CIA (e)Bulletin/(e)Bulletin de l'ICA

Canadian Institute of Actuaries/Institut canadien des actuaires

Avril 2015
Elliott Bauer
D.W. Simpson & Company
Eckler Ltd.
Votre Institut

 

Pour visionner la vidéo, veuillez cliquer sur l’image ci-dessus ou cliquez ici. Voici une transcription de la vidéo :

Bonjour à tous. Je m’appelle Jacques Tremblay et je suis le président de l’Institut canadien des actuaires. Voici mon message pour les mois d’avril et mai 2015.

Pour célébrer la venue du printemps ou donner le coup d’envoi, nous dispenserons le Cours orienté vers la pratique, ou COP, du 24 au 27 mai prochain, à Ottawa. Après plusieurs années d’études et d’examens à passer, les étudiants ont maintenant leur objectif en vue : obtenir le titre de Fellow de l’Institut canadien des actuaires. Et c’est un objectif des plus louables! Je tiens à souhaiter à tous les candidats du COP la meilleure chance dans leur préparation à leur examen!

Par ailleurs, nous procédons actuellement à un important sondage sur notre Programme d’agrément universitaire, ou PAU, afin de savoir ce que les membres connaissent du PAU et ce qu’ils en pensent. J’encourage tous les membres à prendre quelques minutes de leur temps pour y participer.

Je voudrais maintenant traiter de deux autres sujets. Le premier a trait au travail d’un nouvel et important organisme mis sur pied par l’ICA, la Commission sur les positions publiques, ou CPP. Le second concerne les récentes réunions de l’AAI qui ont eu lieu à Zurich, et des rencontres bilatérales auxquelles nous avons participé en marge de ces réunions.

Ces dix dernières années, la politique de l’ICA concernant le processus de traitement et d’approbation des positions publiques a donné de très bons résultats. Mais, au nom d’une amélioration continue, nous avons jugé qu’il était temps de procéder à une révision et à une actualisation de cette politique.

La révision a eu lieu dans les premiers mois de 2014 et la nouvelle politique a été approuvée par la Direction des services aux membres l’été dernier. En novembre, Mike Hale, un ancien président de l’ICA, s’est porté volontaire pour assurer la présidence de la CPP, laquelle travaille sans relâche depuis sa création.

Les positions publiques ont pour but d’établir et de mettre par écrit les points de vue de l’ICA. Elles peuvent prendre la forme d’un mémoire ou d’une lettre d’opinion à l’intention d’un public extérieur. Elles servent à la rédaction de communiqués, à la préparation aux entrevues des médias ou à la correspondance avec des organismes de l’extérieur sur des questions sur lesquelles l’ICA a pris position.

Si la CPP s’attache à appliquer la politique de façon appropriée dans son travail, elle s’acquitte aussi d’un autre aspect de son mandat. De fait, elle doit procéder de manière continue à des examens afin de s’assurer que l’ICA a pris position sur les sujets qui sont d’actualité ou qui le seront prochainement. Récemment, la CPP s’est réunie pour discuter des prochaines prises de position, et nous devrions bientôt en savoir plus à ce sujet.

En décembre, dans la foulée d’une rencontre avec le député Ted Hsu, la CPP a décidé que l’ICA devrait créer plusieurs positions publiques en vue de les présenter aux partis fédéraux et de leur recommander de les inclure dans leur plateforme électorale.

Le gestionnaire de l’ICA chargé des relations gouvernementales et des communications, Elliot Hughes, s’est employé avec plusieurs commissions à créer des documents en vue de les présenter à la CPP, laquelle a approuvé deux positions de plateforme. La première position, produite par la Commission sur la santé, présidée par Pierre-Yves Julien, demande au gouvernement du Canada d’inciter les Canadiens à consacrer 30 minutes par jour à l’activité physique, comme point de départ pour faire face au problème que représente la flambée des coûts de soins de santé au pays. La deuxième position, préparée par la Commission consultative sur les régimes de retraite, présidée par Michel St-Germain, recommande la nomination d’un champion national des régimes de retraite, qui, de concert avec les provinces, s’emploierait à élaborer une stratégie nationale visant à offrir à l’ensemble des Canadiens de meilleurs régimes de retraite dans le cadre d’un système qui soit simple, efficient, flexible et transparent. La CPP a suivi son processus avant d’approuver les deux positions.

L’ICA a tenu une rencontre avec le cabinet du Premier ministre pour lui présenter les positions, et des rencontres seront prévues avec les responsables des plateformes électorales du NPD et du Parti libéral.

Enfin, la CPP a approuvé une position publique produite par la Commission sur les changements climatiques et la viabilité, dont la présidence est assurée par Karen Lockridge. Le document s’intitule Les changements climatiques et la viabilité – Risques, répercussions financières et travaux des actuaires. J’invite les membres à lire la version abrégée ainsi que les documents destinés aux plateformes électorales.

En ce qui concerne la récente réunion de l’AAI, à Zurich, il y a deux points que je veux aborder. Primo, les réunions de l’AAI en soi; secundo, vu qu’un grand nombre d’associations d’actuaires assistent à ces réunions, nous profitons de ces occasions pour rencontrer plusieurs des associations qui travaillent à divers projets.

À Zurich, John Maroney, de l’Association internationale des contrôleurs d’assurance (AICA), a parlé du document de consultation sur la norme sur le capital pour les sociétés d’assurance, qui est paru en janvier. L’AICA a reçu 55 réponses qui font au total 1 300 pages non confidentielles. Elle compile et regroupe actuellement les réponses en vue de les publier prochainement sur la partie publique de son site Web. À la fin du mois, elle amorcera les essais pratiques auxquels participeront 33 groupes d’assurance internationaux. Au cours des deux premières semaines de mai, l’AICA tiendra des assemblées publiques avec les parties intéressées. Consciente de l’immense importance d’entretenir des rapports professionnels avec l’AAI, l’AICA sollicite l’avis de l’AAI et celui d’autres organismes. La consultation sur les exigences relatives aux mécanismes d’absorption des pertes importantes débutera durant la dernière semaine de juin. Ces exigences seront présentées au Conseil de stabilité financière, à l’automne. Ce Conseil et le G20 continueront de faire pression pour que la norme sur le capital pour les sociétés d’assurance soit terminée en prévision de sa mise en œuvre d’ici 2019.

Le Comité sur la réglementation des assurances de l’AAI a réalisé d’importants progrès dans la préparation de son ouvrage sur les risques. Il a discuté des éléments constituant chacun des 11 chapitres suivants : le risque de catastrophe, le risque opérationnel, les points de vue pratiques de la gestion et de la réglementation des risques, le capital, la réassurance non proportionnelle, la gestion collective des risques, la simulation de crise, la fonction actuarielle, les normes et la gouvernance des modèles. La prochaine étape pour le Comité consistera à finaliser de trois à six chapitres pour la fin juin avant de terminer le reste des chapitres en prévision de leur examen à l’automne, à Vancouver. Le Comité a aussi approuvé la publication du document intitulé Deriving Value from the ORSA – Board Perspective.

