CIA (e)Bulletin/(e)Bulletin de l'ICA

Canadian Institute of Actuaries/Institut canadien des actuaires

Décembre 2016
Elliott Bauer
D.W. Simpson & Company
Eckler Ltd.
Mise à jour de la présidente

  

par Dave Dickson, FICA
Président de l’ICA 

C’est au printemps 2015 que j’ai décidé de me porter candidat au poste de président désigné. Contrairement aux autres années, trois candidatures ont été soumises et il y a bel et bien eu une élection pour ce poste. À la suite du vote, j’ai attendu les résultats avec impatience. Un jour, alors que je revenais d’un dîner avec deux amis, tous deux membres de l’ICA, j’avais un message vocal du président de la Commission des élections, Jim Christie, qui me félicitait pour ma victoire et qui m’offrait ses meilleurs vœux.

Sur le coup, je me suis demandé : « Et que se passe-t-il maintenant? ». Je savais que les trois années à venir seraient chargées et changeraient ma vie. Je travaillais déjà activement à titre de bénévole au sein de l’ICA, mais en accédant au poste de président désigné, puis à celui de président, j’assumerais une responsabilité beaucoup plus importante. Alors, en bon actuaire que je suis, j’ai décidé de me renseigner. J’avais déjà eu des discussions avec certains membres de la direction de l’ICA et j’avais donc une idée de mes nouvelles fonctions. Afin de me renseigner davantage, je me suis entretenu avec diverses personnes engagées auprès de l’ICA, dont d’anciens présidents, des membres du Conseil d’administration et d’autres personnes. J’ai obtenu des points de vue divergents en ce qui concerne les fonctions, mais cela m’a permis d’en dresser un meilleur tableau.

Alors, qu’est-ce que j’ai appris? 

  • C’est exigeant. L’ICA gère de nombreux dossiers. Nous avons plusieurs bénévoles dévoués qui assurent la direction de plusieurs projets de l’ICA. Il était important pour moi de choisir les projets dans lesquels je devais m’investir et ceux à l’égard desquels je devais jouer un rôle plus passif. Il importe d’être conscient du fait qu’on ne peut participer à tout.
  • C’est engageant. Pendant les 18 derniers mois, j’ai rencontré de nombreux membres à l’occasion de colloques, de visites de clubs actuariels, d’appels téléphoniques, de réunions de commission, etc. J’ai ainsi pu acquérir un meilleur portrait de l’ICA et mettre l’accent sur les projets que je jugeais importants. À titre d’exemple, j’ai découvert au fil de ces voyages que plusieurs membres ne se sentent pas engagés envers l’ICA et il m’a semblé qu’il était important de remédier à cette situation. Nous avons mis en branle un projet visant à mesurer l’engagement des membres et prévoyons recueillir davantage de rétroaction auprès de ceux-ci au moyen de groupes de discussion.
  • Il est important de remettre les choses en question. Mon but n’est pas de tout révolutionner, mais ici comme dans d’autres organisations, il y a cette tendance à continuer de faire les choses comme on les a toujours faites. Je pose souvent la question à savoir pourquoi on fait les choses de telle ou telle façon, si nous pouvons changer la façon de faire ou si telle ou telle chose est vraiment utile. Selon moi, pour quiconque assume une nouvelle fonction, il s’agit d’un exercice important. Je me rends compte que, bien que parfois douloureux, le changement est important pour n’importe quelle organisation.
  • C’est une expérience d’apprentissage. J’en ai appris beaucoup plus au sujet de nos divers domaines de pratique et d’autres questions telles que les changements climatiques et la génétique, entre autres choses. J’ai aussi appris à mieux comprendre comment les actuaires peuvent faire une différence et contribuer aux enjeux qui touchent la population canadienne. J’en ai appris davantage au sujet du fonctionnement de l’ICA, de mon rôle par rapport au Conseil d’administration, aux deux autres présidents, au secrétaire-trésorier, au directeur général et au personnel du siège social. J’ai compris que le Conseil d’administration prend des décisions importantes pour l’ICA, que la direction de l’Institut assure la gestion de ces décisions et que le directeur général et son personnel travaillent de concert avec des bénévoles clés pour les mettre en œuvre. Bien que ce modèle semble simple, il m’a fallu quelque temps pour bien le comprendre; il fonctionne bien. Il importe que, dans le cadre de mes fonctions, je laisse la gestion du travail aux soins du directeur général.
  • C’est enrichissant sur le plan personnel et professionnel. Je me suis vraiment plu à assister à de nombreux événements actuariels, y compris à représenter l’ICA à l’occasion d’événements internationaux. Il y a quelques mois, nous avons été l’hôte de l’assemblée du North American Actuarial Council tenue à Montréal et, en novembre, j’ai participé à la réunion de l’Association actuarielle internationale à Cape Town.
  • C’est productif. Dans le cadre de mes fonctions, je préside les réunions du Conseil d’administration de l’ICA. Celles-ci sont toujours bien chargées et on a habituellement de la difficulté à respecter la durée prévue, mais ces réunions sont très productives et animées par d’amples discussions et débats. Nous avons aussi accru le caractère stratégique des réunions en accordant davantage de temps aux discussions de cette nature. Présider la réunion constitue une fonction importante, exigeante et gratifiante. Nous avons un Conseil d’administration formidable, ce qui rend les réunions très agréables.

