CIA (e)Bulletin/(e)Bulletin de l'ICA

Canadian Institute of Actuaries/Institut canadien des actuaires

Mai 2018
Elliott Bauer
D.W. Simpson & Company
Elliott Bauer
Mise à jour du président


par Sharon Giffen, FICA
Présidente de l’ICA

Les préjugés. Nous en avons tous.

Et en fait, les préjugés sont très bénéfiques dans notre quotidien, nous permettant de prendre des décisions rapidement sans devoir examiner chaque question sous tous ses angles. Devrais-je traverser la rue ici ou à l’intersection? Que devrais-je commander dans le menu? Ce chien est-il gentil ou prêt à attaquer?

Toutefois, lorsqu’il est question de prendre des décisions à long terme, les préjugés peuvent être nuisibles et nous mener vers des résultats qui ne sont pas optimaux. Je crois qu’en matière de décisions d’affaires, la simple compréhension de l’existence des préjugés est un premier pas vers l’atténuation de leur effet. Il importe de savoir qu’en prenant des mesures pour atténuer leur effet, nous pouvons et nous allons forcément profiter de certains avantages. La mobilisation d’un groupe diversifié pour prendre une décision cruciale constitue un des moyens d’y parvenir.

Qu’est-ce qu’un préjugé décisionnel?

On parle de préjugé décisionnel ou cognitif lorsque le cumul des expériences fait en sorte d’entraîner des conclusions irrationnelles. Il existe plusieurs formes de préjugés, lesquelles ont été décrites dans bon nombre d’articles accessibles au grand public. Je n’en présenterai pas les définitions dans cet article. Dans mon cas, je sais que j’ai un fort préjugé d’« agrégation » – je vois des tendances dans les événements aléatoires et je dois régulièrement me rappeler de ne pas en tirer de conclusions.

Grâce à mon expérience de travail antérieure, je connais les trois préjugés qui influent sur la prise de décisions :

  • Le préjugé de confirmation, soit la tendance à n’écouter que les renseignements qui confirment l’idée préconçue qu’on s’est déjà faite et à rejeter les faits qui la réfuteraient;
  • L’aveuglement, soit le défaut de prendre conscience qu’on a des préjugés;
  • Le piège de la pensée collective ou le préjugé de « grégarisme ».

Comment peut-on réduire l’incidence de ses préjugés?

J’ai tiré les mesures suivantes d’une présentation de la USC Marshall School of Business (en anglais seulement) :

  1. Créer une procédure ou une série de mesures visant à ne pas laisser les préjugés négliger certaines questions cruciales et veiller à ce que tous les faits soient exposés. Partir d’une page blanche en veillant à prendre en considération tous les faits pertinents.
  2. Solliciter plusieurs points de vue, s’efforcer d’obtenir une diversité d’opinions sur la question.
  3. Remettre en question les faits et les conclusions. S’il y a lieu, confier à quelqu’un le rôle d’avocat du diable, quelqu’un qui donnera des arguments d’opposition.

Évidemment, on ne mettra pas en œuvre de telle procédure pour les petites décisions de la vie, mais il s’agit de mesures efficaces pour les décisions importantes, que ce soit dans votre vie personnelle, en affaires ou dans votre vie professionnelle.

La diversité à l’ICA

Quelle est l’incidence de tout cela sur l’ICA? Comme nous le savons tous, le Conseil d’administration élu prend des décisions au nom de l’ensemble des membres. En tant que Conseil d’administration, nous sommes soumis à toutes les mêmes influences en ce qui concerne la prise de décisions qu’un conseil de société. La diversité à la table constitue un atout important. Un taux de participation maximal au vote permet d’assurer la meilleure représentation possible.

Je suis certaine que vous voyez où je veux en venir – je vous prie d’exprimer votre vote. Les candidats ont présenté un énoncé de position ainsi que des réponses aux questions qui leur ont été posées. (Veuillez ouvrir une session sur le site Web pour en prendre connaissance.) Qui, selon vous, représente le mieux vos opinions? Qui représentera bien les divers besoins de la profession pendant les trois prochaines années?

Le vote sera ouvert à compter de midi, le 2 mai. Je vous prie de prendre la minute qu’il faut pour voter!

Sharon Giffen, FICA, est la présidente de l’Institut canadien des actuaires.

 
Le point de mire


par Sharon Giffen

Présidente de l’ICA

Comme le prévoit le protocole d’entente en matière d’éducation avec la Society of Actuaries (SOA), la direction et le personnel de l’ICA se sont réunis avec leurs homologues à la SOA afin de discuter des enjeux stratégiques concernant l’éducation. Il a été question de plusieurs sujets, dont la collaboration à l’égard du programme d’études et des examens, la norme IFRS 17 et une initiative d’image de marque conjointe aux fins d’une page Web sur le site de la SOA s’adressant aux candidats canadiens. Nous envisageons avec enthousiasme la mise en œuvre de cette initiative. Surveillez l’annonce qui aura lieu au cours des mois à venir.

De plus, nous avons discuté de l’examen en cours de l’ICA à l’égard du volet Assurances dommages de la SOA aux fins de l’établissement d’une voie à suivre pour les deux parties. Du côté de l’ICA, les travaux progressent en ce qui concerne la rédaction du sondage auprès des employeurs, lequel couvre un certain nombre de sujets portant sur l’éducation et la qualification, notamment en ce qui concerne les assurances de dommages. Il a aussi été question, de façon générale, des différences qui existent entre les exigences du programme d’études de l’ICA et le volet Assurances dommages de la SOA. La SOA et l’ICA entretiennent une relation de collaboration et un partenariat de longue date en matière d’éducation qui ont profité aux deux organismes. La SOA et l’ICA s’estiment mutuellement à titre de précieux partenaires en matière d’éducation et cherchent à maintenir et à bonifier leur relation.