Le Conseil de l’AAI a approuvé la version finale de la Norme internationale de pratique actuarielle (NIPA) sur les avantages du personnel à des fins de diffusion.

Le Comité sur l’éducation a fait le point sur le nouveau programme international d’études qui est en cours d’élaboration. Ce sujet sera traité davantage à la réunion à Vancouver, mais je peux vous dire que des gens talentueux des quatre coins du globe accomplissent à ce sujet un travail considérable et remarquable.

Par ailleurs, l’ICA a tenu des rencontres bilatérales à Zurich avec des représentants de l’American Academy of Actuaries, de l’Institute and Faculty of Actuaries, de la Society of Actuaries, de l’Actuarial Society of South Africa, de l’Australian Institute of Actuaries et de la Casualty Actuarial Society. D’excellentes discussions ont eu lieu sur les moyens d’offrir de meilleures occasions de perfectionnement professionnel continu à nos membres, sur les enquêtes criminelles et médicales, et sur un programme d’études bancaires, pour ne mentionner que ces sujets‑là. L’ICA entretient d’excellents rapports avec les autres associations actuarielles de par le monde, et le fait de pouvoir les rencontrer en personne lors de ces congrès ne fait que renforcer notre collaboration mutuelle.

Pendant qu’il était à Zurich, l’ICA a renouvelé son entente de reconnaissance mutuelle avec l’Australian Institute of Actuaries. Le document a été approuvé par le Conseil d’administration de l’ICA à sa réunion de mars.

Ce fut donc un autre mois fort occupé pour le personnel et les bénévoles de l’ICA! Mais, l’environnement de collaboration et de coopération dans lequel nous évoluons nous aide à faire de l’excellent travail dont nous sommes tous fiers!

Si vous avez des questions concernant les sujets que j’ai abordés aujourd’hui, n’hésitez pas à communiquer avec moi à l’adresse jacques.tremblay@cia-ica.ca.

Enfin, à titre de rappel, dans moins de deux mois auront lieu l’Assemblée annuelle du 50e anniversaire de l’ICA et la célébration gala. L’inscription est ouverte et les disponibilités d’hébergement s’envolent rapidement. Jetez un coup d’œil au programme et soyez des nôtres! 

Jacques Tremblay, FICA, est le président de l'Institut canadien des actuaires.  

 
Article en Primeur

 
par Marc Tardif, FICA

En tant que président de la Direction des services aux membres (DSM), j’ai hérité d’un mandat et d’une excellente équipe de membres au sein de la direction et de ses commissions. Après un peu plus d’un an, j’ai jugé qu’il était temps de voir comment nous honorons ce mandat. Voici mes réflexions.

Jouer un rôle actif dans le dialogue public

Nous sommes convaincus que les actuaires ont leur mot à dire en ce qui a trait à la compréhension et à la quantification des aléas et des risques financiers futurs. Le grand public ainsi que les organismes gouvernementaux nous tendent l’oreille. La Commission sur les positions publiques (CPP) a parcouru les domaines à la recherche de sujets où l’ICA devrait avoir une position publique. Elle est présentement à l’étape de priorisation et devrait bientôt entreprendre des tâches de production. Entre-temps, la CPP a été très active dans l’examen des réponses de l’ICA à plusieurs sujets d’actualité, comme le provisionnement des régimes de retraite à prestations déterminées des employés des municipalités au Québec, la proposition du Régime de retraite de la province de l’Ontario, les modifications des contributions d’assurance proposées de la Société d’assurance-automobile du Québec ainsi que la consultation sur le changement climatique du gouvernement de l’Ontario.

La Commission sur les changements climatiques et la viabilité s’est prononcée en préparant une position publique : Catastrophes naturelles, changements climatiques et primes d’assurance. Cette commission a également organisé le Forum sur les changements climatiques et la viabilité qui a eu lieu à Toronto au cours du mois.

Fournir des services utiles à nos membres

La Commission de recherche continue de fournir de précieux rapports à nos membres. Plus tôt cette année, elle a publié une analyse des réclamations en raison de maladies professionnelles, qui sera utile aux membres pratiquant dans le domaine de l’indemnisation des accidents du travail. Les membres peuvent s’attendre à une publication imminente d’un rapport sur l’expérience de déchéance des polices d’assurance temporaire 100 ans et des polices d’assurance-vie universelle, avec un niveau du coût de l’assurance. La Commission a exploré plusieurs domaines de pratique, en quête de nouveaux sujets de recherche. Cela l’a forcée à définir des critères visant à prioriser des projets.

Alors que je vois le bénévolat comme une voie à double sens (apporter une valeur à l’ICA tout en donnant aux bénévoles une occasion d’améliorer leurs compétences en leadership), je fais l’éloge du travail accompli par la Commission sur le bénévolat (récemment renommée la Commission sur la gestion et le développement des bénévoles) qui, avec l’aide du siège social, a terminé l’examen du registre des bénévoles, rendant ainsi le processus plus facile pour les membres de poser leur candidature à un poste au sein d’une commission ou d’une direction les intéressant. La Commission sur le bénévolat a commencé à élaborer des outils et des programmes venant en aide aux membres désirant jouer de plus grands rôles de leadership au sein de la profession. Elle travaille également en collaboration avec la Commission des nouveaux membres afin d’inciter les jeunes membres à se porter bénévoles.

Promouvoir la profession actuarielle

Contribuant à la promotion de la profession actuarielle, la CPP a préparé deux documents qui ont été présentés aux partis fédéraux à des fins de considération pour leur prochaine plateforme électorale. L’un traitait de sujets en lien avec les régimes de retraite, demandant entre autres choses que le gouvernement du Canada nomme un champion national de la retraite qui travaillerait avec les provinces dans le but d’assurer de meilleurs régimes de retraite pour tous les Canadiens. Le deuxième suggérait que le gouvernement fédéral incite les Canadiens à faire de l’activité physique de façon quotidienne afin de réduire les coûts du régime d’assurance-maladie. Voir au-delà du risque, qui cible les représentants élus ainsi que les personnes-cadres des secteurs public et privé, a publié une nouvelle édition en janvier intitulée « Perspectives de l’assureur : combattre la fraude à l’aide de données ».

Si vous avez des questions ou des commentaires à formuler au sujet des activités de la DSM, ou si vous souhaitez vous joindre à nous, n’hésitez pas à communiquer avec moi à matardif@deloitte.ca.

Marc Tardif, FICA, est le président de la Direction des services aux membres.
 
Nouvelles de L'Institut

La Commission des élections est heureuse d’annoncer la liste de candidats 2015. Nous encourageons les membres de l’ICA ayant le droit de vote à s’en prévaloir.

Cette liste de candidats a été dressée conformément au processus électoral adopté par l’ICA en 2007, et comprend des candidats identifiés par la commission et d’autres membres ainsi que les membres ayant posé leur candidature.

