CIA (e)Bulletin/(e)Bulletin de l'ICA

Canadian Institute of Actuaries/Institut canadien des actuaires

Septembre 2015
Elliott Bauer
D.W. Simpson & Company
Eckler Ltd.
Mise à jour de la présidente


Pour visionner la vidéo, veuillez cliquer sur l’image ci-dessus ou cliquez ici. Voici une transcription de la vidéo :

Bonjour, je m’appelle Michel Simard et je suis le directeur général de l’Institut canadien des actuaires. Je présente cette vidéo au nom du président de l’ICA, Rob Stapleford.

Jacques Tremblay, le président précédent de l’ICA, a lancé la tendance d’une série de mises à jour vidéo à l’intention des membres. On ne se prêtera peut-être pas chaque mois à cet exercice, mais il s’agit d’un excellent moyen de communication pour l’Institut et on s’engage à s’y efforcer de notre mieux.

Tout d’abord, j’aimerais vous rappeler que notre année du cinquantenaire se poursuit et que nous vous réservons encore quelques surprises. Demeurez à l’affût!

J’aimerais aussi vous rappeler les quatre objectifs stratégiques approuvés par le Conseil d’administration de l’ICA et qui sont à l’origine de bon nombre de travaux réalisés par l’Institut au cours des trois dernières années :

  1. L’adhésion à l’ICA est considérée comme primordiale pour tous les actuaires qui exercent leur profession au Canada. Tous les actuaires qui exercent leur profession au Canada sont des membres actifs de l’ICA et considèrent l’Institut comme leur principale affiliation actuarielle et comme l’organisme dans lequel ils sont le plus engagés.
  2. L’ICA est considéré comme un organisme de formation et pas seulement comme un organisme d’agrément. Il assume l’entière responsabilité du cheminement éducatif (qui peut comprendre une externalisation des activités) menant à l’obtention du titre de FICA, lequel est reconnu comme un agrément de haute qualité et indépendant (c.-à-d. sans obligation de s’aligner sur un autre titre).
  3. Grâce à ses recherches sur la prospérité et les risques financiers, l’ICA est largement reconnu par le public comme jouant un rôle prépondérant dans le dialogue, l’analyse et les solutions relatifs à tous les domaines liés à la compréhension et à la quantification des aléas et risques financiers futurs.
  4. Compte tenu des fonctions étendues qu’ils exercent dans les domaines de pratique existants, les membres de l’ICA sont considérés comme des intervenants clés dans les domaines non traditionnels tels que les soins de santé et les services bancaires.

Aux fins du présent message, je m’attarderai au troisième objectif et au travail que nous accomplissons en matière de politique publique.

Nous avons augmenté le nombre de mémoires que nous préparons à l’intention des gouvernements et d’autres organisations. Par exemple, en 2005, l’ICA a produit cinq mémoires. Au cours des trois dernières années, ce nombre a augmenté à plus de 20 et, cette année, nous sommes en voie de dépasser ce sommet. Voici deux exemples des effets qu’ont eus ces travaux.

L’an dernier, le ministère des Finances du Canada a tenu des consultations concernant les régimes à prestations cibles. Nous avons pris part au processus en assistant à des rencontres et en préparant un mémoire fondé sur le travail effectué par le Groupe de travail sur les régimes à prestations cibles dirigé par Barbara Sanders. Maintenant, le gouvernement de l’Ontario tient des consultations concernant les régimes de retraite à prestations cibles interentreprises sur lesquels nous nous penchons, et il souhaite s’entretenir avec Barbara pour bénéficier de ses connaissances approfondies sur le sujet.

Les travaux du gouvernement de l’Ontario concernant le Régime de retraite de la province de l’Ontario constituent un deuxième exemple. Reconnaissant que les actuaires sont les spécialistes des questions concernant la retraite et les rentes, les représentants du gouvernement ont demandé à rencontrer l’ICA pour discuter de divers dossiers.

Afin de suivre le rythme croissant des consultations menées par les gouvernements, l’ICA a créé la Commission sur les positions publiques, ou la CPP, et a remanié sa Politique sur l’approbation des positions publiques afin d'en tenir compte. La CPP compte 18 membres, dont des représentants de tous les domaines de pratique, plusieurs anciens présidents et des chefs de file de la profession. Elle relève de la Direction des services aux membres et est dirigée d’une main de maître par l’ancien président de l’ICA, Mike Hale. Depuis l’an dernier, cette commission a été très occupée.

L’an dernier, l’ICA a également embauché Elliot Hughes au poste de gestionnaire des relations gouvernementales et communications. En plus de la charge de travail grandissante en matière de relations gouvernementales, Elliot est chargé de procéder à une vérification d’impressions, laquelle est actuellement en cours. On procède à des entrevues auprès de dirigeants d’entreprise, d’élus et de représentants gouvernementaux afin de savoir ce qu’ils connaissent et ce qu’ils pensent de l’ICA et du travail qu’il accomplit dans le domaine politique. Ce travail fondamental nous orientera dans la conception du plan de relations gouvernementales qui fera progresser la profession dans l’avenir.

À la fin de l’an dernier, l’ICA a tenu une rencontre avec le député Ted Hsu qui avait présenté un projet de loi d’initiative parlementaire visant le rétablissement du questionnaire détaillé de recensement. À l’issue de notre entretien, il a laissé entendre que, compte tenu des élections à venir, les partis travaillaient à leur plateforme et que si les actuaires avaient des idées à présenter, les partis seraient ouverts à les entendre.

Plusieurs commissions se sont mises au travail afin d’énoncer des positions simples. Nous en avons rédigé une concernant la santé et une autre sur les régimes de retraite, que nous avons toutes deux présentées aux principaux partis politiques. Nous avons notamment formulé une suggestion selon laquelle le gouvernement fédéral devrait instaurer une fonction de champion national des régimes de retraite afin de faire avancer le dossier de la réforme des régimes de retraite en collaboration avec les provinces. Cette fonction demeure pertinente et quel que soit le parti qui formera le prochain gouvernement, l’idée pourrait contribuer à favoriser un contexte de collaboration entre les gouvernements, et ce, dans l’intérêt public.

À ce moment-ci, comme mentionné plus tôt, un mémoire concernant l’intérêt du gouvernement à l’égard d’un supplément volontaire au RPC en est aux dernières étapes d’approbation. La Commission consultative sur les régimes de retraite s’est chargée de rédiger ce document qui, s’il est approuvé par la Commission des politiques publiques, sera publié sur notre site Web au cours des semaines à venir.

Le deuxième document en jeu est une nouvelle position sur les régimes de retraite. Les principales questions soulevées sont les suivantes: 1) Les régimes de retraite publics devraient-ils être renforcés et, le cas échéant, de quelle façon? Et 2) Comment pourrait-on améliorer le système des régimes de retraite du secteur privé? Je suis certain que vous conviendrez que les actuaires possèdent toutes les compétences nécessaires pour examiner ces deux questions fondamentales et en discuter. Cela dit, il importe de bien faire les choses. Je sais que la Commission sur les positions publiques examinera les ébauches de ces documents ainsi que les commentaires des spécialistes des régimes de retraite membres du Groupe d’écoute des membres auxquels on a demandé d’exprimer leur point de vue.

De nombreux progrès s'opèrent au chapitre de la collaboration plus étroite avec les gouvernements en matière de politiques, le tout dicté par l’intérêt public et conforme au plan stratégique de l’ICA.

Si vous souhaitez exprimer votre opinion au sujet des points que j’ai abordés, veuillez m’écrire à president@cia-cia.ca. Merci et à la prochaine!

Michel Simard est le directeur général de l'Institut canadien des actuaires. 
 
Le point de mire


par Angelita Graham, FICA 

Dans mon plus récent article, nous nous préparions pour les célébrations du 50e anniversaire de l’ICA à Ottawa. Eh bien, le verdict est tombé! Les célébrations du 50anniversaire ont remporté un vif succès grâce au travail acharné de la Commission de l’éducation permanente, de ses sous-commissions, du Groupe de travail sur le 50anniversaire et du personnel du siège social, qui ont consacré d’innombrables heures à la planification de l’événement. Six cents personnes y assistaient.