 

Faisal Siddiqi

par Faisal Siddiqi, FICA

Le présent article résume les activités récentes de la Direction de la pratique actuarielle (DPA).

Commission sur l’actuaire désigné/responsable de l’évaluation

De nombreux actuaires œuvrant dans les domaines de l’assurance-vie et des assurances IARD sont actuellement très occupés par les modifications apportées à la norme IFRS 17. La Direction de la pratique actuarielle a reçu des mises à jour concernant l’IFRS 17 et la préparation de notes éducatives, de suppléments et de rapports explicatifs de la part de la Commission des rapports financiers des compagnies d’assurance‑vie (CRFCAV) et de la Commission sur l’actuaire désigné/responsable de l’évaluation.

L’IFRS 17 aura des répercussions importantes sur l’industrie de l’assurance. L’une des principales priorités de la Commission sur l’actuaire désigné/responsable de l’évaluation consiste à permettre à l’actuaire désigné d’appliquer de façon efficace, conformément aux normes de l’ICA, les exigences de la Loi sur les sociétés d’assurances dans le but de promouvoir les relations entre les organismes de réglementation et les conseils d’administration des sociétés.

Les six priorités de la Commission sur l’actuaire désigné/responsable de l’évaluation sont les suivantes :

  1. IFRS 17 : Aider le groupe désigné du Conseil des normes actuarielles (CNA) à intégrer la NIPA 4 aux normes de pratique de l’ICA. Aider la CRFCAV et la Commission des rapports financiers des compagnies d’assurances IARD (CRFCAIARD) à préparer des notes éducatives et aider la Commission sur les normes comptables internationales (assurance) à élaborer des documents qui soulignent les principales différences entre l’évaluation des passifs selon les normes actuelles et l’IFRS 17.
  2. Capital : Collaborer avec le Bureau du surintendant des institutions financières et la Commission sur la gestion des risques et le capital requis pour intégrer les exigences de l’examen dynamique de suffisance du capital (EDSC) et de l’évaluation interne des risques et de la solvabilité (dispositif ORSA). Pour ce qui est du Test de suffisance du capital des sociétés d’assurance‑vie (TSAV), la Commission sur l’actuaire désigné/responsable de l’évaluation a commenté la note de certification.
  3. Les exigences de capital des fonds distincts.
  4. IFRS 17 : Commenter les promulgations propres au Canada sur l’amélioration de la mortalité et le taux d’actualisation ultime.
  5. Examen par les pairs : Aider le groupe désigné à examiner ce dossier.
  6. Colloque pour l’actuaire désigné : Planifier le colloque de cette année.

À l’heure actuelle, la Commission sur les normes comptables internationales (assurance) collabore avec la CRFCAV et la CRFCAIARD pour diffuser des notes éducatives sur l’IFRS 17 à la fin du printemps ou au début de l’été. Il y a beaucoup d’intérêt à cet égard, et nous travaillons tous à transmettre ces notes aux spécialistes le plus rapidement possible.

Commission des rapports financiers des compagnies d’assurance-vie

La CRFCAV est également très occupée et s’affaire actuellement aux travaux suivants, ou les a récemment terminés :

  • Une note éducative sur le TSAV. Des changements mineurs ont été apportés à la version provisoire, puis la version finale a été diffusée.
  • Un rapport explicatif pour aider les spécialistes de l’assurance à fixer le taux de réinvestissement ultime.
  • La mise sur pied de groupes de travail liés à l’IFRS 17.

Commission des rapports financiers des régimes de retraite (CRFRR)

La CRFRR a également connu un début d’année chargé. Jusqu’à présent, elle élabore ou a diffusé du matériel d’orientation sur les sujets suivants :

  • Conseils sur les rentes. Il s’agit de la version longue des conseils annuels que prépare la CRFRR pour aider les spécialistes des régimes de retraite. Cette année, la note comprend des conseils supplémentaires pour les régimes à passif de courte durée.
  • Norme sur la valeur actualisée. Les travaux se poursuivent dans le cadre de cette mise à jour, principalement par l’entremise du CNA, mais ils nécessitent l’apport de la CRFRR.
  • Note sur la modélisation stochastique. Les travaux se poursuivent au sujet de cette note, qui s’applique aux régimes à risques partagés et à d’autres régimes.
  • Taux d’actualisation. Compte tenu des modifications apportées aux diverses lois provinciales sur les régimes de retraite, la CRFRR envisage de préparer un certain nombre de mises à jour et de notes supplémentaires.
  • Autres exigences de divulgation. La révision de la sous-section 3260 a été publiée.

Outre ce calendrier déjà chargé, l’ICA, la CRFRR, le CNA et la DPA rencontrent régulièrement les organismes de réglementation pour faire le point sur les travaux que nous accomplissons et déterminer dans quelle mesure nous pouvons nous aider les uns les autres à l’avenir.

Autres commissions

Les autres commissions de pratique sont aussi très occupées! À la DPA, nous recevons régulièrement des mises à jour de chaque commission de pratique au cours de nos conférences téléphoniques mensuelles. À noter récemment :

  • La Commission de pratique sur la gestion du risque d’entreprise a été créée l’an dernier et elle a mis au point un inventaire des compétences et des connaissances pour son groupe. Elle a recruté des membres pour sa commission directrice, a préparé des mémoires sur les lignes directrices relatives à la gouvernance d’entreprise et à la NIPA 6, et a terminé la révision technique en français de deux documents de recherche.
  • La Commission sur les régimes de prestations après emploi a terminé ses travaux sur son énoncé de tendance intitulé Modèle relatif aux tendances des coûts de soins de santé à long terme au Canada. Il s’agit d’un document conjoint avec la Society of Actuaries.
  • La Commission sur l’indemnisation des accidents du travail a préparé une note éducative sur la collecte et la vérification des données (note sur la validation des données).
  • La CRFCAIARD a diffusé deux notes : une sur l’EDSC, en novembre 2017, et une autre intitulée Conseils pour 2017 à l’intention de l’actuaire désigné des assureurs IARD.

