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Juin 2017
 
 

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par Dave Dickson, FICA
Président de l’ICA

1. Pouvez‑vous nommer deux ou trois réalisations dont vous êtes le plus fier?

La réalisation dont je suis le plus fier est la signature du protocole d’entente sur la formation avec la Society of Actuaries (SOA). Nous avons amorcé les pourparlers avec la SOA il y a quelques années et j’ai travaillé en étroite collaboration avec son président pour négocier l’entente. De nombreuses personnes au sein de l’ICA et de la SOA n’ont pas ménagé les efforts pour atteindre ce résultat. Cette entente améliorera notre partenariat avec la SOA et intensifiera notre participation à l’élaboration et à l’administration des examens.

L’autre réalisation qui me vient à l’esprit porte sur le lancement de notre projet d’amélioration de l’engagement des membres ainsi que la communication avec ces derniers. Le projet est bien amorcé. Nous mesurons maintenant la mobilisation à certains niveaux et nous avons élaboré une stratégie pour l’améliorer.

2. À votre avis, qu’est-ce qui est le plus difficile dans le rôle de président?

À mes débuts, il s’agissait de bien comprendre mon rôle et la façon de travailler avec notre directeur général, Michel Simard, et le Conseil d’administration. J’ai appris à travailler avec ce dernier pour prendre des décisions importantes, puis à collaborer avec Michel pour les mettre en œuvre. Par ailleurs, les nombreux déplacements et la conciliation avec mes diverses responsabilités à la maison rendaient parfois la tâche difficile.

3. Y a‑t‑il une compétence ou une capacité que vous avez acquise/perfectionnée au cours de votre mandat à la présidence? Est-ce que quelque chose vous a surpris à votre sujet?

J’ai plutôt tendance à vouloir faire avancer les choses. J’ai dû apprendre que le personnel du siège social participe à presque tout ce que nous faisons et j’ai appris à travailler davantage par l’entremise de Michel et de ses collaborateurs pour exécuter des initiatives. À titre de président, j’ai reçu une multitude de commentaires sur bien des sujets et j’ai mis en pratique mes compétences d’écoute pour m’assurer de bien comprendre les divers points de vue. Ce qui m’a probablement surpris le plus, c’est combien j’ai aimé être président et pouvoir représenter l’ICA auprès des membres, du personnel, des organismes de réglementation, d’autres associations actuarielles, etc.

4. Votre rôle de président a‑t‑il changé votre point de vue sur la fonction d’actuaire et la contribution à la profession?

Oui, ce fut probablement pour moi l’année la plus satisfaisante sur le plan professionnel. De plus, j’ai acquis une meilleure compréhension de la profession, de la façon dont elle fonctionne dans le monde entier et de la contribution de l’ICA aux initiatives internationales.

5. Quel fut l’élément le plus inattendu au sujet de votre mandat à la présidence?

J’ai participé à de nombreux événements internationaux, notamment les réunions de l’Association actuarielle internationale et du North American Actuarial Council. J’ai également assisté à diverses réunions actuarielles d’autres organisations. Il en a découlé deux choses. Premièrement, la plupart des associations actuarielles traitent de certains enjeux qui nous intéressent, par exemple la formation, les domaines de pratique émergents, l’engagement des membres et la gestion des bénévoles. La participation à ces réunions m’a entre autres permis de partager des idées sur ces initiatives. Deuxièmement, j’ai noué de bonnes relations avec les dirigeants d’autres organisations.

6. À votre avis, où se situera l’ICA dans cinq ans?

Selon moi, l’ICA sera restructuré et plus efficace. De plus, des progrès seront réalisés au chapitre de l’engagement des membres, de la gestion des bénévoles et d’autres initiatives. En ce qui concerne les bénévoles, je vois les membres plus jeunes être impliqués auprès de l’ICA. Je m’attends à ce que nous progressions encore plus dans les domaines émergents, comme les mégadonnées et les services bancaires. Sur le plan de la formation continue, nous offrirons de plus en plus de webémissions et de séances de discussion en direct. Nous avons une grande profession qui ne cessera de progresser.

7. Selon vous, quel est le plus grand défi auquel la profession actuarielle est confrontée (au Canada et à l’étranger)? Dans quelle mesure l’ICA est‑il prêt à le relever?

La profession est confrontée à des défis posés par d’autres spécialistes, notamment les personnes qui utilisent les mégadonnées. Nos principaux emplois demeureront toujours dans les secteurs de l’assurance et des régimes de retraite, mais un plus grand nombre de personnes autres que des actuaires pourraient effectuer des travaux de nature actuarielle. L’avantage dont nous disposons réside dans le respect que nous vouent les organismes de réglementation et d’autres intervenants. Cela devrait nous aider. L’ICA fait des progrès et s’implique davantage au chapitre des mégadonnées et peut-être dans des domaines comme les services bancaires et, encore là, les actuaires sont bien respectés au Canada. Notre désignation est également reconnue à l’échelle internationale et nous comptons de nombreux membres à l’étranger.

8. Au début de votre mandat, l’un de vos objectifs consistait à améliorer la communication avec les membres ainsi que leur engagement. Pouvez‑vous nous décrire certaines de vos initiatives pour parvenir à vos fins et ce que vous devrez faire pour maintenir l’élan?

Nous mesurons non seulement l’engagement des membres, mais aussi celui des employeurs et des domaines de pratique. Nous avons également tenu une série de groupe de discussions pour obtenir directement les commentaires de nos membres. Nous avons élaboré une stratégie pour accroître l’engagement. Par exemple, nous avons récemment organisé un événement à Toronto (En direct avec Dave et Sharon) pour permettre aux membres de poser des questions et pour recueillir leurs opinions. C’est pourquoi nous prévoyons organiser d’autres événements du genre. Sur le plan des communications, nous mettons actuellement en place un nouveau système de gestion de la clientèle qui nous permettra d’adapter les communications. Nous prévoyons également un examen rétrospectif de nos communications, de notre site Web, etc.

9. Croyez-vous avoir connu une année réussie en tant que président et, si c’est le cas, qu’est-ce qui explique ce succès?

Oui, je le crois. Nous avons fait de grands pas et nous avons préparé le terrain pour d’autres réussites. Comme je vous l’ai mentionné, toutes nos actions font appel au personnel du siège social, des personnes très dévouées qui travaillent fort pour nous aider à atteindre nos objectifs. Nos bénévoles sont le cœur et l’âme de l’ICA et ils nous ont également fourni un excellent soutien. Notre Conseil d’administration a fait un travail admirable au chapitre de l’orientation et de la prise de décisions. Il nous a grandement aidés au début de 2015 lorsqu’il a révisé notre stratégie afin de fournir un plan directeur pour notre orientation. J’ai également bénéficié des bons conseils et du soutien de notre équipe de direction. Le dévouement à tous les niveaux de l’ICA est vraiment fantastique, ce qui en fait une grande organisation.

10. Avez-vous des conseils pour le nouveau président?

Oui, qu’elle s’amuse. C’est une belle aventure.

Dave Dickson, FICA, est le président de l’Institut canadien des actuaires.

 

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