En octobre, j’ai assisté à l’assemblée annuelle de la Society of Actuaries (SOA). Craig Reynolds, président sortant de la SOA, a prononcé un discours d’adieu très inspirant, dans lequel il a remercié les membres qui lui avaient accordé leur vote et qui lui avaient ainsi permis d’être président de la SOA. Il a affirmé que son année à la présidence avait été la plus gratifiante de toute sa carrière professionnelle. En juin 2017, je prévois faire un énoncé semblable à l’occasion de notre assemblée annuelle à Québec.

J’ai vraiment aimé mes 18 mois, ou presque, dans ces fonctions. Ils m’ont permis de faire une différence pour les membres et la profession et, surtout, ils ont été agréables. Cette expérience a changé ma vie de façon très positive et j’envisage avec enthousiasme le reste de mon mandat.

Dave Dickson, FICA, est le président de l’Institut canadien des actuaires.

 
Le point de mire

par Pierre Dionne, FICA

Le présent article fait le point sur deux activités récentes de la Direction de la pratique actuarielle.

Mises à jour en temps opportun

Les praticiens du domaine des régimes de retraite ont peut-être remarqué un nouveau type d’annonce le 21 octobre, soit une communication préliminaire concernant les hypothèses pour les évaluations de liquidation hypothétique et de solvabilité avec date de calcul à compter du 30 septembre 2016. Cette communication s’inscrit dans notre démarche visant l’amélioration constante de nos services aux membres et de notre pertinence. Elle a pour but de fournir des mises à jour plus opportunes en ce qui concerne les recommandations pour le taux d’actualisation et la mortalité afin d’estimer le prix d’achat de rentes. Cette communication a été publiée trois semaines après la fin du trimestre et a été suivie d’un supplément de note éducative. Auparavant, après le premier et le deuxième trimestre, les actuaires devaient attendre 40 et 48 jours respectivement avant d’avoir le supplément de note éducative. Nous espérons que la publication en temps opportun a été utile. Nous sommes toujours ouverts aux commentaires positifs ou constructifs. N’hésitez pas à communiquer avec moi ou avec Simon Nelson, président de la Commission des rapports financiers des régimes de retraite.

Intégration de l’examen dynamique de suffisance du capital (EDSC) et de l’évaluation interne du risque et de la solvabilité (dispositif ORSA)

La Direction de la pratique actuarielle a engagé un dialogue avec le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) et l’Autorité des marchés financiers (AMF) en ce qui concerne la simplification des processus de l’EDSC et du dispositif ORSA. De fait, au premier coup d’œil, les deux rapports abordent les risques auxquels est exposée une société d’assurance et le montant de capital nécessaire pour atténuer ces risques. Au final, les deux rapports seront présentés au conseil d’administration.

Les deux rapports comportent plusieurs différences substantielles, dont les suivantes :

  • Degré de rigueur des conseils : les normes de l’ICA prescrivent certains éléments de l’EDSC (p. ex., le nombre de scénarios, la définition de situation financière satisfaisante, etc.), tandis que le dispositif ORSA ne comporte aucune exigence;
  • Portée : l’EDSC se concentre sur une analyse de suffisance du capital par rapport aux exigences de capital réglementaire. Quant à lui, le dispositif ORSA est beaucoup plus large et comporte l’identification et l’évaluation des risques, le degré d’intégration à l’ensemble des opérations de l’entité d’assurance, l’établissement de liens entre les risques et le capital, ainsi que l’intégration de la boucle de rétroaction au processus de prise de décision de la haute direction;
  • Responsabilité : la responsabilité de l’EDSC incombe à l’actuaire désigné (en vertu de la Loi sur les sociétés d’assurances, l’actuaire doit faire rapport de la situation financière de l’entité d’assurance), tandis que celle du dispositif ORSA incombe au conseil d’administration;
  • Opinion : elle n’est requise que pour l’EDSC;
  • Indépendance : la responsabilité de l’actuaire désigné à l’égard de l’EDSC s’assortit de l’indépendance de la fonction par rapport à la direction. Le dispositif ORSA ne comporte aucune exigence similaire, sinon celle visant un examen indépendant, ce qui est également exigé pour l’EDSC (examen externe par des pairs).

Ces différences ne signifient pas l’impossibilité d’intégrer les deux rapports. Plus précisément, le rapport de l’EDSC pourrait peut-être s’intégrer en quelque sorte au processus du dispositif ORSA. Plus particulièrement, en ce qui concerne la portée, notons que l’objectif de l’EDSC qui consiste à faire l’examen du capital par rapport aux exigences réglementaires et d’identifier les menaces et les mesures d’atténuation correspond à sa définition de situation satisfaisante. Toutefois, cette définition correspond vraisemblablement à une interprétation étroite de ce qui constitue une situation financière satisfaisante. La capacité de la direction à mettre en opération et de gérer l’identification, l’évaluation, la quantification et la production de rapports sur le risque et d’inclure ces opérations dans son processus de prise de décision – tous des buts visés par le dispositif ORSA – doit assurément être un facteur à prendre en considération au moment de produire un rapport concernant le caractère satisfaisant de la situation financière.

L’EDSC comporte d’autres faiblesses, dont le fait que les scénarios défavorables sont dictés et qu’ils ont tendance à être statiques d’une année à l’autre. Mentionnons aussi le fait que les recommandations, le cas échéant, peuvent manquer de profondeur compte tenu de la démarche mise en œuvre. Par ailleurs, le fait d’avoir une opinion signée ajoute crédibilité et assurance à un processus ou à une exigence en raison de la responsabilité qui repose sur le signataire. Lorsqu’il y a une opinion, il est également plus difficile d’envisager l’exigence comme un simple exercice de conformité. On doit s’attendre à ce que les organismes de réglementation souhaitent conserver l’opinion.

