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Septembre 2015
 
 

Profil de commission : Commission sur les changements climatiques et la viabilité

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par Catherine Jacques-Brissette, AICA

1. Quels projets la commission a-t-elle réalisés au cours des 12 derniers mois?

  • En février, nous avons lancé une page de ressources sur le site Web de l’ICA afin d’aider les actuaires canadiens à se tenir au courant des enjeux relatifs aux changements climatiques et la viabilité, de même qu’à se renseigner au sujet des initiatives de la profession actuarielle et d’autres organisations à travers le monde en lien avec ces défis mondiaux.
  • En mars, nous avons présenté au ministère ontarien de l’Environnement et de l’Action en matière de changement climatique un mémoire en réponse à son document de consultation sur les changements climatiques.
  • En avril, notre position publique sur les changements climatiques et la viabilité a reçu l’approbation de la Commission sur les positions publiques, en prévision d’éventuelles demandes d’entrevues des médias. Nous avons également organisé un forum éducatif d’une journée sur les changements climatiques et la viabilité à Toronto. Ce forum comptait des experts de divers horizons, dont l’honorable Glen Murray, ministre ontarien de l’Environnement et de l’Action en matière de changement climatique.
  • En juin, Karen Lockridge et moi-même avons présenté une séance (en anglais seulement) à l’Assemblée annuelle de l’ICA résumant la première année d’activités de la Commission, ainsi que ses plans pour l’avenir. Également, Caterina Lindman a fait le point au sujet de l’Indice Climatique Actuariel et de l’Indice actuariel des risques climatiques.
  • En août, nous avons publié un document de recherche (seul le sommaire est disponible en français pour le moment) visant à informer les actuaires canadiens des répercussions potentielles des changements climatiques et des enjeux de viabilité des ressources sur la société et notre profession.

2. Quels sont les résultats de ces travaux? Quelle incidence ont-ils eue (ou auront-ils)?

Nous espérons que nos initiatives contribuent à accroître la sensibilisation au sein de la profession actuarielle à l’égard des risques sociaux et financiers associés aux enjeux climatiques et de viabilité. Nos projets visent à développer l’expertise actuarielle en matière d’évaluation et de gestion des risques environnementaux inhérents aux pratiques de placement, aux régimes de retraite, aux soins de santé, à la gestion des risques, à la tarification, etc. Bien que nous ne prétendions pas posséder une expertise particulière en science du climat et de l’environnement, nous souhaitons allier nos compétences actuarielles au travail d’autres parties prenantes à l’extérieur de notre profession (p.ex., des scientifiques du climat et de l’environnement, des ingénieurs, des comptables, des économistes et les gouvernements) afin de nous attaquer à ces défis systémiques mondiaux via une approche multidisciplinaire.

3. Quel a été jusqu’ici le point saillant du travail de la commission et pourquoi?

Selon moi, le forum éducatif que nous avons tenu en avril dernier a assurément été l’un des faits marquants de notre commission à ce jour. Nous avons attiré plus de 50 participants, ce qui est assez remarquable pour une activité inaugurale. La plupart des conférenciers sont même restés toute la journée, ce qui apparemment est exceptionnel. Les participants comptaient également quelques professionnels en dehors de la profession actuarielle. Cela a donné lieu à de nombreuses discussions interactives ayant suscité la réflexion à l’occasion des séances, ainsi que lors des périodes de questions. Nous avons également reçu des commentaires très positifs dans le sondage mené par la suite.

J’inclurais aussi dans les points saillants notre document de recherche publié récemment, qui a nécessité les efforts soutenus de nombreuses personnes pendant près d’un an. Il a finalement été rendu public en août dernier et nous espérons qu’il servira de document de référence pour les actuaires qui s’intéressent aux enjeux relatifs aux changements climatiques et la viabilité.

4. Quels sont les projets en cours ou prévus au cours des mois à venir?

Comme notre forum inaugural s’est avéré un franc succès, nous avons décidé d’en faire un événement annuel et nous espérons que cet essor favorisera l’intégration des risques financiers liés à l’environnement au sein d’autres événements de perfectionnement professionnel de l’ICA. Nous prenons part actuellement à l’organisation d’une séance du Colloque sur les investissements 2015 qui portera sur les changements climatiques et nous serions ravis de collaborer avec d’autres commissions organisatrices dans le futur. Nous envisageons également des possibilités de projets communs avec d’autres commissions, que ce soit au sein de l’ICA ou d’autres organisations actuarielles. Nous travaillons en outre à la planification de différentes webémissions sur des enjeux liés à la viabilité d’intérêt pour les actuaires.

5. Quels avantages tirez-vous de votre implication au sein de cette commission? Quel est l’aspect le plus attrayant?

Ce qui me motive le plus à être membre de cette commission est de sentir que je contribue au développement d’un domaine d’expertise actuarielle non traditionnel qui s’attaque à certains des défis mondiaux les plus importants de notre époque (p.ex., les changements climatiques, la pollution, les limites des ressources et les enjeux de viabilité). Ce rôle me permet d’explorer la façon dont les actuaires peuvent tirer profit de leurs compétences en gestion de risque pour adresser les risques financiers liés à l’environnement. Comme l’implication des actuaires dans les enjeux climatiques et de viabilité est relativement récente mais en pleine expansion à l’échelle mondiale, il y a donc beaucoup de place pour la créativité, l’innovation et le perfectionnement continu. De plus, ma participation au sein de cette commission s’aligne parfaitement avec mon nouveau poste de Spécialiste en Responsabilité d’entreprise et environnement chez Bell.

Catherine Jacques-Brissette, AICA, est la vice-présidente de la Commission sur les changements climatiques et la viabilité.

 

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