Les énoncés de position et les données biographiques de tous les candidats sont affichés sur la page des élections du site Web de l’ICA (n’oubliez pas d’ouvrir une session sur le site des membres) en cliquant sur leur photo. La période de scrutin a été lancée le 29 avril et avant cela, les candidats ont été invités à participer à une tribune de discussion en ligne et à réagir à des questions sur des sujets proposés par la Commission des élections 2015 ou par des membres. Ceux-ci peuvent consulter les discussions par candidat ou par sujet.

Il y a 12 candidats au poste d’administrateur, et trois au poste de président désigné. John Dark a été réélu par acclamation au poste de secrétaire-trésorier.

Les membres votants ont la possibilité de voter électroniquement jusqu’au 20 mai à 15h (HAE). Les membres ont reçu un courriel, au début de la période de scrutin, contenant les directives pour soumettre leur vote.

Liste des candidats pour 2015-2016 :

Président désigné
David R. Dickson

Gaetano Geretto

Frederick J. Thompson

Secrétaire-trésorier
John Dark (réélu par acclamation)

Candidat(e)s au poste d’administrateur(trice)
Peter B. Douglas

Emile M. Elefteriadis

Claude A. Ferguson

Barry R. Gros

Minaz H. Lalani

Denise M. Lang

Kevin A. Lee

Ralph Ovsec

Shannon M. Patershuk

Marc Tardif

Jason Vary

Ashley W. Witts

 

 
Jason Malone, à gauche, et Les Rehbeli, à droite

par Jason Malone, FICA, et Les Rehbeli, FICA

Les actuaires qui participent à l’évaluation et à la préparation de rapports financiers sur le passif des contrats d’assurance ou des régimes de retraite connaissent probablement la directive de l’International Accounting Standards Board (IASB) en ce qui concerne l’actualisation de ces éléments de passif pour tenir compte de la valeur temporelle de l’argent.

Ce qui n’est peut‑être pas compris par tous, c’est que les normes respectives de l’IASB portant sur les contrats d’assurance (Norme internationale d’information financière 4 (IFRS 4)) et les régimes de retraite (Norme comptable internationale 19 (IAS 19)) proposent différentes démarches en matière d’actualisation des flux monétaires futurs liés au passif. Compte tenu du projet de recherche actuel mis de l’avant par l’IASB, il y a lieu de se demander si l’IASB tentera un jour de fusionner les diverses démarches d’actualisation des flux monétaires liés au passif des contrats d’assurance et des régimes de retraite. Le présent article analyse quelques‑unes des similitudes et des différences entre ces deux normes.

En principe, les deux normes tendent vers un même objectif : actualiser les flux monétaires liés au passif à un taux tenant compte des caractéristiques du passif. Les différences ont trait au niveau de jugement accordé aux praticiens pour calculer le taux d’actualisation. La norme d’assurance énonce une démarche fondée sur des principes pour calculer le taux d’actualisation approprié, tandis que la norme relative aux régimes de retraite propose une démarche davantage normative.

En vertu de l’exposé‑sondage sur l’IFRS 4 diffusé en 2013, les assureurs sont tenus d’actualiser les flux monétaires futurs à l’aide de taux d’actualisation conformes aux prix observables sur le marché pour des instruments dont les caractéristiques tiennent compte de celles du passif des contrats d’assurance au plan des dates, de la devise et de la liquidité. L’exposé-sondage invite également les assureurs à ne pas tenir compte de facteurs qui influencent les taux du marché qui ne sont pas pertinents pour le passif des contrats d’assurance. Cela signifie que les taux d’actualisation tiennent compte de l’illiquidité des primes observées dans les prix du marché, mais non des primes pour le risque de crédit, car celles‑ci ne sont pas liées au passif. Au plan pratique, l’exposé-sondage propose deux démarches permettant de calculer ces taux d’actualisation, mais en théorie au moins, ces démarches devraient donner le même résultat. Selon la première démarche, qui est « descendante », un assureur fonderait le calcul sur les rendements observés d’un portefeuille d’actifs qui appuient le passif, et qui éliminerait les primes pour risque de crédit afférentes aux prix du marché. Par contre, l’approche « ascendante » débute par les taux sans risque observés auxquels s’ajoute une prime d’illiquidité tenant compte de la liquidité du passif. Dans certains cas (par exemple, lorsque le rendement pour les titulaires de polices est lié aux résultats des éléments d’actif sous‑jacents, comme ce serait le cas pour les polices avec participation ou les polices d’assurance‑vie universelle), le taux d’actualisation est établi en fonction de ces rendements sous-jacents, compte tenu d’un principe désigné « miroir ».

Dans sa version actuelle, l’IAS 19 exige que les promoteurs de régimes actualisent les flux monétaires futurs à l’aide d’obligations de sociétés de grande qualité applicables. Dans les pays où il n’existe pas de marché actif pour ces obligations, des obligations d’État sont utilisées. Au Canada, le marché a été qualifié de « liquide »; ainsi, les obligations de sociétés de grande qualité sont utilisées pour déterminer le taux d’actualisation des programmes d’avantages sociaux postérieurs à l’emploi. Elles ont été assimilées à des obligations de sociétés aux deux meilleures cotes (notamment Aa) attribuées par les agences de notation. Cette application provient d’une lettre envoyée par la Securities Exchange Commission au Financial Accounting Standards Board il y a plus de 20 ans. La plupart des organismes de normalisation à l’échelle mondiale ont examiné cette démarche pour déterminer le taux et, dans la plupart des cas, ils ne se sont pas éloignés de l’approche Aa. Plus particulièrement, au cours de la dernière décennie, le comité de l’IASB chargé de l’interprétation des IFRS a discuté à plusieurs reprises de la méthode d’établissement du taux d’actualisation et bien que la démarche actuelle ne fasse pas l’unanimité, il n’existe aucune autre démarche reconnue à l’unanimité.

Les démarches appliquées aux contrats d’assurance et aux régimes de retraite présentent de nombreux défis pratiques d’application au Canada, le principal étant un manque de profondeur des actifs de longue durée cotés en bourse, qui visent habituellement une bien plus longue période que l’actif disponible. Les assureurs et les régimes d’avantages sociaux postérieurs à l’emploi doivent donc établir des démarches d’extrapolation des prix observés sur le marché au‑delà de la durée à laquelle le dernier prix du marché est observable. À ce point, pouvons‑nous encore déclarer que le taux d’actualisation repose sur le marché? L’IFRS 4 aborde cette question en précisant que les taux d’actualisation doivent être conformes aux taux observés sur le marché, ce qui laisse sous‑entendre qu’une démarche fondée sur une extrapolation raisonnable pourrait être utilisée. La norme IAS 19 indique que le taux d’actualisation des échéances plus longues peut être extrapolé à l’aide des taux du marché suivant la courbe de rendement.