La Commission de l’éducation permanente a réussi à trouver un juste équilibre entre le contenu et le divertissement. On a assisté à plusieurs premières et à des moments mémorables, dont le discours enflammé « Je suis un actuaire canadien », gracieuseté de notre président Jacques Tremblay. Sans parler du chapeau haut de forme! Nous avons manifestement dû admettre que l’ère de la règle à calcul était bien révolue lorsque nous nous sommes vu inonder par de nombreuses demandes de poser pour des « autophotos » avec nos nouveaux Fellows qui montaient sur l’estrade pour recevoir leur certificat des mains de notre président.

Plus sérieusement, c’est avec une grande fierté que la Direction de l’admissibilité et de la formation (DAF) a vu le premier lauréat du Programme de bourses d’études supérieures de l’ICA se présenter sur l’estrade de l’Assemblée annuelle 2015 pour recevoir son chèque de 10 000 $. La création de ce programme est attribuable au travail acharné de la Commission des relations universitaires, qui a reconnu également que [traduction libre] « quiconque néglige d’apprendre pendant sa jeunesse perd le passé et est mort pour l’avenir ».

Qu’est-ce qui se trouve dans la mire de la DAF?

[Traduction libre] « Aucune garantie ni boule de cristal ne permet de prédire l'avenir et il n'existe aucun moyen d’avoir la certitude qu'on prend la bonne décision. Donnez à demain la meilleure chance possible. » Kennedth Dino, The 12 Commandments: A Guide for Entrepreneurs

Plusieurs initiatives sont en cours au sein de la DAF et de ses commissions. Voici une brève mise à jour concernant deux activités qui devraient être achevées au cours des prochains mois.

1. Programme d’éducation de l’ICA

Nous sommes ravis d’annoncer que l’ICA prévoit publier au cours des prochains mois son tout premier programme d’éducation aux fins de l’obtention du statut d’associé et de Fellow. Le programme d’éducation de l’ICA constituera la référence par rapport à laquelle seront évalués tous nos partenaires en éducation. Tout comme le programme d’éducation de l’AAI, le programme de l’ICA a pour but de présenter des objectifs d’apprentissage de haut niveau ainsi que la taxonomie de Bloom connexe. Nous laisserons les particularités telles que les documents à lire à la discrétion de nos partenaires en éducation. Cette démarche vise à appuyer notre objectif qui consiste à « assumer une responsabilité accrue en ce qui concerne la formation des actuaires au Canada et à exercer un degré de contrôle approprié à l’égard du contenu du programme dans les situations d’impartition ».

2. Programme d’agrément universitaire

Bob Taft a dit un jour : [traduction libre] « nous devons garantir que notre système d’éducation supérieure offre une qualité de classe mondiale adaptée à une économie de classe mondiale. » À la DAF, nous sommes aussi de cet avis. Nous continuons donc, au besoin, à examiner, à réviser et à étoffer notre système d’éducation et nos processus existants dans le but de former des actuaires du plus haut calibre qui soit.

La révision fondamentale du Programme d’agrément universitaire (PAU), qui a été amorcée en 2014, est maintenant terminée. Le rapport et les recommandations de la Commission de l’agrément seront soumis à l’approbation du Conseil d’administration en novembre 2015 et communiqués aux membres au cours des mois à venir. Nous sommes ravis de constater que les résultats préliminaires de cette révision indiquent que le PAU a connu un grand succès depuis son instauration, il y a trois ans. Lorsqu’elles seront mises en œuvre, les recommandations de la Commission de l’agrément continueront d’accroître la notoriété du programme et d’améliorer cette initiative réussie de l’ICA.

En outre, ce premier processus de révision fondamentale a donné lieu à la création du Groupe de travail chargé d’étudier le bien-fondé de l’agrément relatif au programme pour le PAU, dont le mandat consiste à étudier les avantages et les désavantages de l’agrément fondé sur les programmes. Cette démarche nous a permis de constater que d’autres grandes associations actuarielles, dont l’Institute of Actuaries du Royaume-Uni, recourent actuellement à un système d’agrément fondé sur les programmes. La présidence de ce groupe de travail est assurée par Bruce Jones. La DAF attend avec impatience les résultats des travaux de ce groupe de travail afin de poursuivre ses objectifs visant le développement et l’amélioration du PAU, dont les trois premières années ont été une réussite.

Angelita Graham, FICA, est la présidente de la Direction de l’admissibilité et de la formation.

 
Les actuaires en déplacement

Michel Bédard, membre de l’ICA et ancien actuaire en chef du régime d’assurance-emploi, a corédigé un document qui dévoile que le système actuel d’assurance-emploi ne répond pas aux besoins des travailleurs canadiens.

Plusieurs changements ont été effectués au sein d’Industrielle Alliance, Groupe financier. René Chabot, vice-président principal, directeur financier et actuaire en chef, assumera de nouvelles responsabilités en tant que chef des technologies de l’information et des services juridiques. À titre de vice-président principal, Denis Ricard accomplira de nouvelles tâches pour l’assurance individuelle et les rentes, tout en gardant son poste de directeur des services aux concessionnaires d’assurances collectives et d’Industrielle Alliance, Fiducie.

Mercer Canada a nommé Louis Gagnon comme responsable de marché et chef de la direction. Jean-Philippe Provost a également été nommé le nouveau responsable du domaine canadien Retraite de la firme.

Deux membres de l’ICA ont été élus au conseil d’administration de la Society of Actuaries. Gaetano Geretto, président de Pelecanus Advisory, est l’un des trois nouveaux vice-présidents élus et Marcus Robertson, actuaire pour le compte de Marcus Robertson Consulting, est l’un des cinq nouveaux membres du conseil.

Neville Henderson a été nommé surintendant auxiliaire du Secteur de la surveillance des sociétés d’assurances du Bureau du surintendant des institutions financières.

Croix Bleue Medavie a promu Eric Laberge au poste de président. Il était récemment le vice-président principal du secteur de l’assurance collective pour l’entreprise.

Sylvie Paquette, présidente et chef de l’exploitation de Desjardins Groupe d’assurances générales, a été élue présidente du Conseil d’administration du Bureau d’assurance du Canada (BAC).

Randal Phillips, vice-président principal chez Morneau Shepell, est cité dans un article de la CBC dans lequel il est question de la gestion d’un revenu provenant de l’épargne-retraite.

Gestion d’actifs Manuvie a promu Michael Reid au nouveau poste de stratège principal, solutions de retraite, au sein de l’équipe Solutions de placement de la firme. Il travaille en collaboration directe avec les promoteurs de régimes canadiens à l’élaboration de stratégies personnalisées de placement et de gestion des risques.


Le réseautage est un élément clé de la carrière de tout professionnel qui réussit, et l'ICA vous offre une nouvelle possibilité d'informer vos pairs de vos réalisations et progrès.

Notre rubrique du (e)Bulletin, Les actuaires en déplacement, vous donnera l'occasion d'annoncer votre nouvelle nomination, votre nouveau titre, vos nouveaux titres de compétence ou d'autres renseignements vous concernant. Vous aurez ainsi la possibilité d'informer vos confrères et consœurs de travail et d'autres professionnels en actuariat ou du domaine financier – qu'il s'agisse d'ex-collègues, d'anciens confrères ou consœurs d'université, d'employeurs potentiels, de futurs clients, etc. – de, par exemple :

  • Votre nouvelle nomination;
  • Votre nouveau titre ou nouveau champ de responsabilité;
  • Vos nouvelles qualifications;
  • Vos nouvelles coordonnées;
  • Un prix ou une reconnaissance qui vous a été décerné;
  • La publication de documents ou d'articles.

Il vous suffit d'envoyer un courriel – une simple ligne suffit, mais n'hésitez pas à en mettre davantage si vous le souhaitez – à la rédactrice anglaise de l'ICA à bonnie.robinson@cia-ica.ca. Nous veillerons à ajouter cette information au numéro suivant du (e)Bulletin.

