CIA (e)Bulletin/(e)Bulletin de l'ICA

Canadian Institute of Actuaries/Institut canadien des actuaires

D├ęcembre 2017
Elliott Bauer
D.W. Simpson & Company
Eckler Ltd.
Mise à jour de la présidente

Sharon Giffen

par Sharon Giffen, FICA
Présidente de l’ICA

Les membres de votre Conseil d’administration se sont rencontrés à la fin novembre pour parler des affaires de l’Institut. De façon globale, je suis très satisfaite des progrès réalisés par les 500 bénévoles et les membres du personnel du siège social pour atteindre nos objectifs stratégiques.

Au sujet de la gouvernance

Depuis notre rencontre de septembre, le travail pour élaborer des recommandations quant aux activités du Conseil d’administration s’est poursuivi. Certaines de ces recommandations exigent un vote de la part des membres pour modifier les statuts administratifs pertinents. Les consultations à ce propos vont être lancées bientôt, soit dès que la période de consultation pour les changements à nos exigences de perfectionnement professionnel continu (PPC) sera terminée.

Concernant l’examen des exigences relatives au PPC, le Conseil d’administration a obtenu un sommaire de la rétroaction obtenue par les membres durant la période de consultation. Nous allons nous pencher plus longuement sur cette rétroaction et nous présenterons une version définitive du plan, accompagnée de ses exigences de mise en œuvre, aux membres pour obtenir leur approbation finale lors d’un vote en juin 2018.

De surcroît, une nouvelle proposition de structure de l’ICA a été présentée pour répondre aux problèmes soulevés durant notre première consultation ciblée. Bien qu’aucune structure ne puisse être parfaite, je crois que la démarche itérative que nous avons adoptée nous mène vers des améliorations considérables. Les membres seront consultés à ce sujet au début de la nouvelle année.

Au sujet de la formation

Le Conseil d’administration a approuvé les changements apportés au programme d’études. Ces changements font en sorte que le programme de l’ICA concorde avec le nouveau programme de l’Association actuarielle internationale. Plus important encore, le nouveau programme inclut maintenant la connaissance de l’analytique prédictive dans la formation des actuaires canadiens. Chez nos partenaires, la formation et les examens ont également été mises à jour afin que les actuaires à l’échelle mondiale puissent acquérir ces nouvelles habiletés.

La mise en œuvre du nouveau Cours orienté vers la pratique (le COP 2.0) se poursuit. Les répercussions des changements sont vastes, notamment auprès de nos partenaires avec lesquels nous avons des ententes de reconnaissance mutuelle. Le personnel du siège social et le groupe de bénévoles responsables du dossier examinent toutes les répercussions afin que nous puissions nous assurer de traiter équitablement tous les candidats à l’agrément.

Du côté de la recherche

La recherche étant l’une des raisons d’être de l’ICA, le Conseil d’administration a demandé d’obtenir davantage d’information au sujet du travail réalisé par la Commission exécutive de recherche. L’embauche de Shlomit Jacobson, gestionnaire des projets de recherche, amène un meilleur encadrement aux 18 projets qui sont en cours. Nous avons reçu un premier rapport sur l’état d’avancement des projets, ainsi que les fonds utilisés et engagés. Le Conseil d’administration a demandé davantage d’information sommaire, y compris comment les projets de recherche en cours appuient les objectifs stratégiques de l’ICA et la valeur ajoutée qu’elles génèrent. Un dossier à suivre.

Le domaine de pratique en vedette en novembre : l’expertise devant les tribunaux

Le Conseil d’administration a également assisté à une présentation de Jamie Jocsak au sujet du domaine de l’expertise devant les tribunaux. Ce domaine de pratique n’est pas très connu : une centaine de praticiens y œuvrent dans le moment. Bien que leurs clients soient des avocats, les actuaires du domaine ne représentent aucunes des parties lors d’un litige. Les actuaires agissent en tant qu’experts et, par conséquent, ils peuvent se prononcer sur certains éléments en cour. Jamie a également fait part des défis rencontrés dans ce domaine de pratique :

  • la compétition en provenance de l’extérieur de la profession;
  • le manque de connaissance/reconnaissance de la part de la profession;
  • la difficulté d’attirer un nombre suffisant d’actuaires vers ce domaine de pratique;
  • les changements sur le plan législatif.

Malgré ces défis, il s’agit d’un domaine de pratique en développement très prometteur. Les actuaires ont une excellente réputation au sein de l’appareil judiciaire canadien. Nos normes de pratique et nos Règles de déontologie rassurent les juges quant à l’objectivité des actuaires. Le domaine donne également l’occasion aux praticiens d’être leur propre patron, de diriger une entreprise autonome et de concilier travail-famille à leur guise.

À bien y penser, Jamie tentait peut-être de nous recruter!

Autres questions du Conseil d’administration

Le Conseil d’administration a aussi reçu plusieurs rapports et approuvé plusieurs points afin de permettre aux affaires de l’Institut d’avancer, notamment les états financiers trimestriels, des nominations, le renouvellement du Programme de bourses d’études supérieures, les activités du Global Risk Institute et un rapport de la Direction de la pratique actuarielle au sujet de leur réflexion stratégique pour l’avenir.

Nous nous sommes également penchés sur le rapport d’opérations du directeur général, incluant un rapport détaillé sur le progrès effectué du côté du système de gestion des relations avec la clientèle (GRC), qui va permettre d’améliorer grandement l’efficacité du siège social. Comme plusieurs projets informatiques d’envergure, le projet accuse du retard et une commission spéciale du Conseil d’administration travaille avec le personnel afin de trouver des façons pour en faciliter la réalisation.

