CIA (e)Bulletin/(e)Bulletin de l'ICA

Canadian Institute of Actuaries/Institut canadien des actuaires

FĂ©vrier 2014
Elliott Bauer
D.W. Simpson & Company
Eckler Ltd.
Votre Institut

 

par Jacques Lafrance, FICA
Président de l'ICA

Mortalité des retraités canadiens

Je tiens à souligner la publication par l’Institut du rapport final présentant les toutes premières tables de mortalité et échelles d’amélioration de la mortalité qui sont fondées sur l’expérience de mortalité des retraités canadiens. Cette étude met à la disposition des actuaires canadiens de l’information leur permettant d’offrir des calculs et des estimations encore plus fiables aux utilisateurs de leurs services.

Le parcours menant à la réalisation de ce projet a été semé d’embûches. Nous avons pu néanmoins franchir ces obstacles grâce notamment à un effort important de plusieurs bénévoles. Je tiens à remercier chaleureusement ceux-ci.

Élections

La période des élections à la direction de l’Institut approche à grands pas. Un nouveau président désigné et quatre nouveaux administrateurs seront élus.

Je sais que des membres hautement compétents de notre profession hésitent à poser leur candidature au poste d’administrateur en raison de la charge de travail que ces responsabilités peuvent représenter. Je crois que les fonctions d’administrateur constituent un engagement relativement modeste en termes d’heures qui est donc à la portée de tous, ou presque. En plus de permettre à contribuer à l’avancement de la profession, à une saine gouvernance de l’Institut et à l’élaboration et l’exécution de son plan stratégique, agir à titre d’administrateur de l’Institut constitue une expérience personnelle des plus enrichissantes. Elle donne l’occasion d’approfondir ou de mettre en pratique des compétences en gestion et relations humaines. Elle permet aussi d’en connaître davantage sur les enjeux auxquels la profession actuarielle est confrontée. Je peux affirmer, sans le moindre doute, que l’exécution de mon premier mandat d’administrateur il y a quelques années m’a rendu un professionnel plus complet; mon employeur et mes clients ont pu bénéficier, et bénéficient encore, des fruits de cette expérience.

Pour ce qui est de la présidence de l’Institut, il est évident que l’effort exigé est plus considérable. Toutefois, je tiens à préciser que le Conseil d’administration et mes récents prédécesseurs ont adopté des mesures réduisant le fardeau de travail du président, notamment en mettant l’accent sur la délégation et une meilleure répartition des tâches. De plus, le président peut compter sur le soutien indéfectible du directeur général et de son équipe, ainsi que sur l’aide des autres membres du Conseil d’administration.

Par contre, le jeu en vaut la chandelle! Jusqu’ici mon expérience à la présidence est fantastique et me procure énormément de plaisir. En fait, elle dépasse nettement les attentes que j’avais lorsque j’ai pris la décision de me porter candidat. Ce que j’ai écrit ci-dessus au sujet de l’importance et des avantages des fonctions d’administrateur s’applique également à la présidence, mais au cube! En plus, il y a l’expérience unique que représente le rôle du président au titre des relations avec les autres associations actuarielles, les gouvernements, les organismes de surveillance et bien sûr les médias. Cet aspect comporte certes des défis mais il rehausse le côté attrayant et intéressant des fonctions du président. À mon avis, un travail sans défis n’est guère valorisant.

Alors, c’est peut-être à votre tour. Si vous vous questionnez quant à la possibilité de poser votre candidature, n’hésitez pas à communiquer avec la Commission des élections. La Commission compte notamment des anciens président et administrateur ayant récemment terminé leur mandat qui seront heureux de fournir de plus amples renseignements sur les responsabilités de ces postes et les avantages qu’ils peuvent procurer.

Bonnes élections!

Jacques Lafrance, FICA, est le président de l’Institut canadien des actuaires. 