Veuillez inclure un numéro de téléphone auquel nous pouvons vous joindre pendant la journée et, si possible, une photo couleur à haute résolution. Pour être ajoutée au numéro à paraître, votre information doit nous parvenir au moins une semaine avant le dernier jour ouvrable du mois.

Pour plus de nouvelles concernant les membres de l'ICA, suivez l'ICA sur Twitter. 
 
Insight Decision Solutions
Deloitte
RGA Canada
Profil de commission

par Catherine Jacques-Brissette, AICA

1. Quels projets la commission a-t-elle réalisés au cours des 12 derniers mois?

  • En février, nous avons lancé une page de ressources sur le site Web de l’ICA afin d’aider les actuaires canadiens à se tenir au courant des enjeux relatifs aux changements climatiques et la viabilité, de même qu’à se renseigner au sujet des initiatives de la profession actuarielle et d’autres organisations à travers le monde en lien avec ces défis mondiaux.
  • En mars, nous avons présenté au ministère ontarien de l’Environnement et de l’Action en matière de changement climatique un mémoire en réponse à son document de consultation sur les changements climatiques.
  • En avril, notre position publique sur les changements climatiques et la viabilité a reçu l’approbation de la Commission sur les positions publiques, en prévision d’éventuelles demandes d’entrevues des médias. Nous avons également organisé un forum éducatif d’une journée sur les changements climatiques et la viabilité à Toronto. Ce forum comptait des experts de divers horizons, dont l’honorable Glen Murray, ministre ontarien de l’Environnement et de l’Action en matière de changement climatique.
  • En juin, Karen Lockridge et moi-même avons présenté une séance (en anglais seulement) à l’Assemblée annuelle de l’ICA résumant la première année d’activités de la Commission, ainsi que ses plans pour l’avenir. Également, Caterina Lindman a fait le point au sujet de l’Indice Climatique Actuariel et de l’Indice actuariel des risques climatiques.
  • En août, nous avons publié un document de recherche (seul le sommaire est disponible en français pour le moment) visant à informer les actuaires canadiens des répercussions potentielles des changements climatiques et des enjeux de viabilité des ressources sur la société et notre profession.

2. Quels sont les résultats de ces travaux? Quelle incidence ont-ils eue (ou auront-ils)?

Nous espérons que nos initiatives contribuent à accroître la sensibilisation au sein de la profession actuarielle à l’égard des risques sociaux et financiers associés aux enjeux climatiques et de viabilité. Nos projets visent à développer l’expertise actuarielle en matière d’évaluation et de gestion des risques environnementaux inhérents aux pratiques de placement, aux régimes de retraite, aux soins de santé, à la gestion des risques, à la tarification, etc. Bien que nous ne prétendions pas posséder une expertise particulière en science du climat et de l’environnement, nous souhaitons allier nos compétences actuarielles au travail d’autres parties prenantes à l’extérieur de notre profession (p.ex., des scientifiques du climat et de l’environnement, des ingénieurs, des comptables, des économistes et les gouvernements) afin de nous attaquer à ces défis systémiques mondiaux via une approche multidisciplinaire.

3. Quel a été jusqu’ici le point saillant du travail de la commission et pourquoi?

Selon moi, le forum éducatif que nous avons tenu en avril dernier a assurément été l’un des faits marquants de notre commission à ce jour. Nous avons attiré plus de 50 participants, ce qui est assez remarquable pour une activité inaugurale. La plupart des conférenciers sont même restés toute la journée, ce qui apparemment est exceptionnel. Les participants comptaient également quelques professionnels en dehors de la profession actuarielle. Cela a donné lieu à de nombreuses discussions interactives ayant suscité la réflexion à l’occasion des séances, ainsi que lors des périodes de questions. Nous avons également reçu des commentaires très positifs dans le sondage mené par la suite.

J’inclurais aussi dans les points saillants notre document de recherche publié récemment, qui a nécessité les efforts soutenus de nombreuses personnes pendant près d’un an. Il a finalement été rendu public en août dernier et nous espérons qu’il servira de document de référence pour les actuaires qui s’intéressent aux enjeux relatifs aux changements climatiques et la viabilité.

4. Quels sont les projets en cours ou prévus au cours des mois à venir?

Comme notre forum inaugural s’est avéré un franc succès, nous avons décidé d’en faire un événement annuel et nous espérons que cet essor favorisera l’intégration des risques financiers liés à l’environnement au sein d’autres événements de perfectionnement professionnel de l’ICA. Nous prenons part actuellement à l’organisation d’une séance du Colloque sur les investissements 2015 qui portera sur les changements climatiques et nous serions ravis de collaborer avec d’autres commissions organisatrices dans le futur. Nous envisageons également des possibilités de projets communs avec d’autres commissions, que ce soit au sein de l’ICA ou d’autres organisations actuarielles. Nous travaillons en outre à la planification de différentes webémissions sur des enjeux liés à la viabilité d’intérêt pour les actuaires.

5. Quels avantages tirez-vous de votre implication au sein de cette commission? Quel est l’aspect le plus attrayant?

Ce qui me motive le plus à être membre de cette commission est de sentir que je contribue au développement d’un domaine d’expertise actuarielle non traditionnel qui s’attaque à certains des défis mondiaux les plus importants de notre époque (p.ex., les changements climatiques, la pollution, les limites des ressources et les enjeux de viabilité). Ce rôle me permet d’explorer la façon dont les actuaires peuvent tirer profit de leurs compétences en gestion de risque pour adresser les risques financiers liés à l’environnement. Comme l’implication des actuaires dans les enjeux climatiques et de viabilité est relativement récente mais en pleine expansion à l’échelle mondiale, il y a donc beaucoup de place pour la créativité, l’innovation et le perfectionnement continu. De plus, ma participation au sein de cette commission s’aligne parfaitement avec mon nouveau poste de Spécialiste en Responsabilité d’entreprise et environnement chez Bell.

Catherine Jacques-Brissette, AICA, est la vice-présidente de la Commission sur les changements climatiques et la viabilité.

 
Nouvelles de l'Institut

par Dave Pelletier, FICA

Association actuarielle internationale (AAI)

L’AAI est l’organisation regroupant les diverses associations actuarielles du monde (y compris l’ICA). Elle exerce ses activités principalement par le biais de comités, dont certains sont à composition « ouverte », c’est-à-dire que chaque association membre peut y nommer un délégué et d’autres, à composition limitée (le comité exécutif, le comité des mises en candidature et le comité des normes actuarielles en sont des exemples importants), c’est-à-dire que les membres sont nommés par le conseil d’administration de l’AAI. Les comités et le conseil de l’AAI se rassemblent deux fois par année dans le cadre de réunions, et l’ICA est ravi de tenir les séances d’automne en octobre prochain à Vancouver (en anglais seulement).

L’AAI est l’hôte du Congrès International des Actuaires tous les quatre ans. Elle prend actuellement connaissance des déclarations d’intérêt des associations membres souhaitant tenir le congrès de 2026 et le Conseil d’administration de l’ICA a accepté de soumettre à cet effet une lettre d’intention proposant Vancouver comme ville hôte. Bob McKay dirige le groupe de travail de la Direction des relations internationales (DRI) chargé d’élaborer la candidature complète, laquelle doit être soumise à l’AAI en février.

L’ICA a joué un rôle de premier plan au sein de l’AAI au fil des ans, notamment grâce à l’engagement récent de Rob Brown à titre de président de l’AAI pendant l’année 2014. À compter du 1er janvier 2016, plusieurs autres membres de l’ICA, sous réserve de l’approbation finale du conseil de l’AAI en octobre, occuperont, au sein de l’Association, des postes de direction et des postes au sein de comités à composition limitée :

  • Réjean Besner, président, Comité des risques financiers et d’entreprise
  • Jacques Tremblay, vice-président, Comité de la comptabilité des assurances
  • Jason Malone, vice-président, Comité des pensions et des avantages sociaux
  • Assia Billig, vice-présidente, Comité de la sécurité sociale
  • Luc Farmer, membre, Comité des normes actuarielles
  • Dave Pelletier, membre, Comité des mises en candidature
  • Rob Brown, membre, Comité scientifique

Ces personnes ne siègent pas à ces postes à titre de délégués de l’ICA, mais plutôt pour représenter les intérêts de l’AAI et de la profession internationale dans son ensemble.

