en revanche, cet attribut, ainsi que les normes de pratique actuarielles et les exigences professionnelles qui l'appuient, constituent une pierre angulaire de tout travail actuariel, y compris la gestion du risque d'entreprise.

Les économistes ne peuvent-ils pas en faire autant?

Les actuaires comme les économistes se fondent sur leur expertise professionnelle et sur des modèles mathématiques pour analyser les systèmes et les opérations. La différence clé réside dans leur approche à l'égard de leur travail. Les économistes regardent le monde du point de vue des ressources limitées, tandis que les actuaires sont axés sur le risque.

Qu'est-ce que la GRE?

La gestion du risque traditionnelle se concentre sur l'évaluation des risques opérationnels et sur l'élaboration de stratégies visant à gérer et à atténuer ces risques. La GRE bonifie ces approches en adoptant une vision (cruciale) qui englobe tous les risques à l'échelle de l'entreprise en considérant la réduction des risques de perte et l'exploitation des possibilités de croissance. Elle intègre la culture du risque à tous les échelons de l'organisation en visant à accroître la valeur à long terme de l'entreprise.

Le processus de GRE est habituellement mis en branle par le conseil d'administration qui sollicite la participation de personnes à tous les échelons de l'entreprise. La GRE vise à repérer et à gérer les risques potentiels à l'échelle de l'entreprise et, lorsque les risques sont bien réels, à en minimiser l'incidence sur l'organisation. Il s'agit en fait de recueillir et de structurer les connaissances et de les utiliser pour prendre des décisions d'affaires qui accroîtront la valeur à long terme de l'organisation.

La GRE ne s'applique-t-elle pas seulement aux entreprises de services financiers?

S'il est vrai que le secteur des assurances et le secteur bancaire pratiquent la GRE depuis des années, c'est également le cas des entreprises du secteur énergétique et pétrolier. Maintenant, des organisations d'autres secteurs tirent profit des possibilités qu'offre la GRE. Les entreprises de microassurance, de logement social, les sociétés minières et les services publics n'en sont que quelques exemples.

Jean-Yves Rioux, FICA, est le président de la Commission des applications en gestion du risque d'entreprise.

 

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