 
Article en Primeur

par Jim Christie, FICA

Dans mon deuxième article du (e)Bulletin depuis mon accession à la présidence du Conseils des normes actuarielles (CNA), j'aimerais aborder les démarches en cours au CNA à l’égard des normes actuarielles canadiennes.

L’ICA a récemment publié un rapport final incluant de nouvelles tables de mortalité et échelles d’amélioration de la mortalité des retraités reposant sur l’expérience des régimes de retraite canadiens. Les normes actuelles prévoient déjà le recours aux meilleures estimations des actuaires à l’égard de la mortalité appropriée aux fins des évaluations de continuité en matière de régimes de retraite. Un nouveau groupe désigné présidé par Conrad Ferguson formulera au CNA des recommandations quant aux tables de mortalité et aux échelles d’amélioration de la mortalité qui devraient être promulguées à l’égard des normes relatives à la valeur actualisée des rentes et à la valeur capitalisée en cas de rupture du mariage. Le CNA publiera ensuite une communication initiale à l’intention des membres de l’ICA et des autres parties intéressées, les invitant à formuler leurs commentaires à l'égard des promulgations proposées. Le groupe désigné a entrepris ses travaux. Le CNA devra veiller à ce que la profession et les autres parties intéressées disposent de suffisamment de temps pour commenter toute éventuelle recommandation proposée.

Parallèlement, le CNA assure aussi la surveillance des travaux relatifs à l'amélioration de la mortalité en assurance-vie réalisés par la Commission des rapports financiers des compagnies d’assurance-vie et tiendra compte des résultats de cette démarche au moment de déterminer si des modifications doivent être apportées aux hypothèses d'amélioration de la mortalité promulguées aux fins de l’assurance-vie.

Un groupe désigné présidé par Ty Faulds a consacré beaucoup d’énergie à la modification des hypothèses de réinvestissement économique pour l’assurance-vie en ce qui concerne le recours à des actifs à revenu fixe et non fixe aux fins de l’évaluation du passif, de la détermination du taux d’intérêt ultime et de l’accroissement de l’uniformité à l'égard des résultats obtenus au moyen de l'application des approches stochastiques par rapport aux approches déterministes. Un exposé-sondage a été approuvé et publié par le CNA en décembre. Pour l’instant, nous prévoyons que la modification des normes sera complétée en avril 2014 en vue d’une entrée en vigueur le 15 octobre 2014 et on ne s’attend pas à permettre une mise en œuvre hâtive.

Un groupe désigné présidé par Bob Howard met la dernière main à un document de consultation portant sur les normes relatives à l’utilisation de modèles, qui sera, conjointement avec une déclaration d’intention révisée, présenté aux fins d’examen lors de la réunion du CNA qui aura lieu en avril. La publication d’une déclaration d’intention révisée incluant ce document de consultation constituera une étape intermédiaire qui précédera l’élaboration d’un exposé-sondage officiel.

L’Association actuarielle internationale (AAI) travaille à l’élaboration de normes internationales de pratique actuarielle (NIPA). Les NIPA se veulent des normes modèles minimales et ne sont applicables aux actuaires d’aucun pays à moins d’avoir été adoptées par l’organisme national de normalisation actuarielle. Les organismes membres de l’AAI, y compris l’ICA, ont approuvé une politique de convergence selon laquelle chaque organisme actuariel national s’engage à faire progresser ses normes actuarielles vers les normes émises par l’AAI. La NIPA 1 (Pratique actuarielle générale) et la NIPA 2 (Sécurité sociale) ont été respectivement approuvées par l’AAI sous leur forme définitive en 2012 et en 2013.

