CIA (e)Bulletin/(e)Bulletin de l'ICA
Archives | www.cia-ica.ca  
   
Mai 2017
 
 

Événement « En direct » – Le 5 avril 2017

Print Imprimer cet article | Envoyer à un collègue

par Dave Dickson, FICA
Président de l’ICA

Qu’est‑ce qui a incité des membres de l’ICA à se réunir en grand nombre dans un restaurant du centre‑ville de Toronto le 5 avril dernier? S’agissait‑il de la possibilité de faire du réseautage ou d’entendre la direction de l’ICA parler des choses importantes qui se passent à l’Institut? De la dynamique période de questions et réponses? Ou bien était‑ce parce qu’ils étaient curieux d’assister au premier événement du genre organisé par l’ICA? Parce qu’ils souhaitaient profiter de l’occasion pour exprimer leurs opinions à propos des moyens d’améliorer l’ICA ou poser des questions?

Toutes ces réponses sont vraies pour ceux qui étaient présents à l’événement « En direct » à Toronto.

Nous nous sommes d’abord présentés, Sharon Giffen, présidente désignée, et moi‑même. Puis nous avons lancé les discussions en demandant aux participants de poser leurs questions et de formuler leurs commentaires. Beaucoup de sujets ont été abordés, du Programme d’agrément universitaire (PAU) jusqu’aux positions publiques, en passant par la présence des actuaires canadiens sur la scène internationale.

Recherche

L’un des premiers sujets soulevés a été celui du volet recherche de l’ICA. Faizel Alladina, président de la Commission exécutive de recherche, était présent et a pu nous parler de l’énorme charge de travail de la Commission et de la restructuration en cours afin d’améliorer l’efficacité du groupe. Au cours des quatre à six prochaines semaines, les membres de la Commission établiront pour 2017‑2018 un plan de recherche couvrant tous les domaines de pratique.

Énoncés publics

Certains participants ont soulevé des préoccupations quant aux énoncés publics et aux divisions qu’elles créent entre les membres. Nous avons traité de deux grandes questions à ce sujet : ces énoncés répondent‑ils à un besoin des membres ou de la direction? Aussi, une analyse des coûts‑avantages a‑t‑elle été réalisée pour déterminer la valeur de ces énoncés, compte tenu du désaccord qui semble régner entre les membres?

Bien que la préparation d’énoncés publics suive une approche descendante, cette initiative est motivée par les résultats d’une vérification d’impression menée en 2015, qui indiquaient que l’industrie, les organismes de réglementation et les décideurs souhaitaient que les actuaires participent davantage à l’élaboration des politiques. Les préoccupations des membres nous ont incités à préciser les énoncés que nous rédigeons (niveau 1 ou 2). Aucune analyse financière des coûts‑avantages associés à la production de ces énoncés n’a été faite. Il est impossible de satisfaire tout le monde et il nous faut souvent agir rapidement.

Sharon a aussi expliqué la différence entre les deux niveaux d’énoncés publics. Les énoncés de niveau 1 sont des réponses à des demandes de renseignements ou à des requêtes qui relèvent strictement de l’actuariat. Les énoncés de niveau 2 vont au‑delà de questions purement actuarielles, requierent la rétroacito ndes membres et doivent être approuvés par le Conseil d’administration. Un groupe de travail formé de spécialistes contribue à la préparation des énoncés de ce niveau. Notre objectif est de produire chaque année deux énoncés de niveau 2, et jusqu’à 25 énoncés de niveau 1.

Programme d’agrément universitaire (PAU)

On nous a demandé comment allait le PAU. L’ICA est résolument en faveur. Nous envisageons l’adoption d’un format légèrement différent et une modification du système. Dans le cadre de ce processus, nous tiendrons des consultations avec les employeurs, les étudiants, les universités, etc.