Conclusion

Enfin, la DPA collabore avec le Conseil d’administration pour aider à préparer les changements au chapitre de la structure de la gouvernance de l’ICA et à améliorer notre processus global de gouvernance. Il s’agit d’examiner notre processus officiel, les documents que nous recevons aux fins d’examen et la transition vers les nouvelles commissions proposées.

Comme d’habitude, la DPA est disposée à discuter des travaux d’examen susmentionnés, et la liste de nos membres est affichée sur le site Web.

Faisal Siddiqi, FICA, est le président de la Direction de la pratique actuarielle.

 
Les actuaires en déplacement

Développements de carrière

Sylvain Charbonneau a été nommé président et chef de la direction du Groupe Croix Bleue Canassurance.

Louis Gagnon a été nommé chef national d’entreprise pour le Canada par Marsh & McLennan Companies. Il continue d’agir à titre de chef de la direction chez Mercer Canada.

Nick Komissarov a été nommé conseiller principal par Willis Towers Watson dans sa division Americas Life Practice. Il sera responsable de l’assurance-vie collective à Chicago et il fournira des services d’expertise-conseil en assurance-vie.

Rebecca Rycroft a été nommée vice-présidente principale et chef des services financiers par Munich Re Canada afin d’appuyer la croissance des activités canadiennes en assurance de personnes.

Les actuaires dans les médias

Rob Brown, Barbara Zvan et Serge Charbonneau ont été cités dans un article de Benefits Canada portant sur les outils à la portée des promoteurs de régimes pour aider à combler l’écart générationnel en matière de régimes de retraite.

Joe Nunes a été cité dans un article de Benefits Canada qui portait sur les régimes à cotisations déterminées.

L’édition torontoise du quotidien Metro a dressé le portrait de Martha Palaroan. Cette associée, qui travaille dans l’industrie de l’assurance, a appris de façon autodidacte la menuiserie et elle transforme peu à peu sa maison familiale.

Cathy Preston a rédigé un billet de blogue pour le Huffington Post. Destiné aux milléniaux, le billet présente les habiletés essentielles pour survivre dans la nouvelle économie.

Andrew Whale, membre de l’ICA, a été cité dans un article de Benefits Canada en lien avec les régimes à prestations déterminées et les nouvelles dispositions de la Loi sur les régimes de retraite en Ontario.

Le quotidien Globe and Mail a publié un article au sujet de la capacité des actuaires à prédire l’avenir : The Top 1000: A better way to predict which stocks will outperform.

Le magazine en ligne eTurboNews a publié un article au sujet de la plus récente mise à jour de l’Indice actuariel climatiqueTM (pour l’été 2017).

La revue infosecurity et le site Web SecurityIntelligence de l’entreprise IBM ont publié un article au sujet des résultats du 11e sondage annuel sur les risques émergents, réalisé par la Section conjointe sur la gestion du risque de la CAS, l’ICA et la SOA. Plus de 200 gestionnaires du risque en Amérique du Nord ont répondu au sondage.
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Le réseautage est un élément clé de la carrière de tout professionnel qui réussit, et l’ICA vous offre une nouvelle possibilité d’informer vos pairs de vos réalisations et progrès.

Notre rubrique du (e)Bulletin, Les actuaires en déplacement, vous donnera l’occasion d’annoncer votre nouvelle nomination, votre nouveau titre, vos nouveaux titres de compétence ou d’autres renseignements vous concernant. Vous aurez ainsi la possibilité d’informer vos confrères et consœurs de travail et d’autres professionnels en actuariat ou du domaine financier – qu’il s’agisse d’ex-collègues, d’anciens confrères ou consœurs d’université, d’employeurs potentiels, de futurs clients, etc. – de, par exemple :

  • Votre nouvelle nomination;
  • Votre nouveau titre ou nouveau champ de responsabilité;
  • Vos nouvelles qualifications;
  • Vos nouvelles coordonnées;
  • Un prix ou une reconnaissance qui vous a été décerné;
  • La publication de documents ou d'articles.

Il vous suffit d’envoyer un courriel – une simple ligne suffit, mais n’hésitez pas à en mettre davantage si vous le souhaitez – à la rédactrice anglaise de l’ICA à bonnie.robinson@cia-ica.ca. Nous veillerons à ajouter cette information au numéro suivant du (e)Bulletin.

Pour plus de nouvelles concernant les membres de l’ICA et leurs activités, suivez l’ICA sur Twitter.

 
Le coin des affaires publiques

Bernard Morency

par Bernard Morency, FICA

 

Dans le Plan stratégique de l’ICA 2017–2019, l’un des objectifs clés énoncés consiste à exercer une influence en matière de politique publique. Dans le but d’atteindre cet objectif, l’Institut publie des énoncés publics, notamment des réponses aux consultations menées par le gouvernement, les organisations et les organismes de réglementation. Il s’agit d’énoncés dits de niveau 1. Les énoncés de niveau 2 sont ceux qui sont issus de l’initiative de l’ICA, qui prend position de façon proactive sur une question d’intérêt public.

La Commission sur les énoncés publics (CEP), qui portait auparavant le nom de Commission sur les positions publiques, est chargée de déterminer les sujets, d’examiner les énoncés publics de l’ICA et de les approuver. En suivant la procédure énoncée dans la Politique sur l’approbation des énoncés publics adoptée en 2017, les membres de la CEP formulent des commentaires ciblés en veillant au respect de notre mission (qui consiste à servir l’intérêt public), à la cohérence à l’égard des mémoires antérieurs et à la clarté du propos. Le président de l’ICA prend également part au processus d’approbation.