Lorsque nous entamerons nos rencontres avec les organismes de réglementation afin de discuter des solutions possibles, nous vous tiendrons au courant de nos progrès. Certaines solutions pourraient nécessiter que des modifications soient apportées à nos normes de pratique. Demeurez à l’affût pour connaître les précisions.

Mille mercis aux membres du groupe de travail sur l’EDSC et le dispositif ORSA (Marco Fillion, Pierre Lepage, Larry Madge et Leonard Pressey) pour leur analyse et pour avoir rédigé la plus grande partie du texte qui précède.

Comme toujours, chacun des membres de la Direction de la pratique actuarielle est disponible pour discuter avec vous de toute question que vous puissiez avoir en ce qui concerne les deux sujets ci-dessus ou tout autre sujet lié à la pratique actuarielle. Pour accéder à la liste des membres de la Direction ainsi qu’à celle de ses diverses commissions et de leurs membres respectifs, consultez l’onglet Organisation de la section réservée aux membres du site Web de l’ICA.

Pierre Dionne, FICA, est le président de la Direction de la pratique actuarielle.

 
Les actuaires en déplacement

Développements de carrière

Jean-François Blais, président d’Intact Assurance, a été élu président du Conseil des gouverneurs de l’Institut d’assurance du Canada.

Monique Maynard a été nommée présidente, Affaires du Québec pour la Great-West Life, la London Life et la Canada Vie.

Rino D’Onofrio a été élu président du conseil d’administration de LL Global pour l’année 2017.

Les actuaires dans les médias

Un article du Financial Post, traitant de la récente décision de Canadian Bank Note d’assurer son régime de retraite contre le risque de longévité, cite Bradley Baker et Neil Duffy, membres de l’ICA.

Robert Brown présente un cas pour l’expansion du Régime de pensions du Canada dans le Hill Times. L’article apparaît également dans le Business Vancouver, le Lethbridge Herald ainsi que The Province. The Hill Times a rédigé une réfutation à l’article de M. Brown.


Le réseautage est un élément clé de la carrière de tout professionnel qui réussit, et l’ICA vous offre une nouvelle possibilité d’informer vos pairs de vos réalisations et progrès.

Notre rubrique du (e)Bulletin, Les actuaires en déplacement, vous donnera l’occasion d’annoncer votre nouvelle nomination, votre nouveau titre, vos nouveaux titres de compétence ou d’autres renseignements vous concernant. Vous aurez ainsi la possibilité d’informer vos confrères et consœurs de travail et d’autres professionnels en actuariat ou du domaine financier – qu’il s’agisse d’ex-collègues, d’anciens confrères ou consœurs d’université, d’employeurs potentiels, de futurs clients, etc. – de, par exemple :

  • Votre nouvelle nomination;
  • Votre nouveau titre ou nouveau champ de responsabilité;
  • Vos nouvelles qualifications;
  • Vos nouvelles coordonnées;
  • Un prix ou une reconnaissance qui vous a été décerné;
  • La publication de documents ou d'articles.

Il vous suffit d’envoyer un courriel – une simple ligne suffit, mais n’hésitez pas à en mettre davantage si vous le souhaitez – à la rédactrice anglaise de l’ICA à bonnie.robinson@cia-ica.ca. Nous veillerons à ajouter cette information au numéro suivant du (e)Bulletin.

Veuillez inclure un numéro de téléphone auquel nous pouvons vous joindre pendant la journée et, si possible, une photo couleur à haute résolution. Pour être ajoutée au numéro à paraître, votre information doit nous parvenir au moins une semaine avant le dernier jour ouvrable du mois.

Pour plus de nouvelles concernant les membres de l’ICA, suivez l’ICA sur Twitter.

 
Insight Decision Solutions
Acutarial Design
RGA Canada
À l'horizon

par Kelly Fry

À la fin septembre, nous avons demandé aux membres de l’ICA de répondre à un sondage sur les communications afin de mieux comprendre leurs besoins en matière de communications numériques. Le sondage nous a permis de savoir par quels moyens ils reçoivent leurs communications numériques provenant de l’ICA, la valeur qu’ils leur accordent et le contenu qu’ils souhaitent lire.

Près de 10 % des membres de l’ICA ont participé au sondage, nous révélant qu’en règle générale, le contenu des communications numériques de l’ICA répondait à leurs besoins, mais qu’il y avait place à amélioration. On a manifesté un profond désir de recevoir des courriels plus modernes et plus attrayants visuellement offrant du contenu propre aux domaines de pratique et affichant un titre éloquent.

L’une des constatations issues du sondage indiquait que certains membres ne sont pas certains de la façon de gérer les communications qu’ils reçoivent de la part de l’ICA. Pour modifier son inscription à diverses publications et à divers serveurs de liste de l’ICA, il faut procéder comme suit :

  1. Ouvrez une session sur le site des membres de l’ICA, cliquez sur Mon profil, puis sur Mes inscriptions aux listes électroniques.
  2. Cliquez sur le bouton Afficher les inscriptions aux listes.
  3. À côté de la liste à laquelle vous souhaitez vous inscrire, indiquez NoneNormal ou Digest, puis cliquez sur Save (en anglais seulement).
  4. Pour se désinscrire de toutes les listes, cliquez sur Me désabonner de toutes les listes.

