CIA (e)Bulletin/(e)Bulletin de l'ICA

Canadian Institute of Actuaries/Institut canadien des actuaires

Avril 2016
Elliott Bauer
D.W. Simpson & Company
Eckler Ltd.
Mise à jour de la présidente

par Rob Stapleford, FICA

Le Conseil d’administration de l’ICA se penche actuellement sur de nombreux dossiers importants et bon nombre de projets en sont aux dernières étapes. Ceux-ci seront complétés pour la prochaine réunion du Conseil d’administration, qui aura lieu en juin à l’occasion de l’Assemblée annuelle.

Plan stratégique

Une activité importante du Conseil d’administration consiste à réviser et mettre à jour le plan stratégique de l’Institut. La réalisation dans les délais prévus de chacune des quatre initiatives principales qui sont ajoutées au plan exige beaucoup de travail de la part des membres du Conseil d’administration, des bénévoles et du personnel du siège social.

Groupe d’experts en matière de gouvernance

L’une de ces initiatives principales est d’améliorer l’engagement de l’ICA en ce qui concerne la politique publique, à l’égard de laquelle le Conseil d’administration accuse un retard de plus d’un an. Le groupe d’experts en matière de gouvernance, présidé par Jacques Tremblay, se penche sur cette initiative. Ses membres travaillent à la conception de processus, qui permettraient à l’ICA de s’attaquer à d’importants sujets, à des moyens de produire des recherches pertinentes et à l’adoption d’une démarche proactive étayée par des données probantes, le tout en intégrant une capacité d’information des membres. On tente d’établir un équilibre entre la prise de position plus audacieuse dans la sphère de la politique publique tout en s’assurant de donner aux membres l’occasion d’exprimer leur opinion sur les développements en matière de politique publique et de trouver des moyens de mettre en œuvre des initiatives appuyant la vision, la mission et les valeurs de l’ICA, et ce, dans l’intérêt public. Les opinions diffèrent en ce qui concerne l’intervention de l’ICA en matière de politique publique. Les membres de ce groupe d’experts représentent le vaste éventail de ces opinions. Demeurez à l’affût des progrès à la suite de l’Assemblée annuelle.

Position publique sur les régimes de retraite publics

La Commission consultative sur les régimes de retraite, présidée par Michel St-Germain, a rédigé une position publique portant sur l’expansion des régimes de retraite publics. Ce document constitue une suite logique et opportune à la position publique publiée en novembre et intitulée Prendre des mesures opportunes pour répondre aux besoins des retraités canadiens futurs. Cette position énonçait six conditions qui doivent être satisfaites pour que l’ICA appuie l’expansion des régimes de retraite publics. La nouvelle position publique, qui constitue le point culminant de plusieurs mois de travail accompli par la Commission consultative sur les régimes de retraite, a été révisée par la Commission sur les politiques publiques sous la direction de Mike Hale. Elle subit présentement quelques modifications de dernière minute et sera ensuite soumise au processus d’approbation finale.

Cette position comporte une caractéristique intéressante. Un mois avant la rencontre des ministres des Finances prévue en juin pour discuter de l’expansion des régimes de retraite publics, elle sera transmise à tous les ministres et sous-ministres des Finances, aux ministres responsables des régimes de retraite, à certains membres des médias et aux représentants gouvernementaux responsables des régimes de retraite. Le document a été rédigé dans le but de faire connaître les idées des actuaires à ce sujet et permettra d’éclairer les discussions des ministres avant et pendant la rencontre.

Livre d’histoire oral

Le livre Notre histoire. Nos réussites., l’histoire orale de l’ICA, a été imprimé. Les membres qui ont commandé leur exemplaire peuvent s’attendre à le recevoir au cours des prochaines semaines. Si vous n’avez pas encore profité de cette offre exclusive, il est toujours temps de commander votre exemplaire gratuit sur le site Web de l’ICA. Il suffit d’ouvrir une session sur le site Web des membres et de cliquer sur la carte postale Notre histoire. Nos réussites. pour accéder au bon de commande.

Ce sera tout pour le moment. Surveillez le site Web de l’ICA vers la mi-mai pour la mise à jour vidéo. Nous aurons d’autres nouvelles intéressantes à vous communiquer dans un mois!

Rob Stapleford, FICA, est le président de l’Institut canadien des actuaires.

 

 
Le point de mire

par Ty Faulds, FICA 

Composition du CNA

Le Conseil des normes actuarielles (CNA) est très heureux d’accueillir en son sein Geoffrey Melbourne ainsi que Josephine Marks et remercie Laura Newman de tout ce qu’elle a accompli pendant ces dernières années. Le CNA se compose actuellement des membres suivants : Stephen Cheng, Ty Faulds (président), Conrad Ferguson, Jacqueline Friedland, Alexis Gerbeau, Edward Gibson, Josephine Marks, Geoffrey Melbourne, Dave Oakden, Catherine Robertson et Tony Williams, ainsi que des membres d’office suivants : Pierre Dionne, président de la Direction de la pratique actuarielle, et Michel Simard, directeur général de l’ICA. Pour toute question ou suggestion, n’hésitez pas à communiquer avec l’un ou l’autre d’entre nous.

Améliorations de la mortalité

Le Groupe de travail sur l’amélioration de la mortalité, que préside Alexis Gerbeau, attend que les données sur l’expérience de la population canadienne de 2013-2014 soient publiées avant de terminer son rapport de recherche intersectoriel. Les renseignements provenant d’autres sources indiquent qu’un ralentissement des tendances dans l’amélioration de la mortalité semblable à celui observé au Royaume-Uni et aux États-Unis pourrait toucher la population canadienne. Statistique Canada prévoit de publier les données sur les décès survenus en 2013 à l’automne 2016 et sur ceux survenus en 2014, au printemps 2017.

Le CNA a créé un groupe désigné (GD), présidé par Dominic Hains, pour examiner l’évolution de l’amélioration de la mortalité dans l’assurance‑vie. Étant donné la possibilité de promulguer de nouvelles échelles, nous nous attendons à devoir modifier la structure des marges pour écarts défavorables vu que la structure des échelles d’amélioration devrait changer. Le CNA examinera les implications pour les autres domaines de pratique à mesure que l’examen de l’expérience se poursuit.

Persistance de la faiblesse des taux d’intérêt

Comme je l’ai mentionné dans ma dernière mise à jour, la faiblesse persistante des taux d’intérêt a incité le CNA à suivre de près l’évolution de la situation et à s’interroger sur la fréquence des révisions des promulgations connexes dans le domaine de pratique de l’assurance-vie. Nous étudions actuellement tous les aspects d’un processus prévoyant l’étude annuelle des recherches en la matière, en collaboration avec la Commission des rapports financiers des compagnies d’assurance-vie. Il s’agit notamment d’examiner et d’actualiser les critères d’étalonnage des modèles stochastiques de taux d’intérêt sans risque, puis de déterminer les changements correspondants aux taux de réinvestissement ultime (TRU). Compte tenu du volume de travail nécessaire pour établir ce processus routinier, nous ne pensons pas qu’il sera au point à temps pour une révision des critères et des taux promulgués à la fin de la présente année. À l’occasion de la dernière réunion du CNA, nous avons discuté de la possibilité de modifier ces critères sans recherche à l’appui.

Même si le CNA poursuivra cette discussion à sa prochaine réunion, voici les observations que je tiens à faire. Ci‑dessous, j’ai mis à jour les tableaux à la page 13 du document de recherche de 2013 Étalonnage des modèles stochastiques de taux d’intérêt sans risque aux fins de l’évaluation selon la MCAB en fonction des résultats jusqu’à la fin de 2015. Compte tenu de la similitude dans les deux ensembles de paramètres à la page 13, je n’ai inclus que l’ensemble 2 ci‑après.

Critères d’étalonnage

1936–2012

CIR Ensemble de paramètres 2

BS

Ensemble de paramètres 2

1936–2015

Modification

2,5e

2,60 %

2,59 %

1,94 %

2,32 %

2,36 %

(0,23) %

5,0e

2,80 %

2,81 %

2,40 %

2,60 %

2,60 %

(0,21) %

10,0e

3,00 %

2,97 %

2,99 %

2,99 %

2,91 %

(0,06) %

90,0e

10,00 %

10,41 %

10,46 %

10,40 %

10,36 %

(0,05) %

95,0e

12,00 %

12,00 %

12,07 %

13,01 %

11,92 %

(0,08) %

97,5e

13,50 %

13,37 %

13,54 %

15,96 %

13,31 %

(0,06) %

Voici mes observations :

  • Pour ces formes de modèles stochastiques relativement communes, il semble que le 10e percentile soit le critère contraignant pour l’extrémité gauche. À ce percentile, l’expérience historique n’a reculé que de six (6) points de base.
  • Ces modèles étalonnés en fonction des critères courants produisent des résultats inférieurs ou des résultats semblables à l’expérience historique pour les 5e et 2,5e percentiles.
  • Les TRU des scénarios déterministes ont été conçus pour être raisonnablement cohérents avec les modèles stochastiques étalonnés en fonction de ces critères.