Enfin, et plus important encore, nous avons partagé un magnifique gâteau pour souligner le départ à la retraite de notre adjointe de direction, Shirley Ann Mahon. Nous lui souhaitons beaucoup de bonheur dans cette nouvelle étape de vie… qu’elle compte débuter en séjournant plusieurs semaines dans les Caraïbes, loin de la neige et du froid d’Ottawa.

Meilleurs vœux du temps des Fêtes!

Je souhaite un excellent temps des Fêtes à tous les membres de l’ICA. Que vous célébrez avec vos amis ou vos proches ou que vous prenez la poudre d’escampette vers une contrée éloignée (préférablement vers un endroit où il fait chaud), je vous souhaite d’avoir l’occasion de refaire le plein pour commencer la nouvelle année de façon reposée et revigorée. Meilleurs vœux du temps des Fêtes.

Sharon Giffen, FICA, est la présidente de l’Institut canadien des actuaires.

Errata :

Deux erreurs se sont glissées dans ma mise à jour du (e)Bulletin paru le mois dernier. En premier lieu, Henri Boudreau du Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) n’est pas actuaire. En second lieu, Ben Marshall, Fellow attitré à l’effectif canadien de la Society of Actuaries, était l’autre actuaire présent lors du déjeuner. J’ai omis de mentionner qu’il a été modérateur de la séance. Mes excuses à vous deux, chers messieurs.  

 
Les actuaires en déplacement

Développements de carrière

Karen Lockridge a été invitée à se joindre au Groupe d’experts sur les résultats de l’adaptation et de la résilience aux changements climatiques mis sur pied par le gouvernement canadien.

Industrielle Alliance a désigné Denis Ricard dans le rôle de chef de l’exploitation.

Les actuaires dans les médias

Sadiq Adatia et Jill Wagman ont été reconnus parmi les chefs de file les plus influents au Canada par le magazine en ligne Benefits Canada.

Doug Andrews, Gavin Benjamin, Rosalind Gilbert et Bita Jenab ont été cités dans un article sur la transférabilité des régimes de retraite (How Canada’s retirement system can better address pension portability) du magazine en ligne Benefits Canada.

L’article de Jeffrey Baer sur le traitement des données (Data Crunching) est paru dans le numéro d’octobre 2017 du magazine en ligne Canadian Underwriter.

Catherine Jacques-Brissette a été citée dans un article du Globe and Mail sur le rôle des actuaires dans la lutte aux changements climatiques (Fighting climate change with the spreadsheet).

Dean Connor a été cité dans un article de The Insurance & Investment Journal traitant de l’étude effectuée par la financière Sun Life sur la façon dont les cotes de crédits peuvent être utiles dans la souscription (credit scores could be useful in underwriting).

Karen Lockridge a été citée dans un article portant sur l’intégration des questions environnementales, sociales et de gouvernance dans le magazine en ligne Benefits and Pensions Monitor.

Nazir Valani a été cité dans un article de la revue Investment Executive au sujet de l’adoption des nouvelles technologies par les assureurs.

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Le réseautage est un élément clé de la carrière de tout professionnel qui réussit, et l’ICA vous offre une nouvelle possibilité d’informer vos pairs de vos réalisations et progrès.

Notre rubrique du (e)Bulletin, Les actuaires en déplacement, vous donnera l’occasion d’annoncer votre nouvelle nomination, votre nouveau titre, vos nouveaux titres de compétence ou d’autres renseignements vous concernant. Vous aurez ainsi la possibilité d’informer vos confrères et consœurs de travail et d’autres professionnels en actuariat ou du domaine financier – qu’il s’agisse d’ex-collègues, d’anciens confrères ou consœurs d’université, d’employeurs potentiels, de futurs clients, etc. – de, par exemple :

  • Votre nouvelle nomination;
  • Votre nouveau titre ou nouveau champ de responsabilité;
  • Vos nouvelles qualifications;
  • Vos nouvelles coordonnées;
  • Un prix ou une reconnaissance qui vous a été décerné;
  • La publication de documents ou d'articles.

Il vous suffit d’envoyer un courriel – une simple ligne suffit, mais n’hésitez pas à en mettre davantage si vous le souhaitez – à la rédactrice anglaise de l’ICA à bonnie.robinson@cia-ica.ca. Nous veillerons à ajouter cette information au numéro suivant du (e)Bulletin.

Pour plus de nouvelles concernant les membres de l’ICA et leurs activités, suivez l’ICA sur Twitter.  

 
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RGA Canada
Nouvelles de l'Institut

par Chris Fievoli, FICA

L’Institut canadien des actuaires est ravi d’annoncer que Jean-François Bégin, professeur adjoint au département des statistiques et des sciences actuarielles de l’université Simon Fraser (Colombie-Britannique), représentera l’ICA lors du Congrès international des actuaires du 3 au 8 juin à Berlin. La bourse est offerte dans le cadre du Programme de bourses pour les jeunes chercheurs du Congrès.

Le Congrès international des actuaires est une rencontre quadriennale qui offre une semaine de séminaires, de présentations et d’occasions de réseautage. Le thème de la prochaine édition du congrès est Getting Closer (Rapprocher les distances). Quelque 2 000 actuaires, chercheurs et représentants du secteur financier y sont attendus.

Le Programme de bourses pour les jeunes chercheurs du Congrès comprend des événements pour les chercheurs qui débutent leur carrière et dont les recherches portent sur des sujets actuariels. Ainsi, dans le cadre du programme, une compétition entre les chercheurs a lieu et chaque organisme actuariel a l’occasion d’y être représenté par un chercheur qui montrera le fruit de son labeur. Compte tenu du réseau solide d’universités canadiennes offrant un programme de sciences actuarielles, l’Institut canadien des actuaires a décidé de mettre sur pied sa propre compétition pour choisir un représentant et d'assumer les frais liés à la présentation de ses recherches au Congrès.