Comme il a déjà été mentionné, l’AAI, par l’intermédiaire de son Comité des normes actuarielles, travaille à l’élaboration de normes internationales de pratique actuarielle (NIPA) qu’elle propose aux responsables locaux de la normalisation actuarielle à titre de modèles qu’ils peuvent adopter ou adapter. Nos commissions de la DRI ont formulé des commentaires à la fois au sujet des déclarations d’intention de l’AAI concernant l’élaboration de ces normes et au sujet des exposés-sondages portant sur les NIPA elles-mêmes. Dans le cadre de récents travaux, la Commission sur la réglementation internationale en assurance de l'ICA (la CRIA, présidée par Robert Berendsen) a notamment formulé des commentaires à l’AAI au sujet des déclarations d’intention relatives aux NIPA 5 et 6 concernant les modèles de gestion du risque d’entreprise (GRE) et les programmes connexes, ainsi qu’une déclaration d’intention visant la NIPA 7 concernant les « estimations courantes » dans le contexte des normes sur le capital mises au point par l’Association internationale des contrôleurs d’assurance (AICA). Au cours des prochains mois, la CRIA devrait formuler des commentaires au sujet des exposés-sondages.

Association internationale des contrôleurs d’assurance

L’AICA est l’association mondiale des organismes de réglementation des assurances. Le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF), l’Autorité des marchés financiers (AMF) (Québec) et la Financial Institutions Commission of British Columbia (FICOM) sont les entités canadiennes qui en sont membres. L’AICA mène depuis quelque temps des consultations concernant trois documents présentant un intérêt particulier :

  • une étude technique sur le risque lié à la conduite des affaires et la gestion de celui-ci;
  • une révision des principes fondamentaux de l’assurance;
  • les exigences d’absorption accrue des pertes pour les assureurs d’importance systémique mondiale.

Les comités de l’AAI ont formulé des commentaires dans le cadre de ces trois consultations. Nous avons convenu que les commentaires de l’AAI suffiraient en ce qui concerne les deux premières, mais que l’ICA, par l’intermédiaire de la CRIA, formulerait des commentaires distincts au sujet de la troisième.

Comme l’expliquait Robert dans son article de l’(e)Bulletin de mai, l’AICA est en plein cœur de son plan en trois étapes visant l’élaboration de nouvelles normes sur le capital des sociétés d’assurance en vue de les faire adopter par les contrôleurs d’assurance membres, dont les organismes de réglementation canadiens. La CRIA a auparavant commenté les propositions de l’AICA en ce qui concerne les exigences de base en matière de capital requis et la norme internationale sur le capital des sociétés d’assurance plus générale. Cet été, la CRIA a formulé une rétroaction sur le document de consultation de l’AICA portant sur les exigences d’absorption accrue des pertes visant les assureurs d’importance systémique mondiale. Bien que nos commentaires aient été favorables à plusieurs égards, nous avons exprimé des réserves quant à certains éléments, en particulier en ce qui concerne les sociétés d’assurance qui doivent être ciblées par les exigences d’absorption accrue des pertes, et la difficulté possible pour les assureurs concernés de prévoir et de gérer cette exigence.

Nous nous attendons à ce que l’AICA publie une version mise à jour du document de consultation sur les exigences d’absorption accrue des pertes avant la fin de l’année. La CRIA formulera à nouveau des commentaires le moment venu. Nous prévoyons aussi commenter le prochain cycle de propositions concernant la norme internationale sur le capital des sociétés d’assurance, quelque part en 2016.

International Accounting Standards Board (IASB)

En juin, l’IASB a publié un exposé-sondage sur les modifications proposées à la norme IAS19 – avantages du personnel et la norme IFRIC14 – le plafonnement de l’actif au titre des régimes à prestations définies, les exigences de financement minimal et leur interaction. La Commission sur les normes internationales en matière de pensions et d’avantages sociaux (présidée par Catherine Robertson) s’emploie à rédiger la réponse de l’ICA en prévision de l’échéance fixée au 19 octobre 2015.

L’IFRIC14 a pour effet de limiter l’excédent, ou l’actif au titre des régimes à prestations définies (déterminées), pouvant être constaté dans les états financiers afin de réduire l’excédent et le plafond des actifs (c.-à-d. l’avantage économique offert sous forme de remboursements ou de réductions des cotisations futures). La modification proposée exigera qu’une entité réduise le montant de l’excédent constaté si une tierce partie peut utiliser celui-ci à d’autres fins sans son consentement d’une manière ayant une incidence sur les prestations des participants (p.ex. en utilisant l’excédent pour bonifier les prestations). La disponibilité d’un remboursement ou d’un excédent n’est pas affectée lorsqu’une tierce partie a le pouvoir d’acquérir des rentes sans le consentement de l’entité, à condition que cette acquisition n’ait pas d’incidence sur les prestations des participants du régime.

Selon cet amendement, une entité ne pourrait pas être considérée comme ayant un doit inconditionnel à un remboursement sous réserve du règlement graduel du passif du régime avec le temps si d’autres parties peuvent liquider le régime sans le consentement de l’entité.

Très peu de régimes canadiens à prestations déterminées relevant de la norme IAS19 sont susceptibles d’être affectés pas ces deux propositions étant donné que la plupart des entités promotrices de régimes agréés n’ont pas actuellement de droit inconditionnel à l’égard des excédents. En outre, la plupart des régimes non agréés sont très peu susceptibles d’accorder à des tiers le pouvoir de bonifier les prestations ou de liquider le régime sans le consentement de l’entité.

La modification proposée à la norme IAS19 veut que, lorsque l’actif au titre des prestations définies (déterminées) nettes (le passif) doit être recalculé en raison de l’amendement du régime, de la compression, ou du règlement pendant une certaine période, le coût des prestations pour services courants et les intérêts nets pour la période suivant le nouveau calcul soient déterminés au moyen des mêmes hypothèses ayant servi à ce dernier. À l’heure actuelle, en règle générale, le coût des prestations pour services courants et les intérêts nets sont calculés au moyen des hypothèses utilisées au début de la période.

Selon l’IASB, cet amendement devrait permettre d’obtenir des renseignements plus pertinents, d’accroître la compréhension et d’éliminer la diversité. L’IASB a également conclu que les avantages attendus compensent largement les coûts additionnels.

Cette proposition représente une dérogation de la pratique existante au Canada. Nous avons l’intention d’interroger l’IASB à savoir si les coûts additionnels requis pour assurer la conformité à cette norme ajoutent vraiment un avantage net pour les utilisateurs des états financiers étant donné que la proposition a pour effet de réduire la transparence et la comparabilité des rapports financiers du fait que seuls les régimes affectés feront l’objet de nouveaux calculs.

Au chapitre des assurances, l’IASB poursuit son long processus d’élaboration d’une norme internationale d'information financière (IFRS) révisée visant les contrats d’assurance. Ces délibérations nécessiteraient à elles seules un article complet et nous prévoyons en produire un d’ici quelques mois lorsque certaines décisions définitives (en particulier en ce qui concerne les « contrats intégrant des éléments de participation », qui vont au-delà des produits participants canadiens classiques) seront plus claires. Cependant, pour citer un document de l’IASB publié ce mois-ci :

[traduction libre] « L’IASB a essentiellement complété ses délibérations à l’égard de la plupart des propositions contenues dans l’exposé-sondage de 2013 et met actuellement la dernière main à ses délibérations concernant les questions les plus épineuses à l’égard desquelles il avait au départ demandé des opinions, c.-à-d. les questions abordant la comptabilité des contrats intégrant des éléments de participation. L’IASB prévoit compléter ses délibérations sur les contrats d’assurance en 2015 et compte publier les nouvelles normes en 2016. »

La nouvelle norme n’entrera donc vraisemblablement pas en vigueur avant 2020.