Beaucoup de participants ont dit être préoccupés par le fait que même si le PAU est reconnu par l’American Academy of Actuaries (AAA) et la Casualty Actuarial Society (CAS), il ne l’est pas par la Society of Actuaries (SOA). L’un des participants, qui enseigne l’actuariat en quatrième année, a souligné que certains de ses étudiants ne comprenaient pas l’objectif ni l’importance d’être un actuaire canadien. Il s’inquiète de la division entre la SOA et l’ICA, et du fait que la SOA ne reconnaisse pas les crédits du PAU. En ce qui concerne les étudiants, la plupart ne s’intéressent pas au PAU. Ils veulent simplement s’assurer de trouver un emploi.

On nous a aussi demandé ce que les employeurs pensaient du PAU. J’ai répondu qu’ils sont neutres. Certains employeurs estiment que c’est une perte de temps, alors que d’autres l’apprécient. La plupart des actuaires dans le monde sont formés à l’université. Certains responsables du recrutement de jeunes actuaires disent qu’ils ont bien eu à passer des examens, eux, alors pourquoi pas tout le monde? Il faut insister sur le fait que la qualité y est, parce que nous réalisons une vérification des cours pour lesquels les étudiants reçoivent des crédits. 

Cours orienté vers la pratique (COP)

Quelqu’un a demandé pourquoi des changements sont apportés au COP. Il y a un certain temps déjà, la SOA a décidé de retirer de ses examens tout contenu propre à un pays. L’organisme a depuis réintroduit du contenu canadien et nous n’avons plus besoin d’un examen lors du COP. Les membres devront toutefois continuer de participer au COP, qui prendra plutôt la forme de présentations et d’événements professionnels. Jason Vary, membre du Conseil d’administration, a rappelé l’importance de s’assurer que les étudiants qui souhaitent exercer au Canada passent la version canadienne de l’examen. Pour en savoir davantage à propos des changements apportés au COP, consultez la page Changements apportés au COP sur le site Web de l’ICA.

Stratégie internationale et plan stratégique

Des participants se sont dits préoccupés par le fait que le plan stratégique ne comporte pas de volet international. Dave Pelletier, président de la Direction des relations internationales (DRI), a souligné que l’ICA est très actif sur la scène internationale. L’un des membres présents a fait remarquer que le Canada exerce une très forte influence à l’échelle internationale. Beaucoup de Canadiens de talent participent aux initiatives d’éducation de l’AAI. Il a aussi ajouté qu’il était étonné du nombre de personnes dans le monde qui consultent ses valeurs actualisées et ses statistiques.

Quelqu’un a également souligné qu’il fallait être prudent lorsqu’il est question de créer des occasions pour les FICA et de reconnaissance. L’objectif de promotion des actuaires ne peut pas être atteint par l’entremise de l’Association actuarielle internationale (AAI). Tout le monde était d’accord pour dire qu’il n’y a pas de meilleurs actuaires que les actuaires canadiens. Tous les membres devraient être très fiers d’être des actuaires canadiens. Nous avons d’excellents programmes de formation et d’encadrement.

Amélioration de l’engagement des membres

Il ne s’agit là que de quelques‑uns des sujets abordés. Beaucoup de réponses et de commentaires ont été formulés par les participants, plutôt que par la direction. Dans de nombreux cas, les participants se faisaient concurrence pour répondre. Questions, commentaires et idées ont fusé de toutes parts pendant plus d’une heure. Beaucoup de participants sont restés après la conclusion officielle de l’événement pour poursuivre les échanges. Ce fut aussi une belle occasion de revoir de vieux amis et de faire de nouvelles connaissances.

Les participants ont grandement apprécié l’événement et beaucoup sont d’avis que l’on devrait se réunir ainsi une fois par année. Nous menons un sondage auprès des personnes présentes pour connaître leur opinion. Dans le cadre de nos initiatives continues pour accroître la participation des membres, nous envisageons d’organiser des événements similaires dans d’autres villes du Canada à l’automne.

Nous tenons tout particulièrement à remercier l’Actuaries Club de Toronto pour l’aide financière offerte à cette occasion.

Dave Dickson, FICA, est le président de l’Institut canadien des actuaires.

 

Retour à CIA (e)Bulletin/(e)Bulletin de l'ICA

Share on Facebook Share on Twitter Share on LinkedIn