L’article de Jean-François Bégin, Credit and Systemic Risks in the Financial Services Sector: Evidence from the 2008 Global Crisis, a été sélectionné parmi six articles soumis dans le cadre de la compétition de l’Institut. L’article met en lumière l’élaboration d’un portefeuille de modèle d’évaluation du risque de crédit et examine le risque de crédit de 35 sociétés financières durant les années 2005 à 2012. (Les collaborateurs de M. Bégin sont Mathieu Boudreault, Delia Alexandra Doljanu et Geneviève Gauthier.)

Un comité de sélection, composé de membres de l’ICA, de chercheurs et du personnel de l’ICA, a révisé les articles soumis pour déterminer le gagnant.

Nous tenons à féliciter M. Bégin pour cette réalisation et nous lui souhaitons une belle expérience à Berlin en juin prochain.

Nous invitons les membres de l’ICA intéressés à participer ou à en savoir davantage à consulter le site du Congrès international des actuaires. Inscrivez-vous rapidement, car les tarifs pour l’inscription hâtive sont en vigueur jusqu’au 31 janvier 2018.

Chris Fievoli, FICA, est actuaire membre du personnel, communications et affaires publiques, au siège social.

 

par Bob Howard, FICA

L’ICA parraine deux études sur l’expérience de mortalité dans les rentes, dont l’une porte sur les rentes individuelles (« IAMS ») et l’autre sur les rentes collectives (« GAMS »). (Voir 217117 et 217047, les dernières publications en date.) L’étude portant sur les rentes individuelles existe depuis les années 1980, mais celle sur les rentes collectives est assez récente, avec des données qui remontent seulement à 2007. Les deux études renferment des informations très semblables. Toutes les rentes sont assurées par des sociétés d’assurance-vie. On peut donc s’attendre à ce que l’expérience soit assez semblable.

Comparaison de l’expérience

Je mesure l’expérience en me servant des ratios réels à prévu (R/P). Pour les valeurs prévues, j’ai utilisé CPM2014priv et MI-2017. (Il existe d’autres bons choix, mais les comparaisons ne se seraient guère différentes.) Je mesure toujours les ratios R/P en fonction du revenu annualisé plutôt que du nombre afin de faire ressortir l’impact financier. Le montant de revenu correspondant aux décès réels est légèrement augmenté pour prendre en compte les décès survenus, mais non déclarés. Les ajustements sont spécifiques aux sociétés.

Dans de nombreux cas, j’indique l’écart-type du ratio R/P; le calcul est effectué sur les valeurs prévues et reflète la variation réelle du montant des rentes exposées. Il est peu probable que les différences dans le ratio R/P qui se situent à moins d’un écart-type soient significatives, mais celles qui se situent à plus de deux le sont probablement.

Mes données se limitent aux années 2007-2014, puisque je dispose des données pour ces années pour les deux études. Je n’inclus que les âges de 60 à 95 ans en raison du peu d’exposition aux jeunes âges et que les données sont moins fiables aux âges avancés.

L’expérience globale est présentée au tableau 1.

Il semble raisonnable de conclure que l’expérience de l’étude sur les rentes collectives est considérablement plus élevée que celle de l’étude sur les rentes individuelles, car la différence entre les ratios R/P représente plus du double de la somme des écarts-types. Cependant, cette conclusion est fausse.

Segments

Les données pour les rentes collectives peuvent être divisées en deux segments : celles relatives aux régimes de retraite à prestations déterminées (PD) et celles se rapportant aux régimes de retraite à cotisations déterminées (CD) ou aux régimes enregistrés d’épargne-retraite collectifs (REER) (« régimes non PD »).

Les données pour les rentes individuelles se répartissent entre les rentes enregistrées et les rentes non enregistrées, et chacune de celles-ci peut encore être divisée. Les données enregistrées se répartissent entre les REER et les régimes de retraite agréés (RRA). Les rentes non enregistrées peuvent être réparties, de façon moins évidente, entre les rentes avec remboursement et les rentes sans remboursement. (« Remboursement » signifie que des paiements sont garantis, habituellement pendant une certaine durée; « sans remboursement » signifie que tous les paiements sont conditionnels à la survie du ou des rentiers). Le segment des rentes non enregistrées, avec remboursement, est normalement désigné simplement par « remboursement », tandis que le segment des rentes non enregistrées, sans remboursement, est désigné par « sans remboursement » ou « sans remb. »

Le tableau 2 indique la taille moyenne, l’écart-type et l’asymétrie de chacun des six segments. Il est étonnant de constater combien l’expérience des régimes non PD est proche de celle des REER et celle des régimes PD est proche de celle des RRA. Les deux types de rentes non enregistrées sont très différents des autres segments, surtout en termes d’écart-type et d’asymétrie.

Tableau 2

Examinons maintenant les résultats globaux par segment (tableau 3) :

Tableau 3 

Nous constatons qu’il y a peu de différence entre les régimes PD et les régimes non PD, mais qu’il y a une différence entre les REER et les RRA qui est modérément significative chez les hommes et plus significative chez les femmes. La différence entre les régimes non PD et les REER et entre les régimes PD et les RRA n’est pas très significative.

Il semble que la différence entre les expériences des rentes collectives et individuelles que nous avons constatée dans le tableau 1 soit presque entièrement attribuable à la différence entre les rentes enregistrées et non enregistrées.

Examinons de plus près maintenant les segments enregistrés des rentes collectives et des rentes individuelles.

Les figures 1 à 4 comparent l’expérience par groupes d’âges de cinq ans pour deux segments, l’un étant l’étude des rentes collectives et l’autre l’étude des rentes individuelles. Les marques de graduation représentent un écart-type au‑dessus ou au‑dessous de la moyenne indiquée par la ligne. Elles ont la même forme et la même couleur que les lignes auxquelles elles sont associées. 