L’AAI a activement commenté les consultations antérieures de l’IASB et consacre également beaucoup d’énergie à la production d’une NIPA afin de soutenir l’IFRS définitive. Micheline Dionne préside le groupe de travail de l’AAI. La Commission sur les normes comptables internationales (assurances) de l'ICA, présidée par Denise Lang, continue de suivre les progrès de l’IASB et de l’AAI à l’égard de leurs normes respectives et formulera une rétroaction dans le cadre de tout éventuel processus de consultation.

Dave Pelletier est le président de la Direction des relations internationales.

 

 par Craig A. Allen, FICA

Les actuaires sont des experts reconnus de l’évaluation financière d’éventualités potentielles, comme la mortalité, la retraite, l’invalidité, et l’actualisation économique. L’expertise devant les tribunaux est une application fascinante et influente de ce domaine, où les actuaires aident les parties et le tribunal à régler les différends financiers. Près de 85 actuaires exercent dans ce domaine au Canada.

Les actuaires exerçant dans ce domaine possèdent des aptitudes entrepreneuriales, exerçant habituellement à titre individuel ou dans de petits cabinets, et s’engagent souvent dans ce domaine après plusieurs années passées dans l’un des principaux domaines de pratique. L’expertise devant les tribunaux est l’un de quelques domaines traitant directement avec les consommateurs, donnant une rétroaction immédiate sur la pertinence et la valeur de la pratique actuarielle. Les praticiens de ce domaine occupent un secteur vigoureux et adaptable de la profession, qui a montré une capacité d’innover et de percer de nouveaux marchés.

Des avocats retiennent habituellement les services d’actuaires possédant cette expertise qui, dans chaque cas, fournissent un avis spécialisé indépendant. L’actuaire présente son avis dans un rapport qu’utilisent les parties pour tâcher de parvenir à un règlement de leur différend avant le procès. Si le différend n’est pas réglé avant le procès, l’actuaire spécialisé en expertise devant les tribunaux peut présenter ses conclusions dans un témoignage oral durant l’audience.

Principaux secteurs d’activité

Contentieux civil

Les actuaires fournissent des avis spécialisés sur les dommages financiers dans les cas de préjudice personnel et de fatalité, y compris les accidents automobiles et la négligence médicale. Le domaine de l’expertise devant les tribunaux partage des intérêts avec celui des assurances IARD, qui a recours aux estimations de coûts pour mettre fin aux poursuites. Ce lien a été examiné de manière assez approfondie lors du Colloque sur l’expertise devant les tribunaux de septembre 2015, dans le contexte de la récente réforme de l’assurance automobile en Ontario.

Un deuxième secteur de haut niveau où surviennent des litiges découle de l’interdiction, prescrite par le Code criminel du Canada, des prêts d’un taux d’intérêt effectif supérieur à 60 %. Dans l’examen d’une opération particulière, le Code criminel considère que l’attestation d’un FICA constitue la preuve d’un taux d’intérêt annuel effectif. L’expertise des actuaires dans ces instances a été reconnue en mai 2015, lorsque des praticiens de l’expertise devant les tribunaux se sont présentés devant le Comité sénatorial permanent des banques et du commerce pour aider les sénateurs à évaluer une proposition visant à réduire le taux d’intérêt criminel.

D’autres domaines de contentieux civil comprennent les renvois injustifiés, les successions et les litiges commerciaux.

Instances en droit familial

Les actuaires spécialisés en expertise devant les tribunaux interviennent activement dans les affaires de droit familial, dont souvent pour évaluer les droits relatifs aux régimes de retraite dans les poursuites à la suite d’une rupture du mariage. D’autres fonctions d’évaluation dans le contexte du droit familial portent sur l’usufruit, les options sur actions, et les pensions alimentaires forfaitaires.

Litiges en matière de retraite et d’assurance

Les différends où interviennent des questions reliées à la retraite, telles que la liquidation des régimes, le droit à l’actif excédentaire des régimes et les droits des participants aux régimes, font appel à l’expertise des actuaires possédant une expérience du domaine des régimes de retraite. De même, les différends en matière d’assurance, où sont en cause les droits des titulaires de police, bénéficient de la connaissance des actuaires des divers secteurs d’assurance. Dans ces affaires, les actuaires font fonction de spécialistes en la matière ainsi que d’experts financiers.

Rôle dans le système de justice civile

Alors que les honoraires et l’objectivité des témoins experts font de plus en plus l’objet d’un examen minutieux, les compétences rigoureuses et l’analyse conceptuelle des actuaires, ainsi que les normes de pratique et les processus disciplinaires de l’ICA, ont gagné la confiance du système de justice.

Commission de l’expertise devant les tribunaux

Créée en 1979, la Commission compte huit membres, et représente et appuie le domaine de pratique de l’expertise devant les tribunaux au sein de l’ICA. Ouvrez l’œil pour de prochains articles qui exposeront en détail les activités de la Commission.

Craig A. Allen est le président de la Commission de l’expertise devant les tribunaux.

 

 

par Andrew Melvin

Dans le numéro de juin du (e)Bulletin, nous avons offert des suggestions sur la façon dont les actuaires peuvent se démarquer auprès des médias. Voici quelques raisons pouvant pousser les membres de l’ICA à envisager d’offrir leur opinion et comment éviter la pile de refus.

Pourquoi devez-vous écrire?

L’ICA offre de nombreux moyens de promouvoir et de rendre publiques les opinions de ses membres et de la profession actuarielle dans son ensemble. Il fait parvenir des mémoires aux gouvernements, aux organismes de réglementation et à d’autres entités. Ses membres s’adressent à des groupes de travail et des comités parlementaires. Le Groupe d’experts à la rédaction et la Commission des communications, entre autres choses, travaillent sur les publications destinées autant au grand public qu’aux groupes d’intérêt plus définis. Il publie des positions publiques. Il envoie des communiqués à des centaines d’organismes médiatiques. Il fait tout ça et bien plus.

Toutefois, les opinions des individus, d’actuaires identifiables, ne sont pas souvent entendues dans les journaux ou sur les sites Web. Pour certains membres de l’ICA, cette réticence à prendre la parole peut être expliquée par un désir de rester à l’abri des regards ou de se conformer aux règles établies par leur employeur. Pour d’autres, il peut s’agir d’un manque de confiance en leur compétence de rédaction.

Nonobstant cette réticence, les actuaires peuvent découvrir qu’un certain quotidien ou site Web représente une méthode efficace de rehausser le profil de la profession et des membres qui en font ce qu’elle est aujourd’hui. Souvenez-vous :

  1. Le contenu des pages doit être lisible. Certains rédacteurs rejetteront du matériel reçu par simple routine. Leurs lecteurs sont voraces et doivent être satisfaits sur une base horaire, quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle. Un article d’opinion de votre part peut s’avérer être la bonne chose au bon moment pour un rédacteur qui cherche à attirer plus de lecteurs et à avoir plus de trafic sur son site Web.
  2. Une opinion personnelle peut avoir plus d’effet qu’un communiqué. Pour les organismes qui s’en servent, un commentaire rédigé à la première personne, surtout si l’auteur est connu d’un certain nombre de lecteurs ou auquel ceux-ci peuvent s’identifier, aura un poids énorme. Les lecteurs aiment le contenu attaché à un nom.
  3. Vous êtes un expert. L’importance et la signification de certains développements dans le monde des finances peuvent confondre les gens qui n’y travaillent pas. En tant qu’experts reconnus en gestion du risque, en mathématiques, en statistiques et dans des domaines connexes, et en tant que personnes habituées à présenter des rapports et des données à des non-actuaires, les membres de l’ICA peuvent décortiquer des concepts ésotériques en quelques paragraphes faciles à comprendre.
  4. Votre profession en bénéficiera. C’est une triste vérité, mais pour plusieurs personnes, leur réponse au mot « actuaire » implique des synonymes de « Qui? », « Quelque chose en assurance? » ou « Un genre de comptable? ». Plus les actuaires apparaîtront dans les médias et offriront des opinions informées sur des questions qui importent, plus le public comprendra les répercussions de la profession sur leur vie. Et puis, les actuaires peuvent devenir des conseillers de confiance sur une variété de sujets.

