CIA (e)Bulletin/(e)Bulletin de l'ICA

Canadian Institute of Actuaries/Institut canadien des actuaires

D├ęcembre 2015
Elliott Bauer
D.W. Simpson & Company
Eckler Ltd.
Mise à jour du président

 

Pour visionner la vidéo, veuillez cliquer sur l’image ci-dessus ou cliquez ici. Voici une transcription de la vidéo : 

Bonjour, je m’appelle Michel Simard et je suis le directeur général de l’Institut canadien des actuaires. Je présente cette vidéo au nom du président de l’ICA, Rob Stapleford.

Je vous ferai part aujourd’hui du contenu de la réunion du Conseil d’administration de l’ICA tenue le 26 novembre et je partagerai avec vous les points saillants des réunions avec les associations actuarielles auxquelles ont pris part les membres de la direction depuis notre dernière mise à jour.

À la réunion du Conseil d’administration, des rapports d’une grande importance ont été présentés. Il se passe bien des choses à l’Institut et je voudrais remercier nos nombreux bénévoles, qui sont le cœur et l’essence de l’ICA.

Tout d’abord, nous avons abordé le plan stratégique de 2016‑2019. Je tiens à remercier les 396 membres qui ont pris part au sondage portant particulièrement sur les trois thèmes que l’ICA devrait prioriser pour les trois prochaines années. Après une longue discussion, et compte tenu des commentaires reçus, le Conseil d’administration a retenu l’éducation, les domaines de pratique émergents et l’influence en matière de politique publique comme thèmes prioritaires.

La prochaine étape consistera à organiser une réunion spéciale du Conseil d’administration en janvier durant laquelle nous déterminerons les objectifs pour chaque thème stratégique.

Nous nous sommes également penchés sur la signification du terme « intérêt du public ». Cette expression est au cœur de notre mission et est incluse dans notre premier principe directeur à l’effet que l’ICA fait passer l’intérêt du public avant les besoins de la profession et de ses membres.

Madame Diane Girard, une spécialiste reconnue en matière d’éthique, nous a aidés à mieux saisir les attentes du public envers les professions autoréglementées et comment l’ICA devrait s’y prendre pour combler ces attentes. Madame Girard s’est récemment adressée aux participants d’une réunion de l’AAI à Vancouver. Elle est titulaire d’un doctorat en gestion axée sur l’éthique dans la prise de décision, d’une maîtrise en administration des affaires, d’une maîtrise en droit et d’un diplôme de deuxième cycle en éthique appliquée. Elle est membre de l’Ordre des administrateurs agréés du Québec et de l’Association des praticiens en éthique du Canada. Elle a également été membre du Barreau du Québec de 1983 à 2012.

L’ICA s’acquitte de ses obligations à cet égard en appliquant des normes de pratique, des Règles de déontologie, un rigoureux processus disciplinaire et en donnant des séances de formation, de perfectionnement professionnel continu (PPC) et de professionnalisme. Selon Madame Girard, l’ICA pourrait et doit faire davantage. Son exposé et la discussion qui a suivi portaient plus particulièrement sur le soutien aux membres. Elle a d’ailleurs proposé à l’ICA d’intégrer un cadre de prise de décisions éthiques au sein de la profession.

Ce sujet ouvrait la porte au point suivant à l’ordre du jour : le rapport du Groupe de travail sur la mise en œuvre des changements proposés relativement à la protection de l’intérêt public. Les travaux de ce groupe émanent du premier examen des principes dans le cadre de l’approche de l’ICA en matière de PPC et de la recommandation de la Commission sur la gouvernance 2014-2015 d’obliger les membres et les personnes désireuses de se joindre à l’ICA à déclarer une condamnation criminelle n’ayant pas fait l’objet d’une suspension de dossier ou d’un pardon.

Cette initiative requiert un changement aux Statuts administratifs et sera soumise au vote des membres lors de notre assemblée annuelle en juin 2016. D’ici là, nous vous consulterons sur une période de 45 jours en janvier et février et nous tiendrons des webémissions afin d’obtenir vos commentaires avant que les changements proposés ne soient finalisés et soumis au Conseil d’administration pour approbation en mars 2016. Par la suite, le protocole habituel en ce qui a trait aux changements apportés aux Statuts administratifs se poursuivra en avril/mai et comprendra des webémissions informatives additionnelles, une séance de votes par procuration et, finalement, une discussion en vue d’une approbation à la Séance des affaires générales de notre assemblée annuelle qui se tiendra à St-Jean de Terre-Neuve en juin 2016.

La première modification porte sur la conformité des membres aux exigences relatives au PPC. Un petit groupe de membres ne respectent pas, pour une raison quelconque, les exigences relatives au PPC et continuent d’utiliser leur titre professionnel avec tous les droits afférents. Le Conseil d’administration a discuté, et continue de discuter, des répercussions de cette situation sur le plan de la protection du public. La Commission d’admissibilité a terminé l’examen du processus relatif au PPC et a recommandé des changements. La Direction de l’admissibilité et de la formation a approuvé ces recommandations, auxquelles le Conseil d’administration a par la suite apporté quelques modifications. Lorsque le tout sera complété, nous ferons circuler la documentation aux membres afin de recueillir leurs commentaires.

La deuxième modification aux Statuts administratifs a trait à la divulgation auprès de l’Institut des condamnations au criminel dont les membres ont pu faire l’objet. Notre cabinet d’avocats a formulé cette recommandation il y a quelques années et on a invité la Commission sur la gouvernance à étudier la question. De nombreux autres organismes professionnels imposent cette exigence à leurs membres. Cette obligation permettrait à l’Institut d’évaluer si une condamnation de ce type nuit à la capacité d’un membre de fournir des services professionnels.

Rappelons la Règle 11 des Règles de déontologie : « Le membre s’expose aux procédures disciplinaires de l’Institut s’il est déclaré ou reconnu coupable ou encore s’il plaide coupable de tout délit criminel ou analogue. » Par conséquent, il est nécessaire de déclarer les condamnations au criminel, mais il n’existe présentement aucun mécanisme d’application de cette exigence aux membres actuels et potentiels. La modification aux Statuts administratifs comblera cette lacune.

Le prochain point traite de la candidature de l’ICA en vue d’organiser et de tenir le Congrès International des Actuaires en 2026. À cet effet, l’Institut a remis une lettre d’intention à l’AAI, que cette dernière a acceptée. Les autres candidats sont le Japon et la Corée du Sud.