Un autre défi important qui est apparemment unique au passif des contrats d’assurance a trait à la sélection d’une prime d’illiquidité qui convient à une démarche ascendante. On doit d’abord classer le passif selon la perception de la liquidité, puis être en mesure de calculer les primes d’illiquidité à partir du prix de l’actif observé sur le marché. Il est difficile de classer le passif, car le passif des contrats d’assurance n’est pas négocié et n’est pas considéré comme « liquide » au sens du marché. Et le fractionnement du taux d’actualisation en ses composantes (par exemple, le rendement sans risque, l’écart des taux de crédit et la prime d’illiquidité) peut également être un problème abstrait, plus particulièrement sur un marché où les émissions d’obligations des sociétés peuvent être limitées. Quelle fraction de la prime de risque observée est véritablement attribuée au crédit, et à la liquidité?

Certains praticiens envisagent donc d’appliquer la démarche descendante, car elle serait la plus facile à mettre en œuvre, quoiqu’il faille décomposer les primes de risque du marché liées à l’actif en crédit et en liquidité. La question de la liquidité est également un élément important dans le domaine des avantages sociaux. Comme nous l’avons mentionné, en vertu de la norme IAS 19, les obligations de sociétés ne peuvent être utilisées que si le marché est suffisamment actif. La mesure relative au niveau d’activité du marché n’est pas bien définie et elle est laissée au jugement du praticien. L’impact peut être très important, car la responsabilité des taux d’actualisation serait attribuée au gouvernement, d’où des taux sensiblement inférieurs. On peut donc se demander si le marché canadien est suffisamment actif avec une poignée d’émissions d’obligations de sociétés Aa au‑delà de 10 ans, mais la collectivité canadienne a accepté que le marché soit actif et, par le fait même, elle utilise les obligations de sociétés pour définir les taux d’actualisation.

Une dernière question porte sur la déclaration de l’évolution des taux d’actualisation d’une période à l’autre. Il s’agit d’un sujet complexe dans le domaine de l’évaluation de l’assurance et il varie selon que les contrats sont avec ou sans participation. Pour les polices sans participation, les praticiens seront également tenus d’évaluer certaines composantes du passif à des taux d’actualisation initialement calculés à l’émission du contrat, et présenter les variations du passif dans le cadre du revenu régulier, tout en présentant les variations imputables aux taux d’actualisation actuels conformes au marché à la rubrique Autres éléments du résultat étendu (AERE). Pour les polices d’assurance avec participation, les règles et les considérations font encore l’objet de discussions aux fins de l’application de ce principe. La volatilité du marché des obligations de sociétés d’une année à l’autre est également une question importante dans le contexte postérieur à la retraite.La norme IAS 19 (révisée) a déplacé une certaine part de volatilité de l’état des profits et pertes à l’AERE, mais les promoteurs de régimes tentent encore de s’ajuster à l’évolution rapide des taux d’intérêt des dernières années.

Jason Malone, FICA, est membre de la Direction des relations internationales. Les Rehbeli, FICA, est vice-président de la Commission sur les normes comptables internationales (assurance). 

 


par Alicia Rollo, LHRA

Alors que se conclut la troisième année de mise en œuvre du Programme d’agrément universitaire (PAU) et que nous procédons à la première révision en profondeur de celui-ci, le moment est opportun pour discuter de rigueur.

Premiers principes et approche

Nous croyons que la mise en valeur des liens avec les universités a pour effet de renforcer la profession actuarielle au Canada.

La politique relative au PAU publiée en 2010 en vue d’une mise en œuvre à l’automne 2012 exposait les grands principes en vertu desquels serait régi le programme, les exigences minimales auxquelles devaient satisfaire les universités agréées et les critères auxquels devaient répondre les candidats pour se voir attribuer des crédits à l’égard de certaines exigences d’éducation préliminaires de l’ICA. Cette politique énonçait également les exigences relatives aux révisions à court et à long termes nécessaires, lesquelles offriraient une occasion de réfléchir aux principes et aux objectifs fondamentaux du programme afin de garantir que ce dernier continue de répondre aux besoins de l’Institut et de ses parties prenantes.

Contexte

Brièvement, pour les lecteurs qui connaissent moins bien le PAU, le modèle de l’ICA consiste en un agrément attribué un cours à la fois et étroitement associé aux programmes d’études préliminaires de l’ICA, de la Society of Actuaries (SOA) et de la Casualty Actuarial Society (CAS), contrairement à un agrément obtenu au moyen d’un diplôme ou d’un programme agréé, auquel recourent certains autres organismes actuariels ailleurs dans le monde. L’ICA a décidé d’adopter ce modèle afin d’être en mesure de surveiller la capacité de chaque université d’établir une correspondance avec les programmes d’études, d’enseigner la matière correspondante et de mettre à l’épreuve les objectifs d’apprentissage connexes. Les deux modèles comportent à la fois des avantages et des inconvénients, et l’agrément de programme demeure une possibilité à prendre en considération.

Le PAU offre aux candidats l’option de déposer une demande afin d’obtenir des crédits à l’égard des examens FM, MFE, MLC, LC (candidats de la CAS seulement) et C. Chaque crédit d’examen requiert la réussite de un à quatre cours avec la note minimale exigée, laquelle est toujours au moins de B/70, avec certains cours exigeant des notes aussi élevées que A/90. Nous établissons ces notes en examinant les répartitions historiques des notes pour chaque cours agréé et en comparant le nombre estimé d’exemptions par rapport aux pourcentages de passage généraux pour les examens de la SOA et de la CAS. Les notes minimales de cours ont été établies avec une marge prévoyant que les exemptions universitaires soient fixées à un niveau supérieur. Cela s’est avéré vrai avec un pourcentage de passage moyen global pour le PAU s’établissant à 36,5 % à l’échelle des onze universités agréées, ce que l’on observe comme étant inférieur au pourcentage de passage global à l’égard des examens préliminaires de la SOA.

Les candidats doivent passer les examens P et ST (candidats de la CAS seulement), et aucun crédit de niveau Fellow n’est attribué dans le cadre du PAU. Les examens P et ST n’ont pas été inclus dans le programme parce que la majorité des cours requis sont enseignés à l’extérieur du département d’actuariat et sont donc hors de la portée de l’ICA et de l’actuaire chargé de l’agrément (AcA) aux fins de surveillance. La surveillance des cours n’est qu’un des moyens auxquels recourt l’ICA pour garantir la rigueur du PAU.

Quels sont donc les autres moyens de maintenir une approche solide et rigoureuse à l’égard de la formation préliminaire? Plusieurs mécanismes officiels sont en place, par exemple la politique, les lignes directrices et les pratiques exemplaires qui établissent la couverture minimale du programme d’études (85% ou plus), les procédures d’examen (80 % de la note finale doit être issue d’examens) et la note minimale exigée pour chaque cours aux fins de l’obtention du crédit. Lorsque la correspondance au programme d’études est inférieure à 100 %, les universités doivent fournir des détails concernant le matériel supplémentaire abordé qui est pertinent pour la profession.