Les figures 1 et 2 comparent les régimes non PD et les REER chez les hommes et les femmes. Dans les deux cas, la ligne bleue (non PD) est généralement supérieure à la ligne rose (REER), mais les deux sont proches, et pour plusieurs groupes d’âge, les fourchettes de +/- un écart-type par rapport à la moyenne se chevauchent. Il se peut que, lorsque nous aurons plus de données, nous soyons en mesure de conclure que l’expérience des REER est inférieure à celle des régimes non PD, mais pour l’instant, nous ne pouvons pas l’affirmer avec certitude.

Figure 1Figure 2

Les figures 3 et 4 comparent les régimes PD et les RRA chez les hommes et les femmes. Les deux lignes sont très semblables chez les hommes. L’expérience des RRA est généralement plus élevée chez les femmes; il y a un chevauchement considérable au niveau d’un écart-type. Rien ne permet de conclure à une base de mortalité différente pour ces deux segments.

Figure 3

Figure 4b

Si l’on compare les quatre figures, on voit clairement que les expériences des régimes PD et non PD sont très proches, mais il semble y avoir une différence persistante entre les REER et les RRA chez les hommes et les femmes. La différence semble s’amenuiser aux âges avancés. Il pourrait être raisonnable de conclure qu’il y a plus d’autosélection avec les REER qu’avec les autres segments.

Ajustements selon la taille

Il y a un autre facteur en jeu qui semble encore plus important que le segment.

Les figures 5 et 6 montrent les ratios R/P pour les segments enregistrés par tranches de taille. Les tranches augmentent par paliers de 6 000 $ de revenu annualisé; les marques de graduation sont situées à la limite inférieure de chaque tranche. La tranche la plus élevée est de 72 000 $ et plus. Il est remarquable de voir combien les quatre lignes sont parallèles jusqu’à la tranche 42 000 $ – 48 000 $. Il n’y a pas beaucoup de données dans chacune des tranches supérieures.

Figure 5

Figure 6

On observe depuis des décennies que les ratios R/P tendent à être plus bas lorsque les montants sont élevés. La première fois qu’on a cherché à en quantifier l’impact, à ma connaissance, a été lors de l’étude sur la mortalité des retraités canadiens. Cette étude comportait un ensemble de facteurs d’ajustement selon la taille associé à chacune des tables de mortalité. De nombreuses objections ont été soulevées quant à l’utilisation d’ajustements selon la taille. Par exemple, une personne pourrait toucher une petite rente d’un employeur et une grosse rente d’un autre, mais cette personne serait sujette à la même mortalité, quelle que soit la rente. Les objections semblent toutes plausibles, mais les facteurs ont néanmoins constitué une caractéristique avantageuse des données.

Qu’arriverait-il si les ajustements selon la taille pour la table CPM2014priv étaient appliqués aux données de GAMS et d’IAMS? Les figures 7 et 8 montrent les résultats.

Figure 7

Figure 8

Personnellement, je trouve ces graphiques surprenants. On observe une tendance horizontale très forte, du moins jusqu’à 36 000 $ – 42 000 $, surtout chez les hommes. Cela laisse entendre que les facteurs d’ajustement selon la taille, calculés avec les données des régimes PD non assurés, fonctionnent bien avec les rentes assurées et avec les rentes individuelles enregistrées. Il y aurait très peu de chevauchement des données entre GAMS et IAMS et les données qui sous-tendent les tables CPM, mais un schéma très semblable selon la taille émerge des trois.

Se pourrait‑il que les ajustements selon la taille expliquent la grande différence existant entre les rentes enregistrées et les rentes non enregistrées? Les figures 9 et 10 indiquent les rentes non enregistrées, avec remboursement, chez les hommes et les femmes, et les deux ont des facteurs d’ajustement. Les marques de graduation représentent un écart-type au-dessus et au-dessous du ratio R/P.

Figure 9

Figure 10

De toute évidence, la tendance n’est pas horizontale. Il y a une tendance distincte à la baisse, ce qui laisse supposer que l’amélioration de la mortalité selon la taille est plus importante dans le cas des rentes avec remboursement que dans celui des segments enregistrés.

Les figures 11 et 12 sont comparables aux figures 9 et 10, mais se rapportent aux rentes non enregistrées, sans remboursement.

Figure 11

Figure 12

La tendance à la baisse est très forte tant chez les hommes que chez les femmes. Les ratios R/P pour la tranche de montants la plus élevée sont d’environ la moitié (après l’ajustement selon la taille) de ce que nous avons vu pour les rentes enregistrées. Les écarts-types sont également assez petits pour que nous puissions attribuer un haut degré de signification aux ratios R/P inférieurs. Il est très probable que ce segment comprenne un nombre important de rentes adossées. (Il s’agit de rentes vendues conjointement avec de polices d’assurance-vie de grande taille, habituellement des T100 garanties, et dont les assurés auraient fait l’objet d’examens médicaux. Les rentes servent à payer les primes. Nul n’est besoin d’une clause de remboursement, car l’accent est mis sur l’assurance-vie plutôt que sur la rente. Par conséquent, l’expérience de mortalité sera beaucoup moins élevée que ce que l’on prévoit normalement pour les rentes.)

Il est probable que nous observions l’impact de l’hétérogénéité dans les segments non enregistrés. Certaines rentes sont achetées indépendamment de toute assurance-vie, dans l’objectif d’avoir un revenu, ce qui limite l’autosélection. D’autres rentes sont achetées conjointement avec l’assurance-vie et bénéficient du fait que les assurés subissent des examens médicaux. Le dernier cas prédomine probablement dans le cas des rentes de grande taille sans remboursement, et le premier cas prédomine dans le cas des rentes de petite taille. Le dernier cas de se rencontre probablement moins souvent dans le segment avec remboursement que dans le segment sans remboursement.