Initiatives portant sur les régimes de retraite

On a reçu de nombreux commentaires au sujet de la Déclaration d’intention – Modifications de la section 3500 des Normes de pratique applicables aux régimes de retraite – Valeurs actualisées des rentes. Le GD, présidé par Gavin Benjamin, estime que l’examen des commentaires et la préparation de l’exposé‑sondage ne seront pas terminés avant la fin de l’été. Il convient de rappeler que cette initiative porte sur la révision des hypothèses qui sous‑tendent les valeurs actualisées des rentes – autre que l’hypothèse de mortalité – et elle comporte des réflexions sur les variantes à adopter pour les régimes à risques partagés. Un deuxième GD se penchera sur les hypothèses qui sous‑tendent le calcul de la valeur actualisée en cas de rupture du mariage, une fois que le premier groupe aura fait assez de progrès.

Le CNA a discuté de la version provisoire d’une déclaration d’intention (DI) portant sur les critères d’étalonnage des rendements des actifs des régimes de retraite proposée par le GD que préside Tony Williams à nos deux dernières réunions. Les normes actuarielles en vigueur n’abordent pas la question de la volatilité associée à la modélisation stochastique des rendements des placements aux fins du provisionnement des régimes de retraite. Le GD ne prescrira pas de modèle stochastique particulier aux rendements des placements, préférant, comme dans le cas de l’assurance-vie, prescrire des critères d’étalonnage s’appliquant aux données de sortie des modèles stochastiques utilisés. L’un des objectifs visés par le CNA est d’assurer l’uniformité dans les normes, à moins que l’absence d’uniformité ne soit bien justifiée. Cependant, dans le cadre d’un examen initial, le GD s’est dit un peu mal à l’aise avec l’idée de simplement adopter les critères d’étalonnage en place pour les assureurs‑vie. Nous prévoyons approuver cette DI d’ici notre prochaine réunion. Compte tenu de l’objectif d’uniformité, les actuaires qui pratiquent dans le domaine des rapports financiers des compagnies d’assurance‑vie pourraient vouloir surveiller cette initiative de près.

Le GD, que préside Geoffrey Melbourne, avance comme prévu dans l’élaboration d’une DI portant sur l’examen des normes de divulgation des résultats des évaluations des régimes de retraite à risques partagés, à prestations cibles, ainsi que des résultats des simulations de crise. Les commissions de pratique pertinentes discutent actuellement d’une ébauche et le GD espère présenter une proposition à la prochaine réunion du CNA.

Utilisation de modèles

Le CNA a discuté des commentaires soumis à l’égard de l’Exposé‑sondage concernant les normes de pratique – Utilisation de modèles portant sur la plupart des documents dont il est question dans le statement of intent (SOI) on the governance of models (la déclaration d’intention (DI) sur la gouvernance des modèles) de l’Association actuarielle internationale (AAI). Le GD, présidé par Bob Howard, a recommandé certaines modifications qui, à son avis, donneront suite en grande partie aux préoccupations soulevées. Le CNA a appuyé ces recommandations que le GD intégrera à un nouvel exposé‑sondage. On discute actuellement de cette nouvelle version provisoire avec les commissions de pratique pertinentes et le GD espère soumettre une proposition à la prochaine réunion du CNA.

Nouveautés sur la scène internationale

Le Comité des normes actuarielles de l’AAI s’est employé activement à élaborer des normes de pratique modèles et vous pouvez prendre connaissance de l’état d’avancement des travaux à cette fin au lien fourni. Le CNA demeure déterminé à assurer la convergence à ces normes modèles et a fait des progrès importants dans le cadre de certains projets connexes.

Le CNA a discuté des commentaires soumis à l’égard de l’Exposé‑sondage sur les normes de pratique – Établissement de normes de pratique applicables à la sécurité sociale qui a pour objet d’intégrer les principes de la NIPA 2 aux normes de pratique canadiennes. Le GD, que préside Ed Gibson, a recommandé certaines modifications que le CNA étudie actuellement et pourrait recommander la reprise de l’exposé‑sondage après sa réunion en juin. Nos directives concernant la reprise de l’exposé‑sondage peuvent être consultées ici

La NIPA 3 (Travaux d’actuariat en rapport avec l’IAS 19 – Avantages du personnel) a été adoptée par l’AAI en avril 2015. Le CNA a mis sur pied un GD chargé d’étudier la possibilité de faire converger les normes de pratique et cette norme modèle et, à sa réunion d’avril, a nommé une présidente (Catherine Robertson) pour le diriger.

Le CNA suit avec intérêt les plans de l’AAI concernant les normes modèles en matière de gestion du risque d’entreprise (NIPA 5 et NIPA 6), dans l’espoir que leur utilisation serve de tremplin à la mise en place de normes semblables au Canada. Le CNA a formulé des commentaires à l’intention de l’AAI au sujet de l’exposé-sondage sur la NIPA 5 concernant les modèles du risque d’entreprise des assureurs en mars 2016.

Projets courants

Dans le cadre de sa stratégie, le CNA est déterminé à revoir systématiquement toutes les normes en alternance. Ainsi, le CNA a étudié un exposé‑sondage que prépare actuellement le GD présidé par Josephine Marks. Cet exposé progresse dans les étapes du processus officiel et devrait être prêt sous peu aux fins de recommandation. Le GD chargé d’examiner les révisions à la Section générale des Normes de pratique (présidé par Paul Della Penna) poursuit l’élaboration de son exposé‑sondage.

Ty Faulds, FICA, est le président du Conseil des normes actuarielles.

 
Les actuaires en déplacement

William da Silva a été cité dans un article du Globe and Mail portant sur la solvabilité des régimes de retraite.


Le réseautage est un élément clé de la carrière de tout professionnel qui réussit, et l’ICA vous offre une nouvelle possibilité d'informer vos pairs de vos réalisations et progrès.

Notre rubrique du (e)Bulletin, Les actuaires en déplacement, vous donnera l’occasion d’annoncer votre nouvelle nomination, votre nouveau titre, vos nouveaux titres de compétence ou d’autres renseignements vous concernant. Vous aurez ainsi la possibilité d’informer vos confrères et consœurs de travail et d’autres professionnels en actuariat ou du domaine financier – qu’il s’agisse d’ex-collègues, d’anciens confrères ou consœurs d’université, d’employeurs potentiels, de futurs clients, etc. – de, par exemple :

  • Votre nouvelle nomination;
  • Votre nouveau titre ou nouveau champ de responsabilité;
  • Vos nouvelles qualifications;
  • Vos nouvelles coordonnées;
  • Un prix ou une reconnaissance qui vous a été décerné;
  • La publication de documents ou d'articles.

Il vous suffit d’envoyer un courriel – une simple ligne suffit, mais n’hésitez pas à en mettre davantage si vous le souhaitez – à la rédactrice anglaise de l’ICA à bonnie.robinson@cia-ica.ca. Nous veillerons à ajouter cette information au numéro suivant du (e)Bulletin.

Pour plus de nouvelles concernant les membres de l’ICA, suivez l’ICA sur Twitter.

 
Le coin des affaires publiques


Pascale Belleau, M.A., M.Sc. 

Le siège social de l’ICA est heureux d’accueillir Pascale Belleau au sein de son équipe à titre de directrice associée des affaires publiques de l’ICA.

Dotée d’une riche expérience en communications et en affaires publiques auprès d’organismes sans but lucratif, scientifiques et gouvernementaux, Pascale fournira un soutien en matière de leadership à la stratégie des affaires publiques de l’ICA. Elle supervisera diverses communications internes et externes ainsi que les efforts visant à entretenir des relations publiques et(ou) gouvernementales avec les membres, les politiciens, les responsables gouvernementaux, les chefs d’entreprise et les décideurs.

« Je suis ravie de me joindre à l’organisation et d’apporter mon soutien à l’ICA dans le cadre des discussions sur les politiques publiques », affirme Pascale. « Les actuaires possèdent un point de vue unique et j’espère pouvoir souligner la façon dont leurs gammes de compétences rares et particulières peuvent aider à fournir des perspectives importantes dans les défis clés de nature publique et sociale. »

Parfaitement bilingue, Pascale est titulaire d’une maîtrise en communication de l’Université d’Ottawa, d’une maîtrise ès sciences en ressources renouvelables de l’Université McGill et d’un baccalauréat ès sciences en biologie de l’Université de Sherbrooke. Elle est présentement en voie d’obtenir une maîtrise en administration des affaires de l’Université Laval.