Le CNA a passé en revue la NIPA 1 par rapport à nos normes de pratique générales (partie 1000) existantes. Comme prévu, dans la plupart des cas, la partie 1000 comportait des exigences semblables ou plus strictes que la NIPA 1. Néanmoins, on a relevé quelques endroits où la NIPA 1 allait plus loin que la partie 1000. En août 2013, une déclaration d'intention proposant des modifications aux normes générales afin de favoriser la convergence à l’égard de la NIPA 1 a été publiée. En avril 2014, un groupe désigné chargé de ces questions et présidé par Michael Banks présentera au CNA une ébauche d’exposé-sondage à des fins d’examen. Cet exposé-sondage intégrera en outre des modifications visant à favoriser l’uniformité des rapports pour tous les domaines de pratique conformément à une déclaration d'intention publiée en juin 2012.

Le CNA a entrepris la révision de la NIPA 2 (Sécurité sociale). Étant donné qu’aucune partie de nos normes actuelles ne vise la sécurité sociale, le CNA chargera un groupe désigné composé principalement d’actuaires exerçant leurs activités dans ce domaine de formuler des recommandations concernant l'intégration à nos normes des exigences de la NIPA 2.

L’AAI a publié en novembre 2013 un exposé-sondage concernant la NIPA 3 (Avantages du personnel en vertu de l’IAS 19). Au début de mars 2014, le CNA présentera à l’AAI ses commentaires concernant l’exposé-sondage relatif à la NIPA 3.

L’International Accounting Standards Board a publié en 2013 un exposé-sondage concernant la Norme internationale d’information financière 4 (IFRS 4) (Contrats d’assurance). En prévision de l’entrée en vigueur en 2018 d’une version définitive de l’IFRS 4, l’AAI a entrepris des travaux à l’égard d’une NIPA X connexe. Le CNA a chargé un groupe désigné présidé par Simon Curtis de surveiller et de commenter les déclarations d’intention et les exposés-sondages concernant cette NIPA. S’appuyant sur l’avis du groupe, le CNA a présenté des commentaires à l’AAI à l’égard de son ébauche de déclaration. À terme, le groupe désigné formulera au CNA des recommandations quant aux révisions qu’il conviendra d’apporter à nos normes pour tenir compte de la NIPA X. Étant donné la date d’entrée en vigueur prévue de l’IFRS 4, le CNA pourrait être contraint d’amorcer l’élaboration de normes canadiennes en se fondant sur l’exposé-sondage de l'AAI concernant la NIPA X plutôt que sur la version définitive de cette dernière. Nous prévoyons avoir plus de précisions concernant le calendrier de l’AAI à l’égard de la NIPA X ce printemps.

Jim Christie, FICA, est le président du Conseil des normes actuarielles.

 
Nouvelles de L'Institut

 
Les élections se tiendront bientôt pour combler quatre postes d’administrateur (mandat de trois ans), ainsi qu’un poste de président désigné (mandat d’un an, engagement de trois ans). Tout membre qui souhaite se porter candidat pour l’un de ces postes et qui satisfait aux exigences de mise en candidature énoncées dans les Règles de procédure pour les élections de l’ICA, pourra faire inscrire son nom sur le bulletin de vote.

La Commission des élections s’emploie également activement à repérer les membres qui satisfont aux exigences et à les inciter à poser leur candidature. La commission encourage la représentation proportionnelle par région et par domaine de pratique pour l’ensemble du Conseil d’administration.

Les membres qui souhaitent soumettre un nom ou se présenter aux élections cette année sont priés de communiquer avec Shirley Ann Mahon au siège social de l’ICA avant le 2 avril. Vous trouverez de plus amples renseignements au sujet des exigences de mise en candidature dans les Règles de procédure.

Voilà une belle occasion pour vous de servir et de soutenir votre profession!
 

La première édition de Voir au-delà du risque, notre publication électronique trimestrielle qui vise à promouvoir la réflexion actuarielle et l’expertise de la profession, a été distribuée aux politiciens, aux 500 sociétés canadiennes les plus importantes, aux représentants gouvernementaux, aux médias, aux universitaires, aux associations professionnelles et actuarielles nationales, et d’autres encore à l’échelle mondiale.