Conclusions

Le segment est important, plus particulièrement entre les rentes enregistrées et les rentes non enregistrées. Il semble justifié de différencier les tarifs selon ces deux types de rentes.

La taille revêt encore plus d’importance. Nul doute qu’il est justifié d’utiliser une mortalité inférieure lorsque les montants sont élevés. Toutefois, je sais qu’il peut être difficile d’imposer un tarif supérieur pour des montants élevés, puisqu’on sera tenté de fractionner les fonds en trois ou quatre rentes, à supposer que la concurrence entre les assureurs soit assez forte. Si certains assureurs différenciaient leurs tarifs, les plus primes uniques de grande taille seraient versées à ceux qui n’auraient pas fait cette distinction. Le premier groupe serait-il prêt à renoncer à une part de marché pour obtenir de plus grandes marges bénéficiaires? Cette stratégie de tarification mérite de plus amples recherches.

Bob Howard, FICA, est actuaire-conseil.

 

Le siège social de l’ICA sera fermé du 25 décembre au 1er janvier et ouvrira à nouveau le 2 janvier 2018. Nous souhaitons à tous nos membres de joyeuses fêtes.

 
Nouvelles sur les événements

ANÉA - Congrès 2018

par Matthieu Landry

Du 5 au 7 janvier 2018, l’Institut canadien des actuaires (ICA) débute énergiquement la nouvelle année en démontrant son appui aux futurs actuaires lors du congrès de l’Association nationale des étudiants (ANÉA) qui se tiendra, pour la première fois, au cœur d’Ottawa à l’hôtel Westin.

En tant que commanditaire Grand mécène, l’Institut contribuera de façon importante au congrès. En effet, le salon des carrières de l’ICA et les tables rondes de professionnels accueilleront plus de 600 étudiants en actuariat afin qu’ils puissent réseauter avec des actuaires et des chercheurs qui proviennent de partout au pays. De plus, puisque la formule a connu un grand succès au congrès l’an dernier, l’ICA offrira gratuitement la possibilité aux participants de prendre une photo professionnelle à nouveau cette année.

L’ICA tiendra également son gala annuel le samedi 6 janvier en soirée. John Dark, président désigné de l’ICA, y prononcera un discours sur la croissance et l’importance de l’actuariat au Canada.

Le défi du conférencier invité de l’ICA : les étudiants sous les feux de la rampe

Le défi du conférencier invité donne l’occasion aux étudiants de participer en tant que conférencier à une table ronde organisée par l’ICA durant le congrès. Lancé auprès des abonnés du Réseau ICA, le défi donnera aux étudiants sélectionnés l’occasion de partager leur vision de l’avenir de la profession et de discuter des façons dont nous pouvons sortir des sentiers battus pour défricher de nouveaux domaines de pratiques.

Ainsi, les étudiants sélectionnés auront également l’occasion d’exercer leurs talents de communicateur tout en contribuant à la discussion et ils se mériteront la chance d’être mis en vedette, en tant que futur actuaire, sur le site Web de l’ICA. Il s’agit donc d’une excellente façon de se faire remarquer par des employeurs potentiels.

Les étudiants doivent être inscrits au congrès pour pouvoir participer au défi. Il n’y a toutefois pas d’inscription préalable requise pour participer au défi.

Matthieu Landry est le coordonnateur principal, marketing, au siège social de l’ICA.

 

par Matthieu Landry

Cette année, les Colloques sur les régimes de retraite et les investissements, qui duraient habituellement deux jours, ont été offerts selon une nouvelle formule et condensés dans une seule journée. Ils ont eu lieu le 7 novembre à Toronto et l’accent a été mis sur les défis actuels et futurs auxquels font face les actuaires et leurs parties prenantes. Les deux colloques ont offerts du contenu à la fine pointe, du perfectionnement professionnel continu de grande qualité et des occasions de réseautage.

Colloque sur les régimes de retraite

L’avenir des régimes de retraite publics

Les régimes de retraite publics ont été au cœur des discussions lors du Colloque sur les régimes de retraite. Les membres ont eu l’occasion de faire connaître leur point de vue et leurs commentaires seront utilisés pour élaborer l'énoncé public sur les régimes de retraite publics qui paraîtra prochainement.

« La déclaration d’intention pour l’énoncé public sur les régimes de retraite publics a été une séance interactive qui a permis aux membres d’échanger collectivement sur d’importants sujets liés à l’avenir des régimes de retraite publics », explique Joseph Gabriel, actuaire membre du personnel, éducation. « La séance a souligné des enjeux importants qui planent sur les régimes de retraite publics et leurs parties prenantes. Des questions essentielles telles que l’âge de la retraite et la durée de la vie active des Canadiens ont été discutées. En bout de ligne, ces discussions vont aider l’ICA à élaborer son énoncé public sur les régimes de retraite publics. »

D’autres sujets d’actualités, tels que la réforme du cadre de capitalisation du déficit de solvabilité en Ontario et la plus grande collaboration entre les législateurs sur cette question ont été discutés. Ces éléments de discussion seront pris en compte alors que l’ICA poursuit sa mission de faire progresser la science et la pratique actuarielles pour améliorer le bien-être de la société. En ce qui a trait à cette question précise, il s’agit de s’assurer que les régimes de retraite soient viables pour les parties prenantes et les Canadiens de façon générale.

