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Pourquoi passer au vert?

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On nous presse souvent de faire notre part pour l'environnement, qu'il s'agisse de troquer la voiture contre les transports en commun, d'éteindre les lumières allumées inutilement ou d'économiser l'eau. Mais pourquoi devrions-nous accepter?

Quatre-vingt-dix-sept pour cent des scientifiques spécialisés en matière de climat qui ont pris part à une étude [en anglais seulement] réalisée en 2009 en sont venus à la conclusion que l'activité humaine constituait un facteur significatif contribuant au réchauffement climatique. Les auteurs de l'étude ajoutent : [traduction] « Il semble que l'authenticité du réchauffement de la planète et du rôle qu'y joue l'activité humaine ne suscite aucun débat parmi ceux qui comprennent les nuances et les fondements scientifiques des processus climatiques à long terme. »

La combustion des combustibles fossiles produit des polluants qui causent le smog, qu'on associe à certaines maladies respiratoires et à certains cancers. Cette combustion engendre également des gaz à effet de serre, qui, selon les experts, donnent lieu à des hivers moins froids et de plus courte durée. Par conséquent, des espèces telles que le longicorne asiatique dévastent les forêts, et les incendies de forêt sont plus susceptibles de survenir. En outre, les Grands Lacs, qui représentent 20 pour cent de la réserve d'eau douce du monde, s'évaporent plus rapidement, ce qui pourrait entraîner d'éventuelles pénuries.

Selon l'Institut national de la qualité [en anglais seulement], le Canada est aux prises avec de nombreuses répercussions de ce réchauffement climatique :

  • davantage de manifestations de conditions météorologiques exceptionnelles, par exemple des sécheresses dans les Prairies et des tempêtes de verglas dans l'Est du Canada;
  • des hivers plus doux, des étés plus chauds et des indices de smog plus élevés, accroissant du coup le nombre de cas d'asthme et de problèmes respiratoires;
  • des changements en ce qui concerne le cycle et le taux de reproduction de certains animaux;
  • la fonte des glaciers, qui augmente les risques d'inondation et d'approvisionnement insuffisant en eau potable;
  • la baisse des niveaux d'eau dans les Grands Lacs, qui entraînera la sécheresse des rivières et des ruisseaux et qui rendra les forêts plus vulnérables aux incendies.

Santé Canada indique que les effets des changements climatiques sont généralisés et graves. Le ministère a classé ces répercussions dans plusieurs catégories, dont la mortalité liée à la température, les catastrophes naturelles associées aux conditions météorologiques, la transmission de maladies par les insectes et d'autres agents porteurs, ainsi que l'exposition aux rayons ultraviolets.

Il présente également les problèmes que peuvent entraîner les changements climatiques dans la société, notamment :

  • la pression supplémentaire exercée sur les services de santé à la suite de catastrophes naturelles liées au climat, comme les inondations;
  • la perturbation des réseaux sociaux en raison de pannes de courant attribuables à des conditions météorologiques exceptionnelles;
  • la mise en péril des moyens de subsistance en raison de mauvaises récoltes ou de sécheresses;
  • le manque de refuges, comme à la suite de l'inondation de la rivière Saguenay, au Québec, en 1996;
  • l'endommagement des infrastructures essentielles, comme les installations de production alimentaire, de gestion des eaux, de production d'énergie, les systèmes sanitaires ainsi que les infrastructures de santé.

À titre d'exemple de menace que posent les conditions météorologiques, Santé Canada parle de la crise du verglas de 1998, qui fut à l'origine de 28 décès et de pertes économiques se chiffrant à 5,4 milliards de dollars. Bien que Santé Canada admette que le réchauffement climatique puisse avoir quelques répercussions positives, par exemple des périodes de végétation prolongées dans certaines régions et une diminution possible du nombre de décès et de blessures associés au temps froid, il ajoute que ce réchauffement peut avoir des répercussions négatives pour des millions de Canadiens, dont les plus vulnérables sont les enfants, les personnes âgées, les personnes à faible revenu, les itinérants et les personnes handicapées.

Le gouvernement de l'Ontario, notamment, a pris acte de tels messages. Il a produit un Plan d'action contre le changement climatique, dans lequel on peut lire que : « Le changement climatique est une crise que nous avons causée ensemble et une responsabilité que nous devons tous assumer, ensemble. Il est essentiel que nous agissions, et ce non seulement parce que nous ne pouvons pas ignorer la science, que nous en sommes responsables et que nous en avons l'obligation envers nos enfants. »

 

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