Avant de se joindre à l’ICA, Pascale occupait le poste de directrice des affaires publiques et des communications du Conseil canadien de protection des animaux, une organisation nationale d’examen par les pairs responsable de l’établissement, du maintien et de la supervision de la mise en œuvre de normes élevées en matière d’éthique et de protection des animaux à travers le Canada.

 
Insight Decision Solutions
RGA Canada
À l'horizon

 

par Bonnie Robinson

Rares sont ceux qui oseraient nier le fait que le système de santé du Canada est en difficulté. La population du pays est vieillissante et les coûts des soins de santé montent en flèche. Les actuaires interviennent de plus en plus dans les démarches visant à assurer la viabilité du système de soins de santé canadien.

« Si l’on examine les soins de santé en général, nous y avons recours, mais nous n’en faisons jamais le suivi d’un point de vue actuariel », affirme Pierre-Yves Julien, président et chef de la direction de Croix Bleue Medavie et président de la Commission de la santé de l’ICA. « On prend des décisions ayant des conséquences à long terme sans vraiment se soucier de la viabilité. Les actuaires possèdent des compétences qui pourraient avoir une incidence sur les décisions en matière de soins de santé. Nous pouvons faire en sorte que, lorsqu’il est question de soins de santé, on se tourne vers les actuaires pour étayer les impressions par des faits. »

Le rôle crucial que peuvent jouer les actuaires dans cette discussion a fait l’objet d’une récente campagne publicitaire de l’ICA. La campagne a totalisé plus de 8,3 millions de publicités dans les médias imprimés, télévisés et numériques dans le quotidien The Globe and Mail, La Presse, The Hill Times, Options politiques, iPolitics, CBC News Network et CBC RDI. La portion médias sociaux de la campagne a totalisé presque un demi-million de publications sur Facebook, LinkedIn et Twitter. « Cette campagne intégrée a bien rempli sa mission de sensibiliser le public en ce qui concerne l’ICA et le rôle que les actuaires peuvent jouer dans le domaine des soins de santé », affirme Jacques Leduc, directeur, opérations, finances et administration, de l’ICA.

Les approches actuarielles en matière de soins de santé

Ella Young, directrice de société, gestion du risque d’entreprise, et directrice, continuum de soins et analyses actuarielles au sein de Vancouver Coastal Health et membre de la Commission de la santé, a également fourni des commentaires. « En matière de soins de santé, il y a de nombreuses possibilités pour les actuaires de mettre à profit la modélisation prédictive pour donner au système une meilleure chance de pouvoir gérer la population susceptible de présenter un risque élevé », dit-elle.

Selon elle, le salaire constitue l’un des défis de l’intégration des actuaires dans le domaine des soins de santé. Elle dit aussi « qu’il est difficile d’avoir accès à des données identifiables en matière de soins de santé, même pour ceux qui œuvrent dans le domaine. Le secteur de la santé est prudent et protège les renseignements personnels. » Étant donné que les actuaires ne sont pas présents dans ce domaine, le secteur public en est venu à recourir à d’autres expertises, notamment celles des économistes de la santé, des statisticiens, des épidémiologistes, etc.

« Plusieurs prétendent pratiquer la modélisation prédictive », ajoute Mme Young. « Que vous la pratiquiez ou non dépend de la façon dont elle est définie. En l’absence d’une définition commune, il est difficile de comparer. » Elle a constaté que la plupart des hauts dirigeants ne sont pas au courant de ce fait et que les modèles prédictifs que leur présentent leurs employés ne sont peut-être pas toujours adéquats. « Au final, si le modèle prédictif n’a pas répondu aux questions ou ne s’est pas avéré exact, on en retiendra que la modélisation prédictive n’est pas utile, ce qui nuit à sa réputation et peut avoir des conséquences négatives sur les actuaires. »

Pendant plusieurs années, Mme Young a eu la chance de travailler auprès de hauts dirigeants qui comprenaient que les modèles qu’ils recevaient n’étaient pas adéquats. « La banque de données sur laquelle j’ai été en mesure de fonder mes modèles présente un degré d’exactitude qui surpasse ce qu’on peut lire dans les revues spécialisées », dit-elle. Mme Young est également en mesure d’assurer une liaison avec des groupes de patients qui ont atteint un état final dont ils aimeraient sortir, cet état où la vie n’est devenue que rendez-vous médicaux et administration de médicaments. « Nous nous concentrons là-dessus et nous travaillons avec le fournisseur pour tenter d’aider les gens à ne pas se rendre à ce point, en espérant que cela soit aussi rentable. »

L’œuf ou la poule?

« Le secteur des soins de santé est un animal unique », ajoute-t-elle. « Il est difficile d’y trouver une certaine valeur pour les gens qui n’en font pas partie et(ou) qui ne le comprennent pas, ce qui est le cas de plusieurs conseillers. Si nous arrivons à satisfaire raisonnablement aux exigences visant la protection des renseignements personnels et d’autres enjeux connexes, les choses pourraient changer.

« Les actuaires doivent élaborer une proposition de valeur qui leur est exclusive », soutient-elle. « Il leur faut distinguer leurs compétences. Sans les bonnes données, c’est impossible. »

Documents de recherche de l’ICA

L’ICA a parrainé plusieurs documents de recherche portant sur le système de santé canadien, dont La viabilité du système de soins de santé du Canada et répercussions sur la révision du Transfert canadien en matière de santé en 2014 (une co-publication avec la Society of Actuaries), La modélisation des dépenses futures en soins de santé et les besoins en ressources au Nouveau-Brunswick et Rapport sur une étude d’expérience portant sur les avantages postérieurs à l’emploi: l’assurance-maladie complémentaire et dentaire. L’Institut a récemment publié une position publique sur un régime national d’assurance-médicaments. Dans ce document, il préconise, entre autres choses, le recours à l’expertise actuarielle pour favoriser la compréhension des répercussions des coûts et du financement, ainsi qu’une analyse et une évaluation plus vastes et plus complètes de la conception et des coûts futurs du système de soins de santé canadien.

« La position publique sur un régime national d’assurance-médicaments a fait l’objet d’un long processus parce que, à certains moments, des membres de la commission (de la santé) souhaitaient y inclure une opinion quant au bien-fondé ou à la faiblesse des options possibles », indique M. Julien. « Il importait que le document n’offre aucune opinion, mais permette plutôt à ses lecteurs de se faire une opinion, c’est-à-dire de fournir un cadre permettant de prendre des décisions plutôt qu’une opinion quant à une option en particulier. » Selon M. Julien, le document produit par la commission « est dans l’intérêt public et ne constitue pas une opinion quant au plan d’action qu’il convient de mettre en œuvre. Il contribue à positionner l’Institut publiquement tout en ayant l’appui des membres. »

Projets futurs de la Commission de la santé

M. Julien ajoute que le travail de la Commission de la santé est loin d’être terminé. En mars, le groupe a entrepris le stade suivant de ses travaux concernant le régime d’assurance-médicaments, soit un examen des études auxquelles on a eu recours pour rédiger l’énoncé de position relatif au régime national d’assurance-médicaments. « Nous désirons procéder à une analyse afin de dégager les éléments qui ont été utilisés dans ces études et ceux qui ont été négligés », indique M. Julien. Ce travail permettra à la commission de déterminer si des données sont disponibles au sujet des éléments manquants et de donner à la Commission de recherche la directive de tenter de les trouver.

Il y a aussi à l’horizon la publication d’un projet de recherche concernant l’élaboration d’un modèle de ressources aux fins de la projection des tendances à long terme en ce qui concerne les coûts des régimes de soins de santé des employeurs. Ce modèle pourrait offrir aux actuaires une ressource aux fins de l’estimation du passif à déclarer à l’égard des prestations pour soins de santé et autres avantages sociaux postérieurs à l’emploi conformément aux normes comptables.

M. Julien préconise l’adoption d’une démarche pratique et consciencieuse à l’égard de l’expansion de l’actuariat à d’autres domaines, en particulier les soins de santé. « Si nous souhaitons nous assurer une présence dans d’autres secteurs, il y a encore à faire pour nous assurer d’être en mesure d’y appliquer nos compétences », soutient-il. « La démarche qui consiste à trouver des données demeure un élément du parcours que nous souhaitons suivre. Nous ne sommes qu’au début de ce parcours; d’ici trois ou quatre ans, nous aurons en main les éléments de base qui nous permettront de prêter main-forte à ceux qui se tourneront vers les actuaires pour obtenir du soutien. »

Bonnie Robinson est la rédactrice anglaise du siège social de l’ICA.

 
Nouvelles de l'Institut


 

La Commission des élections de l’ICA a lancé la campagne électorale 2016 le 27 avril dernier. Comme dans les années précédentes, une tribune de discussion en ligne est disponible sur le site Web de l’ICA, où la Commission des élections ou les membres de l’ICA proposent des sujets de discussion ou posent des questions aux candidat(e)s de cette année. L’objectif est de générer des discussions approfondies et utiles pour la période de scrutin. Veuillez consulter la page des élections (n’oubliez pas d’ouvrir une session sur le site des membres pour visionner la page) et faites entendre votre voix dans les débats. Votre opinion compte.

