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Juin 2015
 
 

Que doivent faire les actuaires pour défrayer la chronique?

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par Andrew Melvin

On dénombre plus de 1 000 occasions pour les actuaires de promouvoir leur profession au Canada et des milliers de journalistes voulant prêter l’oreille aux membres de l’ICA.

Le Canada compte 118 quotidiens (95 quotidiens en français) qui sont lus par un adulte sur cinq – l’un des ratios de lectorat les plus élevés au monde. Plus de 1 000 journaux locaux sont aussi publiés au pays et lus par 73 % des résidents des centres non urbains. La plupart exploitent également des services de nouvelles en ligne.

Chacune de ces publications représente un moyen pour les actuaires de rehausser le profil de la profession, soit par le biais du courrier des lecteurs, de lettres d’opinion et autres. Alors que disparaissent les ressources de collecte d’informations, la lettre d’un actuaire ou un courriel d’opinion sur une question du jour peut intéresser le personnel des journaux cherchant un autre gros titre.

Quoi qu’il en soit, en raison du rythme et de l’ampleur des communications électroniques actuelles, les directeurs de l’information peuvent être submergés de communiqués, de textes, de tweets et d’autres messages. Voici des suggestions pour que vos communications se démarquent :

1. Tenez compte des destinataires. Lorsqu’un journaliste ou un rédacteur-réviseur de nouvelles doit choisir parmi la multitude de possibilités, la première question qu’il se pose est : « Laquelle intéressera le plus grand nombre de lecteurs? ».

Comme toute entreprise, un service d’informations veut cibler la clientèle la plus vaste possible. Il cherche donc les nouvelles qui concernent la majorité des lecteurs. Pour exprimer votre opinion, par exemple, sur les changements de la législation sur les régimes de retraite, attardez-vous à l’impact sur les consommateurs (c.-à-d. les lecteurs), au lieu des prestataires de retraite et(ou) des actuaires. Une lettre commençant par : « La nouvelle loi sur les régimes de retraite haussera les cotisations de tous les travailleurs », retiendra plus l’attention que les répercussions sur les bénéfices ou les pratiques d’une firme de consultation en matière de retraite.

Avant de commencer à rédiger, imaginez la réaction d’une personne ordinaire à votre article. Or, comme l’a affirmé un organisme américain : « Écrivez d’abord pour votre lecteur ». Si un journaliste croit que votre communication peut concerner, intéresser ou informer un grand nombre de personnes, il y a de fortes chances qu’il la publie.

2. Commencez par un argument percutant. Subissant de fortes pressions, les gestionnaires des salles de rédaction n’ont plus le temps d’analyser de longs textes à la recherche de titres potentiels. Si vous ne réussissez pas à capter leur attention dès le premier paragraphe, voire la première phrase, ils passeront à la prochaine chose.

Il est essentiel que le message clé que vous voulez transmettre soit bien en vue et facilement compris. C’est le point d’accroche du lecteur. Le reste de votre texte risque d’être hors de propos si l’intérêt du destinataire n’est pas immédiatement capté.

3. Soyez clair et concis. Les lecteurs ont peu de temps à consacrer à votre texte. Même sur les sites Web des médias, la durée d’attention se mesure en secondes. Donc, tout article destiné à la publication doit être facilement consommable. Quelques paragraphes suffisent. Si les lecteurs ne peuvent comprendre les arguments que vous avancez et, de façon plus importante, ce qu’ils signifient pour eux, leur famille ou entreprise et leurs amis, ils cesseront de lire bien avant la fin.

4. Réagissez rapidement. Alors que les actualités peuvent changer en quelques secondes, les actuaires doivent se tenir au fait des dernières nouvelles pour gagner en visibilité. Si aujourd’hui vous prenez conscience d’un enjeu qui a le potentiel de promouvoir l’actuariat et d’intéresser un grand nombre de lecteurs hors de la profession, vous devez écrire à ce sujet à l’instant même. Après chaque heure écoulée, il est de moins en moins probable que votre article soit publié, à moins de le soumettre à un hebdomadaire — dont le cycle d’information est plus long.

5. Finissez en beauté. Il se peut que le lecteur se souvienne seulement de votre dernière phrase. Soulevez quelques points brefs, puis concluez avec une phrase percutante soit en répétant les points principaux, en lançant un appel à l’action ou en incitant vos destinataires à réfléchir. La tactique utilisée par l’industrie du spectacle : « Laissez toujours les spectateurs sur leur faim » est peut-être un cliché, mais elle a fait ses preuves parce qu’elle fonctionne.

La plupart des employeurs ne sont pas intéressés à voir leur nom apparaître dans ces articles. De plus, le fait d’utiliser un titre de l’ICA tel que président de la Commission des reportages de l’ICA n’est pas approprié à moins que le sujet de l’article ne soit destiné à venir intentionnellement de cette commission. Le fait d’utiliser votre titre professionnel ou de dire que vous êtes un Fellow ou un associé de l’Institut canadien des actuaires ne pose pas problème, de même que le fait de dire que vous êtes actuaire.

Andrew Melvin est le rédacteur anglais de l’ICA et un ancien journaliste et rédacteur en chef.

 

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