Depuis que notre lettre d’intention a été acceptée, un petit groupe de travail, mis sur pied par notre Direction des relations internationales (DRI) et dirigé par Bob McKay, a collaboré étroitement avec le siège social de l’ICA et Tourisme Vancouver afin de préparer notre dossier de candidature. Le président du Comité organisateur du congrès de 2026 est Jason Vary, et le président du Comité scientifique est Alexis Gerbeau. Le dossier de candidature détaillé a été présenté au Conseil d’administration, qui a approuvé une motion permettant à la DRI de déposer le dossier final à la date d’échéance, le 1er février 2016. Il sera ensuite transmis au Conseil exécutif de l’AAI, à sa réunion de Saint‑Pétersbourg, en Russie, en mai 2016. Le Conseil devrait rendre sa décision en novembre 2016.

Le Conseil d’administration a ensuite reçu le rapport annuel du Conseil de surveillance des normes actuarielles (CSNA). La présidente du CSNA, Tricia O’Malley, en a fait la présentation. Les principaux enjeux abordés par le CSNA étaient brûlants d’actualité. Le CSNA a également pris l’intérêt du public en considération. Les intervenants sont satisfaits du travail accompli par le Conseil des normes actuarielles, mais ils ont soulevé une préoccupation au sujet du délai des résultats et de la viabilité du système fondé exclusivement sur le bénévolat, plus particulièrement si l’on tient compte de l’activité accrue sur la scène internationale. Tricia a mentionné un dernier point au sujet des enjeux concernant certaines différences de traitement à l’égard des normes appliquées à des produits ou des situations semblables sur le plan économique. Ces différences sont‑elles justifiables?

Le président du conseil de la Fondation actuarielle du Canada (FAC), Paul Reaburn, a présenté le rapport annuel de la Fondation à l’Institut. Il a déclaré que la Fondation a connu une très bonne année. La demande de fonds par l’entremise du Comité de formation des jeunes a été élevée, le nombre de programmes financés a augmenté, et la sensibilisation aux activités de la FAC s’est accrue grâce à des activités de communication additionnelles et une présence plus soutenue à des conférences et à des réunions. Outre la formation des jeunes, la FAC envisage de participer à des activités et à des travaux de recherche concernant la littératie financière.

Le président de la Direction de la pratique actuarielle (DPA), Pierre Dionne, a présenté le rapport annuel de la Direction au Conseil d’administration. L’an dernier, la DPA a publié cinq notes éducatives révisées, un document de recherche, cinq nouvelles notes éducatives, une ébauche de note éducative et des notes éducatives trimestrielles. En outre, la Direction a préparé deux mémoires et un sondage sur l’évaluation interne du risque et de la solvabilité (dispositif ORSA), et a aussi repris en main l’inventaire des connaissances et compétences. La Commission des rapports financiers des compagnies d’assurance-vie et la Commission des rapports financiers des compagnies d’assurances IARD ont présenté leurs lettres d’automne, et la Commission des rapports financiers des régimes de retraite a présenté ses mises à jour trimestrielles et annuelle des hypothèses pour les évaluations de liquidation hypothétique et de solvabilité.

Faizel Alladina a présenté le rapport annuel de la Commission de recherche. Il a pris la relève de Dave Dickson à la direction de la Commission en octobre et il n’a pas ménagé ses efforts pour contrôler intégralement le vaste plan de travail et le budget de la Commission. Un certain nombre de demandes de propositions sont actuellement à l’étude et elles feront bientôt l’objet de projets d’engagement. La Commission a récemment effectué un sondage de rétroaction et elle a mis au point un nouveau processus et une liste de contrôle aux fins de l’approbation des rapports de recherche. Quatre projets de recherche seront soumis au processus d’approbation d’ici la fin de l’année et de nouveaux rôles de représentants ont été créés auprès de plusieurs groupes externes. L’Institute and Faculty of Actuaries a proposé plusieurs projets de recherche en partenariat avec d’autres associations actuarielles. La SOA fait de même. De bonnes idées en ont émané, mais des travaux doivent être effectués pour en rétrécir la portée. Je vous le dis franchement, la Commission ne manque pas d’excellentes idées de travaux de recherche, mais a grandement besoin de soutien bénévole pour répondre au nombre croissant d’occasions de recherche. Si vous souhaitez vous porter bénévole au sein de la Commission de recherche, veuillez communiquer avec l’actuaire résident de l’ICA, Chris Fievoli.

Les coprésidents de la Commission sur le programme d’études en matière d’éducation, Mathieu Boudreault et Thomas Hinton, ont présenté le tout premier programme d’études pour les AICA et les FICA. Ce programme constituera le repère qui permettra d’évaluer dorénavant tous les partenaires de la formation de l’ICA et établira les exigences minimales de formation des associés et des Fellows.

Le programme d’études vise à former des actuaires reconnus à l’échelle internationale pour leurs travaux assujettis aux normes les plus rigoureuses de la profession actuarielle. Il offre une formation équilibrée, y compris des notions théoriques, des documents techniques, des applications pratiques, du contenu en matière de professionnalisme, communications et de connaissance des affaires en général, tout en respectant les exigences du programme d’études mondial de l’AAI et du titre CERA, et en complétant le programme par du contenu canadien lorsque requis.

Les membres du Conseil d’administration étaient impressionnés par tout le travail accompli et les réflexions apportées à ce projet de programme d’études. Merci à tous les bénévoles impliqués. Après quelques réglages, le programme sera lancé au début de l’année prochaine.

Le projet suivant que je veux partager avec vous porte sur l’examen des premiers principes du Programme d’agrément universitaire (PAU). Après trois ans de fonctionnement, la politique du PAU exige un examen du programme. Depuis son lancement, le PAU a été accepté par les membres de l’ICA, les employeurs d’actuaires, les étudiants et les partenaires de l’Institut du domaine de l’éducation. Un objectif important du PAU consiste à tirer parti d’une éducation de haute qualité fournie par les universités canadiennes, à réduire les chevauchements dans l’éducation et les examens préliminaires, et à améliorer la qualité des titres d’AICA et de FICA. Le rapport comprend une analyse détaillée de la proportion d’étudiants qui atteignent la note requise pour un crédit pour certains des examens actuariels préliminaires, évaluée selon les pourcentages de la note de passage globale desdits examens. Le rapport concluait que la proportion de candidats atteignant la note donnant lieu à un crédit est inférieure au pourcentage de passage moyen des examens. Cela indique que le PAU n’est pas plus facile que de prendre la voie des examens professionnels, compte tenu du fait que les étudiants doivent atteindre la note requise dans plusieurs cours universitaires afin de recevoir un crédit pour un examen. Nous pensons que, même à ce stade précoce, nous avons atteint notre objectif de renforcement de la qualité.