Vous trouverez la liste des candidat(e)s de cette année ci-dessous. Les énoncés de position et les données biographiques de tou(te)s les candidat(e)s sont affichés sur la page des élections du site Web de l’ICA.

Présidente désignée
Sharon Giffen (élue par acclamation)

Candidat(e)s au poste d’administrateur(trice)
(Notez que les noms des candidat(e)s au poste d’administrateur(trice) sont dans l’ordre dans lequel ils apparaîtront sur le bulletin de vote – premier nom tiré au hasard, puis par ordre alphabétique.)

Jason Vary
Barbara Addie
James Bremer
Patrick Chamberland
Emile Elefteriadis
Pat Johnston
Pierre-Yves Julien
B. Dale Mathews
Liam McFarlane

La période de scrutin se tiendra entre le 11 mai et le 1er juin 2016. Restez à l’affût des détails du processus de vote de cette année!

 

 

par Alicia Rollo, LRHA

Il importe de se tenir à jour en ce qui concerne les exigences d’admissibilité de l’ICA. Même si vous êtes déjà Fellow de l’Institut canadien des actuaires (FICA), vous travaillez probablement aux côtés de candidats qui en sont à leurs débuts ou au milieu des examens et qui se tournent vers vous pour obtenir des conseils. Ou peut-être êtes-vous un nouvel associé de l’ICA aspirant au titre de FICA. Quel que soit le stade auquel vous en êtes dans votre carrière, il est essentiel d’avoir en main et de transmettre des renseignements exacts. Le présent article présente un survol et une mise à jour du nouveau programme d’études de l’ICA et des critères de qualification connexes, ainsi que les parcours d’éducation et les points saillants de certaines modifications envisagées. Si vous avez besoin de plus amples renseignements, n’hésitez pas à communiquer avec nous en tout temps. Vous trouverez, à la fin de cet article, la liste des personnes-ressources en matière d’admissibilité et d’éducation. 

Le programme d’études de l’ICA

D’un point de vue global, le système d’éducation de l’ICA se compose de plusieurs volets, dont une éducation et des examens internes et externes dispensés par les partenaires en éducation de l’ICA, soit la Casualty Actuarial Society (CAS) et la Society of Actuaries (SOA), et onze universités agréées. Le programme d’études de l’ICA se trouve au cœur de ce système. Il définit les critères d’adhésion visant les associés et les Fellows de l’ICA et constitue la référence en fonction de laquelle l’Institut évalue et sélectionne tous ses partenaires en éducation.

La première mouture du programme d’études de l’ICA, approuvée par le Conseil d’administration en novembre 2015, est le fruit du labeur de l’ancien Groupe de travail sur les exigences d’admissibilité et d’éducation canadiennes, présidé par Angelita Graham, et de l’actuelle Commission sur le programme d’études en matière d’éducation de l’ICA, coprésidée par Mathieu Boudreault et Thomas Hilton. On est en train de mettre la dernière main au document, après quoi il sera traduit et publié sur le site Web de l’ICA au début de l’été. Le programme continuera d’évoluer et sera mis à jour sous peu afin de tenir compte de la révision et de la mise en œuvre du programme d’études de l’AAI actuellement en attente d’approbation.

L’existence du programme d’études de l’ICA constitue un jalon important de la stratégie de l’ICA en matière d’éducation, qui vise à ce que l’Institut assume une plus grande responsabilité en ce qui concerne la formation des actuaires au Canada.

L’évolution des normes de qualification visant les AICA/FICA

Depuis toujours, le parcours menant à l’adhésion à l’ICA était direct. Il consistait à obtenir son titre d’associé de la Society of Actuaries (ASA), de la Casualty Actuarial Society (ACAS), de Fellow de la Society of Actuaries (FSA) ou de Fellow de la Casualty Actuarial Society (FCAS), ou un autre titre de Fellow dans un pays avec lequel l’ICA a une entente de reconnaissance mutuelle, à acquérir l’expérience requise (pour être admissible au titre de Fellow), puis à demander l’adhésion à l’ICA. Le modèle était entièrement fondé sur l’externalisation. Malgré le fait que bon nombre de Canadiens ont fait et font toujours du bénévolat aujourd’hui au sein de comités sur l’éducation de la CAS et de la SOA, l’ICA n’avait aucune responsabilité officielle à l’égard du contenu du programme ou des examens outre l’approbation générale du Conseil d’administration quant aux exigences de qualification définies par d’autres organismes actuariels.

Le Cours orienté vers la pratique

Les choses ont commencé à changer au cours de l’année 2000, lorsque la matière spécifique au pays a été retirée des examens de la SOA. L’ICA a conçu son Cours orienté vers la pratique (COP) afin de s’assurer que les candidats de tous les volets de spécialisation, y compris les assurances IARD, reçoivent la formation spécifique au Canada et soient soumis aux évaluations connexes. Ce fut le premier pas de l’ICA vers la responsabilité directe en matière d’éducation actuarielle.

Depuis ce temps, l’ICA a établi un partenariat avec la CAS aux fins de l’évaluation des connaissances en matière d’assurances IARD, y compris l’examen 6–Canada (auparavant l’examen 7–C). À la suite d’un protocole d’entente sur l’éducation avec la CAS, le contenu de l’examen 6–Canada est maintenant déterminé par une commission de l’ICA et l’examen est organisé et administré par la CAS.

En ce qui concerne les volets de l’assurance-vie individuelle et des rentes, des prestations de retraite, de l’assurance collective de personnes, du financement des entreprises et de la gestion du risque d’entreprise (GRE), ainsi que de la finance quantitative et des investissements offerts par la SOA, le contenu canadien, le cas échéant, a été réintégré au fil du temps aux examens de la SOA. Maintenant, la plupart des volets de niveau Fellow correspondent au seuil actuel désiré de 85 % du programme de l’ICA, entraînant un certain chevauchement de contenu entre les examens de la SOA et ceux du COP. Nous travaillons actuellement en collaboration avec la SOA en vue d’augmenter la couverture du volet de l’assurance collective de personnes pour satisfaire cette exigence afin de pouvoir orienter l’évolution du COP à court terme.

L’avenir du Cours orienté vers la pratique

Étant donné que le programme d’éducation de l’ICA est bien couvert par les examens de la SOA et de la CAS, le moment est venu de se pencher sur le COP afin de déterminer des façons d’en optimiser l’efficacité. La Commission sur le programme d’études en matière d’éducation de l’ICA et la Commission organisatrice du COP examinent actuellement un nouveau concept potentiel à l’égard du COP. Ce dernier conservera assurément sa formule actuelle en 2016 et 2017. Les modifications seront vraisemblablement mises en place pour la session de 2018. Surveillez le site Web et les annonces de l’ICA pour suivre les progrès de ces projets.

Il importe de mentionner que les exigences de l’ICA quant à la reconnaissance des examens de la SOA évolueront parallèlement à l’évolution du COP. À l’heure actuelle, les candidats ne sont pas tenus de passer les versions canadiennes des examens de la SOA parce que le contenu additionnel souhaité par l’ICA est couvert et évalué dans le cadre du COP. Si l’ICA décide encore une fois de s’en remettre uniquement aux examens de la SOA aux fins d’évaluation, les versions canadiennes des examens, le cas échéant, constitueront une exigence formelle. Il s’agit d’un préavis indiquant aux personnes qui amorcent leurs cours et examens de niveau Fellow à la SOA de choisir la version canadienne des examens lorsqu’il en existe une afin de s’assurer de la reconnaissance par l’ICA. Le candidat pourrait autrement devoir se soumettre à la version canadienne d’un examen déjà passé.

Portabilité internationale des titres d’AICA et de FICA

Des ententes de reconnaissance mutuelle facilitent la mobilité internationale des membres de l’ICA. L’Institut est chanceux d’avoir établi de telles ententes avec des organismes actuariels au Royaume-Uni, en Irlande, en Australie et, plus récemment, en Afrique du Sud. Ces ententes permettent l’admissibilité des associés et des Fellows de l’ICA à l’adhésion dans ces pays, sous réserve qu’ils satisfassent également aux conditions spécifiques au pays concerné. Les ententes de reconnaissance mutuelle permettent aussi aux candidats de ces pays d’être admissibles à l’adhésion à l’ICA, sous réserve qu’ils satisfassent également aux conditions canadiennes.

Les membres qui détiennent le titre de FICA sont également admissibles au titre de membre de l’American Academy of Actuaries (MAAA) pour travailler aux États-Unis.