Il convient de mentionner que si vous vous désabonnez de toutes les listes, vous recevrez tout de même des communications de la part de l’ICA. Nous sommes dans l’obligation de faire parvenir à tous les membres de l’ICA des nouvelles concernant les Statuts administratifs, les élections, le matériel d’orientation, les normes de pratique, les Règles de déontologie, la conformité aux exigences de perfectionnement professionnel continu et les transactions ayant trait à votre profession actuarielle.

À la suite de l’analyse des résultats du sondage et d’un examen des pratiques exemplaires d’autres associations, nous sommes heureux de lancer un nouvel outil de marketing par courriel pour la nouvelle année. Les nouveaux courriels contiendront davantage d’éléments visuels et identifieront les renseignements selon le domaine de pratique afin d’en faciliter la lecture. Demeurez à l’affût tout au long du mois de décembre pour en savoir plus au sujet de la nouvelle allure des courriels et du déploiement de ces changements qui visent à vous présenter des renseignements opportuns et pertinents concernant la profession actuarielle au Canada. Si vous avez des questions ou des commentaires, n’hésitez pas à communiquer avec moi à kelly.fry@cia-ica.ca.

Kelly Fry occupe le poste de gestionnaire, marketing, au siège social de l’ICA.

 
Nouvelles de l'Institut

 

par Caterina Lindman, FICA

L’Indice actuariel climatiqueMC (IAC) est une mesure trimestrielle, objective et électronique des variations de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes et du niveau de la mer. L’IAC est fondé sur des données trimestrielles saisonnières concernant six composantes et enregistrées de 1961 à l’hiver 2016. Des valeurs plus élevées de l’indice laissent présager une plus grande probabilité que surviennent des événements climatiques extrêmes par rapport aux fréquences moyennes enregistrées pendant la période de référence s’échelonnant de 1961 à 1990.

L’IAC est le fruit d’un partenariat entre l’American Academy of Actuaries, l’Institut canadien des actuaires, la Casualty Actuarial Society (CAS) et la Society of Actuaries. Le comité sur les changements climatiques nommé par ces organismes a conçu l’indice en collaboration avec des scientifiques du climat de la firme Solterra Solutions. Cet indice mesure les phénomènes climatiques extrêmes au Canada et aux États-Unis. L’IAC contribuera à informer le public de la fréquence accrue des phénomènes climatiques extrêmes observés au cours des dernières décennies. Il mettra également en valeur la profession actuarielle.

Les six composantes de l’indice sont les températures élevées, les températures basses, la puissance éolienne, les précipitations, les sécheresses et le niveau de la mer. Outre la composante concernant le niveau de la mer, l’IAC mesure des extrêmes plutôt que des moyennes étant donné la plus grande pertinence que revêtent ces dernières à l’égard des risques climatiques. Chaque composante est une mesure de la valeur actuelle par rapport à la période de référence de 1961 à 1990. En ce qui concerne les mesures climatiques, on utilise couramment une période de référence de 30 ans, laquelle est suffisamment longue pour exclure les tendances à court terme. On divise ensuite l’écart entre la valeur actuelle et la moyenne de la période de référence par l’écart-type de cette grandeur pendant la période de référence. Elle s’exprime sous la forme suivante :

Composante de l’IAC = (x - µ)/σref

On obtient ainsi une grandeur adimensionnelle appelée anomalie standardisée. L’IAC représente la moyenne des anomalies standardisées des six composantes.

La composante du niveau de la mer mesure les niveaux de la mer moyens enregistrés dans 76 stations marégraphiques du Canada et des États-Unis. Le niveau de la mer est mesuré par rapport à la croûte terrestre. Il est donc possible que les données provenant de certaines stations marégraphiques indiquent une augmentation du niveau en raison de la dilatation thermique des océans ou de la fonte de nappes de glace ancrées au sol et que d’autres indiquent une baisse du niveau de la mer parce que les mouvements de la croûte terrestre sont contrebalancés par l’augmentation du volume de l’océan. Les stations marégraphiques de l’Alaska indiquent une baisse du niveau de la mer en raison d’une augmentation de la croûte terrestre à ces emplacements.

Les valeurs des autres composantes se fondent sur des calculs réalisés à l’échelle de grilles; la taille de chaque grille est de 2,5 degrés (longitude) sur 2,5 degrés (latitude) à l’intérieur des terres et des régions côtières des États-Unis et du Canada. À l’équateur, une grille couvre une surface d’environ 275 km par 275 km, mais plus on s’éloigne de l’équateur, plus la largeur de la grille rétrécit en raison de la courbure de la surface terrestre.

