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Novembre 2015
 
 

Actulab : une collaboration entre les milieux universitaire et professionnel

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par Marie-Eve Bourgault

Le milieu universitaire peut sembler un domaine incongru pour un actuaire. Pourtant, il importe qu’on établisse un lien entre les étudiants et les professionnels sur le marché du travail. C’est avec cette pensée que Frédérick Guillot, directeur de recherche et d’analytique, intelligence d’affaires IARD Canada, chez Cooperators, a fondé l’événement Actulab. J’ai eu la chance de discuter avec M. Guillot, qui m’a parlé de cet ambitieux projet avec un enthousiasme débordant.

1. Qu’est-ce qu’Actulab?

Actulab est en fait un événement qui donne l’occasion aux étudiants, aux professeurs et aux professionnels de participer conjointement à la résolution de problèmes pratiques proposés par nos partenaires œuvrant dans diverses industries, et ce, peu importe leur champ d’expertise. L’objectif est de rapprocher les milieux pratique et universitaire en actuariat ainsi que de combiner un peu de recherche et de pratique. Bien qu’il s’agisse d’une compétition de résolution de problèmes, M. Guillot souhaite qu’Actulab devienne un organisme à but non lucratif. L’événement se déroule sur une journée dans une université préalablement choisie. Un des partenaires de l’industrie est présent le matin et propose un problème aux étudiants. L’atelier se déroule en après-midi et les étudiants doivent par la suite soumettre leurs résultats en ligne à une date ultérieure. Selon M. Guillot, il s’agit d’un excellent moyen d’encourager l’interaction avec les partenaires et les employeurs potentiels. Il y a également un prix monétaire pour le gagnant de la compétition. L’atmosphère est à l’expérimentation. Actulab peut même être considéré comme un cours puisqu’on accorde des crédits universitaires aux étudiants qui y ont participé.

2. Quelles sont les plus récentes activités d’Actulab?

L’événement Actulab a été créé seulement en mars 2014 et malgré cela, l’activité a déjà su séduire l’Université Laval, l’Université de Waterloo ainsi que l’UQAM. Les organisateurs sont présentement à la recherche des prochains partenaires pour l’édition de 2016.

3. Qu’est-ce que vous espérez accomplir avec ces activités? Auront-elles des répercussions? Si oui, lesquelles?

La vision de M. Guillot pour Actulab est de voir l’événement devenir pancanadien. Dans cet objectif, il voudrait encourager les universités à l’organiser elles-mêmes afin de mieux connecter les milieux actuariels.

4. Comment Actulab s’est-il développé depuis sa création? Êtes-vous satisfait de la façon dont l’organisme a grandi?

M. Guillot se dit très satisfait des progrès d’Actulab. Il voudrait continuer à mettre l’accent sur les étudiants et les impliquer davantage. Il est également heureux de recevoir autant d’appui de la part des universités. Plusieurs organismes ont d’ailleurs approché M. Guillot pour lui offrir des expositions de problèmes aux étudiants.

5. Quels sont les défis auxquels l’organisme a fait face, le cas échéant? Comment les avez-vous surmontés?

Les défis qu’a rencontrés Actulab ont trait au développement rapide de l’événement ainsi que le peu d’aide qu’il recevait de l’industrie. Il a réussi à les surmonter en étendant le réseau de l’événement, en faisant des présentations lors d’occasions appropriées et en stimulant les étudiants à ne pas juste proposer une solution, mais aussi à interagir avec de futurs employeurs. M. Guillot voudrait qu’Actulab devienne une sorte de tremplin pour les étudiants vers le marché du travail. Les défis auxquels il s’attaque présentement sont le recrutement et le réseautage afin d’attirer plus de participants. Un objectif à plus long terme serait de régir la propriété intellectuelle, de définir à qui elle appartient. Aux employeurs? À Actulab? Aux étudiants? Voilà qui devra être déterminé.

6. Comment Actulab fait-il une différence? Quel genre de rétroaction avez-vous reçue de ceux ayant bénéficié de son travail? Qu’ont dit les actuaires qui y ont participé avec des étudiants ou qui ont fait des présentations?

Actulab se distingue par sa façon d’inciter les étudiants à trouver de nouveaux moyens pour résoudre des problèmes. M. Guillot se montre ouvert aux idées innovatrices ainsi qu’au partage d’idées. Lorsqu’il a rencontré des candidats, ceux-ci lui ont raconté qu’ils s’étaient trouvé des emplois grâce à Actulab. C’est d’ailleurs une expérience inestimable à ajouter dans un C.V., ajoute M. Guillot. C’est ainsi que certains employeurs ont connu Actulab.

7. Que pensez-vous du Programme d’agrément universitaire de l’ICA, en particulier le renforcement des liens entre les actuaires, les étudiants et les universitaires?

M. Guillot se dit un grand défenseur du Programme d’agrément universitaire (PAU) puisqu’il fait confiance aux universités ainsi qu’aux cours agréés par l’ICA. M. Guillot a eu l’idée de lier le PAU à Actulab, lorsque celui-ci deviendrait pancanadien. Et qui sait, peut-être intégrer Actulab à l’ICA éventuellement?

8. Quels sont vos plans pour l’avenir?

L’objectif à court terme serait d’augmenter le trafic sur le site Web d’Actulab. M. Guillot en est le principal administrateur et il voudrait développer davantage l’interaction virtuelle entre les étudiants et les employeurs. L’événement pourrait même avoir lieu entièrement en ligne. L’expérience a d’ailleurs été tentée au cours de l’été avec une problématique donnée, dont le gagnant s’est vu remettre une invitation à un tournoi de golf en compagnie des partenaires. Le but ultime serait d’éveiller les actuaires à la notion qu’il n’est pas obligatoire de travailler dans des milieux traditionnels de l’actuariat.

À plus long terme, advenant qu’Actulab devienne pancanadien, M. Guillot voudrait voir l’événement devenir une compétition nationale et ainsi encourager la collaboration entre les étudiants et les employeurs. Si l’on pousse encore plus loin, M. Guillot aimerait voir les diplômés aux solutions gagnantes décrocher un emploi afin d’approfondir leurs recherches dans la problématique sur laquelle ils ont travaillé dans le cadre de l’événement et d’appliquer les solutions qu’ils ont trouvés dans la pratique.

9. Avez-vous d’autres commentaires à formuler? 

M. Guillot tient à remercier l’ICA, qui assure un grand soutien financier à Actulab. Si vous souhaitez participer à la prochaine compétition d’Actulab, ou si vous souhaitez en devenir partenaire, n’hésitez pas à communiquer avec M. Guillot à frederick.guillot@cooperators.ca
. Veuillez visiter le site Web d’Actulab à http://www.actulab.ca/ pour en apprendre davantage sur l’événement.

Marie-Eve Bourgault est la rédactrice française du siège social de l’ICA.

 

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