Programme d’agrément universitaire

L’instauration du Programme d’agrément universitaire (PAU) en 2012 constitue un élément plus récent du système d’éducation de l’ICA. Le PAU permet à des candidats d’obtenir des crédits à l’égard de certains examens préliminaires (FM, MFE, MLC et C) en obtenant une note de passage établie par l’ICA dans certains cours offerts dans les universités agréées. Toutes les universités agréées font l’objet d’une surveillance étroite de la part de l’ICA. Un examinateur externe y effectue une visite chaque année. Pendant cette visite, l’examinateur passe en revue des copies d’examen et s’entretient avec les chargés d’enseignement qui dispensent les cours agréés. L’actuaire chargé de l’agrément (AcA) de chaque université joue également un rôle crucial. Cette personne, qui doit détenir le titre de FICA, est chargée de veiller au respect de la politique d’agrément et des pratiques privilégiées de l’ICA.

Reconnaissance du PAU

Le PAU acquiert de plus en plus de popularité, comme en témoigne les plus de 400 crédits ayant été attribués au cours des quatre premières années d’existence du programme. Les premiers AICA commencent à intégrer l’Institut et, très bientôt, nous accueillerons des FICA issus du PAU.

Nous sommes reconnaissants de l’appui que nous avons reçu jusqu’ici de la part des employeurs à l’égard du programme et de la reconnaissance de la CAS aux fins de l’obtention des titres d’ACAS et de FCAS. Nous sommes également reconnaissants envers nos partenaires dans le cadre des ententes de reconnaissance mutuelle, qui reconnaissent aussi les crédits du PAU. Les candidats du PAU peuvent ainsi jouir d’un plus grand nombre de choix de carrière à l’étranger.

Les employeurs qui ont l’habitude de se servir des examens préliminaires à titre d’outils de sélection dans leur processus de recrutement auraient avantage à ne pas négliger les candidats ayant acquis des crédits équivalents dans le cadre du PAU. Ces jeunes candidats brillants ont fait preuve d’excellence dans leurs cours et ont dûment acquis des crédits auprès de l’ICA à l’égard de certains examens préliminaires.

La suite

Demeurez à l’affût des importantes mises à jour transmises dans les communications et sur le site Web de l’ICA au sujet des progrès réalisés en ce qui concerne le programme d’éducation. Un Groupe de travail sur la vision future en matière d’éducation de l’ICA travaille actuellement à la préparation d’un rapport et de recommandations qui devraient être présentés au Conseil d’administration à l’automne 2016. Cette période de maturation de l’ICA à titre d’organisme d’éducation assumant l’entière responsabilité de l’éducation des actuaires du Canada est très intéressante et stimulante.

Pour toute question ou tout commentaire concernant le système d’éducation de l’ICA, veuillez vous adresser à l’un ou l’autre des membres du personnel ci-dessous :

Roxanne Vézina

Coordonnatrice, adhésion et éducation

  • Demandes générales de renseignements concernant l’adhésion et l’admissibilité

roxanne.vezina@cia-ica.ca

Poste 111

Caroline Thebault

Coordonnatrice principale, éducation et perfectionnement professionnel

  • PAU
  • COP

caroline.thebault@cia-ica.ca

Poste 134

Joseph Gabriel

Actuaire membre du personnel, éducation

  • Demandes de renseignements concernant l’admissibilité
  • Ententes de reconnaissance mutuelle
  • PAU
  • Programme d’études de l’ICA

joseph.gabriel@cia-ica.ca

 

Poste 150

Alicia Rollo, LRHA, est la directrice du service d’adhésion, d’éducation et de perfectionnement professionnel de l’ICA.

 

 

par Chris Fievoli, FICA

La fonction de recherche constitue l’une des activités les plus importantes de l’ICA. Plusieurs projets sont en cours chaque année et dirigés par la Commission de recherche et ses diverses sous-commissions. Pour connaître nos activités en cours, consultez le plus récent bulletin de la Commission de recherche.

Le choix des projets qui seront mis en œuvre au cours d’une année donnée constitue un important volet de ce processus. Le présent article donne une idée de l’exercice auquel nous nous sommes livrés pour établir les priorités à cet égard pour l’exercice financier 2016-2017, qui s’échelonne du 1er avril 2016 au 31 mars 2017.

D’où viennent les idées?

La Commission de recherche met en œuvre deux types d’études de recherche, soit les études périodiques (qu’on appelle les projets de mise à jour, par exemple les études sur l’expérience) et les études ponctuelles. L’étude sur la mortalité pour l’assurance-vie individuelle qui a cours chaque année est un exemple d’étude périodique et le document de recherche sur les dommages causés par l’eau est un exemple d’étude ponctuelle. Les projets de mises à jour ne représentent qu’une fraction du budget total alloué à la recherche. Il est donc possible d’envisager plusieurs projets ponctuels chaque année. La Commission de recherche s’efforce d’assurer un équilibre raisonnable entre les projets de mise à jour et les projets ponctuels qui soutiennent les objectifs stratégiques de l’ICA.

L’équilibre entre les domaines de pratique est aussi important. La Commission de recherche supervise donc neuf sous-commissions qui sont chacune rattachées à un domaine de pratique particulier. Ces sous-commissions sont les suivantes :

  • Sous-commission sur l’expérience dans les rentes;
  • Sous-commission sur l’expérience des fonds distincts;
  • Sous-commission sur l’expérience en assurance collective de personnes;
  • Sous-commission sur l’expérience en assurance-vie individuelle;
  • Sous-commission de recherche en assurances IARD;
  • Sous-commission sur l’expérience dans les régimes de retraite et les rentes collectives;
  • Sous-commission de recherche sur la gestion du risque d’entreprise;
  • Sous-commission sur la recherche universitaire;
  • Sous-commission sur l’expérience des prestations versées du vivant de l’assuré (assurance-vie individuelle).

Les idées de projets ponctuels proviennent habituellement des sous-commissions, mais la Commission de recherche souhaitait s’assurer de prendre en considération les opinions plus générales à l’intérieur de la structure de l’ICA. À cette fin, elle a communiqué avec plusieurs commissions de l’ICA et leur a donné l’occasion de soumettre des propositions. Les commissions suivantes ont notamment été approchées :

  • Toutes les commissions de pratique;
  • La Commission sur les communications;
  • La Commission sur les positions publiques;
  • La Commission des applications en gestion du risque d’entreprise;
  • La Commission consultative sur les régimes de retraite;
  • La Commission de la santé.

Chaque proposition devait comporter un exposé du projet et une estimation des coûts aux fins de l’établissement du budget. On a aussi demandé aux responsables des propositions de noter ces dernières en fonction d’un ensemble de critères.

Notation des projets

Tous les projets ponctuels soumis à des fins de considération ont été notés en fonction des critères suivants :

  • Impact (40 % de la note totale) : dans quelle mesure le projet proposé exercera-t-il un impact sur le public et sur la profession actuarielle?
  • Coûts-avantages (20 %) : le résultat escompté justifie-t-il les coûts estimés?
  • Originalité (20 %) : le projet est-il original et est-il susceptible de réussir?
  • Qualité (20 %) : le processus de recherche a-t-il été soigneusement pris en considération et donnera-t-il lieu à un produit de qualité supérieure?

La faisabilité des propositions a également été évaluée, c’est-à-dire en ce qui concerne le caractère envisageable du concept et de la méthodologie et la fiabilité du chercheur proposé. Le score relatif à la faisabilité (0 à 100 %) a été appliqué à la note globale issue des quatre critères ci-dessus.

Chaque membre de la Commission de recherche a accordé une note à chaque proposition. On a ensuite recueilli et regroupé ces notes, qui ont permis d’établir un classement préliminaire.

La décision finale

La Commission de recherche s’est réunie en personne le 25 février 2016 pour mettre la dernière main à la liste des priorités. En se basant sur les notes préliminaires, les membres de la Commission de recherche ont discuté du bien-fondé de chaque projet. Les auteurs des propositions ont été invités à assister à cette réunion afin d’y présenter d’autres renseignements au sujet de leur idée et de répondre aux questions. Les membres de la Commission de recherche ont également tenu compte des facteurs suivants :

  • L’importance stratégique : la stratégie de l’ICA met l’accent sur l’importance que revêt la recherche pour s’acquitter de sa responsabilité envers le public et promouvoir la profession actuarielle au Canada.
  • Les relations universitaires : cette année, l’ICA a accepté d’attribuer des bourses spécifiques à des universités aux fins de projets de recherche. La Commission de recherche s’est assurée que bon nombre de ces projets figurent dans la liste définitive. La Sous-commission sur la recherche universitaire a joué un rôle de premier plan dans la recherche et l’évaluation des propositions de projet.
  • Occasions de commandite : la Society of Actuaries a manifesté un intérêt à cofinancer certains projets de l’ICA. Le potentiel de financement additionnel a été pris en compte dans l’établissement des priorités.
  • La politique publique : dans le cadre de l’évaluation des projets, on a également tenu compte de la possibilité qu’ils puissent donner lieu à l’élaboration de positions publiques.