Une variété de thèmes

Les derniers mois ont été particulièrement chargés. En effet, depuis la mi-novembre, la CEP a procédé à l’examen de 13 énoncés publics de niveau 1. On compte notamment parmi ceux-ci des mémoires portant sur le provisionnement des régimes de retraite à prestations déterminées (PD) adressés aux gouvernements de la Nouvelle-Écosse, de l’Ontario et du Manitoba, quatre mémoires à l’intention de l’Association actuarielle internationale et portant sur des révisions apportées aux Principes de base en matière d’assurances (PBA) de même que sur la divulgation des obligations actuarielles des systèmes de sécurité sociale, ainsi que des mémoires relatifs à d’autres sujets, dont le projet de loi 141 au Québec, les lignes directrices relatives à la gouvernance d’entreprise pour le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF), ainsi que des conseils relatifs aux taux d’actualisation à l’intention du Conseil sur la comptabilité dans le secteur public.

Un effort de collaboration

Avec la collaboration du siège social, la CEP tient un registre de tous les mémoires antérieurs et de ceux qui sont en cours de préparation. Lorsqu’elle prend connaissance d’une possibilité de rédiger un énoncé, elle désigne une équipe de rédaction qu’elle charge de préparer une ébauche. Ce groupe est constitué de membres possédant de l’expertise en la matière et qui représentent un bon équilibre de points de vue et d’expertise locale au besoin.

Lorsque cela est possible, nous sollicitons le concours des commissions de pratique et des directions de l’ICA aux fins du choix des membres de l’équipe de rédaction. Par exemple, en ce qui concerne les mémoires portant sur les régimes de retraite, nous avons demandé à la Commission consultative sur les régimes de retraite et(ou) à la Commission sur les rapports financiers des régimes de retraite de recommander des bénévoles qui devraient faire partie de l’équipe de rédaction.

Au besoin, nous pouvons désigner une commission existante à titre d’équipe de rédaction. Par exemple, la Commission de pratique sur la GRE s’est chargée de la rédaction du mémoire de l’ICA à l’intention du BSIF portant sur les lignes directrices relatives à la gouvernance d’entreprise. On tient compte également de la situation géographique. En ce qui concerne le mémoire adressé au gouvernement du Manitoba sur l’examen de la Loi sur les prestations de pension, nous avons demandé à des praticiens de cette province de préparer le document.

Lorsque l’ébauche du mémoire est prête, trois à cinq membres de la CEP forment un comité d’autorisation (CA). L’ébauche est transmise à tous les membres de la CEP, qui, à leur tour, transmettent leurs commentaires au CA. Celui-ci se réunit et approuve le mémoire tel quel, formule des commentaires à l’entité de rédaction qui détermine le contenu définitif, ou demande à l’entité de rédaction de réviser l’ébauche et de la soumettre de nouveau aux fins d’approbation.

Le personnel du siège social se charge ensuite de réviser le texte, d’en faire la mise en page et de transmettre le tout à l’organisation ayant demandé la rétroaction. Le siège social assure alors la traduction, publie le document en anglais et en français sur le site Web et en avise les membres dans les annonces hebdomadaires.

Énoncés publics de niveau 2

Un énoncé public de niveau 2 requiert une consultation auprès des membres et la ratification du Conseil d’administration préalablement à sa publication. Trois groupes de travail à thème unique (GTTU) travaillent actuellement à l’élaboration d’énoncés publics portant sur les changements climatiques (Catherine Jacques-Brissette et Gaetano Geretto, co-champions), l’âge de la retraite (Joe Nunes et Jacques Tremblay, co-champions) et la classification des risques (Emile Elefteriadis et Matthew Buchalter, co-champions). Il s’agit d’une première et nous travaillons d’arrache-pied pour assurer la réussite de ces initiatives.

Ces trois énoncés ont franchi la première étape des consultations auprès des membres. Les étapes suivantes peuvent comprendre une webémission, une rétroaction par écrit ou la présentation de l’énoncé public à l’occasion d’une assemblée ou d’un événement actuariel, ou l’ensemble de ces éléments. Nous entendons publier la prochaine ébauche de chacun de ces énoncés à des fins de rétroaction d’ici la fin de l’année. Le moment venu, la CEP nommera cinq de ses membres au CA pour chaque énoncé.

Augmentation de la notoriété de l’opinion de la profession actuarielle

Peut-être grâce aux mémoires précédents de l’ICA, des organisations se tournent maintenant vers l’Institut pour obtenir des avis concernant divers sujets. Les médias ont également porté attention à nos récents mémoires et ont publié des articles traitant de ceux-ci.

Lorsqu’on s’adresse à nous, notre décision de formuler ou non des commentaires dépend de la mesure dans laquelle le sujet concerne nos membres et notre expertise, ainsi que de notre capacité, compte tenu des ressources et du temps disponibles, à préparer un mémoire qui servira l’intérêt public et qui contribuera à l’atteinte de notre objectif visant à influencer la politique publique.

Je présenterai un compte rendu plus détaillé à l’occasion de l’Assemblée annuelle en juin. N’hésitez pas à nous faire part de vos réflexions et de vos idées qui nous permettraient d’améliorer le processus.

Bernard Morency, FICA, est le président de la Commission sur les énoncés publics.

 
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RGA Canada
Nouvelles de l'Institut

par Carmelina Santamaria

Pendant la Semaine de l’action bénévole, qui avait lieu du 15 au 21 avril, l’ICA a souligné la valeur importante que revêtent ses plus de 550 bénévoles et l’incidence profonde qu’ils exercent sur l’Institut.

Dans le cadre des célébrations, les bénévoles ont reçu par la poste une carte de remerciements dans laquelle il y avait une énigme à résoudre pour avoir la chance de gagner une valeur de 500 $ échangeable contre des frais d’inscription à des activités de perfectionnement professionnel continu (PPC).

Nos félicitations à Brock McEwen qui a remporté le tirage. 