Colloque sur les investissements

De nouvelles approches pour les investisseurs

Le Colloque sur les investissements a mis l’accent sur des sujets contemporains, tels que l’apprentissage machine et les mégadonnées, afin d’aider les membres de l’ICA à comprendre les nouveaux outils employés par les parties prenantes pour évaluer et analyser les marchés. « La séance sur l’apprentissage machine en gestion des actifs a été fascinante et démontrait la nécessité de l’intervention humaine dans ce processus de travail innovateur. En d’autres mots, ce ne sont pas les machines qui vont générer de l’alpha », explique M. Gabriel. « Bien sûr, la séance a mis l’accent sur les mégadonnées, comme l’approche sur-mesure en placements, non-linéaire et dynamique. »

« En fin de compte, plusieurs de nos parties prenantes sont des investisseurs. C’est important, en tant professionnels en actuariat, de bien comprendre leurs besoins et les outils qu’ils utilisent dans le moment et ceux qu’ils utiliseront à l’avenir. »

Au sujet de l’importance des colloques

M. Gabriel ajoute que les colloques de cet automne, comme tous les événements de l’ICA, sont importants puisqu’ils permettent aux « membres qui y participent de rester au fait des dernières tendances de l’industrie, de se faire une bonne idée du rôle des autres professionnels du domaine et, bien sûr, d’être mieux équipés pour mieux répondre aux besoins actuels et futurs des parties prenantes ».

Matthieu Landry est le coordonnateur principal, marketing, au siège social de l’ICA.

 
Les bénévoles en déplacement

Conseil d’administration

Les personnes suivantes ont été nommées au conseil et aux commissions ci-dessous :

  • Direction des relations internationales : Graham Mackay;
  • Commission des élections : Robert Stapleford (président), Alan Cooke et Luc Farmer, en vigueur le 1er juillet 2017;
  • Groupe de candidats à un tribunal : Dale Mathews et Ashley Witts.

Les personnes suivantes ont terminé leurs mandats auprès des commissions ci-dessous et quittent avec remerciements :

  • Commission des élections : Jacques Tremblay.

Direction des relations internationales

Les personnes suivantes ont été nommées aux commissions ci-dessous :

  • Commission sur la réglementation international en assurance : Julie-Linda Laforce et Troy Haugen, en vigueur le 17 novembre 2017;
  • Commission sur les normes comptables internationales (assurance) : Dale Mathews et Jin Kui Wang, en vigueur le 17 novembre 2017.

Les personnes suivantes ont terminé leurs mandats auprès des commissions ci-dessous et quittent avec remerciements :

  • Commission sur les normes comptables internationales (assurance): Jenny Ge.

Direction de la pratique actuarielle

Les personnes suivantes ont été nommées aux commissions ci-dessous :

  • Commission des rapports financiers des compagnies d’assurances IARD : Anya Sri-Skanda-Rajah (observatrice), Jean Roy et Erika Schurr, en vigueur le 26 octobre 2017;
  • Commission sur l’expertise devant les tribunaux : Neil Chicoine et Bruce Michael.

Les personnes suivantes ont terminé leurs mandats auprès des commissions ci-dessous et quittent avec remerciements :

  • Commission sur l’expertise devant les tribunaux : Daniel Gagné;
  • Commission sur la pratique de l’assurance collective : Lyna Gendron.

Direction de l’admissibilité et de la formation

Les personnes suivantes ont été nommées aux commissions ci-dessous :

  • Commission sur l’éducation permanente : Patrick Duplessis;
  • Commission sur la modélisation prédictive : Patrick Duplessis (représentant de la DAF);
  • Commission sur les examens et les évaluations : George Wang et Jared Mickall

Les personnes suivantes ont terminé leurs mandats auprès des commissions ci-dessous et quittent avec remerciements :

  • Commission sur l’éducation : Minaz Lalani;
  • Commission sur l’éducation permanente :
    • Sous-commission sur les assurances IARD : Ghislain Brault-Joubert.

Direction des services aux membres

Les nouveaux mandats de la Commission exécutive de recherche (CER), de la Sous-commission sur les études d’expérience (SCEE), de la Sous-commission sur la recherche universitaire (SCRU) et du Groupe de surveillance du projet (GSP) sont les suivants :

Commission exécutive de recherche (CER)

 Élaborer et mettre en œuvre le plan stratégique de recherche et les priorités de l’ICA;

  • Déterminer, maintenir et assurer la mise en œuvre des normes d’excellences de la recherche effectuée pour l’ICA;
  • Cibler les sujets de recherches avant-gardistes qui appuient le mandat du Conseil d’administration de l’ICA et les besoins plus larges de l’ICA en matière de recherche;
  • Superviser les activités de la Sous-commission sur les études d’expérience (SCEE) et la Sous-commission sur la recherche universitaire (SCRU);
  • Distribuer le budget global alloué à la recherche;
  • Fournir des mises à jour régulières à la Direction des services aux membres et obtenir son approbation lorsque nécessaire;
  • Conformément au processus d’approbation et aux autorisations exigés, examiner et approuver les projets de recherches mis de l’avant par la SCEE, la SCRU, les membres de l’ICA ou d’autres parties intéressées;
  • S’assurer qu’il y ait un groupe chargé de la surveillance du projet (GSP) adéquat pour chaque projet de recherche et s’assurer qu’il y ait des membres pour représenter chaque GSP; 
  • S’assurer de la communication efficace des résultats de recherche;
  • Le cas échéant, travailler avec le personnel du siège social de l’ICA pour promouvoir la recherche et ainsi obtenir de la visibilité pour l’ICA et sensibiliser le public;
  • Coordonner les recherches avec la Society of Actuaries (SOA) et l’Institute and Faculty of Actuaries (IFoA) et d’autres organismes afin d’obtenir du soutien et, au besoin, mettre en commun nos efforts. Pour les projets conjoints, s’assurer que les lignes directrices et les ententes sont respectées;
  • Mettre en place des représentants auprès des autres commissions et directions de l’ICA selon les besoins;
  • Mesurer l’intérêt des parties prenantes quant aux sujets de recherche;
  • Informer les membres des projets de recherche en cours et à venir;
  • Attirer des bénévoles qui exercent dans divers domaines de pratique et dont l’expertise est variée.