Ce que vous devriez écrire

Lorsque vous aurez décidé de coucher vos idées sur papier, ou probablement vous mettre la main au clavier :

  1. Soyez bref. À moins qu’on ne vous ait chargé de rédiger un texte d’une certaine longueur, quelques centaines de mots feront amplement l’affaire.
  2. Soyez clair. Selon votre public cible, votre contribution sera rejetée si elle contient trop de termes techniques, de sigles ou d’acronymes.
  3. Soyez saisissant. Un message fort, comme une puissante présentation, peut être structuré selon la règle de trois. Ayez une introduction, un développement (pas plus de trois points) et une conclusion.

Andrew Melvin, un ancien journaliste et rédacteur, était le rédacteur anglais à l’ICA de 2010 jusqu’à récemment, avant de retourner chez lui au Royaume-Uni.

 

par Marie-Eve Bourgault

L’Institut canadien des actuaires prend sa Politique sur le bilinguisme très au sérieux. Au siège social, la règle d’or est que tout document doit être publié simultanément dans les deux langues. Ainsi, aussitôt qu’un document est approuvé par l’entité régissante de l’ICA, il subit un rigoureux processus de révision et de traduction afin de livrer une rédaction de qualité.

Lorsque le personnel du siège social de l’ICA reçoit un document, que ce soit un article rédigé par un membre ou un long document représentant des semaines, des mois ou des années de recherche pour un groupe de travail, Josée Gonthier, la gestionnaire des communications, veille au bon déroulement du processus de traduction. La plupart du temps, la version originale a été rédigée en anglais. Elle passe donc sous l’œil de lynx de Bonnie Robinson, la rédactrice anglaise de l’ICA, qui y apportera toute modification nécessaire, que ce soit concernant l’orthographe, la ponctuation, la grammaire, la mise en forme, etc.

Après quoi, le document est envoyé dans un cabinet de traduction ou à un traducteur à la pige à des fins de traduction. Il peut y avoir des exceptions, par exemple lorsqu’il s’agit d’un document rédigé par la Fondation actuarielle du Canada, qui doit être traduit à l’interne par le personnel du siège social. De nombreux courts textes, pour la plupart non techniques, sont également traduits à l’interne soit par la gestionnaire des communications ou par moi-même, la rédactrice française. Les textes plus techniques sont envoyés dans un cabinet, où l’on peut trouver des traducteurs plus spécialisés. Les textes moins techniques sont envoyés à un traducteur à la pige. Nous pouvons nous attendre à ce qu’ils traduisent 2 000 mots par jour. Ainsi, si un document compte 10 000 mots, nous devons allouer au moins cinq jours ouvrables pour permettre aux traducteurs de bien faire leur travail.

La traduction terminée, nous recevons le produit final, qui en fait ne l’est pas vraiment puisque le processus n’est pas terminé. La gestionnaire des communications et la rédactrice française se partagent alors la tâche de la révision comparative bilingue afin de s’assurer que tous les éléments y sont, qu’il n’y a pas de nuances contraires et que l’orthographe, la ponctuation et la grammaire sont en bonne et due forme. Ensuite, lorsqu’il s’agit d’un document technique, le texte traduit et révisé est ensuite envoyé à un actuaire francophone spécialisé dans le domaine dont il est question dans le document à des fins de révision technique française. Pour la plupart, ces actuaires acceptent ces demandes de révision sur une base bénévole. Habituellement, ils ont deux à trois semaines pour remettre leur version révisée, mais ce délai peut varier en raison de la longueur du document, de l’urgence de sa publication et du calendrier de temps du bénévole effectuant la révision.

Par la suite, lorsque l’actuaire fait parvenir le document révisé à la gestionnaire des communications, celle-ci intègre les changements, puis procède à une relecture de ce qui est maintenant la version finale. Si la version originale a déjà été approuvée par l’entité à laquelle il a été soumis, les deux versions peuvent alors être affichées en même temps sur le site Web de l’ICA. Autrement, il faut attendre l’approbation officielle du document avant de publier les deux versions. Une permission spéciale peut être accordée par le directeur général ainsi que le président de l’ICA, lorsqu’il s’agit d’un document volumineux ou très attendu par les membres, pour publier la version originale avant que la traduction ne soit finalisée. Dans ce cas, on exige tout de même un résumé du document en anglais et en français qui sera publié en même temps que la version originale du document. En d’autres temps, la publication des deux versions est faite de façon simultanée.

Pour ce qui est du processus de traduction et de publication des normes de pratique, des notes éducatives et tout autre matériel d’orientation, des Statuts administratifs et des Règles de déontologie, il relève de Josée Racette, la rédactrice et gestionnaire de projet, pratique professionnelle. C’est elle qui procède à la traduction et à la révision de ces documents, même si le processus reste le même.

Comme vous pouvez le voir, le processus de traduction peut demander beaucoup de temps et d’efforts. Plusieurs personnes y mettent la main à la pâte pour produire un document bilingue et le publier en même temps. Cela demande beaucoup de coordination, de rigueur et de travail d’équipe, mais la qualité de la rédaction et le respect de la Politique sur le bilinguisme en valent largement la chandelle. L’ICA est d’ailleurs connu à l’échelle internationale pour la qualité de ses documents, autant en anglais qu’en français.

Marie-Eve Bourgault est la rédactrice française du siège social de l’ICA

 

L’ICA est ravi d’accueillir Bonnie Robinson au sein de son équipe. Elle remplacera le rédacteur anglais Andrew Melvin, qui retourne au Royaume-Uni après de cinq années au sein de l’Institut.

Pendant son séjour à l’ICA, Andrew a veillé à ce que tous les documents de l’ICA présentent un style uniforme et moderne. Il a assuré la gestion de Voir au-delà du risque, le successeur de la revue Au-delà du risqueExcellent rédacteur et auteur, Andrew a également mis à profit ses compétences en design graphique dans le cadre de la création du nouveau look du site Web de l’ICA. Son dernier projet important au sein de l’ICA est le livre commémoratif L’Institut canadien des actuaires : Une histoire orale de 1965 à 2015, qui paraîtra sous peu. Nous regrettons de le voir partir, mais nous lui souhaitons la meilleure des chances dans ses nouveaux projets.

Bonnie sera chargée de réviser la plus grande partie du matériel de communication de l’ICA en anglais, dont le (e)Bulletin, le rapport annuel, Voir au-delà du risque, les annonces hebdomadaires, le programme de l’Assemblée annuelle et des colloques et les publications dans les médias sociaux.

Auparavant, elle a occupé les postes de rédactrice technique et de rédactrice au sein de plusieurs sociétés de haute technologie, dont Signiant et Nortel. Elle est également productrice chevronnée en cinématographie et en télévision. Chez Signiant, Bonnie supervisait la production de toutes les communications techniques de l’entreprise, dont les documents concernant les logiciels, l’assistance en ligne, les livres blancs et le matériel de formation. Elle aime relever le défi que pose la communication d’idées complexes de la façon la plus claire et concise possible.

Son souci du détail et sa volonté d’assurer l’efficacité des communications contribueront au maintien des normes élevées de l’Institut en matière de publications.

Vous pouvez joindre Bonnie à bonnie.robinson@cia-ica.ca.

 

Kenneth (Ken) Hampson, AICA(2012), ASA(1989)

Ken Hampson, décédé en juillet à l’âge de 62 ans, s’est joint à l’ICA en 1990 alors qu’il travaillait pour la Financière Sun Life, assurance-vie, à Toronto. Titulaire d’un baccalauréat (avec distinction) de l’Université de Western Ontario, il a occupé le poste d’analyste principal de recherche collective chez Sun Life avant de prendre sa retraite en 2010.

