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Décembre 2016
 
 

Réflexions sur l’année 2016

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par Dave Dickson, FICA
Président de l’ICA 

C’est au printemps 2015 que j’ai décidé de me porter candidat au poste de président désigné. Contrairement aux autres années, trois candidatures ont été soumises et il y a bel et bien eu une élection pour ce poste. À la suite du vote, j’ai attendu les résultats avec impatience. Un jour, alors que je revenais d’un dîner avec deux amis, tous deux membres de l’ICA, j’avais un message vocal du président de la Commission des élections, Jim Christie, qui me félicitait pour ma victoire et qui m’offrait ses meilleurs vœux.

Sur le coup, je me suis demandé : « Et que se passe-t-il maintenant? ». Je savais que les trois années à venir seraient chargées et changeraient ma vie. Je travaillais déjà activement à titre de bénévole au sein de l’ICA, mais en accédant au poste de président désigné, puis à celui de président, j’assumerais une responsabilité beaucoup plus importante. Alors, en bon actuaire que je suis, j’ai décidé de me renseigner. J’avais déjà eu des discussions avec certains membres de la direction de l’ICA et j’avais donc une idée de mes nouvelles fonctions. Afin de me renseigner davantage, je me suis entretenu avec diverses personnes engagées auprès de l’ICA, dont d’anciens présidents, des membres du Conseil d’administration et d’autres personnes. J’ai obtenu des points de vue divergents en ce qui concerne les fonctions, mais cela m’a permis d’en dresser un meilleur tableau.

Alors, qu’est-ce que j’ai appris? 

  • C’est exigeant. L’ICA gère de nombreux dossiers. Nous avons plusieurs bénévoles dévoués qui assurent la direction de plusieurs projets de l’ICA. Il était important pour moi de choisir les projets dans lesquels je devais m’investir et ceux à l’égard desquels je devais jouer un rôle plus passif. Il importe d’être conscient du fait qu’on ne peut participer à tout.
  • C’est engageant. Pendant les 18 derniers mois, j’ai rencontré de nombreux membres à l’occasion de colloques, de visites de clubs actuariels, d’appels téléphoniques, de réunions de commission, etc. J’ai ainsi pu acquérir un meilleur portrait de l’ICA et mettre l’accent sur les projets que je jugeais importants. À titre d’exemple, j’ai découvert au fil de ces voyages que plusieurs membres ne se sentent pas engagés envers l’ICA et il m’a semblé qu’il était important de remédier à cette situation. Nous avons mis en branle un projet visant à mesurer l’engagement des membres et prévoyons recueillir davantage de rétroaction auprès de ceux-ci au moyen de groupes de discussion.
  • Il est important de remettre les choses en question. Mon but n’est pas de tout révolutionner, mais ici comme dans d’autres organisations, il y a cette tendance à continuer de faire les choses comme on les a toujours faites. Je pose souvent la question à savoir pourquoi on fait les choses de telle ou telle façon, si nous pouvons changer la façon de faire ou si telle ou telle chose est vraiment utile. Selon moi, pour quiconque assume une nouvelle fonction, il s’agit d’un exercice important. Je me rends compte que, bien que parfois douloureux, le changement est important pour n’importe quelle organisation.
  • C’est une expérience d’apprentissage. J’en ai appris beaucoup plus au sujet de nos divers domaines de pratique et d’autres questions telles que les changements climatiques et la génétique, entre autres choses. J’ai aussi appris à mieux comprendre comment les actuaires peuvent faire une différence et contribuer aux enjeux qui touchent la population canadienne. J’en ai appris davantage au sujet du fonctionnement de l’ICA, de mon rôle par rapport au Conseil d’administration, aux deux autres présidents, au secrétaire-trésorier, au directeur général et au personnel du siège social. J’ai compris que le Conseil d’administration prend des décisions importantes pour l’ICA, que la direction de l’Institut assure la gestion de ces décisions et que le directeur général et son personnel travaillent de concert avec des bénévoles clés pour les mettre en œuvre. Bien que ce modèle semble simple, il m’a fallu quelque temps pour bien le comprendre; il fonctionne bien. Il importe que, dans le cadre de mes fonctions, je laisse la gestion du travail aux soins du directeur général.
  • C’est enrichissant sur le plan personnel et professionnel. Je me suis vraiment plu à assister à de nombreux événements actuariels, y compris à représenter l’ICA à l’occasion d’événements internationaux. Il y a quelques mois, nous avons été l’hôte de l’assemblée du North American Actuarial Council tenue à Montréal et, en novembre, j’ai participé à la réunion de l’Association actuarielle internationale à Cape Town.
  • C’est productif. Dans le cadre de mes fonctions, je préside les réunions du Conseil d’administration de l’ICA. Celles-ci sont toujours bien chargées et on a habituellement de la difficulté à respecter la durée prévue, mais ces réunions sont très productives et animées par d’amples discussions et débats. Nous avons aussi accru le caractère stratégique des réunions en accordant davantage de temps aux discussions de cette nature. Présider la réunion constitue une fonction importante, exigeante et gratifiante. Nous avons un Conseil d’administration formidable, ce qui rend les réunions très agréables.

En octobre, j’ai assisté à l’assemblée annuelle de la Society of Actuaries (SOA). Craig Reynolds, président sortant de la SOA, a prononcé un discours d’adieu très inspirant, dans lequel il a remercié les membres qui lui avaient accordé leur vote et qui lui avaient ainsi permis d’être président de la SOA. Il a affirmé que son année à la présidence avait été la plus gratifiante de toute sa carrière professionnelle. En juin 2017, je prévois faire un énoncé semblable à l’occasion de notre assemblée annuelle à Québec.

J’ai vraiment aimé mes 18 mois, ou presque, dans ces fonctions. Ils m’ont permis de faire une différence pour les membres et la profession et, surtout, ils ont été agréables. Cette expérience a changé ma vie de façon très positive et j’envisage avec enthousiasme le reste de mon mandat.

Dave Dickson, FICA, est le président de l’Institut canadien des actuaires.

 

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