Sous-commission sur les études d’expérience (SCEE)

  • Cerner et examiner des sujets d’études d’expérience possibles;
  • Offrir des recommandations à la CER quant à la fréquence de récurrence des études d’expérience et à la répartition du budget annuel pour les études d’expériences nouvelles et récurrentes;
  • Selon le pouvoir délégué, discuter et approuver les projets de recherche;
  • S’assurer qu’il y ait un groupe chargé de la surveillance du projet (GSP) adéquat pour chaque projet d’études d’expérience et qu’il y ait des représentants de la sous-commission auprès de chaque GSP; 
  • Fournir régulièrement des mises à jour à la CER;
  • Mesurer régulièrement l’intérêt des parties prenantes quant aux sujets de recherche d’études d’expérience;
  • S’assurer de la communication efficace des résultats de recherche;
  • Inciter la collaboration entre les membres de divers domaines de pratique ainsi que le partage des bonnes pratiques en ce qui a trait aux études d’expérience;
  • Améliorer la synergie et l’efficacité (approvisionnement externe ou interne, chercheurs triés sur le volet, cohérence et accessibilité des données, prise en compte de divers modèles d’affaires pour les études de l’ICA, etc.);
  • Attirer des bénévoles qui exercent dans des domaines de pratique diversifiés, dont l’expertise est variée et qui ont un intérêt pour les études d’expérience.

Sous-commission sur la recherche universitaire (SCRU)

  • Proposer et élaborer des activités qui favorisent la synergie entre les recherches effectuées par le milieu universitaire et la pratique;
  • Établir des partenariats de recherches entre les universités, l’ICA et l’industrie;
  • Gérer le Programme de subvention pour la recherche universitaire destiné aux professeurs canadiens;
  • Coordonner l’aspect administratif du programme avec le personnel du siège social;
  • Classer les lettres d’intention et passer en revue l’ensemble des demandes;
  • Gérer le Programme de bourse d’études supérieures (PBES) pour les étudiants canadiens à la maîtrise;
  • Coordonner l’administration du PBES en collaboration avec le personnel du siège social;
  • Mandater un comité de sélection pour passer en revue et classer les demandes;
  • Dans le cadre du pouvoir délégué, examiner et approuver les projets de recherches;
  • Fournir régulièrement des mises à jour à la CER;
  • S’assurer qu’un groupe chargé de la surveillance du projet (GSP) adéquat soit attribué à chaque projet de recherche universitaire et que la SCRU y soit représentée par un membre;
  • Attirer les bénévoles du milieu universitaire et de l’industrie qui souhaitent renforcer les synergies entre les recherches universitaires/scientifiques et celles réalisées par des praticiens en actuariat.

 Groupe de surveillance du projet (GSP)

  • Superviser l’élaboration de documents de soumissions, tels que les demandes de propositions;
  • Selon les réponses obtenues, recommander un chercheur à la commission ou sous-commission responsable (CER, SCEE, SCRU). Une fois l’approbation obtenue, le chercheur doit signer un contrat avec le directeur des finances de l’ICA;
  • Déterminer les principaux jalons du projet et le produit du travail avec les chercheurs et s’assurer qu’ils sont atteints;
  • Assister et participer aux téléconférences selon les besoins, habituellement lorsque les étapes principales du projet sont franchies;
  • Offrir des conseils sur la méthodologie et l’approche du ou des chercheur(s) et fournir une supervision globale de la direction, des principales hypothèses et des observations et conclusions de la recherche;
  • Superviser l’exécution du projet par le chercheur, répondre à ses questions et fournir des explications, s’assurer que le produit final rencontre les normes de qualité de l’ICA;
  • Faire rapport à la CER, la SCEE ou la SCRU de façon périodique quant aux progrès de la recherche et s’assurer que le budget alloué est respecté et que les paiements soient approuvés selon la progression du projet;
  • Recommander l’approbation du produit final lorsque celui-ci respecte les normes de qualité de l’ICA;
  • Fournir des recommandations de communication et de diffusion du rapport de recherche et offrir des conseils pour l’interprétation des résultats de la recherche;
  • Déterminer si une révision indépendante par des pairs est nécessaire et, le cas échéant, proposer de bons candidats pour cette relecture;
  • Travailler de concert avec l’équipe des publications de l’ICA pour s’assurer que tous les documents de recherche soient révisés et publiés selon les Directives pour la présentation de communications.
  • Sur demande, présenter les résultats de la recherche lors de forums, tels que des assemblées de l’ICA et des colloques.
 
Mise à jour du siège social

 

par Michel Simard
Directeur général, ICA

L’Institut a quelque chose de singulier et de particulier, quelque chose que nous avons parfois tendance à oublier parce que nous y faisons souvent référence en l’appelant simplement par son acronyme, ICA. Ce laconisme a pour effet de nous faire oublier qu’il s’agit de l’organisme qui unit tous les actuaires qui œuvrent au Canada quel que soit leur domaine de pratique. L’Institut canadien des actuaires est le point de rencontre des actuaires canadiens, où tous unissent leur expertise et leur expérience pour protéger l’intérêt public et promouvoir la profession.

Nous menons des démarches soutenues pour améliorer la gouvernance, la transparence et les services de l’ICA, ainsi que les communications avec ses membres. L’ICA doit poursuivre son évolution afin de répondre aux besoins de ses membres et de continuer à s’acquitter de sa mission et à réaliser sa vision.

En portant un regard rétrospectif, je constate que l’année 2017 fut une autre année de changements et de progrès pour l’ICA pendant laquelle nous avons fait avancer des projets et en avons entamé de nouveaux. J’aimerais en présenter quelques-uns ici.