Le Canada et les États-Unis sont divisés en 12 régions, pour lesquelles l’IAC est calculé individuellement. Il est également calculé pour les plus grandes régions constituées de 1) le Canada, 2) les États américains contigus et 3) l’ensemble des 12 régions (soit le Canada en entier, l’Alaska et les États américains contigus). Les 12 sous-régions sont présentées ci-dessous :

 

La composante des températures élevées est fondée sur la température représentant le 90percentile de la période de référence pour chaque jour civil. Notons que chaque cellule de la grille comporterait 30 valeurs de la période de référence pour chaque jour de l’année. Étant donné qu’il faut plus de 30 observations pour obtenir un 90percentile fiable, on utilise une fenêtre de cinq jours, soit un total de 150 observations. Par exemple, pour calculer le seuil de température du 90percentile pour le 3 novembre, on se base sur les températures enregistrées les 1er, 2, 3, 4 et 5 novembre. Lorsque la température seuil est calculée pour chaque jour civil, on calcule la fréquence des journées à température élevée pour chaque mois et chaque saison de la période courante. On pourrait, par exemple, constater que la fréquence des températures élevées a grimpé à 30 % pendant la période courante par rapport à 10 % pendant la période de référence. La composante de température de l’IAC correspond à (x - µ)/σref, x étant la fréquence des températures élevées pendant la période courante, µ étant la fréquence des températures élevées pendant la période de référence et σref étant l’écart-type de la fréquence des températures élevées pendant la période de référence. Si, dans notre exemple, la valeur σref est de 16 %, l’IAC serait (30 % - 10 %)/16 % = 1,25, soit un écart-type de 1,25 par rapport à la moyenne.

La composante de basse température est fondée sur la température du 10e percentile. L’augmentation de la fréquence des températures élevées et la diminution de la fréquence des températures basses indique un déplacement vers la droite de la fonction de distribution de probabilité des températures. C’est pour cette raison qu’on a ajouté à l’indice la diminution des froids extrêmes.

La composante des précipitations est fondée sur les valeurs correspondant aux précipitations maximales mensuelles sur une période de cinq jours consécutifs.

L’élément des sécheresses est fondé sur le nombre de jours secs consécutifs (pour lesquels on enregistre des précipitations inférieures à un millimètre) pour chaque année civile.

L’élément éolien est fondé sur la fréquence des forts vents. La valeur seuil se définit comme la moyenne plus un écart-type de 1,28 de la période de référence et saisit environ 13 % des vitesses des vents les plus élevées de la période de référence.

Résultats : les deux graphiques suivants montrent chacun trois composantes, ainsi que la valeur globale de l’IAC. Ces valeurs montrent la moyenne mobile sur cinq ans, laquelle permet de mieux discerner la tendance qui émerge des valeurs. Ce sont les composantes du niveau de la mer, des températures élevées (T90) et de la diminution de fréquence des basses températures (-T10) qui affichent les tendances les plus marquées. Les courbes de la puissance éolienne, des précipitations et de la sécheresse sont plus erratiques.

 

 

Caterina Lindman, FICA, est membre de la Commission sur les changements climatiques et la viabilité de l’ICA et présidente du groupe de travail conjoint sur l’indice climatique. Cet article a été rédigé pour l’International Association of Consulting Actuaries et est utilisé avec permission.

 

 

Dans le but de mieux servir les nouveaux membres et de faire la promotion du rôle de l’ICA auprès de ce groupe, la Commission des nouveaux membres (CNM) a mené un sondage en décembre 2015. Les 268 répondants étaient des membres qui avaient obtenu leur titre de FICA (58 %) ou d’AICA (42 %) au cours des cinq années antérieures. Ce sondage visait à obtenir l’opinion des nouveaux membres en ce qui concerne le bénévolat, le perfectionnement professionnel continu (PPC) et les communications.

En novembre, la Direction des services aux membres a approuvé le rapport issu du sondage mené auprès des nouveaux membres. Ce rapport sera transmis aux présidents de commission, qui en examineront les recommandations à ces égards :

  • Le bénévolat;
  • Les communications et services de l’ICA;
  • L’éducation permanente;
  • L’image de marque.

Bénévolat

Les recommandations de la CNM en ce qui concerne le bénévolat sont les suivantes :

  • Se servir de la base de données des bénévoles de l’ICA pour recruter activement les membres qui expriment leur intérêt à faire du bénévolat. Plusieurs répondants ont indiqué qu’ils avaient exprimé leur intérêt, mais que personne n’avait communiqué avec eux.
  • Faire une promotion plus efficace des diverses occasions de bénévolat et envisager les mesures suivantes afin d’offrir une incitation au bénévolat :
    • Communications par courriel visant exclusivement les occasions de bénévolat;
    • Création d’occasions de bénévolat de courte durée nécessitant une participation minime de la part des membres;
    • Création d’occasions de bénévolat et de mentorat s’articulant autour des tendances émergentes telles que l’analyse prédictive.
  • Désigner des occasions de bénévolat précises telles que le projet de l’ICA Retour à l’école pour les nouveaux membres.
  • Commanditer des événements et des occasions de bénévolat axés sur les assurances IARD.
  • Favoriser et appuyer des options bénévoles nécessitant une collaboration nationale ou internationale afin d’assurer le maintien de la connexion et de l’engagement de tous les membres.

En plus de ce qui précède, la CNM a également formulé les recommandations précises suivantes afin d’accroître la sensibilisation, l’attrait, l’engagement communautaire et le bénévolat chez les nouveaux membres :

  • Réserver un poste élu avec droit de vote au Conseil d’administration pour un nouveau Fellow (FICA). La dotation de ce poste relèverait de la Commission des élections;
  • Créer un poste avec droit de vote au Conseil d’administration pour un AICA;
  • Créer un poste de représentant des nouveaux membres au sein des directions de l’ICA.

Communications

À l’égard des communications de l’ICA, le rapport de la CNM contient les recommandations suivantes :

  • Communiquer clairement aux membres la façon de s’inscrire aux divers sujets de communication de l’ICA ou de s’en désinscrire;
  • Améliorer le moteur de recherche du site Web pour faciliter et accélérer le repérage de renseignements ou des publications recherchées;
  • Transmettre la matière relative aux compétences en gestion et en leadership au moyen d’ateliers, de webémissions et de programmes de mentorat.