Représentation de la profession au sein des universités

Chaque université doit compter un AcA nommé par l’ICA et titulaire du titre de Fellow. L’AcA représente les yeux et les oreilles de l’ICA au sein de l’université et constitue la principale personne-ressource pour tout ce qui concerne les communications et l’administration liées au PAU. L’Institut compte sur la collaboration de l’AcA pour assurer la promotion et l’administration des exigences du PAU à l’interne. Par conséquent, l’ICA demeure en communication étroite avec les AcA de toutes les universités agréées au moyen d’appels périodiques visant à obtenir la rétroaction des universités et de transmettre de l’information, notamment des préavis concernant les modifications apportées à la politique et des pratiques exemplaires. La Commission de l’agrément (CA) de l’ICA, les AcA et le personnel tiennent également une réunion annuelle conjointe afin de discuter de la stratégie et de l’orientation du PAU, ainsi que de son administration courante.

La politique relative au PAU énonce en outre les exigences visant les membres du corps professoral afin d’assurer la représentation adéquate de la profession au sein de l’université. Au chapitre des cours, une confirmation donnée par les chargés de cours individuels par l’intermédiaire du Formulaire de confirmation des chargés d’enseignement fournit à l’ICA l’assurance et la preuve que chaque cours agréé satisfait aux exigences de l’ICA relatives au programme d’études et aux examens avant que l’Institut n’attribue des crédits aux candidats. Si un cours ne satisfaisait pas aux exigences, il ne serait pas admissible aux fins des crédits dans le cadre du PAU. Le formulaire recueille aussi des données essentielles concernant la taille de la classe, le nombre d’étudiants ayant atteint ou dépassé la note exigée et d’autres renseignements visant des fins de contrôle. L’analyse de ces précieuses données permet à l’ICA de repérer toute possibilité de surévaluation.

Révisions annuelles

La visite annuelle d’un examinateur externe (EE) dans chaque université offre une rigueur accrue. La visite d’une journée et demie comprend une révision des examens et de la répartition des notes, ainsi que des rencontres individuelles avec l’AcA, les chargés de cours et les membres de la direction de l’université, dont le doyen, le vice-doyen et le chef du département. L’EE vérifie également la conformité continue de l’université à l’égard des politiques, des lignes directrices et des pratiques exemplaires de l’ICA aux fins du maintien de leur agrément.

Enfin, le programme fait l’objet d’une surveillance continuelle formelle et informelle de la part de la Direction de l’admissibilité et de la formation (DAF) et du Conseil d’administration de l’ICA.

Administration courante

Outre les mécanismes formels de surveillance et de contrôle, l’administration courante du programme ajoute à celui-ci une rigueur substantielle. Au siège social de l’ICA, notre équipe interne (Joseph Gabriel, actuaire membre du personnel, éducation; Caroline Thebault, coordonnatrice, éducation et perfectionnement professionnel; et moi-même) s’emploie à travailler en collaboration avec les onze universités, à répondre aux demandes de renseignements des membres et des candidats, à assurer le suivi de la correspondance du programme-cadre d’études, à élaborer des règles transitoires lorsque les cours universitaires et(ou) le plan du PAU subissent des modifications, à organiser des visites auprès des étudiants et à assurer la coordination des visites des EE, à recueillir les plans de cours au début de chaque session et à recueillir et analyser les données contenues dans les formulaires de confirmation des chargés d’enseignement à la fin de chaque cours. Nous examinons les demandes de crédit des étudiants dans le cadre du PAU et coordonnons la transmission de ces données avec la SOA et la CAS, ce qui permet aux candidats de naviguer sans problème à travers leurs systèmes d’éducation afin de satisfaire aux autres exigences d’admissibilité de l’ICA.

Surveillance continue

Nous assurons la surveillance continue de l’environnement du PAU afin de repérer tout problème potentiel et de trouver des solutions qui répondent aux besoins de la profession, des universités et des étudiants. Nous mettons également en place des mécanismes permettant d’assurer le suivi des données de manière à pouvoir suivre les progrès des étudiants lorsque ceux-ci passent les examens de niveau Fellow et ainsi de confirmer que les candidats ayant obtenu des exemptions possèdent les connaissances fondamentales appropriées pour réussir les examens ultérieurs de niveau Fellow.

Les efforts conjugués du Conseil d’administration de l’ICA, de la DAF, de la CA, des AcA, du corps professoral des universités agréées et du personnel de l’ICA permettent d’assurer que le programme demeure un élément viable et stratégique du système d’éducation de l’ICA et qu’il produise des candidats possédant les connaissances préalables nécessaires à la poursuite de leurs études ultérieures qui les mèneront en fin de compte au titre de FICA.

Récent sondage sur le PAU à l’intention des membres

Enfin, j’ai pensé qu’il serait intéressant de vous transmettre quelques résultats préliminaires du sondage sur le PAU que nous avons mené récemment auprès des membres. Dans le cadre de la révision fondamentale, nous souhaitions mesurer la connaissance qu’ont les membres du PAU et se renseigner sur les perceptions, le degré de connaissance et les opinions de ces derniers à l’égard du programme. Au moment d’écrire ces lignes, nous avions reçu 600 réponses, qui nous fournissent déjà d’importantes indications quant à la voie à suivre :

  • La connaissance du programme augmente, mais la connaissance détaillée du PAU demeure très faible.
  • Nous devons faire davantage pour communiquer aux étudiants, aux employeurs et aux membres en quoi consiste le PAU et comment il fonctionne.
  • La majorité des répondants (70 %) estiment que la formation universitaire constitue un moyen d’éducation et d’évaluation approprié à l’égard des connaissances actuarielles au stade préliminaire.
  • Nous sommes ravis de ce résultat. Étant donné que 29 % des répondants ont affirmé être en désaccord avec cette méthode d’éducation et d’évaluation des candidats actuariels, nous nous rendons compte qu’il convient de poursuivre nos démarches de sensibilisation et de continuer d’accroître la rigueur du programme afin d’acquérir la confiance des membres et des parties prenantes. Il convient de mentionner que l’ICA conservera l’option fondée sur les examens pour l’obtention du titre d’AICA pour les candidats qui préfèrent ce parcours.

Demeurez à l’affût pour obtenir de plus amples renseignements concernant les résultats du sondage et le rapport définitif relatif à la révision fondamentale du PAU cet automne.

Nous sommes ravis et fiers des progrès que nous avons réalisés à titre de seul organisme actuariel d’Amérique du Nord à avoir mis en place un système d’agrément universitaire. Il reste encore beaucoup à accomplir au fil des révisions, des mises au point du système d’éducation canadien et de l’amélioration continue de celui-ci avec le soutien de nos partenaires en éducation.