Notre atout le plus précieux

Les bénévoles sont notre atout le plus précieux. Leur participation active aux travaux de l’Institut a pour effet de renforcer la profession et d’améliorer le travail de tous les actuaires canadiens. Leur valeur est visible dans toutes les facettes de notre réussite :

  • L’offre de produits et de services canadiens;
  • L’exercice d’une influence en matière de politique publique;
  • Le développement de pratiques émergentes;
  • Et bien plus encore!

En ce qui concerne l’avenir du bénévolat, nous concentrerons nos efforts sur le soutien aux bénévoles actuels et sur le développement des actuaires de talent parmi nous qui deviendront nos prochains dirigeants.

Merci à tous les bénévoles qui ont érigé les fondations, à ceux qui donnent actuellement de leur temps et qui se dévouent à l’Institut, de même qu’aux futurs bénévoles qui mèneront l’Institut vers le prochain sommet de sa réussite.

Encore une fois, merci du temps et de l’engagement que vous accordez à cette formidable profession.

Carmelina Santamaria est la coordonnatrice des services aux bénévoles au siège social.

Voici l’énigme qu’ont reçu les bénévoles. (La solution sera diffusée sur notre site Web plus tard en mai. Vous devrez ouvrir une session pour accéder à la page.)

 


Il existe maintes façons de contribuer au rayonnement de la profession actuarielle, notamment le bénévolat, le perfectionnement professionnel continu et les énoncés publics. Toutefois, vous en conviendrez, voter aux élections est certainement la façon la plus simple et rapide d’exprimer votre voix.

Un taux de participation à faire grimper
Bon an, mal an, environ 30 % des membres de l’Institut exercent leur droit de vote. Lorsqu’on examine les statistiques des années précédentes, on constate qu’il existe un écart en ce qui a trait aux habitudes de vote des nouveaux membres et des anciens membres. En effet, les membres ayant obtenu leur titre de Fellow depuis la dernière décennie votent moins (22 %) que les membres qui ont obtenu leur titre depuis 20 ans et plus (35 %).

Diverses raisons peuvent expliquer cet écart. Il serait tentant de l’attribuer à un manque d’engagement politique de la génération des milléniaux, une génération qui semble avoir le dos large! Mais il est davantage vraisemblable que les jeunes actuaires, qui doivent faire face aux exigences d’une carrière débutante tout en jonglant les responsabilités familiales, manquent simplement de temps.

Pour Joseph Kazibwe, nouveau Fellow et président de la Commission des nouveaux membres, voter n’est pas seulement crucial, mais aussi une façon pratique  de s’engager : « Participer à l’élection d’un candidat qui partage nos idées, c’est une façon efficace d’influencer les priorités de l’Institut et les dossiers qui seront en avant-plan au cours des 12 prochains mois. »

D’ailleurs, les membres de la Commission des élections travaillent fort pour vous faciliter la tâche. Vous trouverez, ci-dessous, une marche à suivre rapide pour exercer votre droit de vote de façon éclairée. Sachez que le président désigné a été élu par acclamation et que huit candidats se présentent pour quatre postes d’administrateurs.

Voter en deux temps, trois mouvements

Étape 1 : Découvrez les candidats. Lisez leurs biographies et leurs énoncés de position dans la section réservée aux membres du site Web (vous devrez ouvrir une session).

Étape 2 :
Explorez les idées originales et les solutions mises de l’avant par les candidats pour répondre à trois questions importantes pour l’ICA. Nouveauté intéressante : cette année, la Commission des élections a demandé aux membres de soumettre des questions aux candidats.

Étape 3 : Votez! Dès midi, le mercredi 2 mai, le bulletin de vote électronique sera disponible, et ce jusqu’au mercredi 23 mai à 15 h. Notez-le dans votre calendrier!

Votre profession vous tient à cœur : prenez donc quelques minutes pour voter. C’est la façon la plus simple de vous impliquer et de vous assurer que les priorités de l’Institut soient alignées avec les vôtres.

Pour en savoir davantage sur le scrutin, consultez les Règles de procédure pour les élections de l’ICA.

 

Handbook Economic Capital Modelling

En mars 2018, le Bureau d’assurance du Canada (BAC) a publié le Handbook for Economic Capital Modelling (Guide de la modélisation du capital économique, en anglais seulement. Vous devrez ouvrir une session sur le site des membres pour le consulter.), qui se penche sur le risque d’assurance et ses composantes. Ce guide est le fruit d’un projet de six ans mené par le Groupe de travail sectoriel du Comité consultatif sur le Test du capital minimal des sociétés d’assurances multirisques. Il constituera un matériel pédagogique fondamental pour l’utilisation et l’élaboration des modèles de capital économique aux fins de la prise de décisions, même en tenant compte de l’évolution des pratiques.

Jouissant d’une permission spéciale, l’ICA est autorisé à partager ce guide avec ses membres. Plus de 15 membres de l’ICA ont collaboré à ce projet du BAC, dont trois ont présidé le groupe de travail : Chris Townsend (premier président), Anne-Marie Vanier (ancienne présidente) et Jacqueline Friedland (présidente actuelle). Le BAC reconnaît la colossale quantité de travail et d’efforts consacrés à la recherche et à la collaboration de ce projet, en particulier le travail acharné, le dévouement et le leadership de Mme Friedland, grâce auxquels ce projet a pu se concrétiser. Pour connaître la liste complète des membres de l’ICA qui ont collaboré à ce projet, veuillez consulter le guide.

Il convient de mentionner que pendant que le BAC préparait le guide aux fins de la publication, l’International Accounting Standards Board (IASB) publiait sa version définitive de la norme IFRS 17 (Norme internationale d’information financière relative aux contrats d’assurance). L’entrée en vigueur de l’IFRS 17 est prévue au Canada le 1er janvier 2021. Compte tenu du moment de la publication de la nouvelle norme comptable et des incertitudes quant à son interprétation au moment de la publication du guide, les répercussions de la nouvelle norme, le cas échéant, n’ont pas été prises en compte dans l’élaboration du guide.