Les actuaires chargés de l’agrément prennent leur rôle au sérieux et accordent la priorité aux intérêts de l’Institut et au processus d’agrément universitaire. Les universités partagent les processus d’éducation et d’évaluation. Le processus de notation et d’évaluation est uniforme. Parmi les nombreux étudiants, le PAU est devenu le cheminement privilégié. Que doit-on améliorer? Il faut un imposant soutien administratif pour que le système soit efficace. Les processus doivent être rationalisés pour suivre l’évolution des programmes d’études et de la technologie. Le rapport renferme également les résultats d’un sondage effectué cette année auprès des membres et des employeurs. Il y a encore du travail à faire pour s’assurer que les employeurs comprennent le PAU et le reconnaissent au sein de leurs programmes internes.

L’automne est une période toujours chargée pour les associations actuarielles. Notre président a été honoré de représenter l’Institut aux réunions annuelles de la SOA et de la CAS. En outre, l’ICA a récemment participé aux célébrations du 50anniversaire de l’American Academy of Actuaries qui tenait son assemblée annuelle à Washington.

Lors de ces réunions, nous profitons du fait que les membres de la direction des associations sont rassemblés et nous organisons des rencontres bilatérales pour faire progresser des dossiers conjoints. Par exemple, à la réunion de l’AAI, nous avons achevé l’accord transfrontalier en matière de discipline que nous avons annoncé le 3 novembre.

Lors de la réunion de l’AAI à Vancouver, il était très clair que l’ICA est très actif au sein de nombreux comités de l’AAI, et que nos activités internationales sont coordonnées de façon compétente par la Direction des relations internationales et son président, Dave Pelletier. À cette occasion, nous avons rencontré les représentants de l’Institut des actuaires du Japon et de la société des actuaires d’Afrique du Sud pour discuter de la formation des actuaires dans le secteur des services bancaires et pour conclure une entente de reconnaissance mutuelle. Nous avons aussi rencontré les représentants de la CAS pour discuter d’intérêts communs en matière de formation, ainsi que les représentants de la SOA pour discuter de façon soutenue d’un protocole d’entente sur les principes d’éducation, le PAU, leur volet d’assurance générale et d’une entente de reconnaissance mutuelle. Enfin, nous avons rencontré les représentants de l’IFoA pour discuter de leur nouveau titre, Certified Actuarial Analyst, ou analyste actuariel certifié, qui constitue un cheminement de carrière conçu pour permettre aux étudiants de se préparer aux examens menant à cette certification professionnelle tout en travaillant à plein temps.

Nous sommes très près de signer un certain nombre d’ententes avec nos partenaires, l’AAA, la SOA et la CAS relativement à l’Indice climatique actuariel. Les travaux de recherche sont terminés et le travail sur le site Web de l’Indice devrait débuter sous peu, le lancement étant prévu pour le milieu de 2016. La responsabilité globale du volet de ce projet qui revient à l’ICA incombe à la Commission sur les changements climatiques et la viabilité, qui est dirigée par Karen Lockridge. J’ai assisté à un certain nombre d’exposés sur l’Indice climatique actuariel et je suis très encouragé par le potentiel énorme qui s’en dégage!

Enfin, permettez-moi de vous souhaiter de joyeuses fêtes et mes meilleurs vœux de bonheur, santé et prospérité pour l’année 2016!

Michel Simard est le directeur général de l’ICA.

 
Le point de mire

par Pierre Dionne, FICA

Le 5 octobre dernier, le Conseil des normes actuarielles (CNA) a publié un exposé‑sondage concernant les normes de pratique – Utilisation de modèles. La proposition, si elle est acceptée, viendra modifier la partie 1000 des Normes de pratique et clarifiera les fonctions des actuaires relativement à l’utilisation de modèles internes ou externes. Parallèlement, la Direction de la pratique actuarielle a fait paraître une ébauche de note éducative – Utilisation de modèles afin de clarifier les nouvelles normes pour les professionnels. Bien que la date limite pour l’envoi de commentaires au CNA soit passée, celle s’appliquant à l’ébauche de note éducative est fixée au 8 janvier 2016.

Pourquoi publier une norme sur l’utilisation de modèles?

L’exposé-sondage a fait l’objet de critiques de la part de professionnels exerçant dans certains domaines. Il est considéré par certains comme étant trop exigeant, alors que d’autres doutent de son utilité ou de sa pertinence. Or, la Norme de pratique proposée n’a pas pour objet d’alourdir la charge de travail des actuaires. La mise à l’essai de modèles et la consignation des résultats de ces essais sont considérées comme étant des pratiques exemplaires et devraient déjà être mises en application par la plupart des actuaires. Je doute qu’une personne qui crée un modèle sur un tableur Excel puisse l’utiliser sans s’être dûment assurée au préalable de l’exactitude et du caractère raisonnable des formules. Les modifications proposées touchant à la partie 1000 ne servent qu’à mettre en évidence ce que les actuaires font déjà ou devraient faire.

La définition d’un modèle

Dans l’exposé-sondage, un modèle se définit comme étant une « représentation concrète de relations entre des entités ou des événements à l’aide de notions statistiques, financières, économiques ou mathématiques. Un modèle utilise des méthodes, des hypothèses et des données pour simplifier un système plus complexe. » En s’appuyant sur cette définition, la note éducative donne des exemples de ce qu’est ou non un modèle. À mon avis, la question de savoir si un calcul est un modèle repose sur la seconde phrase de la définition et sur le fait qu’un modèle représente une simplification d’un système plus complexe. Pour citer d’autres exemples, le calcul de la valeur marchande d’une obligation ne serait pas un modèle, puisque cette valeur dépend de valeurs connues comme la valeur au pair, la date d’échéance, le taux du coupon et la période de paiement. Toutefois, dans le domaine des assurances IARD, les actuaires ont habituellement pour pratique de calculer un taux d’actualisation basé sur un portefeuille d’obligations en y ajoutant des hypothèses relatives aux taux de réinvestissement et à la défaillance des obligations. Ce calcul est considéré comme un modèle puisqu’il repose sur des hypothèses simplificatrices relatives à des événements inconnus.

Proportionnalité

L’exposé-sondage et la note éducative présentent tous deux le concept de proportionnalité, l’exposé-sondage indiquant que « [la portée] des stratégies d’atténuation du risque de modélisation serait fonction des conséquences qu’une exécution incorrecte du modèle aurait sur les travaux. » La note éducative présente le concept de notation du risque d’un modèle. La méthode présentée n’est qu’une des stratégies dont dispose l’actuaire pour décider du degré de vérification d’un modèle.