Bradley Matchett, FICA(1971), FSA(1971)

Diplômé de l’Université Queen’s, Bradley (Brad) Matchett, qui est décédé en juillet à l’âge de 73 ans, était un employé de longue date de la Canada Vie, où il a occupé le poste d’actuaire associé.

 
Nouvelles sur les événements

Participants au Colloque sur l'expertise devant les tribunaux (à gauche) et au Colloque pour l'actuaire désigné (à droite). 

Deux colloques de l’ICA ont eu lieu en septembre : le Colloque sur l’expertise devant les tribunaux et le Colloque pour l’actuaire désigné.

Plus de 50 personnes ont pris part au Colloque sur l’expertise devant les tribunaux, qui se tenait cette année à Québec. On y a offert diverses séances abordant une foule de sujets, dont un survol du système d’assurance automobile du Canada jusqu’à l’évaluation de l’employabilité dans un contexte de litige.

Une séance se penchait sur le double recouvrement suivant la rupture du mariage, c’est-à-dire la situation selon laquelle un régime de retraite, lorsqu’il est réparti équitablement à titre de bien, est également traité comme un revenu à partir duquel le conjoint détenteur du régime doit verser une pension alimentaire.

Une semaine plus tard, plus de 300 personnes ont assisté au Colloque pour l’actuaire désigné, tenu à Montréal. Les participants ont entendu les conférenciers sur de nombreux sujets, notamment sur la façon dont les exigences visant la transparence publique ont des répercussions sur le choix des méthodes actuarielles qui peuvent être utilisées et néanmoins bien comprises, les modifications apportées à la modélisation et aux pratiques, les technologies perturbatrices, ainsi que la cartographie des risques et les modèles relatifs aux inondations.

Dan Roam, conférencier d’honneur et auteur du best-seller Convaincre en deux coups de crayon, a présenté un exposé divertissant et instructif portant sur la résolution des problèmes stratégiques à l’aide d’images. M. Roam a insisté sur le fait que [traduction libre] « les images recèlent un pouvoir de communication miraculeux » et que « celui qui parvient le mieux à décrire le problème est aussi celui qui est le plus susceptible de le résoudre ». Bon nombre d’actuaires présents dans la salle étaient assurément sceptiques de l’entendre affirmer qu’« il est impossible d’assimiler 1 447 pages de texte et de matière » puisque cela représente à peu près la matière couverte dans un examen d’actuariat. Néanmoins, les participants se sont montrés très réceptifs à l’égard de l’approche créative de M. Roam concernant la communication à l’aide d’images.

La Commission de l’éducation permanente, présidée par Deborah McMillan, continue de planifier chaque année des programmes de première qualité à l’intention des membres de l’ICA dans le cadre du Colloque sur l’expertise devant les tribunaux, du Colloque pour l’actuaire désigné, ainsi que des Colloques sur les régimes de retraite et les investissements, de même que l’Assemblée annuelle (qui se tiendra à St-John’s, Terre-Neuve-et-Labrador, en juin prochain) et de webémissions mensuelles. La commission et le personnel de l’ICA apprécient beaucoup le soutien et la participation des membres lors des événements de l’ICA.

En 2016, le Colloque sur l’expertise devant les tribunaux et le Colloque pour l’actuaire désigné se tiendront tous deux à Toronto.

 
Les bénévoles en déplacement

Conseil d’administration

Les nominations des membres aux directions, groupe et commission suivants pour l’exercice 2015-2016 ont été approuvées, en vigueur le 1er juillet 2015 :

  • Direction de l’admissibilité et de la formation (DAF) : Angelita Graham (présidente), Rémi Villeneuve (vice-président), Mathieu Boudreault, Maxime-Frédéric Brochu-Leclair, Joel Cohen, Alana Farrell, Bruno Gagnon, Thomas Hinton et Deborah McMillan.
  • Direction des relations internationales (DRI) : Dave Pelletier (président), Geoffrey Melbourne (vice-président), Robert Berendsen, Jim Christie, Denise Lang, Jason Malone, Robert McKay, Catherine Robertson, Chris Townsend, Jacques Tremblay (observateur) et le(s) représentant(s) du Conseil d’administration. Les nouveaux membres approuvés sont Jim Christie, en vigueur immédiatement, et Mike Hafeman, en vigueur le 1er janvier 2016. Les mandats de Mike Hale et de Micheline Dionne (observatrice) se sont terminés le 30 juin et ils quittent avec remerciements. Le mandat de Chris Townsend se terminera le 31 décembre 2015.
  • Direction des services aux membres (DSM) : Marie-Hélène Malenfant (présidente), Jason Alleyne, Marc-André Belzil, Claire Bilodeau, Frank Grossman, Nari Persad et Martin Roy. Les mandats de Marc Tardif et de Dave Dickson se sont terminés le 30 juin et ils quittent avec remerciements. Le mandat révisé de la direction, tel que recommandé par la Commission sur la gouvernance, a été approuvé.
  • Direction de la pratique actuarielle (DPA) : Pierre Dionne (président), Faisal Siddiqi (vice-président), Jacques Boudreau, Rachel Dutil, Kathryn Hyland, Donald Tettmar, Michael Williams et Ty Faulds (président du CNA). Le mandat de Bruce Langstroth s’est terminé le 30 juin et il quitte avec remerciements.
  • Groupe de candidats à un tribunal : David Short (président), Simon Curtis, Gilles Dufresne, Brian FitzGerald, Normand Gendron, Neville Henderson, Guy Martel, Jean-Louis Massé, Daniel Murphy, Philip Pothier, Allan Shapira, William Solomon, Michel St-Germain, Bill Weiland et Nancy Yake. Le nouveau membre approuvé est Jean-Louis Massé. Le mandat de Ted Nixon s’est terminé le 30 juin et il quitte avec remerciements.
  • Commission de déontologie : Douglas Brooks (président), Stephen Eadie (vice-président), Richard Béliveau, François Boulanger, Stephen Butterfield, Luc Dionne, Sym Gill (n’est pas membre de l’ICA), Don Ireland, Maryse Larouche, Pierre Laurin, Claude Lockhead, Bonnie Lysyk (n’est pas membre de l’ICA), Louis Martin et Jean-Claude Primeau. Jacques Tremblay remplace Jacques Lafrance à titre de membre d’office de la commission. Liam McFarlane et Dave Dickson ont quitté la commission le 30 juin avec remerciements.

Les membres du Conseil d’administration pour l’exercice 2015-2016 sont : Jacques Tremblay (président sortant), Rob Stapleford (président), Dave Dickson (président désigné), John Dark (secrétaire-trésorier), David Congram, Alan Cooke, Dan Doyle, Steve Easson, Claude Ferguson, Richard Gauthier, Minaz Lalani, Denise Lang, Karen Lockridge, Jean-Yves Rioux, Marc Tardif et Mercy Yan. Jacques Lafrance, Michel Giguère, Sharon Giffen, Kim Young et Joe Nunes ont quitté le Conseil d’administration avec les remerciements de l’Institut.

Les personnes suivantes ont été nommées aux commissions ci-dessous, en vigueur le 1er juillet 2015 :

  • Commission des élections 2016 : Jim Christie (président), Stephen Bonnar, Christiane Bourassa, Simon Curtis, Marc-André Melançon, Dennis Schettler, Michel Giguère et Jacques Lafrance;
  • Commission sur la gouvernance : Dave Dickson (président), Alan Cooke, David Congram, Claude Ferguson, Minaz Lalani et Denise Lang;
  • Commission sur les ressources humaines, la finance et la vérification : John Dark (président), Richard Gauthier, Karen Lockridge, Marc Tardif et Jacques Tremblay;
  • Commission sur les risques : Mercy Yan (présidente), John Dark, Dan Doyle, Steve Easson et Jean-Yves Rioux.