Remerciements aux artisans de cette initiative

Nous sommes extrêmement reconnaissants envers les nombreux bénévoles et les membres de la communauté universitaires qui ont contribué à nous amener jusqu’ici. Les premiers rapports et les premières recommandations en faveur d’un système d’éducation universitaire en Amérique du Nord remontent aux années 1960 et ont contribué à bâtir le PAU qu’on connaît aujourd’hui. Les forces conjuguées de la profession actuarielle du Canada et de nos universités agréées feront en sorte que le système d’éducation de l’ICA continuera de produire des professionnels en actuariat remarquables pour l’avenir.

Si vous avez des questions ou des commentaires, veuillez les adresser à agrement@cia-ica.ca.

Alicia Rollo, LRHA, est la directrice, adhésion, éducation et perfectionnement professionnel de l’ICA. 
 

Les membres de l’ICA sont peut-être devenus des professionnels en actuariat pour toutes sortes de raisons, mais un nouveau sondage offre un nombre de suggestions à savoir pourquoi « l’actuariat » est une si bonne carrière.

La classant encore au sommet des choix pour les travailleurs américains, une analyse de CareerCast affirme que l’actuariat est la meilleure option en raison de :

  • Son potentiel professionnel;
  • Sa satisfaction au travail;
  • Son stress relativement bas;
  • Son environnement de travail positif;
  • Son revenu moyen, que le sondage fixe à 94 209 US $.

Le rapport annuel de CareerCast inclut régulièrement l’actuariat dans ses cinq meilleurs choix de carrière, mais cette année, la profession se retrouve à la tête des autres rôles axés sur les mathématiques : les dix meilleurs comprennent les mathématiciens, les statisticiens et les scientifiques de données.

Le site Web prévient quiconque voudrait procéder à un changement de carrière. Les membres de l’ICA qui envisagent un nouveau domaine devraient probablement éviter les carrières suivantes, considérées comme les pires emplois de 2015 : diffuseur, cuisinier, personnel militaire enrôlé, bûcheron, et le pire de tous, journaliste.

Le site Web de l’ICA met en vedette des postes à pourvoir d’employeurs actuariels de types et de tailles variés. Visitez la Banque d’emplois actuariels.
 

Selon une nouvelle étude, les médias sociaux jouent un rôle de plus en plus important dans les décisions des investisseurs institutionnels.

Dans le cadre d’une étude menée avec LinkedIn comme partenaire, Greenwich Associates révèle que presque 80 % des investisseurs institutionnels utilisent des sites comme Twitter ou LinkedIn dans l’exécution de leurs activités quotidiennes. De plus, environ 30 % de ces investisseurs affirment avoir formulé une recommandation ou une décision en matière de placements découlant directement de renseignements diffusés sur les médias sociaux.

Disponible sur ce site, l’étude indique que presque tous les investisseurs institutionnels ont utilisé les médias sociaux (79 % d’entre eux au travail), et que lorsqu’ils y ont déniché des renseignements utiles, ils ont pris l’initiative de les partager, de prendre une décision en matière de placements ou de collaborer avec une entreprise en particulier. L’étude mentionne aussi que les renseignements provenant des médias sociaux ont incité 48 % des investisseurs à chercher des renseignements supplémentaires sur une question ou sur un sujet concernant leur industrie.

Intitulée Institutional Investing in the Digital Age: How Social Media Informs and Shapes and Investing Process (Les placements institutionnels à l’ère numérique : comment les médias sociaux éclairent et façonnent le processus de placements), l’étude de Greenwich Associates a été menée auprès de 256 participants parmi lesquels on peut compter des régimes de retraite, des assureurs et des fondations aux États-Unis, en Europe et en Asie. Ces organismes détenaient des actifs allant de moins de 250 millions de dollars à 10 milliards de dollars.

L’étude a également permis de constater que :

  • Avec un taux de pénétration de 52 % chez les investisseurs institutionnels, LinkedIn est la source d’information privilégiée;
  • Facebook et YouTube sont de plus en plus utilisés pour les discussions de groupe et la diffusion de vidéos d’entreprise (voir à ce sujet la page Facebook et la chaîne YouTube de l’ICA);
  • Des institutions utilisent Twitter (voici le fil Twitter de l’ICA) pour solliciter des avis ou des commentaires sur les événements des marchés financiers, même si leur préférence va aux fils personnalisés de LinkedIn (pour suivre l’ICA sur LinkedIn, cliquez ici);
  • Les participants originaires d’Asie utilisent toujours plus les médias sociaux que ceux originaires d’Amérique du Nord et d’Europe.

Dan Connell, l’auteur de l’étude, a affirmé que : « Ces résultats démontrent que les médias sociaux influencent les décisions pouvant conduire à des répartitions de milliards de dollars en placements, et ce à l’échelle mondiale. Environ 40 % des institutions mondiales prévoient utiliser davantage les médias sociaux au cours de la prochaine année, si bien qu’il faut s’attendre à ce que ces sites accroissent de nouveau rapidement leur influence sur les marchés d’investissement institutionnel. »
 


David Ross

1. Pourquoi êtes-vous devenu actuaire?

Je voulais une carrière où je pouvais sentir que je peux accomplir beaucoup si je travaille fort.

2. Lorsque vous dites aux gens que vous êtes actuaire, que croient-ils que vous faites?

La plupart du temps, ils croient qu’il s’agit de quelque chose en lien avec le risque et l’espérance de vie.

3. Qui a été votre plus grande inspiration pendant votre carrière? Avez-vous eu un mentor au début de votre carrière?

À mes débuts, mon mentor était Byron Corner (un actuaire) et plus tard, c’est devenu Greg Boal (un non-actuaire).

4. Qu’appréciez-vous le plus de votre travail?

Je travaille dans la gestion actif-passif (GAP) et les placements depuis environ 20 ans maintenant et ce que je préfère le plus c’est d’avoir quelque chose de différent à traiter chaque jour. Les marchés changent constamment, le passif est toujours difficile à prédire et cela veut dire que mon travail n’est jamais ennuyeux.

5. Si vous n’étiez pas actuaire, quelle serait votre carrière de choix?

Je serais architecte.

6. Quels sont vos passe-temps?

L’été, je pratique des sports d’extérieur. En hiver, c’est le hockey sur glace. Nous concevons et construisons également des projets pour notre maison au bord du lac.

7. Quels sont vos musiques, livres et films préférés?

J’aime toutes les formes de musique, mais ces temps-ci, je penche plus vers le country. J’aime tous les genres de livres, je lis d’ailleurs la série de Jack Reacher écrit par Lee Child présentement. J’aime regarder une grande variété de genres cinématographiques.

8. Quelle est votre destination vacances de rêve?

Ma destination de rêve est soit notre maison au bord du lac ou les Bermudes.

9. À quoi réussissez-vous mieux que quiconque de vos connaissances?

Je ne suis pas certain de réussir quelque chose mieux que quiconque. Je pense qu’on doit toujours avoir le sentiment qu’il y a place à l’amélioration et à l’innovation. Ça devrait représenter une ambition à vie.