Il va sans dire que le risque d’atteinte à la réputation de l’actuaire pèse lourd dans le degré de vérification d’un modèle. On s’attend à ce qu’un actuaire appelé à témoigner comme expert devant un tribunal vérifie trois fois plutôt qu’une le modèle qui lui a servi à calculer la valeur actualisée d’un régime de retraite à la rupture du mariage avant de se présenter en cour. Dans le même ordre d’idées, un modèle produit aux fins de la méthode canadienne axée sur le bilan (MCAB) devrait faire l’objet d’une plus grande attention qu’un modèle utilisé aux fins de l’examen dynamique de suffisance du capital (EDSC), car l’existence d’une erreur dans le premier cas provoque des conséquences financières immédiates, alors que, dans le second, le modèle cherche à cerner un risque futur.

Nouveaux modèles par opposition à des modèles existants

Le bon sens voudrait qu’un nouveau modèle fasse l’objet d’une plus grande attention qu’un modèle réutilisé. Cependant, cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas vérifier dans une certaine mesure le modèle réutilisé. Dans les grandes entreprises, les modèles sont accessibles par plusieurs personnes et font habituellement l’objet d’une amélioration continue. Il ne faut jamais supposer qu’un modèle qui a bien fonctionné la dernière fois va bien fonctionner cette fois encore. Il existe des stratégies permettant de réduire ce risque au minimum, dont une qui consiste à tenir pour fixes toutes les parties d’un modèle, à l’exception des données d’entrée, et à bien noter toutes les modifications apportées au modèle. Si un bon dispositif de contrôle est en place, les efforts requis pour se conformer à l’exposé-sondage devraient être négligeables.

Conclusion

La note éducative cherche à donner un certain caractère pratique à l’exposé-sondage. Celui-ci, nous l’avons dit, n’a pas pour but d’alourdir la charge de travail des actuaires, mais plutôt d’officialiser ce qui devrait se faire déjà dans les cabinets et les entreprises d’un océan à l’autre. Je suis d’avis que le Groupe de travail sur la modélisation, que préside Bob Howard, a fait un excellent travail en produisant ce premier jet de la note éducative. Cela dit, je suis aussi persuadé qu’elle peut être améliorée. Et c’est ici que vous devez intervenir. Je vous invite à consacrer quelques heures à la lecture de la note éducative et à nous faire savoir s’il y a des choses à clarifier, que vous soyez d’accord ou non avec l’auteur. Veuillez adresser vos commentaires à Bob Howard, président du Groupe de travail sur la modélisation, à bob@howardfamily.ca, ou à Chris Fievoli, actuaire résident de l’ICA, à chris.fievoli@cia-ica.ca. Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir faire parvenir vos commentaires avant la date limite du 8 janvier.

Pierre Dionne, FICA, est le président de la Direction de la pratique actuarielle.

 
Les actuaires en déplacement

Mary Forrest, président-directrice générale, Amérique du Nord (vie) chez Munich Re, a été nommée la Femme à surveiller 2015 (Woman to Watch) par Business Insurance.


Le réseautage est un élément clé de la carrière de tout professionnel qui réussit, et l'ICA vous offre une nouvelle possibilité d'informer vos pairs de vos réalisations et progrès.

Notre rubrique du (e)Bulletin, Les actuaires en déplacement, vous donnera l'occasion d'annoncer votre nouvelle nomination, votre nouveau titre, vos nouveaux titres de compétence ou d'autres renseignements vous concernant. Vous aurez ainsi la possibilité d'informer vos confrères et consœurs de travail et d'autres professionnels en actuariat ou du domaine financier – qu'il s'agisse d'ex-collègues, d'anciens confrères ou consœurs d'université, d'employeurs potentiels, de futurs clients, etc. – de, par exemple :

  • Votre nouvelle nomination;
  • Votre nouveau titre ou nouveau champ de responsabilité;
  • Vos nouvelles qualifications;
  • Vos nouvelles coordonnées;
  • Un prix ou une reconnaissance qui vous a été décerné;
  • La publication de documents ou d'articles.

Il vous suffit d'envoyer un courriel – une simple ligne suffit, mais n'hésitez pas à en mettre davantage si vous le souhaitez – à la rédactrice anglaise de l'ICA à bonnie.robinson@cia-ica.ca. Nous veillerons à ajouter cette information au numéro suivant du (e)Bulletin.

Pour plus de nouvelles concernant les membres de l'ICA, suivez l'ICA sur Twitter.

 
Insight Decision Solutions
Public Utilities Board
RGA Canada
Nouvelles de l'Institut


Chaque année, l’ICA fourmille d’activités, faisant progresser l’actuariat et son application au profit du bien-être de la société au moyen de l’éducation, du soutien aux membres, de l’agrément et de la participation aux enjeux de politique publique. Bien entendu, l’année 2015 a été encore plus chargée qu’à l’habitude compte tenu des célébrations du 50anniversaire de l’Institut.

50e anniversaire

Le 18 mars 2015 marquait le 50e anniversaire de la loi du Parlement fédéral en vertu de laquelle l’ICA a été constitué. Afin de marquer ce jalon important et la cinquantième année d’existence de l’organisation, l’Institut a pris part à plusieurs activités commémoratives, dont les suivantes :

Éducation

L’Institut a procédé à un sondage d’analyse des besoins en matière de perfectionnement professionnel continu (PPC) afin de mieux vous servir, les membres, à ce chapitre. Ce sondage a révélé que vous souhaitiez que l’Institut vous offre davantage de PPC gratuit. À compter de janvier prochain, l’ICA mettra gratuitement à votre disposition des webémissions archivées de façon périodique.

Nous avons complété le premier programme d’études de l’ICA et procédé à la première révision complète du Programme d’agrément universitaire (PAU). Cette révision comportait un examen des onze universités agréées, des sondages auprès des membres, des étudiants et des universitaires, ainsi qu’une analyse approfondie des données concernant les étudiants.

Nous avons mis à jour notre entente de reconnaissance mutuelle avec l’Australie et conclu une nouvelle entente avec l’Afrique du Sud. Nous avons également renouvelé notre protocole d’entente avec l’Association nationale des étudiants en actuariat (ANÉA). Enfin, nous avons lancé notre programme de bourse d’études supérieures.

Cette année, notre programme comprenait également nos activités régulières telles que les Colloques sur les régimes de retraite, les investissements, l’expertise devant les tribunaux, ainsi que le Colloque pour l’actuaire désigné et de nombreuses webémissions. En 2016, vous pouvez vous attendre à un programme tout aussi excellent.

Mémoires et positions publiques

En 2015, l’ICA a présenté aux gouvernements et à des organisations d’un bout à l’autre du Canada plus de 20 mémoires portant sur divers sujets, notamment :

L’Institut a également publié quelques positions publiques portant sur les enjeux suivants :

Effectif

Au début de l’année, nous avons entrepris de rebâtir notre base de données des membres à partir d’anciens annuaires afin de pouvoir produire le mur des membres à l’occasion de l’Assemblée annuelle, un projet qui a nécessité plusieurs mois. Chacun des membres qui a déjà adhéré à l’ICA (7 329 membres en date de juin 2015) fait maintenant partie de notre base de données.