Éducation permanente

Les répondants ont demandé en grand nombre une augmentation des occasions de PPC. À cette fin, le rapport contient ces recommandations :

  • Augmentation des occasions de PPC visant des compétences non techniques et accorder une place importante aux habiletés de leadership;
  • Augmentation du contenu portant sur le professionnalisme;
  • Augmentation de la matière relative aux assurances IARD de manière à mieux répondre aux besoins des membres exerçant leurs activités dans ce domaine;
  • Création ou diffusion d’un plus grand nombre de webémissions gratuites à l’intention des membres;
  • Usage accru de la technologie pour transmettre la matière aux membres de façon novatrice;
  • Communication plus efficace des occasions de PPC pour les nouveaux membres.
  • La commission a été étonnée d’apprendre que bon nombre de répondants n’étaient pas au courant des événements commandités par l’ICA.

Image de marque

Une partie du sondage traitait de ce qu’on appelle les questions secondaires, soit des questions concernant des thèmes plus vastes tels que les principales raisons ayant amené les répondants à devenir actuaires et leur vision de la raison d’être de la profession actuarielle et de l’ICA. La majorité des répondants parlent des éléments techniques concernant la profession et l’Institut, mais la CNM est d’avis que la valeur apportée par la profession à ses praticiens et à la société dans son ensemble est bien plus large. À cette fin, on recommande dans le rapport que la proposition de valeur et la marque de l’ICA s’attardent davantage à la valeur que les actuaires apportent à la société et au but ultime de la profession (servir l’intérêt public).

La suite des choses

L’Institut étudiera les recommandations afin de déterminer celles qui seront mises en œuvre et la façon de s’y prendre pour ce faire.

 

Le plus récent numéro de Voir au-delà du risque fournit un aperçu des mégadonnées, son incidence sur l’industrie de l’assurance et le rôle que peuvent jouer les actuaires dans l’utilisation des mégadonnées.

Étienne Plante-Dubé, directeur principal de la modélisation et de la recherche chez Desjardins Groupe d’assurances générales, examine le rôle que jouent les mégadonnées dans l’industrie de l’assurance, l’utilisation de l’assurance télématique, les risques et les avantages des mégadonnées et leur impact sur la société et les entreprises. Il conclut que les actuaires ont les compétences pour jouer le rôle de scientifique de données dans les secteurs de l’assurance et de la gestion du risque.

Voir au-delà du risque est la publication trimestrielle électronique de l’ICA et chaque numéro présente des contributions de noms bien connus au sein de la pratique actuarielle et d’experts du sujet traité qui écrivent sur des sujets qui sont proposés et perfectionnés par le Groupe d’experts à la rédaction, les lecteurs et les membres de l’ICA.

Nous avons la certitude que vous trouverez cet article instructif et inspirant, et nous vous incitons à le partager avec vos amis et collègues.

 

Duane Kidwell, FICA (1974), FSA (1960), MAAA (1965)

Duane Kidwell est décédé le 30 octobre 2016 à l’âge de 94 ans. M. Kidwell est titulaire d’un baccalauréat de l’Université d’État de Bowling Green et d’une maîtrise de l’Université d’État de l’Ohio. Après avoir servi dans la U.S. Navy, il a enseigné les mathématiques pendant deux ans à l’Université de l’État de l’Ohio. En 1948, il est devenu actuaire au sein de la Paul Revere Life Insurance Company, où il a pris sa retraite en 1987 en tant que vice-président et actuaire en chef. Il a enseigné l’actuariat à l’Université de Hartford et a travaillé en tant qu’expert-conseil en actuariat jusqu’en 1994.

Article nécrologique de Duane Kidwell (en anglais seulement)

Michael Bennett, FICA (1970), FSA (1970)

Michael (Mike) Bennett est décédé le 17 novembre 2016 à l’âge de 82 ans. En 1968, après avoir passé plusieurs années chez Dominion Life, M. Bennett est devenu l’un des premiers professeurs en actuariat à l’Université de Waterloo, dirigeant le programme jusqu’au milieu des années 1970. Il était considéré comme un excellent enseignant et avait aidé à attirer plusieurs étudiants dans le programme de Waterloo. Il a pris sa retraite de l’enseignement en 1993. Bénévole actif de l’ICA de 1972 à 1996, il a été membre de plusieurs commissions dont la Commission d’étude de la mortalité, la Sous-commission des conseillers d’études et la Commission des prévisions d’expérience.

Article nécrologique de Michael Bennett (en anglais seulement)

 
Nouvelles sur les événements


Voici la webémission archivée offerte gratuitement ce mois-ci :

Les répercussions des faibles taux d’intérêt sur le paysage de la retraite

Conférenciers :
Malcolm Hamilton, senior fellow, Institut C.D. Howe
Doug Chandler, actuaire chargé de recherche en matière de retraite au Canada, Society of Actuaries
Faisal Siddiqi, directeur, actuaire et expert-conseil en matière de retraite, Xerox

Les taux d’intérêt sont à la baisse depuis un quart de siècle et ont maintenant atteint leur plus bas niveau dans l’histoire du Canada. Bien qu’il puisse y avoir des raisons fondamentales de croire que les taux d’intérêt nominaux ne peuvent pas tomber bien au-dessous de zéro, il n’y a aucune raison de penser que les taux hausseront rapidement, ou que nous verrons à nouveau les taux à deux chiffres des années 1980 et 1990. Les actuaires et les promoteurs de régimes de retraite doivent envisager sérieusement la perspective des faibles taux d’intérêt pour la durée de vie restante de la main-d’œuvre actuelle. Cela ne signifie pas simplement qu’épargner en vue de la retraite sera plus onéreux, mais plutôt qu’un examen des choix fondamentaux relatifs au recours aux plans de retraite provisionnés, aux stratégies de report d’impôt et à la conception de régime devra être entrepris. Venez entendre des experts remettre en question vos croyances fondamentales sur l’avenir. 