10. Si vous pouviez vivre dans la peau d’une autre personne, vivante ou décédée, de qui s’agirait-il et pourquoi?

De personne. Il aurait été intéressant de vivre à une autre époque, mais je n’ai aucun désir de vivre dans la peau de quelqu’un d’autre que la mienne.

David Ross est le vice-président, stratégie de placement et GAP, chez Resolution Life.

Si vous aimeriez faire l’objet de la chronique Présentez-vous, veuillez répondre aux 10 questions ci-dessus par l’intermédiaire de notre formulaire en ligne.

 

 
PERSONNES INFLUENTES

Mary Kate Archibald, Richard Brown, Patrick De Roy et Guillaume Turcotte ont été nommés directeurs chez Eckler.

Dans un article du Globe and Mail, William da Silva d’Aon Hewitt explique comment quelques caisses de retraite se portent mieux que d’autres en raison de stratégies d’atténuation des risques.

Heitham Hamam a été nommé cadre supérieur, analyse actuarielle, rémunération globale, chez Banque Scotia. Il a autrefois travaillé en tant que conseiller principal en régimes de retraite chez Morneau Shepell et comme analyste actuariel chez Mercer.

Le DC Plan Summit, organisé par Benefits Canada, met en vedette la participation de plusieurs membres de l’ICA, dont Ken Millard de Great-West Life et Idan Shlesinger de Morneau Shepell, qui ont tous deux été modérateurs.

Maureen Premdas a été nommée associée et conseillère principale aux affaires concernant la santé et les avantages sociaux chez Mercer à Toronto. Elle était auparavant directrice des avantages sociaux et du bien-être chez Banque Scotia.  

Dans un article du bulletin Vision de Morneau Shepell, Fred Vettese affirme que les régimes de retraite à cotisations déterminées continueront de jouer un rôle important dans la prestation de services de sécurité de retraite pour plusieurs années à venir.


Le réseautage est un élément clé de la carrière de tout professionnel qui réussit, et l'ICA vous offre une nouvelle possibilité d'informer vos pairs de vos réalisations et progrès.

Notre rubrique du (e)Bulletin, Des nouvelles des professionnels en actuariat, vous donnera l'occasion d'annoncer votre nouvelle nomination, votre nouveau titre, vos nouveaux titres de compétence ou d'autres renseignements vous concernant. Vous aurez ainsi la possibilité d'informer vos confrères et consœurs de travail et d'autres professionnels en actuariat ou du domaine financier – qu'il s'agisse d'ex-collègues, d'anciens confrères ou consœurs d'université, d'employeurs potentiels, de futurs clients, etc. – de, par exemple :

  • Votre nouvelle nomination;
  • Votre nouveau titre ou nouveau champ de responsabilité;
  • Vos nouvelles qualifications;
  • Vos nouvelles coordonnées;
  • Un prix ou une reconnaissance qui vous a été décerné;
  • La publication de documents ou d'articles.

Il vous suffit d'envoyer un courriel – une simple ligne suffit, mais n'hésitez pas à en mettre davantage si vous le souhaitez – au rédacteur anglais de l'ICA à andrew.melvin@cia-ica.ca. Nous veillerons à ajouter cette information au numéro suivant du (e)Bulletin.

Veuillez inclure un numéro de téléphone auquel nous pouvons vous joindre pendant la journée et, si possible, une photo couleur à haute résolution. Pour être ajoutée au numéro à paraître, votre information doit nous parvenir au moins une semaine avant le dernier jour ouvrable du mois.

Pour plus de nouvelles concernant les membres de l'ICA, suivez l'ICA sur Twitter.
 
LES PUBLICATIONS DU MOIS

215028 Politique sur l’exonération de cotisation

215026 Entente de reconnaissance mutuelle entre l’Institute of Actuaries of Australia et l’Institut canadien des actuaires

215027 Énoncé de la politique de placements

215025 Note de service : Date d’entrée en vigueur révisée : Communication initiale de la promulgation d’une table de mortalité mentionnée dans les Normes de pratique pour les régimes de retraite (sous-section 3530)

215024 Note éducative : Hypothèses pour les évaluations de liquidation hypothétique et de solvabilité avec avec date de calcul entre le 31 décembre 2014 et le 30 décembre 2015

215020 Les retraités canadiens ont besoin d’un champion national

215021 Le mode de vie sain peut potentiellement contribuer à la viabilité du système de soins de santé

215019 Les risques qui font la une : Risques se produisant le plus souvent dont font état les médias canadiens

ERMRTI ERM Research Topics Inventory

EECM119 Procès-verbal de la réunion no 119 de la Direction de l’admissibilité et de la formation (19 février 2015)

EECA120 Ordre du jour de la réunion no 120 de la Direction de l’admissibilité et de la formation (15 avril 2015)

RESCO0415 Bulletin de la Commission de recherche - Avril 2015

FERGUSON2015 Élections de 2015 – Claude A. Ferguson, FICA(2000), FSA(2000)

LEE2015 Élections de 2015 – Kevin A. Lee, FICA(1999), FCAS(1999), MAAA(2000)

LALANI2015 Élections de 2015 – Minaz H. Lalani, FICA(1985), FSA(1985), CERA(2008), FCA(2010)

VARY2015 Élections de 2015 – Jason Vary, FICA(2002), FSA(2002)

LANG2015 Élections de 2015 – Denise M. Lang, FICA(1982), FSA(1982)

ELEFTERIADIS2015 Élections de 2015 – Emile Elefteriadis, FICA(1993), FSA(1993)

DICKSON2015 Élections de 2015 – David R. Dickson, FICA(1979), FSA(1979)

PATERSHUK2015 Élections de 2015 – Shannon M. Patershuk, FICA(1980), FSA(1979), CERA(2008)

TARDIF2015 Élections de 2015 – Marc Tardif, FICA(1980), FSA(1980)

OVSEC2015 Élections de 2015 – Ralph Ovsec, FICA(1992), FSA(1992), MAAA(2013)

WITTS2015 Élections de 2015 – Ashley W. Witts, FICA(1990), FIA(1988), FSA(2002)

GERETTO2015 Élections de 2015 – Gaetano Geretto, FICA(1989), FSA(1988), CERA(2009)

GROS2015 Élections de 2015 – Barry R. Gros, FICA(1982), FSA(1982)

DOUGLAS2015 Élections de 2015 – Peter B. Douglas, FICA(1991), FSA(1991)

THOMPSON2015 Élections de 2015 – Frederick J. Thompson, FICA(1969), FSA(1969)

DARK2015 Élections de 2015 – John L. Dark, FICA(1979), FSA(1979)

DFINSTRUCTIONS Forum de discussion des candidats aux élections 2015 de l’ICA : Instructions pour les usagers

SES2CF2015-3 Séance 2 : La santé et l’environnement Toxin Toxout

SES4CF2015-1 Séance 4 : L’évolution de la conjoncture dans le secteur des placements