Les personnes suivantes ont été nommées représentants du Conseil d’administration auprès des directions ci-dessous :

  • DAF : Richard Gauthier;
  • DRI : David Congram;
  • DSM : Marc Tardif;
  • DPA : Minaz Lalani.

Direction de l’admissibilité et de la formation

Les personnes suivantes ont été nommées aux commissions et sous-commissions ci-dessous, en vigueur le 1er juillet 2015, à moins d’indication contraire :

  • Commission de l’agrément : Jim Doherty (vice-président); John Dark (renommé à titre de membre);
  • Commission de l’éducation permanente : June Smyth, renommée; Daniel Klein et Craig Allen;
  • Sous-commissions de la Commission de l’éducation permanente :
    Sous-commission sur les régimes de retraite : June Smyth (présidente);
    Sous-commission sur les placements : Daniel Klein (président), Martin Bélanger, François Bourdon, Ashley Goorachurn et Benny Wan;
    Sous-commission sur l’expertise devant les tribunaux : Craig Allen (président), Daniel Gagné et Louis Martin, date d’entrée en vigueur rétroactive au 1er mars 2015 pour tous;
  • Commission sur les relations universitaires : Sheldon Lin (président), Claudia Gagné et José Garrido;
  • Commission sur le programme d’études en matière d’éducation : Claudia Gagné;
  • Commission sur le programme d’études de l’examen 6-Canada : Brian Choi;
  • Commission sur le professionnalisme au sein de l’ICA : Robert McKay, en vigueur le 16 juillet 2015; Mike Hale a été nommé représentant de la Commission sur les positions publiques auprès de cette commission;
  • Groupe de travail chargé d’étudier le bien-fondé de l’agrément relatif au programme : Bruce Jones (président), Patrick Kavanagh, Peter Muirhead, Claude Pichet et Amy Waldhauer (observatrice représentant la Casualty Actuarial Society). Leur mandat consiste à étudier les avantages et les désavantages de l’agrément fondé sur les programmes ainsi que le potentiel de mettre en place un examen des connaissances national et standardisé, et formuler des recommandations à l’intention de la DAF.

Les personnes suivantes ont quitté les groupes ci-dessous, ou leurs mandats se sont terminés, et ils quittent avec remerciements :

  • Commission sur les relations universitaires : Mathieu Boudreault (président);
  • Commission des examens sur le volet des prestations de retraite pour le Cours orienté vers la pratique 2015 : Nelsha Nanji;
  • Commission sur le programme d’études de l’examen 6-Canada : Alena Kharkavets;
  • Sous-commission sur les placements de la Commission de l’éducation permanente : Christopher Brisebois, Patrick Chamberland, Stanley Kwok, Ivy Lee, Martin Leroux, Sheldon Liu et Harry Satanove.

Le Groupe de travail visant à définir le professionnalisme au sein de l’ICA et le Groupe de travail sur la célébration du 50e anniversaire de l’Assemblée annuelle ont été dissous avec remerciements.

Direction de la pratique actuarielle

Les personnes suivantes ont été nommées aux postes ci-dessous :

  • Vice-président de la Commission sur la gestion du risque et le capital requis : Marco Fillion, en vigueur le 24 mai 2015;
  • Membres de la Commission des rapports financiers des compagnies d’assurances IARD : Edward Lam et Philip Traicus, en vigueur le 9 juin 2015. Yves Boissonnault-Francoeur a démissionné de la commission, en vigueur immédiatement;
  • Représentants de la DPA :
    Auprès de la Commission sur les changements climatiques et la viabilité (relevant de la DSM) : Rachel Dutil;
    Auprès de la Commission sur l’actuaire désigné/responsable de l’évaluation : Pierre Dionne;
    Auprès du Groupe de travail sur la modélisation : Pierre Dionne;
    Auprès du Groupe de travail sur les taux d’actualisation applicables à la comptabilisation des prestations de retraite et postérieures à la retraite : Faisal Siddiqi.

 
Mise à jour du siège social

par Michel Simard, directeur général de l’ICA

L’année 2015 a été particulièrement excitante pour l’Institut, qui célèbre son 50e anniversaire. Notre Assemblée annuelle, qui a eu lieu à Ottawa en juin, a remporté un énorme succès. Plus de 600 participants ont non seulement pris part à des séances portant sur divers sujets, mais ont également pu entendre nos conférenciers d’honneur Rex Murphy, Jeff Rubin et David Suzuki. Pour bon nombre de personnes, le clou de l’événement a été la soirée de réception du gala et du dîner du 50e anniversaire. La commémoration visuelle de nos 50 premières années présentée lors du gala nous a rappelé d’où nous venons et nous a inspirés à aller de l’avant. 

Pour bon nombre d’entre nous, l’automne est une période plus occupée qui vient parfois après un répit estival : retour à l’école, reprise des activités préférées et augmentation des tâches au travail.

En septembre, l’ICA a offert le Colloque sur l’expertise devant les tribunaux à Québec et le Colloque pour l’actuaire désigné à Montréal. Les deux événements, qui comptaient des séances abordant une foule de sujets, ont attiré de nombreux participants.

Les participants au Colloque sur l’expertise devant les tribunaux ont entendu des visions opposées en matière d’assurance automobile. Un conférencier a examiné et louangé les caractéristiques uniques du système avant-gardiste d’indemnisation sans égard à la responsabilité en vigueur au Québec, mentionnant au passage que la récente tarification engendrera des diminutions de primes réelles à compter de 2016, tandis qu’un autre conférencier a laissé entendre qu’une refonte complète du système de responsabilité délictuelle en vigueur en Ontario s’imposait.

À l’occasion du Colloque pour l’actuaire désigné, Dan Roam, auteur du livre Convaincre en deux coups de crayon, a présenté un exposé instructif et divertissant portant sur l’utilisation d’images simples (même dessinées sur des serviettes de table) pour illustrer des concepts complexes.

L’ICA a prévu toute une brochette de programmes cet automne, dont les suivants, qui ont tous lieu à Toronto :

Parmi les webémissions à venir, mentionnons celle du 13 octobre, qui se tiendra de midi à 13 h 30 (heure de l’Est) et qui portera sur la modélisation du capital économique pour les sociétés d’assurances IARD canadiennes.

L’automne signifie aussi que les élections fédérales tant attendues, et qui font couler beaucoup d’encre, sont enfin sur le point d’avoir lieu. À l’occasion de rencontres préélectorales tenues avec les partis fédéraux, l’ICA a fait valoir deux positions publiques, la première sur les régimes de retraite et la seconde au sujet du système de santé. Ces rencontres ont offert à l’ICA une occasion de s’entretenir avec un groupe d’intervenants importants et de démontrer l’engagement de notre organisation à concrétiser un volet du plan stratégique à long terme du Conseil d’administration. Il va sans dire que le point de vue de l’ICA a été bien accueilli et apprécié.

Pour en savoir plus au sujet des élections fédérales, assurez-vous de prendre connaissance du (e)Bulletin du mois prochain, qui présentera une analyse des résultats et de leur incidence pour l’ICA et ses membres.

Nous nous affairons aussi à mettre la dernière main à un livre commémoratif intitulé L’Institut canadien des actuaires : Une histoire orale de 1965 à 2015, dont la publication devrait avoir lieu plus tard cet automne. Nous espérons pouvoir le mettre à la disposition des membres à compter de nos colloques de novembre.

Enfin, bien que l’ICA ait subi de nombreux changements au cours des 50 dernières années, une chose demeure constante : la contribution de nos membres, qui siègent aux nombreuses directions, commissions, sous-commissions et groupes de travail. Nous vous sommes reconnaissants de votre contribution bénévole significative. Nous sommes toujours ravis d’accueillir de nouveaux bénévoles et nous vous incitons à prendre connaissance des occasions de bénévolat à l’Institut. Visitez le centre des bénévoles en ouvrant d’abord une session, puis en cliquant sur Organisation > Centre des bénévoles pour participer à l’essor de la profession et mettre à profit votre expertise alors que l’ICA porte son regard vers les 50 prochaines années.

Michel Simard est le directeur général de l’ICA.