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Juin 2015
 
 

Le bilinguisme à l’ICA

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par Marie-Eve Bourgault

Un an avant l’adoption de la Loi sur les langues officielles en 1969, qui a fait du Canada un pays officiellement bilingue, proclamant l’anglais et le français comme langues officielles de l’État fédéral canadien, on présentait au Conseil d’administration de l’ICA de l’époque un document de discussion sur le bilinguisme. Si l’on en juge par les dates, il est fort à penser que l’ICA ait pu être avant-gardiste en ce qui a trait au bilinguisme au Canada, proposant déjà ses services dans les deux langues avant même qu’elles ne soient proclamées officielles. Cela témoigne de l’importance du bilinguisme pour l’ICA depuis même sa création, jusqu’à en devenir sa marque de commerce.

Ce n’est par contre qu’en 1973 qu’une Commission du bilinguisme est officiellement créée avec George W. Poznanski à sa présidence. Son mandat était d’« Aider les commissions et les membres à maintenir des conditions favorables au bilinguisme à l’Institut et agir à titre de conseiller dans le développement du rôle bilingue de l’Institut ». La commission était également chargée de formuler des recommandations au Conseil sur la mise en œuvre d’un bilinguisme pratique dans les affaires de l’Institut. Le premier examen d’actuariat en anglais et en français a été offert en 1976.

La Commission du bilinguisme a présenté un rapport au Conseil d’administration en mai 1977, dont l’essentiel était de réexaminer les directives de l’époque sur le bilinguisme des activités de l’Institut en vue de recommander au Conseil les modifications jugées utiles. Il a été convenu que l’ICA doive répondre, dans la mesure du possible, aux besoins des actuaires tant de langue anglaise que de langue française afin qu’ils se sentent tous réellement membres à part entière, et afin de leur permettre de bénéficier des avantages professionnels que cet organisme vise à mettre à leur disposition. Le Conseil a adopté ces recommandations détaillées. La commission a malheureusement été dissoute en 2000.

En 2005, on adopte officiellement la Politique sur le bilinguisme que l’on connaît aujourd’hui, et qui est révisée tous les cinq ans. L’objectif de la politique est de préserver le caractère bilingue de l’Institut et de procurer à ses membres et au grand public l’accès à la documentation et des assemblées dans la langue officielle de leur choix dans un délai raisonnable. Cela s’applique à tous les documents produits par l’ICA et à ceux diffusés conjointement avec d’autres associations actuarielles et des organismes externes. Voici trois énoncés de la politique que vous pouvez constater de façon quotidienne :

  1. Publications (ce qui comprend entres autres documents les politiques administratives, les positions publiques, les rapports et bien d’autres). Selon l’énoncé 1.a. de la politique : « Toutes les publications de l’ICA doivent être traduites et publiées simultanément dans les deux langues officielles ». Tout matériel d’orientation est également soumis dans les deux langues à la Direction de la pratique actuarielle à des fins d’approbation avant la publication. Le siège social est ainsi chargé du contrôle de la qualité des documents et s’emploie à leur traduction et révision par un actuaire dûment qualifié.
  2. Distribution des publications : Tous les documents de l’ICA sont distribués aux membres en même temps et dans la langue de leur choix. Le siège social avise les membres par le biais d’annonces de nouvelles publications, qui sont téléchargeables à partir du site Web de l’ICA.
  3. Interprétation simultanée : Le siège social s’emploie à fournir une interprétation simultanée et des enregistrements des séances dans le cadre des assemblées et des colloques organisés par l’ICA. L’interprétation simultanée est fournie lors des séances plénières et certaines séances simultanées aux assemblées annuelles et colloques spécialisés lorsque les inscriptions anticipées sont de 100 participants et plus (énoncé 4.b.i.).

Bref, le but ultime de cette politique est de veiller à ce que toutes les publications de l’Institut soient publiées et distribuées aux membres dans les deux langues officielles et que l’interprétation simultanée soit fournie à toutes les séances générales.

En conclusion, à l’ICA, nous sommes fiers de notre caractère bilingue. Cela en fait la marque de l’Institut et le rend unique parmi les autres associations actuarielles nationales. Le siège social travaille fort dans le but de satisfaire à cette politique et de produire des documents de qualité autant en anglais qu’en français. Le bilinguisme de l’ICA a eu pour effet d’améliorer les services aux membres, de respecter la Loi sur les langues officielles du Canada, d’unir la profession actuarielle au pays et d’atténuer le risque de scission fondée sur des motifs linguistiques.

Par Marie-Eve Bourgault, rédactrice française, siège social de l’ICA
 

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