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Novembre 2016
 
 

Posez-moi une question

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par Dave Dickson, FICA

Président de l’ICA

J’ai récemment installé sur mon ordinateur le système d’exploitation Windows 10, qui comporte une fonction « Posez-moi une question ». Celle-ci permet aux utilisateurs de parler à leur ordinateur et d’obtenir une réponse à presque n’importe quelle question. Pendant mon année au poste de président désigné et les mois de mon mandat à la présidence écoulés jusqu’ici, vous m’avez posé de nombreuses questions au sujet de ces fonctions et de l’Institut en tant que tel. J’ai cru qu’un article répondant à quelques-unes de ces questions pourrait présenter un intérêt. Si cet article vous est utile et que vous avez d’autres questions, transmettez-les-moi et je pourrais publier un autre article du genre.

Q. Comment avez-vous aimé déménager à Ottawa et dans votre nouveau bureau au siège social de l’ICA pour assumer vos nouvelles responsabilités?

R. J’habite toujours à Oakville et je n’ai pas de bureau à Ottawa. Je me rends toutefois périodiquement au siège social, mais les présidents ne déménagent pas à Ottawal.

Q. Quel salaire touchez-vous pour vos fonctions à l’ICA?

R. Le poste est formidable, mais n’est pas très payant puisque ces fonctions sont bénévoles. Aucun salaire.

Q. Combien de temps les fonctions de président désigné et de président nécessitent-elles?

R. Voilà la question qu’on me pose le plus souvent. Dans mon cas, je dirais que c’est comparable à un travail à temps partiel. Mais le temps consacré aux fonctions dépend de chaque président. Certains des plus récents présidents ont conservé leur emploi à temps plein. L’un d’eux m’a dit avoir continué de facturer le même nombre d’heures, mais s’être consacré davantage à son travail pendant les fins de semaine. Cela varie. Je suis retraité, donc j’ai plus de temps libres que certains autres présidents que nous avons eus.

Nous avons mis en œuvre une initiative visant à réduire la charge de travail du président afin de rendre ces fonctions plus accessibles aux personnes qui sont toujours sur le marché du travail. À titre d’exemple, nous assistons à l’assemblée annuelle de chacun des grands organismes actuariels des États-Unis et y avons parfois envoyé plusieurs représentants. Cette année, nous n’y enverrons que l’un des trois présidents (président, président sortant et président désigné) à chacune de ces assemblées.

Q. Qu’est-ce qui vous a incité à vous porter candidat à la présidence?

R. J’ai occupé presque tous les autres postes de bénévolat et j’avais souvent songé à devenir président de l’ICA, sans jamais passer à l’action. L’année à laquelle je me suis présenté, quelques-uns de mes amis m’avaient suggéré de me porter candidat. Cette année-là, nous étions trois candidats et je n’aimais pas l’idée de faire campagne et la possibilité de perdre. Mais j’ai bien aimé contacter des gens au sein de l’ICA afin de solliciter leur vote. J’ai repris contact avec des personnes auxquelles je n’avais pas parlé depuis un bon moment et avec lesquelles je dois toujours organiser un dîner ou une visite. Également, j’ai travaillé avec plusieurs anciens présidents de l’ICA. Je les ai toujours admirés et je suis ravi d’être en leur compagnie.

Q. Que pouvez-vous dire au sujet de la liste générale?

R. Dans le cadre de mes fonctions actuelles, je lis tous les courriels de la liste générale. Lorsque j’ai commencé à les lire tous, il y avait plusieurs commentaires négatifs et ma première réaction fut de me dire qu’il valait mieux l’éliminer. Mais j’ai changé d’idée. À l’origine, la liste générale a été créée afin de favoriser la discussion professionnelle entre les membres de l’ICA. C’est souvent ce qui se produit et on peut y voir des discussions fructueuses portant sur des sujets importants. On y trouve, de fait, des commentaires négatifs, mais je crois qu’ils se font plus rares depuis les deux dernières années. Nous parvenons plus efficacement à favoriser la courtoisie, et je crois que cela fait une différence. Je crois aussi qu’il est sain d’avoir des désaccords et d’en débattre. Si vous êtes au nombre des membres qui se sont retirés de la liste, je vous invite à envisager d’y adhérer de nouveau.

Q. Qu’aimez-vous le plus de ce travail?

R. J’aime toutes les facettes de ce travail. Celle que je préfère, toutefois, est celle qui consiste à représenter l’ICA lorsque je rencontre des membres, par exemple lorsque je présente des exposés dans les clubs actuariels et lors de rencontres avec d’autres organismes actuariels. Je suis tout juste de retour des assemblées du North American Actuarial Council (NAAC) qui ont eu lieu à Montréal. Neuf organismes actuariels y sont conviés, dont cinq des États-Unis, trois du Mexique et l’ICA. Dans quelques semaines, je m’envolerai pour Cape Town pour assister à l’assemblée de l’Association actuarielle internationale (AAI). J’aime rencontrer des actuaires des quatre coins du monde. L’une des premières personnes que j’ai rencontrées à l’occasion d’une assemblée de l’AAI était une femme qui avait été consultante en Afrique centrale pendant les 20 dernières années et avec qui j’ai eu une conversation très intéressante pendant un dîner.