MSCM113 Procès-verbal de la réunion no 113 de la Direction des services aux membres (25 février 2015)

MSCA114 Ordre du jour de la réunion no 114 de la Direction des services aux membres (7 avril 2015)

SES2CF2015-1 Séance 2 - La santé et l'environnement

PPMCCS Position publique : Les changements climatiques et la viabilité – Risques, répercussions financières et travaux des actuaires (version intégrale)

PPPCCS Position publique : Les changements climatiques et la viabilité – Risques, répercussions financières et travaux des actuaires

AA2014-12 Séance 12 : Le point sur les modèles relatifs aux catastrophes : Conséquences sur les programmes de réassurance

SES5CF2015-1 Séance 5 : Le point de vue du monde des affaires

SES1CF2015-2 Séance 1 : Les conséquences physiques des changements climatiques

SES1CF2015-1 Séance 1 - Les conséquences physiques des changements climatiques

SC033115 Normes de pratique (31 mars 2015)

SCP033115 Normes de pratique – Régimes publics d'assurance pour préjudices corporels (31 mars 2015)

SG033115 Normes de pratique – Section générale (31 mars 2015)

SP033115 Normes de pratique – Régimes de retraite (31 mars 2015)

SPB033115 Normes de pratique – Régimes d'avantages sociaux postérieurs à l'emploi (31 mars 2015)

SAE033115 Normes de pratique – Expertise devant les tribunaux (31 mars 2015)

215023 Mémoire au Ministère de l’Environnement et de l’Action en matière de changement climatique de l'Ontario : Document de consultation de l'Ontario sur le changement climatique 2015

Les tweets d’avril de @ICA_Actuaires :

#Actuaires et experts financiers discutent de l’#ORSA autour d’un café, parrainé par @ICA_Actuaires et @SOActuaries

Déclaration commune de @KerryLynneFindl @MinJoeOliver, plafond de cotisation de 10 000 $ du CELI via @AgenceRevCan http://bit.ly/1HxdKKj

Principales modifications à la LNPP et au RNPP, dates d’entrée en vigueur @BSIFCanada – modifications aux règlements http://bit.ly/1Ol7pFM

L’#actuariat est de nouveau classé la meilleure #carrière en Amérique du Nord http://bit.ly/1IxcPGM

Étude #actuarielle : les membres des régimes #retraite de la #GRC vivent plus longtemps que la population canadienne @BSIFCanada http://bit.ly/1yK5l2X

En cette #SAB2015, nous voulons remercier les 13,3 millions de #bénévoles au Canada – le #bénévolat c’est génial!

Plus de 550 #actuaires se portent #bénévoles auprès de nous pour faire avancer la profession #Merci #Incroyable #Célébrer #Redonner #SAB2015

Nous voulons savoir votre meilleure experience #bénévole. Comment faites-vous une différence dans votre communauté? #SAB2015

La #SAB2015 est du 12 au 18 avril. Félicitations à nos #bénévoles pour 50 ans d’excellent travail! #CIA50ICA

C’est la #semainedelactionbénévole! Merci à tous les #bénévoles de l’ICA pour votre travail acharné! #SAB2015 #actuaires

De hauts dirigeants d’entreprise parlent des difficultés et des possibilités, #viabilité et #changementsclimatiques http://bit.ly/ForumClimatICA

Évolution de la conjoncture, secteur #placements, facteurs #environnementaux, #sociaux, #gouvernance http://bit.ly/ForumClimatICA

Merci à notre conférencier d’honneur @Glen4ONT pour vos réflexions sur l’#environnement et #changementsclimatiques

En vedette, @Glen4ONT, député provincial et ministre de l’#Environnement et de l’Action en #changementclimatique http://bit.ly/ForumClimatICA

Incidence des facteurs environnementaux, comme #pollution et #changementsclimatiques sur la santé des #Canadiens http://bit.ly/ForumClimatICA

#Conséquences physiques #changementsclimatiques, attentes, incertitudes, mesures d’adaptation http://bit.ly/ForumClimatICA

Forum de l’ICA, #changementsclimatiques et #viabilité est commencé à #Toronto http://bit.ly/ForumClimatICA #ForumClimat

Des #actuaires discuteront des #changementsclimatiques et de la #viabilité à #Toronto demain http://bit.ly/ForumClimatICA

Vous êtes un #actuaire en recherche d’emploi? Consultez la banque d’#emplois actuariels de l’ICA http://bit.ly/BanqueDemplois

Webinaire interactif gratuit sur la #préretraite et l’#impôt http://bit.ly/1afmuGY via @AgenceRevCan #retraite #REER #rentes #Canada

 
Calendrier des rencontres
Le Point sur le Conseil et les Directions

Conseil d’administration

Jean-Yves Rioux a démissionné de son poste de représentant auprès de la Direction des services aux membres, en vigueur le 25 février 2015, et quitte avec remerciements.

Direction de l’admissibilité et de la formation

Les personnes suivantes ont été nommées aux commissions, sous-commissions et groupes de travail ci-dessous, en vigueur immédiatement :

  • Commission de l’éducation permanente : Houston Cheng, qui a également été nommé président de la Sous-commission sur les assurances IARD;
  • Commission sur le programme d’études en matière d’éducation : Minaz Lalani, Bruce Langstroth, Isabelle Larouche, Sophia Banduk et Stéphane McGee;
  • Commission de sélection du Programme de bourse d’études supérieures : John Dark;
  • La Sous-commission sur l’assurance-vie individuelle et rentes et la Sous-commission sur les finances et placements du Cours orienté vers la pratique 2015 : John Horosko;
  • Groupe de travail visant à définir le professionnalisme au sein de l’ICA : Kim Young (président) et Rémi Villeneuve – le mandat du groupe de travail consiste à se pencher sur les objectifs connexes du plan stratégique jusqu’à ce qu’une commission permanente soit établie.

Les personnes suivantes ont complété leur mandat aux postes suivants et quittent avec remerciements :

  • Membre de la Commission de l’éducation permanente et présidente de la Sous-commission sur les assurances IARD : Nathalie Bégin;
  • Membres de la Sous-commission sur les assurances IARD : Ling Bai et Ming Zhang;
  • Actuaire chargé de l’agrément de l’Université du Manitoba : Jeffrey Strong. 

Direction des services aux membres

Les personnes suivantes ont été nommées vice-présidents des commissions ci-dessous :

  • Commission sur les changements climatiques et la viabilité : Catherine Jacques-Brissette, en vigueur le 18 mars 2015;
  • Commission des nouveaux membres : Joseph Kazibwe, en vigueur le 25 mars 2015.

La Commission sur le bénévolat a été remplacée par la Commission sur la gestion et le développement des bénévoles. Les membres restent les mêmes et un nouveau mandat sera rédigé ultérieurement.

Kayee Ng et Jim Murta ont démissionné de la Commission sur les changements climatiques et la viabilité, en vigueur le 18 mars 2015, et quittent avec remerciements.