novembre 2010 Archives | publicité | www.cia-ica.ca

Retour à la page principale

Un vélo électrique pourrait entraîner une révolution verte

Print Imprimer cet article | Envoyez à un collègue


Un actuaire créatif fait sa part pour l'environnement tout en économisant de l'argent et en faisant de ses déplacements au travail une expérience plus qu'agréable.

Joseph Gabriel, Fellow de l'ICA au service de l'Office de financement de l'assurance-emploi du Canada, roule sur un vélo électrique qu'il a lui-même converti. Et depuis qu'il a complété son projet en avril, il a déjà parcouru 4000 km.

Déçu des bicyclettes électriques offertes en magasin, Joseph, 39 ans, passionné de cyclisme, a décidé de créer son propre vélo. Il explique : « Mon vélo est à la base un vélo BMX ordinaire, mais je l'ai rendu beaucoup plus puissant que les vélos électriques qu'on trouve en magasin. De plus, il n'existe pas de BMX électriques sur le marché. Des bicyclettes électriques de qualité fabriquées en manufacture peuvent se vendre entre 2 500 et 3 000 $, mais la conversion du mien n'a coûté que 1 200 $. J'y ai ajouté une batterie, un régulateur, un accélérateur et un dispositif affichant l'ampérage, le voltage et toutes les autres données de croisière pertinentes. Il est muni d'un moteur-roue avant et consomme peu d'énergie, et je devais m'assurer que l'attelage que j'ai monté était suffisamment robuste pour supporter la batterie, qui pèse entre 15 et 20 livres. J'ai dû également porter attention au câblage. »

La conversion du vélo, illustré ci-contre, l'hiver dernier, a nécessité 30 heures de travail et Joseph, qui habite Gatineau, affirme que le projet s'est avéré beaucoup plus fructueux qu'il ne le prévoyait. « Je parcours 26 km aller-retour chaque jour pour me rendre au travail et je n'ai jamais été coincé dans la circulation. Je n'ai besoin ni d'assurance ni de stationnement, seulement d'un cadenas de vélo, et je ne produis aucune émission. Je n'ai pas besoin de m'habiller de façon particulière pour enfourcher mon vélo, ni de me changer une fois rendu au travail. Le trajet me prend 20 minutes et je suis entièrement fonctionnel dès mon arrivée. »

Le vélo, dont la vitesse est limitée par la loi à 32 km/h, peut parcourir 50 km avec une charge complète de 6 à 7 heures, bien que Joseph ait la possibilité de pédaler en tout temps. Ce père de deux enfants, qui porte un casque intégral lorsqu'il roule à vélo, ajoute : « Je me fais beaucoup regarder par les automobilistes et les passants, mais je vois ce moyen de transport comme une révolution en matière de migration journalière. Me rendre au travail est un plaisir; je profite du grand air en roulant le long de la rivière. Diminuer le nombre de voitures sur la route est un bel objectif et je recommande à quiconque de se doter d'un vélo électrique. C'est génial pour aller au travail, mais un peu moins pour le cardio! Et je dois prendre l'autobus de décembre à mars. Il existe des pneus de vélo à crampons pour l'hiver, mais mon épouse est fermement opposée à l'idée. »

Joseph a des conseils à donner à quiconque envisage de concevoir sa propre bicyclette électrique. Presque tous les vélos font l'affaire; lui a choisi un modèle de roues de 20 pouces étant donné que les roues à plus court diamètre favorisent la puissance de couple et qu'il apprécie la sensation d'être plus près de la route, mais il importe d'avoir des connaissances de base en électricité pour choisir la batterie, le moteur et le régulateur. Un tel vélo peut également nécessiter un peu plus d'entretien qu'un vélo ordinaire compte tenu des composants électriques, sans compter qu'il faut être un peu mécanicien dans l'âme afin de construire et d'entretenir un produit fiable et de qualité.

Il existe de nombreux sites Web susceptibles d'intéresser les cyclistes électriques potentiels. Pour plus de renseignements, veuillez consulter http://www.ridemore.ca/ ou http://www.ebikes.ca/.

 

360, rue Albert, bureau 1740, Ottawa, ON K1R 7X7
Tél. : 613.236.8196 Téléc. : 613.233.4552
www.cia-ica.ca