Remplaçant le magazine imprimé de l’ICA afin de mettre en valeur la place prépondérante des membres dans le domaine du risque, cette publication présente des articles de noms bien connus et d’experts dans le domaine de l’actuariat qui traitent de sujets proposés et révisés par le comité de rédaction de l’ICA et des membres de l’Institut

On retrouve dans la première édition un article de Fred Vettese, FICA, FSA intitulé « Résoudre la "crise" de la retraite au Canada ». Il expose son point de vue sur le système de revenu de retraite et les changements qu’on pourrait lui apporter. Les commentaires exprimés dans Voir au-delà du risque ne prétendent pas représenter la pensée de tous les membres de l’Institut ou de la profession dans son ensemble, mais offrent plutôt l’opinion d’un expert et espèrent fournir des points de discussion et des nouvelles idées pour les personnes n’étant pas actuaires. La publication est également conçue pour encourager les gens de l’extérieur de la profession à prendre en considération les avantages qu’un actuaire peut apporter à leurs organisations.

Nous incitons les membres à nous communiquer leurs suggestions pour les prochains articles. Ceux qui veulent écrire un article comptant entre 1 500 et 1 800 mots sur d’importants sujets d’intérêt destinés à un public possédant des compétences en matière financière peuvent envoyer un courriel à Andrew Melvin, rédacteur anglais de l’ICA, à andrew.melvin@cia-ica.ca. Nous avons commencé à travailler sur la prochaine édition, dont la parution est prévue en avril, mais nous apprécierons des idées et des suggestions pour les éditions futures.
 

 

 

 

par Mathieu Boudreault, AICA

En 2013, le Conseil d’administration a adopté un ensemble de nouveaux objectifs stratégiques à long terme pour l’ICA. Un de ces objectifs comporte la mise en œuvre par l'ICA de démarches visant à se faire reconnaître à titre d’organisme de formation et non seulement comme un organisme d’agrément. Il s’agit là pour l’ICA d’un changement de paradigme, c’est-à-dire qu'il assumera désormais l'entière responsabilité du parcours éducatif menant aux titres d’associé et de Fellow (AICA et FICA).

 

Le changement le plus remarquable auquel ait donné lieu cet objectif stratégique est le lancement, en septembre 2012, du Programme d'agrément universitaire (PAU), qui offre aux aspirants actuaires canadiens une autre voie pour accéder aux titres d’AICA et de FICA. Comme les universités sont désormais des partenaires en éducation indéniables, l’ICA a également créé la Commission sur les relations universitaires (CRU).

 

À propos de la Commission sur les relations universitaires (CRU)

 

Le mandat de la CRU consiste principalement à proposer, avec la collaboration de diverses instances au sein de l’ICA, des initiatives visant à renforcer la relation entre les universités, l’ICA et l’industrie. Nous travaillons également en collaboration avec plusieurs commissions et directions sur des dossiers relatifs à l'éducation préliminaire, avancée et continue, à la recherche, au PAU, etc. La CRU se compose de neuf personnes (y compris le président) qui possèdent un éventail d’expérience bien répartie entre le milieu universitaire et la pratique au sein de l’industrie.

 

Dans cet article, nous aborderons d'abord les motifs pour lesquels la profession devrait renforcer ses liens avec les universités, puis nous proposerons des idées et des exemples de moyens d’y parvenir. Cet article résume quelques-uns des points saillants mentionnés lors de la séance plénière du vendredi à l'occasion de l'Assemblée annuelle 2013 tenue à Montréal.