Éducation

Cette année, l’ICA a mené ou participé à plusieurs projets ayant pour effet d’améliorer le système d’éducation et de qualification de l’ICA et de faire progresser l’éducation actuarielle au Canada et à l’étranger :

  • Les changements apportés au Cours orienté vers la pratique (ou le COP 2.0);
  • La mise à jour du programme d’études de l’ICA;
  • La mise à jour du programme d’études de l’Association actuarielle internationale (AAI).

En mai, l’ICA a signé un protocole d’entente avec la Society of Actuaries encadrant une future collaboration aux fins de l’éducation des candidats actuariels. Cette entente prend appui sur la relation établie de longue date entre l’ICA et la SOA et élargit celle-ci. Dans le cadre de cet engagement permanent, des représentants de l’ICA travailleront de concert avec la SOA en ce qui concerne la stratégie d’éducation ainsi que l’élaboration des programmes d’études et des examens relatifs aux éléments du système d’éducation de la SOA qui sont reconnus par l’ICA. Le protocole d’entente prévoit entre autres l’établissement d’une stratégie de marque conjointe visant à officialiser le partenariat.

Perfectionnement professionnel continu (PPC)

Le PPC et l’éducation vont de pair. Tout au long de l’année, les nombreux colloques, webémissions et ateliers organisés par l’Institut ont offert aux membres d’excellentes occasions de cumuler des crédits de PPC. Nous avons mis à l’essai de nouvelles formules pour la tenue de nos colloques, notamment des activités d’une demi-journée tenues localement, ainsi qu’une option de diffusion en direct afin d’accroître l’accessibilité aux occasions de PPC pour nos membres.

Recherche

L’Institut consacre 9,5 % des recettes nettes issues des cotisations à son budget de recherche. Cette année, nous avons complété la restructuration de l’ancienne Commission de recherche, qui est devenue la Commission exécutive de recherche (CER). La structure de la CER permettra aux bénévoles d’établir d’importants partenariats afin de mener des travaux de recherche d’intérêt pour la communauté actuarielle. Elle contribuera également à appuyer davantage nos efforts en matière de prises de positions publiques et à raffermir notre partenariat avec les milieux universitaires qui ont des intérêts connexes. Nous avons également embauché Shlomit Jacobson à titre de gestionnaire des projets de recherche afin de faciliter le travail de la CER.

Cette année, l’ICA a publié cinq documents de recherche et compte actuellement 18 projets en cours dont plusieurs seront publiés au début de 2018.

Engagement des membres

Dans le cadre d’une initiative visant à accroître l’engagement des membres et à améliorer les communications avec ces derniers, l’Institut a tenu une série de groupes de discussion afin de prendre connaissance de leurs préoccupations à l’égard de la profession actuarielle et d’obtenir des idées pour améliorer leur expérience.

Nous avons également organisé deux événements intitulés En direct avec l’ICA, dont un premier à Toronto et un deuxième à Montréal. Tenues dans des lieux conviviaux, dans une atmosphère décontractée, ces deux activités ont permis aux participants d’interagir directement avec les dirigeants de l’ICA (la présidente et les membres du Conseil d’administration), de leur poser des questions, de leur faire part de leurs préoccupations et de réseauter avec leurs pairs. Nous souhaitons tenir davantage de ces événements dans l’avenir.

Relations avec le public

L’ICA a présenté 16 mémoires portant sur un large éventail de sujets à des organismes gouvernementaux et de réglementation, notamment :

  • À l’Association internationale des contrôleurs d’assurance concernant la révision des principes de base en assurance 1, 2, 13 et 18;
  • Au gouvernement de l’Ontario concernant la révision du système d’assurance automobile;
  • À Retraite Québec concernant le projet de règlement modifiant le Règlement sur les régimes complémentaires de retraite;
  • Au Task Force on Climate-related Financial Disclosures du Financial Stability Board;
  • À l’AAI au sujet d’un exposé-sondage sur les ajustements pour risque aux fins des rapports financiers relatifs aux contrats d’assurance.

En collaboration avec l’agence de marketing Banfield, l’Institut a également conçu deux campagnes publicitaires nationales : Les actuaires tracent la voie, qui porte sur le rôle que peuvent jouer les actuaires en ce qui concerne les mégadonnées, ainsi que L’avenir prend forme, dans le cadre de Canada 150, qui souligne la contribution de la profession actuarielle à l’essor du Canada..

Les mois à venir

L’année 2018 laisse présager d’autres changements pour l’Institut et pour les actuaires canadiens. La publication des normes IFRS a une portée immense. Le Conseil des normes actuarielles étudie le dossier afin de déterminer les modifications qui pourraient devoir être apportées suite à l’adoption de l’IFRS 17. L’Institut participera à la production de versions françaises des documents relatifs à l’IFRS 17 et organisera des webémissions et d’autres activités d’information destinées à informer les membres des répercussions de ces nouvelles normes comptables.

La révision de la gouvernance de l’ICA se poursuit afin de rendre l’Institut plus efficace dans la poursuite de sa mission et la réalisation de sa vision et son plan stratégique.

Bénévolat

La vigueur de l’Institut repose sur celle de ses bénévoles. Nous sommes conscients de la quantité colossale du travail accompli par nos bénévoles pour appuyer l’Institut et l’avenir de la profession actuarielle au Canada et leur en sommes immensément reconnaissants. J’adresse de sincères remerciements à ceux et celles d’entre vous qui ont donné de leur temps à l’ICA. Votre apport est inestimable.

J’offre à tous mes meilleurs vœux pour les fêtes et je vous souhaite une bonne et heureuse année 2018 !

Michel Simard est le directeur général de l’ICA.