Nous espérons que ce document éducatif sera utile à toutes les sociétés d’assurances IARD, quel que soit le stade du processus d’élaboration des modèles de capital économique auquel elles se trouvent.

 


Rob Dowsett, ancien président de l’ICA, FICA(1965), FSA(1954), MAAA(1966)

M. Rob Dowsett, ancien président de l’ICA, est décédé le 8 avril 2018 à Toronto. Il était âgé de 88 ans.

M. Dowsett a obtenu un baccalauréat ès arts en mathématiques et en physique de l’Université de Toronto (collège de Victoria) avec une mention très honorable en 1950. Il a débuté sa carrière à la Crown Life en 1950. Il a occupé le poste de vice-président à la Crown Life en 1970 et celui de président-directeur général en 1971. En 1982, il s’est joint à Mercer où il a accepté le poste de vice-président en 1985. Lorsqu’il a pris sa retraite de Mercer, en 1995, il a mis sur pied Robert Dowsett Consulting.

M. Dowsett, qui fut le 10e président de l’ICA en 1973-1974, a commencé son action bénévole auprès de l’Institut en 1965 et a maintenu cet engagement jusqu’à tout récemment. Il a prêté main-forte à la Réassurance Y.R.T., à la Devise, à la Commission des élections, au Groupe de candidats à un tribunal, à la Commission de déontologie et à la Commission de l’élargissement du rôle de l’actuaire chargé de l’évaluation. Il a également contribué bénévolement, à titre d’administrateur, à la Fondation actuarielle du Canada.


M. Dowsett fut le 10e président de l’ICA en 1973-1974.

« La profession actuarielle canadienne a perdu un de ses plus grands avec le décès de Rob Dowsett », affirme l’ancien président Stuart Wason. « J’ai connu Rob au début des années 1970 lorsqu’il m’a accueilli à la Crown Life. Il y était alors président et j’étais étudiant en actuariat. C’est à l’époque où je travaillais en tant qu’actuaire-conseil chez Mercer que nous avons travaillé le plus étroitement ensemble. Rob a joué un rôle clé, au début des années 1990, dans le développement de la pratique en assurance de Mercer au Canada. Durant ses dernières années à Mercer, Rob a été un mentor très influent pour moi et l’une des meilleures personnes que j’ai connues. Son tact, ses grands principes, son sens politique et son affection sincère envers les gens étaient sans pareil. Rob inspirait tous les gens qui le connaissaient à donner le meilleur d’eux-mêmes, souvent grâce à son regard pétillant et son sourire chaleureux. Il va grandement me manquer, mais son héritage se perpétue grâce à ceux qui l’ont connu et à ceux pour qui il a été une source d’inspiration. »

Jacques Tremblay, également un ancien président de l’ICA, raconte qu’il a fait connaissance avec M. Dowsett à l’automne 1994 : « Rob devait prendre sa retraite de Mercer à ce moment, mais il a décidé de rester pour les 30 mois suivants afin de nous guider et nous soutenir, car nous devions gérer la liquidation de la Confederation Life. En matière d’actuaires, il n’y en a pas de meilleur que Rob Dowsett. Il était tellement professionnel, un pilier, un exemple remarquable et une source continuelle d’inspiration pour nous tous à Oliver Wyman. » M. Tremblay se souvient d’avoir vu M. Dowsett récemment lors du Colloque sur les régimes de retraite 2017 de l’ICA. « Le jeune Rob (il n’avait que 88 ans) était présent à 7 h 30 afin de me voir avant que je donne ma présentation et me donner son appui », raconte-t-il. « Rob va tellement nous manquer. »

En tant que membre fondateur de l’ICA, M. Dowsett a largement contribué au livre Notre histoire. Nos réussites., qui présentait l’histoire de l’ICA et qui fut publié dans le cadre des célébrations entourant le 50e anniversaire de l’ICA.  Il a été lauréat de la palme d’argent des prix décernés aux bénévoles lors de l’Assemblée annuelle de 2015.

Article nécrologique pour Robert Dowsett

 
Nouvelles sur les événements

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par Joseph Gabriel, FICA

Je suis ravi à l’idée de vous voir apprendre, vous adapter et exceller lors de l’Assemblée annuelle 2018. En qualité d’actuaire membre du personnel, éducation, au sein de l’ICA, j’ai une excellente vue sur les préparatifs entourant l’extraordinaire programme que la Commission sur l’éducation permanente et le personnel de l’ICA sont, une fois de plus, en train de vous concocter.

De la tradition à la perturbation numérique

Avec ses quelque 50 séances portant sur un large éventail de sujets, l’Assemblée annuelle de cette année s’annonce vaste, actuelle et captivante. Les participants y trouveront assurément du contenu de pointe pertinent à leur pratique.

Les régimes de retraite et l’assurance

Prenez connaissance des plus récents changements législatifs visant les régimes de retraite. Les conférenciers présenteront des précisions au sujet de la réglementation adoptée en Ontario en ce qui concerne la provision pour écarts défavorables, ainsi que d’autres modifications apportées et les répercussions de celles-ci. Prenez part à des débats d’experts portant sur le cadre législatif visant la cessation et la valeur actualisée de régimes de retraite et leur incidence pour les participants des régimes dans divers contextes.

D’autres séances permettront aux participants de prendre connaissance des raisons pour lesquelles les actuaires devraient accorder leur attention au cancer, des conséquences des hypothèses erronées et des corrélations et liens de dépendance entre les gammes de produits.

Les résultats en matière de mortalité et de morbidité

On présentera les résultats d’une nouvelle étude prédisant la mortalité et la morbidité selon des données recueillies auprès de 500 000 individus. Au moyen de données médicales, génétiques et liées au mode de vie, des conférenciers démontreront la mesure dans laquelle l’ajout de données génétiques (évaluées au moyen des cotes de risques polygéniques) aux facteurs d’évaluation conventionnels contribue à modifier les prédictions des risques de décès ou de souffrir de maladies cardiovasculaires, de cancer du sein et d’un AVC. Les conférenciers se pencheront sur l’incidence de ces données sur l’industrie de l’assurance-vie, en particulier sur les possibilités d’antisélection lorsque les assureurs n’ont pas accès aux mêmes renseignements génétiques au moment de la souscription.