La liste définitive a été communiquée au Conseil d’administration de l’ICA et soumise à la Direction des services aux membres afin d’assurer la cohérence à l’égard de l’orientation stratégique de l’ICA.

Évaluation

Dans l’ensemble, le processus d’établissement des priorités a été un succès. S’assurer de l’adhésion d’un auditoire plus large constituait un objectif important. Les membres de la Commission de recherche estiment que la liste définitive des priorités établie est la bonne.

Je vous invite à communiquer avec moi si vous avez des questions au sujet de nos projets. Les suggestions de projets sont toujours les bienvenues.

Chris Fievoli, FICA, est l’actuaire résident du siège social de l’ICA.

 

 

par Carmelina Santamaria

C’est avec une immense fierté que l’ICA remercie plus de 500 de ses membres pour le temps et l’énergie qu’ils consacrent à la profession. Cette année, pour une quatrième fois, l’Institut remerciait ses bénévoles dans le cadre de la Semaine de l’action bénévole (du 10 au 16 avril).

En avril 2012, le service du bénévolat du siège social et le groupe qui s’appelait alors la Commission sur le bénévolat (CB) acheminaient leur tout premier courriel de reconnaissance à tous les bénévoles et publiaient un article dans l’(e)Bulletin. En 2013, nous avons élargi nos activités pour y inclure des articles dans l’(e)Bulletin signés par le président et par la vice-présidente de la CB abordant l’importance que revêt le bénévolat. En 2014-2015 nous avons poursuivi l’envoi de courriels de remerciements personnalisés de la part du président de l’ICA et avons lancé une campagne dans les médias sociaux.

Cette année, en plus des courriels de remerciements personnalisés du président de l’ICA, Rob Stapleford, et d’une campagne dans les médias sociaux, nous avons voulu faire connaître à l’ensemble des membres la façon dont le travail de nos bénévoles se répercute sur leur profession. Nous avons dressé le profil de six bénévoles actuels assumant diverses fonctions au sein de l’ICA, soit un bénévole pour chaque jour de la semaine :

  • Ryaz Mohamed, bénévole à sa première affectation et membre de la Commission sur le programme d’études de l’examen 6-Canada de l’ICA
    • A décidé de faire du bénévolat dans le but d’améliorer l’expérience des futurs actuaires au Canada en ce qui concerne la passation des examens;
    • Le bénévolat est excellent pour le développement de la carrière;
    • Habiletés développées: coordination avec de grands groupes.
  • Marc Tardif, administrateur au sein du Conseil d’administration de l’ICA
    • Après avoir travaillé bénévolement au sein de diverses commissions, il a décidé de se porter candidat pour un poste d’élu;
    • Il apprécie l’esprit de collaboration;
    • Habiletés développées : communication et capacité de s’exprimer et de vendre ses idées.
  • Elisabeth Lamarche, membre à la fois de la Commission sur les régimes de prestations après emploi et de la Sous-commission sur l’examen des prestations collectives de la Commission organisatrice du Cours orienté vers la pratique
    • Il est difficile d’atteindre un équilibre entre la vie familiale, le travail et le bénévolat;
    • N’attendez pas de penser que vous avez le temps; intégrez le bénévolat à votre horaire;
    • Le bénévolat lui a donné davantage de visibilité au sein de son cabinet.
  • Micheline Dionne, ancienne présidente de l’ICA
    • N’a pas attendu la retraite pour devenir la première et la seule femme présidente de l’ICA;
    • Le bénévolat l’a aidée à s’investir dans des causes qui lui tiennent à cœur et à se préparer pour l’avenir;
    • Elle a œuvré dans les domaines de la recherche, de l’agrément universitaire et de la collaboration internationale.
  • June Smyth, présidente, Sous-commission sur les régimes de retraite de la Commission de l’éducation permanente
    • Fière de la contribution qu’elle a apportée au renforcement du perfectionnement professionnel continu (PPC);
    • Le bénévolat lui a offert des occasions de rencontrer des gens issus de divers domaines de pratique, ce qui est difficile dans son contexte de travail au sein d’un petit cabinet.
  • David Oakden, ancien président de l’ICA et lauréat de la palme d’or du bénévolat
    • Au cours de ses 35 années de bénévolat, il a œuvré au sein de 40 commissions, directions, groupes de travail et groupes désignés;
    • L’échange d’idées entre collègues constitue un élément très précieux du travail de bénévolat;
    • Il estime que le bénévolat constitue le volet le plus satisfaisant et valorisant d’une carrière.

Nous espérons que ces collègues auront su inspirer les personnes qui ont des doutes au sujet du bénévolat. S’ils en sont capables, vous l’êtes aussi.

Carmelina Santamaria est la coordonnatrice des services aux bénévoles au siège social de l’ICA.

 


E. Sydney Jackson, un ancien président et membre fondateur de l’ICA, est décédé le 10 avril 2016. Âgé de 93 ans, il était le dernier survivant des membres fondateurs de l’Institut canadien des actuaires, et le seul à avoir été témoin du 50e anniversaire de l’ICA.

Après avoir obtenu son baccalauréat en commerce de l’Université du Manitoba en 1947, il a enseigné des études d’actuariat pendant un an. En 1948, il a intégré le service actuariel de la Manufacturers Insurance Company du Canada. Il a été nommé actuaire en chef en 1956 et vice-président de l’actuariat en 1964.

Sydney a été le premier président désigné élu de l’ICA en 1965, devenant le troisième président de l’Institut en 1966. À titre de l’un des membres fondateurs de l’Institut, son nom apparaît dans la loi du Parlement fédéral qui constitue en société l’ICA.

« Ces personnes ont été très influentes à faire valoir la préoccupation selon laquelle les membres canadiens de la profession devaient jouir d’un statut juridique », a affirmé Rob Dowsett, dans Notre histoire. Nos réussites., le livre d’histoire orale de l’ICA. « Carmen Naylor, Dick Humphrys et Syd Jackson ont étudié les façons possibles de faire reconnaître au Canada un statut juridique aux actuaires canadiens au Canada. »

Contribuant au livre d’histoire orale, Sydney lui-même s’est rappelé l’atmosphère ayant mené à la création de l’Institut. « On se préoccupait de la façon dont se développait la profession actuarielle aux États-Unis, où n’importe qui pouvait se dire actuaire », a-t-il relaté. « Au Canada, on avait le sentiment qu’on ne pouvait se dire actuaire que lorsqu’on était Fellow d’un organisme reconnu. À ce que je sache, je suis le seul survivant de ce groupe de travail. Je crois que cette loi du Parlement a été adoptée de façon tout à fait courante. »

En 1970, Sydney a été nommé vice-président principal de la Manuvie puis président en 1972, soit la plus jeune personne à avoir occupé ce poste au sein de l’entreprise. Après avoir dirigé une période de croissance majeure au sein de l’entreprise, Sydney est devenu président du conseil d’administration et premier dirigeant de la Manuvie. Assumant la présidence jusqu’en 1990, il a par la suite assumé les rôles d’administrateur, de président intérimaire et de vice-président jusqu’à sa retraite, en 1994.

 Article nécrologique pour E. Sydney Jackson

 

 

 

 

  

Brian FitzGerald, un ancien président de l’ICA, est décédé le 16 avril 2016 à Toronto. Il avait 75 ans.

En 1963, Brian a obtenu sa maîtrise en mathématiques de l’Université Oxford. Il a débuté sa carrière en tant qu’adjoint actuariel avec la Compagnie d’assurance du Canada sur la vie, avant d’assumer la fonction de vice-président de Tomenson Alexander, de directeur chez Towers Perrin, de directeur et président du comité sur les régimes de retraite à la Société financière de l’industrie de l’électricité en Ontario, et de chef de la direction et président du conseil d’administration de la Société de la caisse de retraite de l’industrie de l’électricité de l’Ontario. En 2002, il a fondé sa pratique de consultation, Capital G Consulting.

Brian a assumé la présidence de l’ICA en 2004-2005. Il a animé la célébration du 40anniversaire de l’ICA à St. John’s, T.-N.-L., où ont été révélés le logo et le plan de stratégie de marque actuels de l’ICA. Un bénévole actif, Brian a également travaillé auprès d’un grand nombre de commissions et de groupes de travail, dont la Commission des jeunes actuaires, la Commission des rapports financiers des régimes de retraite, le Groupe de travail sur l’avenir du Régime de pensions du Canada/Régime de rentes du Québec, la Commission sur la politique publique et le Groupe de candidats à un tribunal. Il a également co-rédigé l’ouvrage
The Pension Puzzle.

Il n’y aura pas de funérailles, mais une célébration de la vie de Brian se tiendra au printemps.

