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Janvier 2017
 
 

Carrefour de recherche avec Damien Lapointe Nguyen

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Damien Lapointe Nguyen

1. Depuis combien de temps travaillez-vous à titre d’actuaire?

J’ai entrepris ma carrière en 2008 après mes études, puis j’ai obtenu mon titre de FICA en 2011. Je travaille donc depuis huit ans, dont cinq à titre de Fellow.

2. Pouvez-vous nous décrire votre titre professionnel actuel, l’entreprise pour laquelle vous travaillez ainsi que vos fonctions?

Je suis adjoint principal en actuariat pour la recherche et le développement à la société RGA Canada. Celle-ci constitue l’entité canadienne de Reinsurance Group of America, une société de réassurance vie internationale dont le siège social est situé à Chesterfield, au Missouri. Le bureau de Montréal compte environ 150 employés. Je m’occupe d’appuyer les recherches locales aux fins de nos catégories d’affaires au Canada et j’assure la liaison avec l’équipe de recherche mondiale.

3. Quelle a été votre participation au sein de l’ICA depuis votre adhésion?

Je fais du bénévolat au sein de l’ICA depuis seulement deux ans, soit depuis que je suis affecté au secteur de la recherche. J’ai intégré la Sous-commission sur l’expérience en assurance-vie individuelle de la Commission de recherche alors que le président cherchait un vice-président qui prendrait un jour le relais de la présidence. Honnêtement, je n’étais pas tout à fait au courant des responsabilités, mais j’ai accepté la vice-présidence et voilà où j’en suis maintenant.

4. Vous êtes actuellement président de la Sous-commission sur l’expérience en assurance-vie individuelle. Parlez-nous du travail de votre sous-commission et de votre rôle à titre de président.

La Sous-commission travaille actuellement à effectuer des études sur l’expérience concernant les produits d’assurance-vie individuelle. Chaque année, nous procédons à la révision de l’étude de mortalité. Nous avons récemment mené une étude sur l’expérience de déchéance concernant des produits fondés sur les déchéances (T100 et VU à coût nivelé [assurance-vie universelle à coût nivelé]). Au cours des prochaines années, nous devrons probablement actualiser la table de mortalité de l’ICA. À titre de président, mon rôle consiste à assurer la liaison auprès de la Commission de recherche, à communiquer directement avec les chercheurs mandatés pour effectuer les projets et à organiser les réunions de la Sous-commission.

5. En quoi ces recherches/ce travail sont-ils importants?

En qualité d’actuaires, nous étudions les marchés qui évoluent avec le temps. Les études sur l’expérience nous permettent d’actualiser de très importantes hypothèses au moment d’évaluer notre bloc d’affaires, d’assurer la tarification des produits ou même d’en concevoir de nouveaux. D’aucuns pourraient dire que le passé n’est pas toujours garant de l’avenir. Quoi qu’il en soit, comprendre le passé récent constitue habituellement un bon point de départ. Les études de l’ICA peuvent être utiles à divers niveaux : elles peuvent servir de point de référence pour les grandes sociétés disposant déjà de leur propre étude ou constituer une référence essentielle pour les plus petites sociétés ne disposant pas de données suffisantes pour se fier entièrement à leur propre expérience. De plus, les tables de l’ICA servent de langage commun au sein de l’industrie, comme lorsque les réassureurs et les assureurs ont affaire ensemble.

6. Combien de temps consacrez-vous à vos fonctions de président de sous-commission? Qu’en est-il pour les membres de votre sous-commission?

Il est très difficile d’évaluer l’engagement de temps parce que celui-ci est très variable. Parfois, nous avons deux projets en cours en même temps et parfois, nous n’en avons aucun. Par exemple, lorsque l’étude sur l’expérience de déchéance en est aux étapes de traduction et d’approbation, le président peut travailler deux ou trois heures par semaine, y compris les réunions. Par ailleurs, lorsque nous en sommes à l’étape de la collecte des données pour les études de mortalité, je dirais environ 15 minutes par mois, soit juste assez pour demeurer au courant des choses et veiller à la bonne progression du projet. Le temps exigé pour les autres membres est un peu moindre parce que ceux-ci n’ont pas à résumer les opinions des membres, à organiser les réunions ou à servir de liaison auprès de la Commission de recherche.

7. La Commission de recherche est en restructuration. Dites-nous brièvement quelle incidence cette restructuration aura sur le travail de la Sous-commission. Sera-t-il plus facile ou plus difficile pour les membres de travailler bénévolement?

Les modifications n’ont pas encore été approuvées, mais le cas échéant, la Sous-commission en tant que telle n’existera plus. Pour chaque projet, on créera un groupe de supervision de projet (GSP). Bien que les bénévoles demeureront les mêmes, il s’agira toutefois d’un changement important étant donné qu’il ne s’agira plus de membres d’une sous-commission prenant part à tous les projets et devant accomplir un mandat de trois ans. Nous formerons plutôt plusieurs groupes de travail ayant chacun un mandat précis. L’objet de l’engagement des membres et le moment auquel celui-ci prendra fin seront définis avec exactitude. Je crois que la clarté et la précision du rôle des membres des GSP pourraient avoir pour effet d’accroître l’engagement.

8. Quels sont les avantages à travailler bénévolement au sein de la Commission de recherche?

La participation aux activités de la Commission de recherche ou de toute autre sous-commission offre l’occasion de faire du réseautage et d’échanger des idées avec des personnes de l’industrie et de différents horizons. Elle permet également de demeurer au courant des projets de recherche et des tendances de l’industrie. Et, bien entendu, les heures consacrées à ce travail sont prises en compte aux fins du perfectionnement professionnel continu (PPC)!

9. Comment devraient procéder les personnes qui souhaitent faire partie de cette sous-commission ou de la Commission de recherche?

Ces personnes n’ont qu’à communiquer avec n’importe quel membre de la Commission/Sous-commission, qui les aiguillera vers la bonne personne. Les nouveaux membres sont toujours les bienvenus. S’ils hésitent à intégrer le groupe, qu’ils n’hésitent surtout pas à me poser des questions ou à n’importe quel autre membre. L’ICA compte des bénévoles issus de la plupart des sociétés. Ouvrez une session sur le site des membres et consultez la page de la Commission de recherche pour les noms et adresses courriel des membres de la Commission.

10. Avez-vous d’autres réflexions à partager?

L’image de marque et la réputation de notre profession sont grandement attribuables au travail de l’ICA. Ce travail ne pourrait être accompli sans les bénévoles qui trouvent du temps à y consacrer malgré leurs horaires déjà chargés.

Damien Lapointe Nguyen, FICA, est le président de la Sous-commission sur l’expérience en assurance-vie individuelle de la Commission de recherche de l’ICA.

 

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