Comptant plus de 5 000 membres, l’ICA constitue une voix forte pour la profession actuarielle au Canada. Nous continuons de nous efforcer de joindre nos membres de manière efficace et de répondre à leurs demandes. En décembre, la Commission des nouveaux membres a fait parvenir un sondage aux récents associés et Fellows afin d’établir les besoins des nouveaux membres de l’Institut en ce qui concerne le bénévolat, le PPC et la valeur que leur apporte l’Institut, dans l’ensemble. Nous nous servirons des résultats de ce sondage pour augmenter cette valeur en 2016.

Vérification d’impressions

En 2015, conformément à ses objectifs stratégiques à long terme et à l’engagement du Conseil d’administration à l’égard de la politique publique, l’ICA a commandé une vérification d’impressions.

La vérification d’impressions, réalisée par le cabinet de recherche et de sondage Greenberg Quinlan Rosner (GQR), était fondée sur 34 entrevues approfondies menées auprès d’un échantillon représentatif d’intervenants de l’ICA. On a posé à ces personnes des questions au sujet des risques les plus importants auxquels le Canada est exposé, de leur attitude à l’égard des actuaires et de l’ICA et des voies qui s’offrent à l’ICA pour s’engager en matière d’affaires publiques. Voici quelques-uns des défis recensés pour l’ICA :

  • La communication avec les principaux décideurs;
  • La perception selon laquelle l’ICA est un intervenant marginal. La nécessité de développer le profil de l’Institut;
  • La négligence à son égard des journalistes, qui préfèrent s’adresser directement aux actuaires;
  • La perception d’une réticence à adopter des positions fermes.

L’ICA prévoit offrir, au début de l’année 2016, une webémission présentant les résultats de la vérification d’impressions. Le rapport final contribuera à éclairer l’orientation stratégique future en ce qui concerne l’engagement de l’ICA en matière de politique publique.

Bien entendu, aucun de ces travaux ne pourrait être accompli sans le travail bénévole des membres de l’ICA. Nous les remercions pour leur travail exceptionnel durant l’année 2015 et pour leur soutien continu en 2016.

 

 

par Chris Fievoli, FICA

Le Canada a accueilli à Vancouver, en octobre dernier, la dernière série de réunions du Conseil et des comités de l’Association actuarielle internationale (AAI). Des délégués venant de 38 pays ont pris part à ces réunions qui se sont étalées sur cinq jours et qui ont porté sur un vaste éventail de thèmes internationaux intéressant la profession. Si la plupart des membres de l’ICA sont probablement conscients de l’importance que revêtent les développements sur la scène internationale pour le monde de l’actuariat, ils ne sont sans doute pas au courant du fonctionnement de l’AAI et du rôle important que les actuaires canadiens y jouent. Cet article du (e)Bulletin est le premier d’une série qui a pour but d’informer les lecteurs des activités de l’AAI, essentiellement à l’aide d’un résumé des activités qui ont eu lieu lors de la dernière série de réunions.

Bien qu’il occupe la 37e place dans le monde pour l’importance de sa population, le Canada a joué un rôle de premier plan sur la scène internationale pour le bien de la profession actuarielle. Ses normes sont respectées partout dans le monde et des pays s’en inspirent pour élaborer les leurs. Quatre Canadiens ont assuré la présidence de l’AAI ou de l’organisme qui l’a précédée, soit le Forum international des associations actuarielles. Au milieu des années 1990, au moment de choisir un lieu pour établir son secrétariat, l’AAI a opté pour notre capitale nationale. L’ICA tient à continuer de participer pleinement aux activités de l’AAI. Et grâce à la fonction de coordination qu’exerce la Direction des relations internationales de l’ICA, des membres de l’ICA participent, en tant que représentants, à plus d’une vingtaine de comités, sous-comités et groupes de travail de l’AAI.

Nous soulignons ici les activités réalisées par quelques comités lors des réunions d’octobre.

Comité des normes actuarielles

L’élaboration d’un certain nombre de Normes internationales de pratique actuarielle (NIPA) se poursuit, dont les NIPA 1A et 5 (Gouvernance des modèles et Modèles du risque d’entreprise d’assurance), qui sont ouvertes aux fins de commentaires jusqu’en mars. On note des progrès dans la rédaction de la NIPA 4 (qui appuie le projet de norme sur les contrats d’assurance faisant partie des Normes internationales d’information financière (IFRS)), mais la publication d’un exposé-sondage n’aura pas lieu avant que l’International Accounting Standards Board n’ait achevé ses travaux. La rédaction de la NIPA 7, qui s’inspire des travaux réalisés par l’Association internationale des contrôleurs d’assurance (AICA) dans l’élaboration de normes sur le capital des sociétés d’assurance, suit aussi son cours. Tous ces développements intéresseront directement les Canadiens, car le Conseil des normes actuarielles devra décider de la façon d’en tenir compte dans les normes canadiennes.

Comité de l’éducation

La création d’un programme d’études international est presque achevée. L’approbation par vote du programme, qui devait avoir lieu lors des réunions d’octobre, a été reportée à la prochaine série de rencontres en mai, afin de pouvoir régler les difficultés soulevées par quelques associations membres. L’ICA a été tenu informé du développement de ce projet et il en a tenu compte dans la création du nouveau programme d’études canadien.

Comité de réglementation des assurances

Nous l’avons dit, l’AICA poursuit l’élaboration de normes qui portent sur le capital des sociétés d’assurance. L’AAI participe à plusieurs aspects de ce projet, dont la détermination d’un taux d’actualisation qui sera soumis à des essais pratiques, la prise en compte de la diversification dans l’évaluation de l’adéquation du capital et la définition des hypothèses actuelles. De plus, ce comité supervise la création d’un ouvrage de l’AAI sur les risques qui regroupe un ensemble d’articles visant à aider les utilisateurs et les organismes de réglementation à gérer l’incertitude des risques d’assurance. Un certain nombre de nouveaux chapitres seront disponibles en ligne sous peu.

Pour conclure

Ce n’est là qu’un petit échantillon des nombreux projets entrepris par l’AAI. Nous encourageons les membres de l’ICA à se tenir au fait des nouveautés sur la scène internationale et à envisager de se porter bénévole auprès des commissions de la Direction des relations internationales ou comme délégué(e)s ou dirigeants de l’AAI lorsque de nouveaux postes s’ouvriront. La prochaine série de réunions du Conseil et des comités de l’AAI aura lieu en mai, à Saint-Pétersbourg, en Russie. Ne manquez pas de lire ici même le compte rendu de ces réunions.

Chris Fievoli, FICA, est l’actuaire résident de l’ICA.