Le TSAV et la norme IFRS 17

Avez-vous des questions au sujet du nouveau Test de suffisance du capital des sociétés d’assurance-vie (TSAV) et de la norme IFRS 17? Des conférenciers parleront des leçons tirées du processus de mise en œuvre du TSAV et des démarches de prévision et de projection fondées sur celui-ci.

L’IFRS 17 aura des répercussions énormes sur les rapports financiers actuariels. Ne ratez pas les neuf séances qui aborderont ces questions.

Les soins de santé et la pharmacogénétique

Au chapitre de la santé, une présentation portant sur la pharmacogénétique, soit la médecine personnalisée de masse, abordera les arguments liés à la santé et les arguments économiques appuyant le recours à la pharmacogénétique.

Les services financiers et la perturbation numérique

Y a-t-il vraiment des actuaires qui ne s’interrogent pas au sujet de la transformation sans précédent que subit le secteur des services financiers? Cette révolution est attribuable aux perturbations numériques et à l’adoption de technologies innovantes telles que l’intelligence artificielle, la chaîne de blocs et l’Internet des objets. Il est essentiel que les équipes chargées des finances, de la gestion des risques et de la conformité se réinventent et se transforment de manière à fournir des conseils et une croissance rentable aux entreprises, tout en assurant leur résilience et leur conformité. On présentera ensuite quelques cas d’usages réels afin d’illustrer en quoi les chaînes de blocs sont susceptibles de se répercuter sur notre quotidien et notre profession.

Le programme prévoit également des séances offrant du contenu structuré en matière de professionnalisme, par exemple, la prise de décision éthique en actuariat et l’art de la persuasion.

Les chiffres sont éloquents

Pour comprendre l’envergure des efforts et du capital humain investis dans l’organisation de l’Assemblée annuelle, il suffit de jeter un coup d’œil aux chiffres :

  • 42 séances regorgeant de matière à perfectionnement professionnel continu (PPC);
  • 53 séances au total;
  • 48,5 heures de contenu de PPC;
  • 118 conférenciers;
  • Quatre heures de PPC structuré portant sur le professionnalisme;
  • Deux conférenciers d’honneur;
  • La possibilité de cumuler jusqu’à 7,75 heures de PPC.

Le réseautage avec les collègues

Le volet social de l’événement n’est pas non plus à négliger. Profitez de l’occasion pour faire connaissance avec des collègues, créer de nouveaux liens et accueillir nos nouveaux Fellows au sein de l’Institut.

Dans l’optique du thème de cette année, soit Apprendre, s’adapter, exceller, je cite Aristote : Nous sommes ce que nous faisons à répétition. L’excellence n’est donc pas un acte, mais une habitude.

J’espère vous voir en grand nombre les 21 et 22 juin à l’occasion de cet événement phare de l’ICA!

Joseph Gabriel, FICA, est actuaire membre du personnel, éducation, à l’Institut canadien des actuaires.

 
L'éthique et le professionnalisme

par Michel Simard
Directeur général

La période de renouvellement des droits d’adhésion approche rapidement! D’ici le 1er juin, vous serez invité à renouveler votre statut professionnel et votre engagement envers votre profession en versant votre cotisation annuelle. En payant rapidement, vous permettez à votre association professionnelle – une organisation nationale qui s’autoréglemente – de poursuivre son travail de protection du public et de promotion de la profession actuarielle en votre nom.

Les droits d’adhésion constituent la majeure partie des ressources financières dont l’ICA a besoin pour remplir sa mission et offrir des services à ses membres. De plus, une association professionnelle doit également être en mesure de joindre ses membres rapidement au besoin. Ainsi, nous vous saurions gré de bien vouloir nous verser votre cotisation en temps opportun et de nous aviser de tout changement récent en lien avec vos informations personnelles et vos coordonnées.

Afin d’être membre en règle et de conserver votre titre professionnel, versez vos droits d’adhésion le plus tôt possible. Prenez note également que le versement en temps opportun de la cotisation annuelle relève de l’unique responsabilité du membre, et ce, même si elle est payée par votre employeur.

Nous vous remercions à l’avance pour votre prompte réponse.

 
Nouveaux Fellows sous les projecteurs



Warren D’Souza, FICA

1. Quand et pourquoi êtes-vous devenu actuaire?

J’ai obtenu mon titre de FICA en 2014. Je souhaitais devenir actuaire, car j’étais bon en maths. En plus, les actuaires gagnent un bon salaire et leur niveau de stress est moyennement élevé, si on compare avec d’autres professionnels.

2. Qui vous a inspiré à poursuivre une carrière en actuariat?

Durant ma première année à l’Université de Waterloo, je suis devenu un bon ami d’un étudiant en science actuarielle. J’étais dans un programme de mathématiques à ce moment-là. Puisque j’avais déjà un penchant marqué pour les maths, mon ami m’a encouragé à tenter ma chance en actuariat.

3. Quelle a été votre expérience avec les examens en actuariat? Avez-vous eu des défis particuliers à relever?

Les examens en actuariat sont vraiment très exigeants, voire beaucoup plus difficiles que les examens de l’université. Je me suis vraiment bien débrouillé lors des examens préliminaires, mais j’ai trouvé que les examens de FSA étaient particulièrement éprouvants. Ça m’a pris un moment avant de constater que la meilleure façon de réussir (pour moi), c’était la mémorisation. J’ai résisté pendant un moment et ça a ralenti ma progression.

