janvier 2011 Archives | publicité | www.cia-ica.ca

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Premières impressions sur la profession actuarielle...

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par Michel C. Simard

Au moment où j'écris ces lignes, je me rends compte que trois semaines se sont déjà écoulées depuis mon baptême de l'air aux commandes du Secrétariat de l'ICA.

Je profiterai d'abord de l'occasion que m'offre ce médium pour saluer cordialement nos membres, nos bénévoles et nos partenaires et dire à tous ceux d'entre vous que je n'ai pas encore eu l'occasion de rencontrer que j'ai bien hâte de faire votre connaissance.

Je suis, par ailleurs, fier et enthousiaste à la perspective d'œuvrer avec vous et avec le personnel dédié de l'ICA à la réalisation des objectifs d'une profession reconnue pour son expertise unique, ses hautes normes de qualité et sa volonté affirmée de voir au-delà du risque.

Je dois avouer que mes connaissances de votre profession se limitaient jusqu'à tout récemment aux définitions générales qu'en donnaient les dictionnaires et certains sites Web :

« L'actuaire est un spécialiste de l'application statistique, principalement du calcul des probabilités, aux opérations de finance et d'assurance. Il est chargé de réaliser et d'utiliser des modèles économiques destinés à prévoir les évolutions de nombreuses données : taux d'intérêt, croissance du PIB, évolution des taux de fécondité et de morbidité... »

Mais je me rendais compte d'instinct que le domaine d'intervention des actuaires est extrêmement large et que dans une période de remise en question de la plupart de nos acquis sociaux (pérennité des régimes de retraite publics et des régimes publics de soins de santé, fragilisation des régimes de retraite à prestations déterminées), votre expertise renforcée par votre engagement à promouvoir l'intérêt public est non seulement nécessaire mais essentielle aux débats visant la prise de décisions éclairées et équitables sur ces enjeux importants.

Certains parmi vous me diront que la profession d'actuaire est grossièrement méconnue et que de nombreux Canadiens ignorent même son existence. Paradoxalement, les problèmes causés par le vieillissement de la population et les nombreux changements de notre structure industrielle les interpellent directement.

J'estime pour ma part que le niveau de reconnaissance de la profession actuarielle dans notre pays ira de pair avec le niveau d'intérêt que portent les Canadiens à ces enjeux. Si nous sommes alors prêts à livrer la marchandise, non seulement en circonscrivant les risques mais en identifiant clairement les pistes de solutions les plus susceptibles de servir l'intérêt public, le rôle de l'actuaire au Canada sera alors amplement reconnu et ce, pour les bonnes raisons.

En attendant, je mets les bouchées doubles pour me familiariser avec l'ensemble des défis que poursuit l'ICA, que ce soit dans les domaines reliés à l'agrément, les normes de pratique ou l'éducation continue, pour n'en citer que quelques-uns. J'ai encore énormément d'acronymes à mémoriser et de concepts à maîtriser. Je compte sur votre collaboration, et parfois votre indulgence, pour parfaire mon apprentissage et être en mesure de contribuer au succès de l'ICA de manière significative et je vous en remercie à l'avance.

Michel C. Simard est le directeur général du Secrétariat de l'Institut canadien des actuaires.

 

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