Q. Quelles sont les activités du président et comment cette fonction s’harmonise-t-elle avec celle de directeur général?

R. Voilà une bonne question. Il m’a fallu du temps pour comprendre. Il importe d’être conscient que le Conseil d’administration de l’ICA prend d’importantes décisions pour l’Institut. Michel Simard, notre directeur général, relève de celui-ci et suit ses directives. En qualité de président, je préside les réunions du Conseil d’administration et je travaille en collaboration avec Michel, Sharon Giffen, présidente désignée, Rob Stapleford, président sortant, John Dark, secrétaire-trésorier, et d’autres personnes à la mise en œuvre des décisions du Conseil d’administration. Je passe beaucoup de temps à discuter avec Michel des moyens de nous y prendre. Michel travaille ensuite avec son personnel, la direction et les bénévoles de l’ICA pour mener les projets à bien. Je travaille aussi directement avec le personnel et les bénévoles sur certains dossiers.

Q. Où en sommes-nous en ce qui concerne la gestion du processus relatif aux énoncés publics de l’ICA?

R. À l’heure actuelle, la Commission sur les positions publiques publie des positions conformément à la Politique sur l’approbation des positions publiques. Celle-ci est régie par les articles 19.01 et 19.02 des Statuts administratifs.

Pendant la dernière année, l’ICA a entendu les commentaires des membres à deux égards :

  • On s’attend à se voir offrir davantage d’occasions d’intervenir dans la formulation des énoncés publics;
  • On s’interroge à savoir quelle est la limite permise par les articles 19.01 et 19.02 des Statuts administratifs quant à l’expression d’opinions.

Le Conseil d’administration a convenu que la participation accrue des membres à l’égard de nombreux sujets est très souhaitable, en particulier les sujets controversés. Nous souhaitons aussi engager les membres de l’ICA dans le processus d’élaboration des opinions en matière de politiques publiques et assurer une meilleure harmonisation entre les recherches de l’ICA et l’élaboration de ses énoncés publics. On mène actuellement des consultations auprès des membres à ce sujet.

Q. Quels sont les trois plus importants défis et occasions à exploiter pour l’ICA?

R. Nos trois défis les plus importants constituent également d’excellentes occasions pour l’ICA de devenir une organisation plus solide et plus efficace :

  1. Notre projet de restructuration organisationnelle constitue le premier défi. Avec le concours d’un conseiller, nous suivons une démarche faisant abstraction de la structure actuelle afin d’imaginer une structure à partir de zéro. Le processus comprendra une démarche à la fois descendante et ascendante dans le cadre de laquelle nous envisageons de solliciter la participation du personnel et des bénévoles. Cet exercice donnera lieu à une efficacité accrue de l’ICA et à des occasions plus intéressantes pour les bénévoles. À l’occasion de sa réunion tenue en septembre, le Conseil d’administration a pris connaissance des recommandations du conseiller. À partir de celles-ci, nous nous employons actuellement à concevoir un plan que nous présenterons au Conseil d’administration lors de la réunion du 8 décembre. La réalisation de ce projet nécessitera quelques années, mais il s’agit d’une initiative très importante pour assurer la réussite future de notre organisation.
  2. Nous avons mis en branle un projet visant l’amélioration de nos communications et la mobilisation des membres. Deux de nos professionnels des communications, soit Les Dandridge (directeur des communications et des affaires publiques) et Pascale Belleau (directrice associée, affaires publiques), sont à la barre de ce projet. Nous avons mesuré, pour la première fois, l’engagement des membres au moyen de facteurs tels que le service au sein de commissions, la participation aux assemblées et aux votes, etc. Nous disposons maintenant d’un meilleur portrait de la mesure dans laquelle nos membres sont engagés, ce qui nous permet de mieux cibler nos démarches d’amélioration. Nous croyons également que nos communications sont susceptibles d’amélioration. Les résultats de notre récent sondage auprès des membres sur les communications devraient nous permettre de mieux servir les membres en leur transmettant des documents qu’ils souhaitent recevoir dans le format qu’ils privilégient.
  3. Nous avons mis sur pied une nouvelle Commission sur la gestion et le développement des bénévoles, laquelle est présidée par Claire Bilodeau. Cette commission a pour mandat d’assurer une meilleure gestion de nos effectifs bénévoles. La commission envisage de se pencher sur diverses questions, notamment la façon de mobiliser des membres plus jeunes, la création de postes bénévoles au sein de commissions, la dotation des postes bénévoles et la création d’un cheminement de carrière bénévole pour les personnes qui le souhaitent. Les bénévoles sont l’élément moteur de notre organisation. S’il y a possibilité de bonifier leur expérience et la gestion qui les entoure, l’ICA ne s’en portera que mieux.

Voilà qui conclut cet article. Si vous avez des questions, communiquez avec moi à president@cia-ica.ca. Je me ferai un plaisir de répondre à vos questions, lesquelles pourraient même faire l’objet d’un futur article.

Dave Dickson, FICA, est le président de l’Institut canadien des actuaires.

 

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