Les personnes intéressées à se porter bénévoles auprès de l’un des comités de l’AAI sont priées de communiquer avec Chris Fievoli à chris.fievoli@cia-ica.ca.

 

par Karen Lockridge, FICA

Je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai envisagé une résolution, mais c’était probablement d’arrêter de boire du café. Je bois toujours du café et je prévois continuer, donc passons à d’autres sujets...

Au cours des trois dernières années, j’ai été de plus en plus absorbée par le sujet des changements climatiques et des défis environnementaux et sociaux connexes. Pendant la dernière année, j’ai eu la chance de faire partie de l’équipe principale chargée de produire le rapport de recherche de Mercer intitulé Investing in a Time of Climate Change (en anglais seulement). Ce profond plongeon dans le domaine de la science du climat et cette exposition à un vaste éventail de dirigeants éclairés et d’organisations chefs de file en matière de mesures climatiques m’ont convaincue de la nature des risques systémiques liés au climat et de l’urgente nécessité de mettre en œuvre des mesures d’atténuation et d’adaptation. Si vous souhaitez en savoir davantage, consultez le document de recherche de notre commission : Les changements climatiques et la viabilité des ressources – Aperçu à l’intention des actuaires.

L’accord de Paris issu de la COP21 expose un programme ambitieux pour maintenir le réchauffement de la planète en deçà de 2°C et possiblement jusqu’à 1,5°C. Il offre un cadre permettant d’assurer la surveillance et l’accroissement des engagements au fil du temps afin d’atteindre des objectifs à long terme. Je suis optimiste quant à la volonté collective d’atteindre ces objectifs et à la possibilité pour tous de s’assurer parallèlement d’un développement durable.

Le chemin à parcourir sera ardu, et ce, tant pour le Canada que pour toute autre nation. C’est maintenant que s’amorce le difficile travail d’élaboration et de mise en œuvre des politiques. Dans ce contexte, voici mes résolutions pour l’année 2016 :

  • Établir des liens avec des actuaires de la nouvelle génération, qui sont les dirigeants de demain. Ils hériteront du monde que nous leur léguerons. En 2016, j’aimerais consacrer plus de temps à écouter leur point de vue sur les changements climatiques.
  • Collaborer avec d’autres organisations; mon réseau professionnel s’est développé massivement au cours des trois dernières années compte tenu de mon engagement accru dans les dossiers concernant la viabilité. Notre Commission sur les changements climatiques et la viabilité a énormément profité de la collaboration avec d’autres organismes actuariels avec lesquels elle a échangé des idées et des documents. Cette collaboration doit se poursuivre en 2016!
  • Rédiger plus d’articles et donner davantage de conférences; je souhaite faire cela depuis longtemps. La rédaction est un long processus, surtout lorsque mes réflexions et points de vue ne sont pas tout à fait clairs. Mais la clarté est exactement ce qu’on obtient quand on y met le temps nécessaire. L’efficacité des communications repose sur la réflexion et la préparation.
  • Apprécier la nature; j’ai toujours aimé passer du temps dans la nature, mais depuis quelque temps, j’en apprécie davantage la splendeur et je suis plus sensible à la fragilité de l’environnement, des animaux et des écosystèmes. Maintenant, j’aime marcher lentement dans la nature et apprécier les odeurs, ainsi que la couleur des arbres!

Sur cette note, je vous souhaite à tous de pouvoir profiter de moments dans la nature avec votre famille et vos amis pendant le temps des fêtes. Mes meilleurs vœux pour l’année 2016!

Karen Lockridge, FICA, est une administratrice au sein du Conseil d’administration ainsi que la présidente de la Commission sur les changements climatiques et la viabilité.

 


par Marc Tardif, FICA

Avant l’année 2014, la Politique relative aux serveurs de listes de discussion n’avait fait l’objet d’aucune révision depuis 2006, année à laquelle des bénévoles avaient rédigé quelques modifications tenant compte du contexte des communications du temps.

Deux événements nous ont contraints à réviser la politique en 2014. Il y a d’abord eu un rapport du Groupe de travail sur les politiques de l’ICA, présidé par Simon Curtis, au début de 2013. Le groupe avait reçu le mandat de réviser toutes les politiques de l’ICA afin de s’assurer qu’elles étaient adéquates, nécessaires et actuelles. Le groupe de travail a soumis la Politique relative aux serveurs de liste de discussion à la Direction des services aux membres (DSM) aux fins d’examen et de mesure à prendre.

Le deuxième événement fut une note de suivi adressée au président de la DSM en septembre 2013. Dans cette note, on mentionnait que, dans sa forme courante, le document portant sur les serveurs de liste ne constituait pas une politique en soi. Le groupe de travail a recommandé que le document soit modifié et conservé à titre de politique ou qu’il soit intégré aux Règles de déontologie ou aux Statuts administratifs.

La DSM, que je présidais à ce moment, a mis sur pied un groupe de travail formé des membres de l’ICA Frank Grossman, Marc-André Belzil et Claire Bilodeau, auquel elle a confié le mandat de réviser toutes les politiques qui leur étaient assignées. La Politique relative aux serveurs de liste de discussion a été examinée en tout dernier lieu, la mise à jour d’autres politiques étant alors plus urgente. Les Dandridge, directeur, communications et affaires publiques de l’ICA, a assuré un soutien aux travaux du groupe.

Le groupe de travail a amorcé l’examen de la politique relative aux serveurs de liste en se concentrant sur les commentaires selon lesquels la forme du document ne correspondait pas à celle des politiques de l’ICA, mais constituait plutôt une liste de règles.

Le groupe a déterminé qu’il n’était pas pertinent d’intégrer aux Règles de déontologie les règles régissant la conduite des abonnés d’un serveur de liste (bien que les Règles de déontologie aient servi de toile de fond à de nombreuses discussions du groupe). Le groupe de travail était également d’avis qu’il ne serait pas approprié de mettre en œuvre le processus complexe de modification des Statuts administratifs pour le simple motif de créer un environnement électronique favorisant la communication entre professionnels.

À l’issue de ses discussions, le groupe a convenu que, aux fins de la création d’un environnement où tous les membres se sentiraient à l’aise de discuter de leurs idées en toute convivialité, la solution qui consiste à transformer la politique en conditions d’utilisation résoudrait les problèmes soulevés par le groupe de travail et favoriserait des échanges plus éclairés et moins enflammés sur le serveur de liste.

