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Septembre 2013
 
 

Nouvel appui pour une étude commanditée par l'ICA

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 Yves Guérard, ancien président de l'ICA, poursuit ses efforts pour attirer l'attention internationale sur la contribution possible des actuaires en matière de gestion des risques environnementaux, en soulignant notamment le travail des bénévoles canadiens qui se penchent sur la mise au point d'un indice actuariel des changements climatiques.

L'article de M. Guérard, qui s'intitule « Resources and Environment: A new challenge for actuaries » (Ressources et environnement : Un nouveau défi pour les actuaires) a été publié dans le magazine Actuaries de l'Institute of Actuaries of Australia. Il donne un aperçu du rapport Déterminer les répercussions du changement climatique sur le risque d'assurance et la communauté mondiale, qui a été commandité par l'ICA, la Casualty Actuarial Society, la Society of Actuaries et l'American Academy of Actuaries, ainsi que d'un second rapport, Resource constraints: sharing a finite world – Implications of Limits to Growth for the Actuarial Profession (Le partage des ressources limitées de la planète - Répercussions d'une croissance limitée pour la profession actuarielle, en anglais seulement), commandité par la profession actuarielle du Royaume-Uni.

Dans son article, l'ancien secrétaire-général de l'Association Actuarielle Internationale examine divers enjeux que les actuaires doivent considérer en matière de ressources et d'environnement :

En tant qu'actuaires, notre rôle est de contribuer à l'optimisation des décisions. Nous ne cherchons pas à prouver ou à réfuter les estimations présentées par les experts mais nous devons comprendre ce dont il s'agit...

Les trois derniers chapitres [du premier rapport mentionné ci-dessus] sont consacrés à l'élaboration des indices climatiques et, par conséquent, à l'évaluation des conséquences et des risques. Selon la définition proposée par le rapport, le risque « peut être évalué de manière quantitative en fonction de différents facteurs, tels que le risque, les actifs exposés et la vulnérabilité ».

Les sociétés d'assurance pourraient utiliser cette approche pour apporter des ajustements à leurs processus d'évaluation du risque, et ainsi tenir compte des prévisions de l'impact global découlant des changements climatiques. Selon les conclusions énoncées, « il s'agirait d'un progrès important par rapport aux approches actuelles, qui ne prennent en considération qu'un nombre limité de dangers climatiques, et qui ne reflètent pas uniformément le rôle essentiel que joue la variabilité climatique. »

M. Guérard, qui plus tôt cette année avait commenté le rapport commandité par l'ICA dans un autre magazine, conseille vivement à ses collègues actuaires de porter attention à la conclusion de l'étude suivante : « Bien que le cadre proposé ne constitue qu'une ébauche, il semble clair qu'une étude plus poussée dans ces divers domaines, peu importe lequel, produirait des résultats importants et permettrait d'évaluer les risques de dangers associés au changement climatique pour les personnes, les actifs et les ressources naturelles. »

« En réponse à cette demande implicite, j'aimerais suggérer que de nouvelles études portent sur les sujets suivants :

  • Serait-il possible que [l'indice actuariel des risques climatiques] puisse fonder l’émission des obligations climatiques souscrites pour se prémunir contre les risques climatiques et qui joueraient un rôle semblable à celui des obligations de longévité relativement aux risques de mortalité?
  • Serait-ce possible de mettre au point un modèle stochastique pour les indices climatiques? »

Cet article, qui comprend des données et des références à d'autres recherches, est disponible sur le site Web de l’IAAus. 

 

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