4. Quelles sont vos fonctions professionnelles actuelles? Pouvez-vous décrire votre travail?

Je suis actuellement gestionnaire et conseiller principal chez AON dans le domaine des régimes de retraite. Dans ce domaine, nous aidons les clients à administrer leur régime de retraite. Nous sommes chargés de la conception, du provisionnement, de la comptabilité, de l’administration et du travail juridique qui entourent les régimes de retraite. Dernièrement, une bonne partie de notre travail est consacré au règlement du passif au titre du régime de retraite, à la diminution du risque et à la liquidation de régimes de retraite.

5. Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre travail?

J’aime la diversité. C’est exigeant et stimulant de travailler sur un projet différent à chaque semaine.

6. Quelles sont vos ambitions professionnelles à court terme?

À court terme, je veux prendre du galon dans mon rôle de conseiller principal et prendre davantage de responsabilités dans le but de passer au prochain échelon.

7. Dans 15 ans, où vous voyez-vous sur le plan professionnel?

Les réglementations qui encadrent les régimes de retraite changent constamment selon le contexte économique, alors il y a beaucoup de travail qui doit être fait pour nos clients maintenant et dans l’avenir. Dans 15 ans, je me vois travailler dans le domaine de l’expertise-conseil pour la retraite dans un rôle quelconque de gestionnaire.

8. Quelle est votre implication auprès de l’ICA depuis l’obtention de votre titre de FICA?

Après avoir obtenu mon titre de FICA, j’ai songé à faire du bénévolat auprès de l’ICA, mais je voulais faire quelque chose qui soit également lié à l’expertise-conseil en matière de retraite. J’ai donc décidé de faire du bénévolat auprès de la Commission des rapports financiers des régimes de retraite. Cette commission prépare le matériel d’orientation et les notes éducatives pour les actuaires du domaine des régimes de retraite. Le matériel que nous produisons aide les actuaires dans leur travail.

9. Qu’auriez-vous fait si vous n’étiez pas devenu actuaire?

Si j’avais une personnalité un peu plus téméraire, j’aurais aimé devenir joueur de poker professionnel. Le poker est un jeu vraiment intéressant puisqu’il est une combinaison de logique, de mathématiques, de psychologie et de pari. Et c’est excitant!

10. Quels sont vos passe-temps?

J’aime regarder des films (particulièrement les films de superhéros), jouer au poker et au squash, voyager, essayer de nouveaux restaurants et passer du temps avec mon épouse et ma fille.

11. Quelle est votre destination de voyage de rêve?

Le voyage de mes rêves serait probablement une de ces destinations exotiques où l’on trouve des chalets sur pilotis. Par exemple, les îles Fidji ou les Maldives.

12. Quelle est votre devise?

L'honnêteté est la meilleure des polices… sauf lorsqu’on joue au poker.

Warren D’Souza est membre de la Commission des rapports financiers des régimes de retraite.

 
Les bénévoles en déplacement

Conseil d’administration

Les personnes suivantes ont été nommées à la direction ci-dessous :

  • Direction de l’admissibilité et de la formation : Daniel Settle Dine et Zander Smith, en vigueur le 23 février 2018.

Les personnes suivantes ont été nommées aux commissions et groupes de travail ci-dessous :

  • Commission directrice sur la norme IFRS 17 : Crispina Caballero, Stéphanie Fadous, Raul Martin et Lesley Thomson (membres) et Simon Curtis, Micheline Dionne, Luc Naud, Chris Townsend et Jacques Tremblay (observateurs);
  • Changements climatiques et la viabilité : Gaetano Geretto (vice-président), en vigueur le 9 mars 2018;
    • Groupe de travail à thème unique sur les risques associés aux changements climatiques : Gaetano Geretto (co-champion), en vigueur le 9 mars 2018;

La personne suivante a terminé son mandat auprès du groupe de travail ci-dessous et quitte avec remerciements :

  • Groupe de travail à thème unique sur les risques associés aux changements climatiques : Karen Lockridge, en vigueur le 8 mars 2018.

Le Conseil d’administration a approuvé le mandat, tel qu’il a été présenté, de la Commission directrice sur la norme IFRS 17 :

  • Veiller à ce que les membres reçoivent à point nommé l’éducation et les conseils dont ils ont besoin pour pouvoir mettre en œuvre la norme IFRS 17.
  • Le mandat ne se limite pas aux rapports financiers et doit englober les questions de tarification, de capital, de gestion du risque d’entreprise (GRE), de gestion de l’actif passif ainsi que toute autre question qui devrait vraisemblablement être touchée par la mise en œuvre d’IFRS 17.
  • Des conseils seront promulgués par diverses commissions de l’ICA (dont la Commission des normes comptables internationales (assurance), la Commission des rapports financiers des compagnies d’assurance-vie (CRFCAV), la Commission des rapports financiers des compagnies d’assurances IARD (CRFCAIARD), la Commission d’indemnisation des accidents du travail (CIAT)) :
    • la Commission directrice participera à la détermination des points pour lesquels il importe de fournir des conseils, puis dressera un plan de travail comprenant les produits livrables;
    • la Commission directrice déterminera les sections des Normes de pratique pour lesquelles des changements sont nécessaires et recommandera au Conseil des normes actuarielles (CNA) d’apporter ces changements, s’il est d’accord;
    • la Commission directrice suivra de près le traitement du travail et les progrès accomplis et prendra des mesures, au besoin, si des commissions s’écartent de leur plan (p. ex., recommander la création d’un nouveau groupe de travail).
  • De concert avec les parties intéressées, chercher à identifier les points de chevauchement, recommander des solutions de rechange pour rationaliser les choses et éviter le travail en double, et relever les lacunes.
  • Assurer une communication suivie avec les homologues d’autres juridictions (ou selon les instructions du Conseil d’administration).
  • La Commission directrice présentera de courts rapports par écrit au Conseil d’administration à chaque réunion du Conseil d’administration, de même qu’en personne à l’occasion, à la demande du Conseil d’administration.