Pour accéder à la webémission, cliquez ici et ouvrez une session : https://cia-ica.adobeconnect.com/p6o1ylk6h03/

 

Participants au Colloque sur les investissements.

Au début du mois de novembre, l’ICA a tenu le Colloque sur les régimes de retraite ainsi que le Colloque sur les investissements.

Plus de 155 personnes ont participé au Colloque sur les régimes de retraite à Montréal. Le Colloque mettait en vedette une variété de séances traitant d’un éventail de sujets, dont un survol de l’affaire Samoisette c. IBM Canada ltée ainsi que des questions juridiques concernant les décisions de placements des participants des régimes de retraite à cotisations déterminées. La présentation de Rob Brown, Fellow de l’ICA, sur l’expansion du RPC (« quand est-ce que c’est suffisant? ») ainsi que la séance sur l’examen de la capitalisation de la solvabilité de la directrice de la division des politiques en matière de régime de retraite du Ministère des Finances de l’Ontario compte parmi les faits saillants.

L’actuaire et médaillé d’or paralympique canadien, Dean Bergeron, était le conférencier d’honneur. Au cours de sa séance intitulée « Osez oser! – Les limites ne sont faites que pour être dépassées! », il a discuté des défis auxquels il a été confronté dans son parcours vers une carrière en actuariat ainsi que durant ses compétitions internationales en tant que coureur en fauteuil roulant, battant des records et remportant 10 médailles paralympiques. Il a également expliqué comment il lie ses objectifs personnels avec un plan stratégique organisationnel en tant que vice-président chez La Capitale.

Le jour suivant, 70 personnes ont participé au Colloque sur les investissements qui s’est également tenu à Montréal. Les conférenciers ont discuté de nombreux sujets d’actualité, comme investir dans les marchés frontaliers et émergents, les taux d’intérêt négatifs, les robots-conseillers et les facteurs de risque des demandes de placement.

 


Le 27congrès de l’Association nationale des étudiants en actuariat (ANÉA) se tiendra au cœur de Toronto, au Westin Harbour Castle, du 6 au 8 janvier 2017. Le congrès de cette année promet d’être le plus grand et le meilleur à ce jour, avec de nouveaux événements comme une rencontre avec l’équipe de dirigeants de l’ANÉA. Il y aura également des anciens favoris comme la soirée sociale, le salon de l’emploi, l’événement Objectif carrière et le dîner-gala. Des étudiants et des employeurs se réuniront une fois de plus afin de bâtir des réseaux professionnels et d’appuyer des occasions uniques d’apprentissage.

L’ANÉA tiendra également son concours d’étude de cas, qui représente l’un des événements phares de chaque congrès annuel. Il s’agit d’un concours ouvert à tous les étudiants canadiens de premier cycle en actuariat qui vise à permettre aux participants de mettre en pratique et de démontrer leurs compétences en actuariat, en finances et en stratégie en tentant de résoudre un problème (cas) complexe, épineux et unique chaque année. Les équipes gagnantes ne remportent pas seulement des prix, mais également une occasion unique de réseauter avec les juges et les recruteurs.

Visitez le site Web de l’ANÉA pour de plus amples renseignements.

Au plaisir de vous voir à Toronto en janvier!

 
Les bénévoles en déplacement

Direction des services aux membres

Les personnes suivantes ont été nommées aux (sous-)commissions ci-dessous :

  • Commission de recherche : Lisa Miolo (vice-présidente), en vigueur de façon rétroactive au 1er janvier 2016;
    • Sous-commission sur l’expérience en assurance-vie individuelle : Vera Ljucovic (vice-présidente), en vigueur le 13 septembre 2016;
    • Sous-commission sur l’expérience dans les rentes : Nicolas Genois, en vigueur le 13 septembre 2016;
    • Sous-commission sur la recherche universitaire : Sheldon Lin, Jeffrey Pai et Taehan Bae, en vigueur le 20 octobre 2016;
  • Commission des publications : Scott McGaire (président), en vigueur le 1er septembre 2016;
  • Commission des pratiques émergentes : Claude Ferguson (président), Joshua Bue, Jacques Demers, David Landriault, Denis Latulippe, Zhouliang (Joel) Li et Martin Roy, en vigueur le 13 septembre 2016;
  • Commission de supervision des travaux du groupe de travail de Retraite Québec sur les valeurs de transfert : Bernard Morency et Charles Lemieux, en vigueur le 1er septembre 2016.

La Direction des services aux membres a approuvé la création de la Commission de supervision des travaux du groupe de travail de Retraite Québec sur les valeurs de transfert, en vigueur du 1er septembre 2016 au 1er octobre 2017, avec le mandat suivant :

  • Superviser l’évolution des travaux du groupe de travail de Retraite Québec sur les valeurs de transfert et déterminer si l’Institut canadien des actuaires peut cautionner le rapport final de ce dernier qui sera présenté au ministre du Travail et au Comité consultatif du travail et de la main-d’œuvre (CCTM).
  • Recevoir et analyser un compte rendu détaillé de chacune des rencontres du groupe de travail en provenance de Joseph Gabriel qui coordonne la participation de l’ICA à ce groupe de travail.