Bon nombre d’éléments de l’ancienne politique ont été conservés, mais les principales modifications suivantes ont été apportées :

  • On a adopté une nouvelle philosophie en ce qui concerne les serveurs de liste de discussion. L’abonnement et l’accès seront devenus des privilèges plutôt que des droits associés à l’adhésion. Le contrat implicite est demeuré tel quel, mais les privilèges s’accompagnent de responsabilités. Les abonnés seraient tenus de faire preuve de courtoisie et de respect professionnel envers leurs confrères. Le personnel du siège social de l’ICA pourrait publier des messages. Les dirigeants de l’ICA ne communiquent pas sur les serveurs de liste de discussion.
  • Les conditions d’utilisation inciteraient tous les membres à prendre part aux débats en maintenant un environnement de communication professionnel et constructif.
  • Les serveurs de liste de discussion demeureraient exempts de modérateur, comme c’est le cas depuis le début. Ils sont soumis à une surveillance visant à assurer le respect des conditions d’utilisation, mais lorsqu’un membre envoie un courriel, celui-ci est acheminé directement aux abonnés.
  • Selon l’ancienne politique, les abonnés contrevenant aux règles recevaient un avertissement obligatoire. Le groupe de travail estimait que cette façon de faire était inefficace et a décidé de rendre ces avertissements facultatifs.
  • Un abonné dont les privilèges sont suspendus peut en appeler de cette suspension auprès du président de la DSM, dont la décision est définitive.
  • Le directeur des communications de l’ICA jouit maintenant de l’autorité nécessaire pour appliquer les conditions d’utilisation étant donné que la surveillance exercée vise davantage le ton que la nature des échanges.
  • À l’égard du ton et du contenu, la même règle claire et simple demeure. « Les énoncés qui seraient inappropriés à l’occasion d’une séance dans le cadre d’une assemblée de l’ICA le seraient aussi pour un serveur de liste de discussion. » Il y aura, bien entendu, des divergences d’opinions, mais le respect de cette norme en faisant preuve de collaboration serait utile.

Une fois satisfait de son document, le groupe de travail l’a acheminé à la DSM aux fins de discussion et d’approbation, laquelle a été accordée le 22 octobre 2014 à la suite du vote des membres de la DSM.

Marc Tardif, FICA, est le représentant du Conseil d’administration auprès de la Direction des services aux membres.

 

 

 

Au début du mois de décembre, Elliot Hughes, gestionnaire des affaires publiques de l’ICA, a annoncé qu’il quittait l’Institut pour endosser le rôle de conseiller en politiques auprès du ministre fédéral des Finances, l’honorable Bill Morneau, CP, député.

Au cours de la dernière année, Elliot a travaillé avec plusieurs bénévoles et chefs de file de l’ICA dans le but de faire avancer l’objectif stratégique de l’ICA visant à ce que celui-ci soit « largement reconnu par le public comme jouant un rôle prépondérant dans le dialogue, l’analyse et les solutions relatifs à tous les domaines liés à la compréhension et à la quantification des aléas et risques financiers futurs ».

Il s’est acquitté de sa tâche d’une façon unique et déterminée avec l’aide de la Commission consultative sur les régimes de retraite, la Commission sur les positions publiques, la Commission de la santé ainsi que le Conseil d’administration et les dirigeants. Elliot a fait un excellent travail sur les positions publiques, l’implication de l’Institut en ce qui concerne le Régime de retraite de la province de l’Ontario (RRPO) et la gestion des contacts avec les médias. Il a également dirigé l’équipe qui produisait le rapport de la vérification d’impressions pour le Conseil d’administration. Cette recherche qualitative a été conçue pour aider les dirigeants à bien saisir le profil actuel de l’Institut et les répercussions possibles sur celui-ci et les actuaires œuvrant au sein du gouvernement et les intervenants du monde des affaires, ainsi que pour explorer l’engagement de la profession en matière de politique et d’enjeux publics dans l’avenir.

Ses collègues et les bénévoles sont tristes de le voir partir, mais lui souhaitent la meilleure des chances dans son nouveau rôle qui s’annonce stimulant.

 

 
Nota : Le siège social de l’ICA sera fermé à partir de midi le 24 décembre et ouvrira à nouveau le 4 janvier à 8 h 30 (HNE). Nous souhaitons à tous nos membres de joyeuses fêtes.
 
Nouvelles sur les événements


Au cours de l’année 2015, nous avons réalisé un sondage sur les besoins et les préférences des membres en ce qui concerne les sujets, les formats et le calendrier des occasions de perfectionnement professionnel continu (PPC). Le message qui en est ressorti était clair : plus de PPC gratuit!

Par conséquent, dans la prochaine année, des sujets de webémissions archivées seront publiés périodiquement dans le (e)Bulletin mensuel à l’intention des membres, et ce, sans frais.

Voici la première webémisison archivée offerte :

Les défis du travail à l’étranger

Conférenciers :
Dave Pelletier, président, Direction des relations internationales
Réjean Besner, directeur général, Swiss Re Europe
Michael Cohen, expert-conseil

Les actuaires canadiens qui travaillent à l’étranger peuvent être confrontés à de nombreux défis politiques, culturels, linguistiques et réglementaires, pour n’en nommer que quelques-uns. Nos conférenciers possèdent une expérience considérable du travail dans des juridictions étrangères et ils partageront leurs points de vue sur des enjeux auxquels les actuaires canadiens pourraient être confrontés dans ces milieux, et de possibles stratégies pour surmonter ces obstacles. Cette webémission revêtera un intérêt particulier pour tous les membres, notamment ceux qui songent à aller travailler à l’extérieur du pays.

Pour accéder à la webémission, cliquez sur le lien suivant : http://edge.media-server.com/m/p/829c8ccp/lan/fr

 
Les médias sociaux et l'ICA

Après presque trois ans de présence sur Twitter, l’ICA a publié son millième tweet dans le compte anglais le 17 décembre 2015, qui met en vedette le savoir-faire des #actuaires sur les médias sociaux. 

 

L’ICA utilise Twitter pour garder les membres au courant des tendances et des rapports de l’industrie ainsi que des événements de l’ICA. Cela aide également à établir des liens avec les employeurs, les décideurs et le public en général afin de les sensibiliser au domaine de l’actuariat et de promouvoir les avantages de travailler avec des actuaires. « Un nombre croissant de membres de l’ICA sont actifs sur notre compte Twitter », affirme Kelly Fry, la gestionnaire en marketing de l’ICA. « Il est essentiel que les abonnés trouvent une valeur dans nos tweets si nous voulons qu’ils continuent à nous suivre. »

Au moment où ce bulletin est publié, l’ICA est suivi par plus de 2 000 abonnés à l’échelle internationale, dont des actuaires, des avocats spécialisés en régimes de retraite, des spécialistes en gestion du risque, des départements universitaires de mathématiques, des médias ainsi qu’une variété d’entreprises des domaines des finances et de l’assurance.

