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Janvier 2015
 
 

Le Programme d’agrément universitaire de l’ICA : La poursuite de la rigueur

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par Joseph Gabriel, FICA

Pendant ma première année au poste d’actuaire membre du personnel, éducation, de l’ICA, j’ai consacré la plus grande partie de mon temps et de ma courbe d’apprentissage au Programme d’agrément universitaire (PAU) : son fonctionnement, son administration et la façon dont il a été mis en place dans les onze universités agréées. J’ai été très impressionné par l’ampleur de la documentation et des processus qui entourent le programme. J’étais très curieux de voir comment le programme serait en mesure de garantir la rigueur sacrosainte des examens d’actuariat.

Cet article a pour but de mettre en lumière le mécanisme mis en place par l’ICA pour assurer la surveillance constante de la qualité du programme dans les universités agréées grâce au processus d’examen annuel de l’examinateur externe. Si vous désirez de plus amples renseignements au sujet du programme et des exigences aux fins des exemptions, cliquez sur le lien ci-dessus ou faites parvenir un courriel à agrement@cia-ica.ca. Nous nous ferons un plaisir de répondre à vos questions.

Les examinateurs externes représentent un groupe indépendant chargé d’examiner le programme de chaque université. À cet égard, le commentaire le plus marquant que nous ayons reçu de leur part est le suivant : « Les programmes universitaires sont bien construits et apportent souvent une dimension éducative qui est fondamentalement absente des examens préliminaires traditionnels... »

Les visites des examinateurs externes ont lieu une fois l’an pendant le mois de mai et le début du mois de juin et consistent en une vérification sur place, d’une durée d’un à deux jours, dans chaque université agréée. L’ICA commence par recruter des FICA possédant préférablement de l’expérience en matière d’éducation. Chaque examinateur externe se voit assigner une ou deux universités et est accompagné par l’un des actuaires membres du personnel, soit Chris Fievoli ou moi-même, afin d’assurer l’uniformité d’une université à l’autre.

En prévision de cette visite, l’actuaire chargé de l’agrément (AcA) de chaque université travaille avec les chargés d’enseignement afin de recueillir une quantité importante de renseignements :

  • Pour chaque cours offert durant l’année universitaire, des échantillons de travaux d’étudiants ayant obtenu la note d’exemption, ainsi que des exemples de travaux que le chargé d’enseignement considère comme excellents et médiocres;
  • Les formulaires de confirmation des chargés d’enseignement pour chaque cours, dans lesquels sont consignés des renseignements cruciaux en ce qui concerne la taille de la classe, la note moyenne, le nombre d’étudiants ayant obtenu la note d’exemption, ainsi que la méthode de calcul utilisée pour déterminer les notes finales, y compris tout ajustement apporté;
  • Les plans de cours officiels;
  • La répartition des notes finales et le système de notation.

Pendant la visite, on procède à l’examen de tous ces renseignements afin de mesurer le degré de difficulté des examens, l’étendue de la matière couverte, ainsi que la conformité aux exigences de l’ICA. Nous vérifions les corrections afin d’évaluer la cohérence de la façon dont les points sont gagnés ou soustraits entre les différents niveaux des étudiants. Tout problème relevé fait ensuite l’objet d’une discussion avec l’AcA, les chargés d’enseignement et les représentants concernés de l’université. Cet entretien, sous forme de dialogue ouvert, a pour but de faire en sorte que l’université soit au courant de toutes les pratiques exemplaires et des exigences de l’ICA et de permettre à l’ICA d’en savoir plus au sujet des processus internes de l’université en matière de contrôle de la qualité.

À la suite de chaque visite, les rapports détaillés des examinateurs externes sont soumis à la Commission de l’agrément (CA) de l’ICA à des fins d’examen. Ces rapports comportent de nombreux éléments: les résultats du rapport de l’année précédente, les méthodes auxquelles a recours l’université pour promouvoir le programme, l’influence et la visibilité de l’AcA, le respect du programme-cadre d’études et des plans de cours par les chargés d’enseignement, des observations au sujet des procédures de test et d’examen de chacun des chargés d’enseignement, les changements survenus à l’université, le cas échéant, des liens avec la profession et les statistiques de placement pour les étudiants, lorsque celles-ci sont disponibles.

Observations concernant le processus de l’examinateur externe

Dans l’ensemble, l’ICA est très satisfait du processus mis en œuvre par les examinateurs externes. Il s’agit d’une démarche de collaboration entre la CA, les examinateurs externes, les représentants des universités et le personnel de l’ICA. Voici quelques observations intéressantes :

  • Les programmes universitaires et les examens sont très bien construits et apportent une dimension éducative additionnelle : les exposés en classe et les questions à développement favorisent une exploration et une mise à l’épreuve plus approfondies de la compréhension des candidats. Il s’agit là de l’un des avantages du PAU par rapport aux examens traditionnels. On peut aussi constater cette façon de faire dans la révision récente de l’examen MLC de la Society of Actuaries, qui comprend désormais un élément écrit.
  • Dans l’ensemble, il y a en place des processus rigoureux en ce qui concerne la notation et la correction des travaux, ces derniers étant souvent notés par plus d’une personne sous la supervision du chargé d’enseignement responsable. Les points sont attribués de façon juste, comme le démontre la différence de points attribués aux travaux excellents qui méritent la note d’exemption et les travaux de qualité médiocre.
  • Les universités sont disposées à résoudre les éventuels éléments préoccupants pour l’ICA. L’importance de l’exigence de la politique visant la représentation de la profession au sein du corps professoral constitue un de ces exemples. Les universités répondent activement à cette exigence en incitant les enseignants à poursuivre leurs parcours vers le titre d’AICA, en embauchant des Fellows comme professeurs à temps plein et en encourageant même leur personnel à passer des examens de niveau Fellow.

Les universités se montrent résolument dévouées envers le programme et l’ICA travaille avec acharnement au développement et au maintien d’un partenariat coopératif et sain qui contribue à former les actuaires de l’avenir. À ce jour, le processus a exigé beaucoup de temps de la part des universités ainsi que du personnel et des bénévoles de l’ICA. Maintenant que le PAU est en place et fonctionne bien, nous croyons qu’il sera possible d’y consacrer moins de temps sans risquer une détérioration des normes.

À cet égard, l’ICA a entrepris une révision fondamentale du programme, laquelle comporte un examen approfondi de tous les éléments du PAU, des procédures administratives aux lignes directrices, en passant par la notoriété du programme et son exploitation. Nous cherchons des façons d’améliorer un programme qui fonctionne déjà bien.

En conclusion, le processus de l’examinateur externe est un élément fondamental de la réussite du PAU. Les premières années du programme ont révélé que, malgré la nécessité d’apporter certains petits ajustements, le PAU est forcément tenu à la rigueur de la profession.

Sous peu, nous recueillerons les commentaires des membres dans le cadre de la révision du programme. Surveillez les occasions de nous faire part de vos commentaires. Je vous invite à participer à cet exercice!

Joseph Gabriel, FICA, est l’actuaire membre du personnel, éducation, de l’ICA.

 

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