Les personnes suivantes ont terminé leur mandat auprès des (sous-)commissions ci-dessous et quittent avec remerciements :

  • Commission des publications : Walton Achoy (président), en vigueur le 1er septembre 2016;
  • Commission sur l’expérience dans les rentes : Khurram Tehseen, en vigueur le 13 septembre 2016.

Benoit Miclette a été nommé représentant de la Direction des services aux membres auprès de la Commission de recherche, remplaçant Peter Douglas, en vigueur le 29 septembre 2016.

La Commission sur l’assurance collective, le Groupe de travail sur l’amélioration de la mortalité ainsi que le Groupe de travail sur le provisionnement des régimes de retraite et les valeurs de transfert ont été dissouts, en vigueur le 10 novembre 2016, avec remerciements.

 
Mise à jour du siège social

 

par Michel Simard, directeur général de l’ICA

Encore une fois, l’ICA a connu une année très chargée, faisant avancer les projets en cours et mettant en branle de nouvelles initiatives.

Activités du Conseil d’administration

Le Conseil d’administration a supervisé un certain nombre de projets internes et externes, dont l’amendement des Statuts administratifs concernant la divulgation des condamnations au criminel, la mise en place et la mise à l’essai d’un système de gestion des relations avec la clientèle, ainsi que la signature d’une entente disciplinaire transfrontalière trilatérale (Canada – États-Unis – Mexique).

Positions publiques et mémoires

Au cours de l’année, nous avons présenté 14 mémoires à divers gouvernements et organismes à l’échelle du pays. Nous avons publié des positions publiques portant sur la réforme des régimes de retraite publics, sur un régime national d’assurance-médicaments et sur l’expansion des régimes de retraite publics. Nous avons également publié plusieurs projets de recherche. Nous avons rencontré en juin des représentants gouvernementaux au sujet du Régime de pensions du Canada (RPC) et avons présenté un exposé devant le Comité permanent de la justice et des droits de la personne de la Chambre des communes au sujet du projet de loi S-201, Loi visant à interdire et à prévenir la discrimination génétique.

Indice actuariel climatique

À la fin novembre a eu lieu le lancement de l’Indice actuariel climatique (IAC), le fruit d’un projet conjoint de l’ICA, l’American Academy of Actuaries, la Casualty Actuarial Society et de la Society of Actuaries. L’IAC est une mesure trimestrielle des variations de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes et du niveau de la mer, qui s’appuie sur l’analyse de données saisonnières trimestrielles concernant six composantes différentes et recueillies de 1961 à l’hiver 2016 en comparaison de la période de référence de 30 ans s’échelonnant de 1961 à 1990.

Effectif

En 2016, l’Institut a accueilli 274 nouveaux associés et 143 nouveaux Fellows. Nous avons également attribué 2 titres de Chartered Enterprise Risk Analyst (CERA, analyste agréé du risque d’entreprise). Au cours de la dernière année, l’Institut a établi une cotisation annuelle de 65 $ pour les membres retraités. Certaines personnes ont décidé de ne pas renouveler leur adhésion et nous en sommes désolés, mais la majorité des membres ont voulu conserver leur lien avec l'ICA. 

Éducation

En août, l’ICA a publié son tout premier programme d’études. Ce programme constitue le fondement des exigences de qualification pour les titres d’associé (AICA) et de Fellow (FICA) de l’Institut. Il continuera d’évoluer au cours des années à venir pour s’adapter au nouveau programme d’études de l’Association actuarielle internationale (AAI) (en anglais) et aux ensembles de compétences et domaines de pratique émergents.

Perfectionnement professionnel continu

Plus de 390 membres ont assisté à l’Assemblée annuelle tenue en juin à St. John’s, Terre-Neuve-et-Labrador, parallèlement au Colloque conjoint de l’AAI. Près de 600 membres ont participé au Colloque pour l’actuaire désigné, au Colloque sur l’expertise devant les tribunaux et aux Colloques sur les régimes de retraite et les investissements. Nous avons tenu 22 webémissions, dont 8 étaient offertes gratuitement.

Coup d’œil à l’année 2017

L’année prochaine s’annonce encore chargée pour l’Institut. Le Conseil d’administration examinera sa structure de gouvernance, déterminera les sujets de positions publiques possibles et supervisera l’avenir de l’éducation à l’ICA. Nous mettons en place une nouvelle stratégie de communication qui, de concert avec le système de gestion des relations avec la clientèle et d’autres technologies, nous permettra d’améliorer la diffusion de nos communications numériques. Le Cours orienté vers la pratique (COP) est en cours de révision, ce qui signifie que d’importants changements auront lieu en 2018 et seront annoncés au début de 2017.

Je remercie nos membres bénévoles et les membres du personnel du siège social de l’ICA pour leur travail acharné au cours de la dernière année au service de l’Institut et de la profession. Sans leur dévouement, l’Institut ne pourrait mener à bien tous ses projets.

Je vous souhaite, ainsi qu’à vos proches, de très joyeuses fêtes et une année 2017 heureuse et prospère.

Michel Simard est le directeur général de l’ICA.