Article nécrologique pour Brian FitzGerald

 
Nouvelles sur les événements


Le perfectionnement professionnel continu (PPC) constitue une condition essentielle au statut d’actuaire et de membre de l’ICA. Il permet aux actuaires de tenir leurs compétences à jour afin de mieux servir le public, leurs clients et leur employeur. Cette année, l’Assemblée annuelle (les 28 et 29 juin) qui se tiendra à St. John’s, Terre-Neuve-et-Labrador, comporte d’excellentes occasions de PPC spécifiques aux domaines de pratique de même que d’autres séances, d’intérêt général.

Le PPC selon le domaine de pratique

Cinq séances sont prévues à l’intention des actuaires du domaine des assurances IARD, dont deux portant sur les technologies perturbatrices : Les cyber-risques: une menace ou une possibilité pour l’industrie de l’assurance? et L’assurance automobile à l’ère des véhicules autonomes.

Le volet de la gestion du risque d’entreprise (GRE) comporte trois séances, dont une abordant l’agrégation et la diversification des risques.

Les actuaires du domaine de l’assurance individuelle de personnes pourraient s’intéresser à ce qui empêche leur chef de la gestion des risques de dormir la nuit et se renseigner au sujet de la modélisation prédictive dans la sélection des risques, tandis que ceux qui travaillent dans le domaine de l’assurance corporative de personnes pourront se renseigner au sujet de l’incidence des comportements sur la mortalité et de la gestion et de la quantification des risques opérationnels.

Trois séances s’adressent aux actuaires du domaine de l’assurance collective de personnes, dont une portant sur les solutions de prestations à cotisations déterminées et une autre sur l’expérience émergente relative à la couverture de l’assurance maladies graves et de l’assurance voyage.

Les actuaires du domaine des régimes de retraite auront le choix parmi cinq séances, dont une qui abordera les innovations quant aux options de décumulation et un débat sur la retraite anticipée.

Les répercussions de la distribution et de la tarification sur la rentabilité dans le marché des aînés et le risque d’assurance contre les maladies graves sont deux des quatre séances s’adressant aux actuaires exerçant leurs activités dans le domaine de la réassurance.

Accumulation d’heures de PPC

Les conférences d’honneur prononcées par Michael Woodford (dénonciation et leçons sur la gouvernance et la gestion de crise) et Diane Girard (les défis en matière d’éthique pour les professionnels en actuariat) offriront d’excellentes occasions d’accumuler des crédits applicables aux quatre heures de PPC en matière de professionnalisme exigées sur une période de deux ans.

Inscrivez-vous dès maintenant

Profitez de ces occasions de PPC et économisez 100 $ en droits d’inscription en vous inscrivant avant le 27 mai.

 
Les médias sociaux et l'ICA


Les étudiants et les jeunes actuaires représentent l’avenir de la profession actuarielle au Canada. Les médias sociaux, en particulier Facebook, sont l’un des moyens auxquels a recours l’ICA pour établir des liens avec eux.

« J’ai participé aux trois derniers congrès annuels de l’ANÉA (Association nationale des étudiants en actuariat) », dit Kelly Fry, gestionnaire du marketing à l’ICA. « Lorsque je parle aux étudiants au sujet des médias sociaux, ils m’affirment que Facebook est l’un des meilleurs outils pour les rejoindre. »

Selon Mme Fry, lorsque les étudiants approchent la fin de leurs études, ils prennent de plus en plus conscience de l’utilité que peuvent leur offrir les médias sociaux pour favoriser leur perfectionnement professionnel et pour établir des liens avec des entreprises qui partagent leurs valeurs. L’ICA diffuse des affichages susceptibles d’intéresser les étudiants, notamment des offres d’emploi de premier échelon, des mises à jour de l’ANÉA, des renseignements au sujet de la profession actuarielle et des webémissions à l’intention des étudiants.

« Nous croyons qu’il s’agit du meilleur moyen d’atteindre un auditoire plus jeune et d’inspirer les jeunes à devenir actuaire ou à se renseigner au sujet de la profession », dit-elle. Bien que la popularité de Tumblr et d’Instagram soit en hausse auprès des jeunes, « il est difficile pour nous de recourir à ces plateformes parce que notre organisation est davantage axée sur les chiffres que sur les images », ajoute Mme Fry. « Ces plateformes présentent de véritables avantages, mais il est difficile d’y organiser du contenu. »

Dans le cadre d’une démarche visant à atteindre un plus grand nombre d’étudiants et des actuaires potentiels sur Facebook, l’ICA concevra des publicités ciblées qui seront diffusées aux utilisateurs de la population étudiante dont le profil indique qu’ils s’intéressent à la statistique ou à d’autres activités liées aux sciences, à la technologie, à l’ingénierie et aux mathématiques. « Les médias sociaux offrent un moyen d’atteindre d’importants groupes de personnes de façon rentable », poursuit Mme Fry. « Il y a quelques années, il aurait été très coûteux de se présenter ainsi devant des étudiants. Il aurait fallu se déplacer et faire de la publicité directe. »

Mme Fry espère que ces annonces inciteront les étudiants à demander à participer au programme Retour à l’école de l’ICA, dans le cadre duquel des actuaires se rendent dans des écoles secondaires pour discuter du travail et de la qualification des actuaires et inciter les élèves à envisager des études en actuariat. « Nombreux sont les élèves qui n’ont jamais entendu parler de la profession actuarielle, à moins de connaître personnellement un actuaire », dit Mme Fry. « Ces annonces sur Facebook rejoindront ces élèves et pourraient les inciter à demander à leur école de communiquer avec l’ICA pour qu’un actuaire visite leur classe. »

 
Nouveaux Fellows sous les projecteurs


Amélie Landry-Aubert, FICA

1. Pourquoi êtes-vous devenue actuaire?

À l’école, dès le primaire, j’aimais les mathématiques et les sciences. Cependant, quand est venu le temps de choisir mon domaine d’études à l’université, le choix n’a pas été facile. Le métier d’actuaire était assez nébuleux pour moi et je ne connaissais personne dans ce domaine. J’ai donc fait une année en médecine avant de me rendre compte que les mathématiques manquaient à mes études. J’ai toujours aimé la démarche logique liée à cette science et je ne retrouvais pas cela dans mes études en médecine.

2. Quelle a été votre source d’inspiration pour entreprendre une carrière en actuariat?

Lorsque j’ai quitté le domaine de la médecine, j’ai pris le temps de réfléchir à ma carrière et de me renseigner sur le travail d’un actuaire et les études en actuariat. J’ai assisté à des cours universitaires avec une amie et c’est là que j’ai pris la décision de m’inscrire dans ce programme. Je n’ai pas regretté mon choix.

3. Quelle a été votre expérience avec les examens en actuariat? Avez‑vous eu des défis particuliers à relever?

Au début de mon baccalauréat en actuariat, j’ai pris conscience de tous les examens à réussir pour obtenir le titre de Fellow et j’ai su que cela représenterait de nombreuses heures d’étude. Cependant, le défi m’a motivée. Je les ai donc passé un à la fois et j’ai avancé graduellement dans le processus d’examens et de modules. Comme j’ai toujours aimé étudier et que les sujets s’appliquaient concrètement à mon travail, ça m’a beaucoup aidée et intéressée. Je dirais qu’un des défis à relever est la conciliation travail-études. Lorsque nous sommes au baccalauréat et que nous étudions pour les premiers examens, nous avons beaucoup plus de temps libres. Cependant, quand nous commençons à travailler à temps plein, ça prend une bonne gestion du temps et des priorités pour concilier travail-études avec succès.

4. Comment s’est passée la transition d’étudiante à jeune professionnelle?

La transition a bien été. J’ai fait un stage auprès d’Industrielle Alliance, pour ensuite y travailler à temps partiel jusqu’à la fin de mon baccalauréat. Lorsque j’ai terminé mes études, on m’y a engagée à temps plein. Je connaissais donc déjà l’endroit, la façon de travailler et les gens, ce qui a facilité grandement la transition.

5. Quelles sont vos fonctions professionnelles actuelles? Pouvez‑vous décrire votre travail?

Après mes études, j’ai occupé un poste de tarification des produits d’assurance-vie à Québec. J’ai alors participé à de nombreux projets tels que le développement de produits, en collaboration avec des gens de plusieurs départements. Ensuite, comme j’ai toujours voulu aller étudier ou travailler à l’extérieur du Québec, mais que je n’en avais pas encore eu la chance, j’ai demandé à être transférée dans une autre filiale de l’entreprise. Je suis donc établie à Vancouver depuis le début de l’année 2016. Comme l’équipe d’actuaires y est plus petite, mon travail est très varié. D’une part, je travaille toujours en assurance-vie où je fais de la tarification et du développement de produits et je participe également à l’analyse des résultats mensuels au niveau des dépenses et du profit. D’autre part, je travaille aussi dans le domaine des assurances IARD. De plus, je travaille maintenant dans le domaine des assurances IARD. Pour moi, c’est un nouveau milieu de travail qui m’a amené de nouveaux défis intellectuels et linguistiques. C’est très motivant.

6. Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre travail?

L’éventail de possibilités de carrière pour un actuaire. J’aime le côté analytique de notre travail, la diversité des projets, le fait que nous travaillons avec d’autres actuaires, mais aussi les gens de plusieurs autres domaines. J’aime être une personne ressource pour les gens d’autres départements dans l’entreprise. J’aime aussi avoir l’occasion de former de nouveaux stagiaires et partager mes connaissances avec eux. J’ai également eu la possibilité de travailler comme chargée de cours à l’université. Ce fut pour moi une autre belle expérience de travail.

7. Quelles sont vos ambitions professionnelles à court terme?

J’avais le désir de travailler en anglais dans un nouveau milieu. Cela s’est concrétisé récemment et je suis très contente de tous ces changements dans ma vie. Comme je viens de commencer dans un nouveau poste, à court terme, c’est un défi d’adaptation professionnelle pour moi. Dans l’immédiat, je désire donc parfaire mes connaissances des nouveaux domaines actuariels dans lesquels je travaille.

8. Dans 15 ans, où vous voyez-vous sur le plan professionnel?

J’apprécie le fait qu’un actuaire avec de l’expérience ait une foule de possibilités sur le plan professionnel, car cela nous oblige sans cesse à relever de nouveaux défis. De mon côté, je suis attirée par les occasions que nous avons d’accéder à des postes de gestion. Au sein de l’entreprise pour laquelle je travaille, ces postes de gestion sont autant au niveau de l’actuariat que dans les autres départements et c’est ce qui m’attire à long terme.

9. Qu’auriez‑vous fait si vous n’étiez pas devenue actuaire?

Comme mes proches le savent, je dis souvent en riant qu’un jour, j’ouvrirai ma pâtisserie. Cela peut paraître surprenant, mais considérant ma passion pour la cuisine et la pâtisserie, je pense que si je n’étais pas actuaire, j’aimerais travailler dans ce domaine.

10. Quels sont vos passe‑temps?

J’aime la course et le yoga, deux activités qui se complètent et qui me permettent de garder la forme. Je pratique le yoga plus intensivement depuis la dernière année et j’ai eu un coup de cœur pour cette activité physique. Cela permet de développer sa force autant physique que mentale, sa flexibilité et son équilibre. Comme j’ai dit plus tôt, j’ai aussi une grande passion pour la cuisine. Je lis les livres et les revues de cuisine comme des romans. Je consulte également les blogues de différents chefs. Les voyages sont également une autre de mes passions. J’aime découvrir les nouvelles cultures, la nourriture des différents pays et me promener dans une nouvelle ville. J’ai déjà eu la chance de découvrir plusieurs pays, mais aussitôt revenue d’un voyage, j’ai hâte de partir à nouveau!

11. Quelle est votre destination de voyage de rêve?

Mes deux destinations de rêve sont Tahiti et la Birmanie. Ce sont deux destinations bien différentes, mais qui m’attirent beaucoup : Tahiti pour ses plages et sa verdure et la Birmanie pour ses temples, sa culture et son histoire.

Amélie Landry-Aubert, FICA, est analyste en actuariat chez Industrielle Alliance Groupe Financier.

Si vous souhaitez être en vedette dans la rubrique Nouveaux Fellows sous les projecteurs, communiquez avec la rédactrice anglaise de l’ICA, Bonnie Robinson, à bonnie.robinson@cia-ica.ca.

 
Les bénévoles en déplacement

Direction de la pratique actuarielle

Les personnes suivantes ont été (re)nommées aux (sous-)commissions ci-dessous :

  • Commission des rapports financiers des compagnies d’assurance-vie :
    • Sous-commission sur les attentes émergentes des réinvestissements futurs : Caroline Rendall (présidente), Steven Chen, Trudy Engel, Saul Gercowsky, Martin Labelle et Jean-Philippe Morin, en vigueur le 10 mars 2016;
  • Commission des rapports financiers des compagnies d’assurances IARD : Mariane Takahashi, en vigueur le 1er avril 2016;
  • Commission de l’actuaire désigné/responsable de l’évaluation : Azmina Jiwani (présidente), en vigueur immédiatement.

Les personnes suivantes ont quitté les (sous-)commissions ci-dessous, ou leur mandat s’est terminé, et quittent avec remerciements :

  • Commission de l’actuaire désigné/responsable de l’évaluation : Cindy Forbes;
  • Commission des rapports financiers des compagnies d’assurance-vie :
    • Sous-commission sur les attentes émergentes des réinvestissements futurs : Rebecca Rycroft.

Direction de l’admissibilité et de la formation

Les personnes suivantes ont été (re)nommées aux (sous-)commissions ci-dessous :

  • Commission sur le programme d’études en matière d’éducation : Zhouliang (Joel) Li, en vigueur le 10 mars 2016;
  • Commission de l’agrément : Zhouliang (Joel) Li, en vigueur le 10 mars 2016;
  • Commission de l’admissibilité : Stella-Ann Ménard, Cathy Macdonald, Andrew Kitchen, et Nathalie Cloutier, en vigueur le 19 février 2016;
  • Sous-commissions de la Commission sur les relations universitaires :
    • Sous-commission de sélection du Programme de bourse d’études supérieures 2016 : John Dark, Christiane Lemieux, Gary Parker et David Scollnik, en vigueur immédiatement;
  • Sous-commissions de la Commission de l’éducation permanente :
    • Sous-commission sur les assurances IARD : Rachel Dutil et Lisa Guglietti, en vigueur le 1er janvier 2016;
    • Sous-commission sur l’assurance individuelle de personnes : Jean-Pierre Cormier (président), Laura Anders, Yiru (Helen) Chen et Debbie Chiu, en vigueur le 1er janvier 2016;
    • Sous-commission sur la réassurance : Mayur Shah (président), Stephanie Banfield, Patrick Charbonneau, Maria Semak et Elena Stoyanova Tonkovski, en vigueur le 1er janvier 2016.

Les personnes suivantes ont quitté les (sous-)commissions ci-dessous, ou leur mandat s’est terminé, et quittent avec remerciements :

  • Sous-commission de la Commission de l’éducation permanente :
    • Sous-commission sur l’assurance corporative de personnes : Boon Thye Ho;
  • Commission sur la traduction d’examens : Annie Blais, Isabelle Morin, Stéphane McGee, Chantal Guillemette et Maxime Gélinas.

Direction des services aux membres

Les personnes suivantes ont été (re)nommées aux (sous-)commissions ci-dessous :

  • Commission sur la modélisation prédictive : Bashir Moallim et Carl Lussier, en vigueur le 4 mars 2016, et Ling Guo, en vigueur le 14 mars 2016;
  • Commission des applications en gestion du risque d’entreprise : Mario Robitaille, en vigueur le 7 mars 2016;
  • Commission sur les communications : Stefan Ramonat, en vigueur le 8 mars 2016;
  • Commission de recherche : Chris Moorley, en vigueur le 12 avril 2016.

Les personnes suivantes ont quitté les (sous-)commissions ci-dessous, ou leur mandat s’est terminé, et quittent avec remerciements :

  • Commission de recherche : Denis Latulippe, en vigueur le 31 janvier 2016;
    • Sous-commission sur l’expérience dans les rentes : Mark Harazny, en vigueur le 15 janvier 2016;
  • Commission sur les changements climatiques : Bill Brath, en vigueur le 17 février 2016;
  • Commission des applications en gestion du risque d’entreprise : Kim Girard, en vigueur le 19 février 2016;
  • Commission sur la modélisation prédictive : Marc-André Belzil, en vigueur le 16 mars 2016;
  • Commission des nouveaux membres : Paul Lai Fatt, en vigueur le 4 avril 2016.

La DSM a approuvé la création de la Commission des pratiques émergeantes avec le mandat suivant :

  • Élaborer, déployer et suivre une stratégie de marketing qui vise à :
    • Cerner les occasions et élaborer des plans à court et à long termes pour les nouveaux domaines de pratique émergents, et accélérer la résolution potentielle de toutes les lacunes existantes qui entravent leur développement;
    • Accroître la participation des membres de l’ICA dans les activités de soutien au développement des domaines de pratique émergents;
    • Améliorer le recrutement des actuaires dans les domaines de pratique émergents;
  • Surveiller et gérer les progrès du développement de ces nouveaux domaines jusqu’à ce qu’ils deviennent des domaines de pratique pleinement fonctionnels avec un mécanisme indépendant de surveillance du groupe de pratique, et suggérer des stratégies pour assurer un temps de progression appropriée d’un stade de développement à l’autre;
  • Surveiller et améliorer le maintien au sein de l’ICA des actuaires qui décident de pratiquer dans un domaine émergent (non traditionnel).