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Septembre 2015
 
 

Processus de traduction des documents à l’ICA

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par Marie-Eve Bourgault

L’Institut canadien des actuaires prend sa Politique sur le bilinguisme très au sérieux. Au siège social, la règle d’or est que tout document doit être publié simultanément dans les deux langues. Ainsi, aussitôt qu’un document est approuvé par l’entité régissante de l’ICA, il subit un rigoureux processus de révision et de traduction afin de livrer une rédaction de qualité.

Lorsque le personnel du siège social de l’ICA reçoit un document, que ce soit un article rédigé par un membre ou un long document représentant des semaines, des mois ou des années de recherche pour un groupe de travail, Josée Gonthier, la gestionnaire des communications, veille au bon déroulement du processus de traduction. La plupart du temps, la version originale a été rédigée en anglais. Elle passe donc sous l’œil de lynx de Bonnie Robinson, la rédactrice anglaise de l’ICA, qui y apportera toute modification nécessaire, que ce soit concernant l’orthographe, la ponctuation, la grammaire, la mise en forme, etc.

Après quoi, le document est envoyé dans un cabinet de traduction ou à un traducteur à la pige à des fins de traduction. Il peut y avoir des exceptions, par exemple lorsqu’il s’agit d’un document rédigé par la Fondation actuarielle du Canada, qui doit être traduit à l’interne par le personnel du siège social. De nombreux courts textes, pour la plupart non techniques, sont également traduits à l’interne soit par la gestionnaire des communications ou par moi-même, la rédactrice française. Les textes plus techniques sont envoyés dans un cabinet, où l’on peut trouver des traducteurs plus spécialisés. Les textes moins techniques sont envoyés à un traducteur à la pige. Nous pouvons nous attendre à ce qu’ils traduisent 2 000 mots par jour. Ainsi, si un document compte 10 000 mots, nous devons allouer au moins cinq jours ouvrables pour permettre aux traducteurs de bien faire leur travail.

La traduction terminée, nous recevons le produit final, qui en fait ne l’est pas vraiment puisque le processus n’est pas terminé. La gestionnaire des communications et la rédactrice française se partagent alors la tâche de la révision comparative bilingue afin de s’assurer que tous les éléments y sont, qu’il n’y a pas de nuances contraires et que l’orthographe, la ponctuation et la grammaire sont en bonne et due forme. Ensuite, lorsqu’il s’agit d’un document technique, le texte traduit et révisé est ensuite envoyé à un actuaire francophone spécialisé dans le domaine dont il est question dans le document à des fins de révision technique française. Pour la plupart, ces actuaires acceptent ces demandes de révision sur une base bénévole. Habituellement, ils ont deux à trois semaines pour remettre leur version révisée, mais ce délai peut varier en raison de la longueur du document, de l’urgence de sa publication et du calendrier de temps du bénévole effectuant la révision.

Par la suite, lorsque l’actuaire fait parvenir le document révisé à la gestionnaire des communications, celle-ci intègre les changements, puis procède à une relecture de ce qui est maintenant la version finale. Si la version originale a déjà été approuvée par l’entité à laquelle il a été soumis, les deux versions peuvent alors être affichées en même temps sur le site Web de l’ICA. Autrement, il faut attendre l’approbation officielle du document avant de publier les deux versions. Une permission spéciale peut être accordée par le directeur général ainsi que le président de l’ICA, lorsqu’il s’agit d’un document volumineux ou très attendu par les membres, pour publier la version originale avant que la traduction ne soit finalisée. Dans ce cas, on exige tout de même un résumé du document en anglais et en français qui sera publié en même temps que la version originale du document. En d’autres temps, la publication des deux versions est faite de façon simultanée.

Pour ce qui est du processus de traduction et de publication des normes de pratique, des notes éducatives et tout autre matériel d’orientation, des Statuts administratifs et des Règles de déontologie, il relève de Josée Racette, la rédactrice et gestionnaire de projet, pratique professionnelle. C’est elle qui procède à la traduction et à la révision de ces documents, même si le processus reste le même.

Comme vous pouvez le voir, le processus de traduction peut demander beaucoup de temps et d’efforts. Plusieurs personnes y mettent la main à la pâte pour produire un document bilingue et le publier en même temps. Cela demande beaucoup de coordination, de rigueur et de travail d’équipe, mais la qualité de la rédaction et le respect de la Politique sur le bilinguisme en valent largement la chandelle. L’ICA est d’ailleurs connu à l’échelle internationale pour la qualité de ses documents, autant en anglais qu’en français.

Marie-Eve Bourgault est la rédactrice française du siège social de l’ICA

 

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