Afin de faire progresser les choses, Mme Fry aimerait voir plus de membres actifs sur Twitter et sur nos autres réseaux sociaux. « Il est d’une importance cruciale de promouvoir l’excellent travail qu’effectuent les actuaires en formulant des tweets au sujet des tendances et des enjeux ayant des répercussions sur la sécurité financière des Canadiens », affirme-t-elle.

Suivez-nous sur Twitter @ICA_Actuaires.

 
Les bénévoles en déplacement

Conseil d’administration

Les nominations des membres à la commission et au groupe suivant pour l’exercice 2015-2016 ont été approuvées, en vigueur immédiatement :

  • Commission des élections : Joe Nunes, Pierre Lepage et François Boulanger;
  • Groupe de candidats à un tribunal : Simon Curtis (vice-président).

Direction des services aux membres

Les personnes suivantes ont été (re)nommées aux (sous-)commissions ci-dessous :

  • Commission des communications : Jason Alleyne (vice-président), en vigueur le 10 novembre 2015;
  • Groupe d’experts à la rédaction : George Cheng-Pin Wan, en vigueur le 30 septembre 2015;
  • Sous-commission sur l'expérience en assurance collective de personnes : Jean-Philippe Simard, en vigueur le 9 juin 2014, Chris Fung, en vigueur le 1er juin 2012, et Tim Griffin, en vigueur le 27 juin 2014;
  • Sous-commission sur l’expérience en assurance individuelle de personnes : Damien Lapointe Nguyen (vice-président), Lynn Allen, John Pfeffer et Anh-Khoa Le (Dan), en vigueur le 15 décembre 2015.

La Commission d’orientation – Politique publique sur les retraités a été dissoute avec remerciements.

Les personnes suivantes ont quitté les (sous-)commissions ci-dessous, ou leur mandat s’est terminé, et quittent avec remerciements :

  • Commission des applications en gestion du risque d’entreprise : Patrick Duplessis, en vigueur le 13 novembre 2015;
  • Commission de recherche : Claire Bilodeau, en vigueur le 22 octobre 2015;
  • Sous-commission sur l'expérience en assurance collective de personnes : Alain Dagneault, en vigueur le 1er janvier 2015, Michel Simard, en vigueur le 30 juin 2014, et Isabelle Bouchard, en vigueur le 1er juin 2012;
  • Sous-commission sur l’expérience en assurance individuelle de personnes : Blake Hill, Scott Spencer et Rhys DeGrave, en vigueur le 14 décembre 2015.

 

 
Mise à jour du siège social

par Michel Simard, directeur général de l’ICA

À l’approche de la fin de l’année 2015, je crois que nous sommes tous d’accord pour dire que ce fut une année mouvementée pour l’ICA. En plus de célébrer le 50anniversaire de l’Institut, nous avons fait avancer notre portefeuille en matière d’intérêt public ainsi que le plan stratégique du Conseil d’administration visant à développer des domaines de pratique non traditionnels, à contribuer aux débats de politique publique concernant les éventualités financières et les risques, à élargir le système d’éducation de l’ICA et à accroître l’engagement des membres.

Nous avons également présenté plus de 20 mémoires à divers gouvernements et organismes d’un bout à l’autre du pays, publié des positions publiques concernant les régimes de retraite, les soins de santé et les changements climatiques, et approuvé et publié plusieurs projets de recherche. Nous avons également tenu de nombreux colloques et webémissions et procédé à l’examen formel du Programme d’agrément universitaire (PAU).

En septembre, le Conseil d’administration a reçu les résultats de la vérification d’impressions menée par le cabinet de recherche et de sondage Greenberg Quinlan Rosner (GQR). Ces résultats contribueront à guider l’orientation stratégique de l’ICA en matière de politique publique. Au début de l’année 2016, nous tiendrons une webémission à l’intention des membres afin de présenter les résultats de la vérification d’impressions. Surveillez l’annonce de cette séance d’information importante.

En 2016, nous poursuivrons nos démarches d’intervention en matière de politique publique en présentant des mémoires sur les sujets suivants :

  • Le plan stratégique de l’Association canadienne des organismes de contrôle des régimes de retraite (ACOR);
  • Les Normes internationales de pratique actuarielle (NIPA) 1A et 5;
  • La reconnaissance et la mesure des avantages sociaux (avec l’International Public Sector Accounting Standards Board (IPSASB));
  • Les priorités en ce qui concerne le système de soins de santé canadien.

Nous procéderons également à la révision et à l’approbation des documents de recherche suivants à des fins de publication :

  • Soins prolongés et expérience dentaire : Un rapport sur une étude d’expérience sur les avantages sociaux postérieurs à l’emploi;
  • L’épargne-retraite à impôt différé au Canada;
  • L’étude canadienne de mortalité dans les rentes individuelles – Années d’assurance 2002 à 2011;
  • L’étude sur le comportement des titulaires de polices dans le cadre de projets sur les fonds distincts;
  • Létude sur les réclamations d’assurance maladies graves pour 2015-2016;
  • Modèle de tests génétiques pour l’assurance maladies graves : Et si les souscripteurs de l’assurance individuelle maladies graves n’avaient pas accès aux résultats connus?

Le Conseil d’administration a en outre discuté des changements proposés afin de renforcer notre capacité d’assurer la protection de l’intérêt public. Ce travail découle de l’examen des principes de base concernant le perfectionnement professionnel continu ainsi que de la recommandation de la Commission de gouvernance 2014-2015 d’introduire une exigence visant à obliger les membres et les candidats aux titres professionnels émis par l’ICA à divulguer toute condamnation criminelle.

Le rapport requiert une modification aux Statuts administratifs qui sera soumise à l’approbation des membres. Il fera l’objet d’un processus de consultation d’une durée de 45 jours auprès des membres au cours des mois de janvier et février prochains. Lorsque le Conseil d’administration l’aura approuvé, la procédure habituelle en matière de modification aux Statuts administratifs, se poursuivra durant les mois d’avril et de mai et comprendra des webémissions informatives additionnelles et un vote par procuration, pour se terminer par une discussion et un vote pour fins d’approbation lors de la Séance des affaires générales à l'Assemblée annuelle qui se tiendra à Terre-Neuve et Labrador en juin 2016.

L’année à venir nous tiendra donc bien occupés!

J’aimerais remercier nos nombreux bénévoles ainsi que le personnel du siège social de l’ICA pour les efforts incessants qu’ils ont déployés pour soutenir l’Institut dans la poursuite de ses objectifs et l’exécution des tâches qui nous ont permis de célébrer notre 50anniversaire de manière aussi significative.

Je vous souhaite à tous, ainsi qu’à vos proches, de très joyeuses fêtes et une année 2016 heureuse et prospère.

Michel Simard est le directeur général de l’ICA.