 

Travailler en partenariat avec les universités en matière d’éducation et de recherche : deux points de vue opposés

 

Le rôle de l’université comporte deux principaux volets : la création du savoir et le transfert de celui-ci en vue de son application dans la société. La création du savoir, qui comprend les découvertes et les innovations, est principalement réalisée dans les laboratoires de recherche avec le soutien des partenaires du gouvernement et de l'industrie. Pour pouvoir entraîner des avancées sociales, le savoir doit être transféré pour pouvoir être appliqué. Ce transfert s’effectue par le biais de l’éducation à tous les échelons : le baccalauréat, la maîtrise et le doctorat. Ainsi, les recherches menées aujourd’hui peuvent faire partie de l’éducation d’un étudiant de premier cycle dans cinq, 10 ou 50 ans.

 

Charles Trowbridge, ancien président de la Society of Actuaries, a dit un jour dans un discours présidentiel qu'il existait [traduction libre] « une relation très inhabituelle entre la profession actuarielle et le monde universitaire[...] Nous [la profession] mettons peu l’accent sur les diplômes universitaires et n’avons aucune école d’actuariat universitaire décernant des diplômes équivalents à ceux de M.D. et de J.D. » (The Actuary, août-septembre 2012.)

 

La médecine adhère à la formation universitaire depuis des siècles. De fait, les laboratoires de recherche constituent une partie importante de nombreux hôpitaux, et la plupart des grands hôpitaux sont affiliés à une université attribuant des doctorats en médecine. Ces derniers sont les premiers doctorats professionnels de premier cycle (par opposition aux doctorats de recherche, c.-à-d. les Ph.D.) dans le cadre desquels les diplômés ont reçu un amalgame d’enseignement scientifique et de formation pratique (auprès de patients dans des hôpitaux). Étant donné la proximité entre les médecins et les laboratoires de recherche, les transferts technologiques en médecine s’effectuent très rapidement. Les traitements médicaux peuvent sauver des vies et, manifestement, c’est toute la société qui peut bénéficier de l’efficacité du transfert du savoir.

 

D’autre part, la profession actuarielle a adopté deux points de vue différents à l’égard de l’éducation et de la recherche. Au Canada, aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en Australie, on s’appuie largement sur un organisme professionnel pour définir et évaluer l’éducation des actuaires et générer le savoir. Dans bon nombre de pays européens tels que la France, la Belgique, l’Allemagne et la Suisse, les universités et les praticiens entretiennent une relation plus étroite. Les actuaires français, par exemple, obtiennent pour la plupart leur titre professionnel après avoir obtenu un diplôme de premier cycle en mathématiques et une maîtrise en actuariat. Les maîtrises et les doctorats sont chose courante chez les dirigeants et les chefs de la direction des sociétés d'assurance et de réassurance européennes.

 

Au Canada, les programmes universitaires d’actuariat ont été principalement créés pour satisfaire à la demande croissante des sociétés d’assurance locales désirant embaucher des actuaires. Les diplômes de premier cycle et les majeures en actuariat ont acquis de plus en plus de popularité dans le but d’aider les étudiants à réussir les examens préliminaires d’actuariat. Ils sont devenus une norme pour obtenir un emploi de premier échelon à titre d'actuaire. De tels programmes ont d’abord été instaurés à Winnipeg (Université du Manitoba) et à Québec (Université Laval) et maintenant, onze universités à l'échelle du pays offrent des programmes d’actuariat agréés par l'ICA. La formation universitaire en actuariat a remporté un immense succès au Canada : on compte actuellement environ 600 diplômés en actuariat par année au Canada et approximativement 80 universitaires se consacrant à temps plein à des programmes actuariels canadiens.

 

En dépit du fait que la très grande majorité des actuaires soient maintenant titulaires d’un baccalauréat, la relation entre la profession et les universités a toujours été plutôt faible. Cela s’explique de plusieurs façons : la perception du rôle des universités selon laquelle celles-ci devaient simplement aider les étudiants à réussir les examens; le marché du travail très solide en actuariat; le faible nombre d’universitaires; la rareté des programmes de cycle supérieur offerts, ainsi que le peu d’investissement des sociétés d'assurance et des cabinets de consultation dans la recherche et le développement, etc.

 

La profession actuarielle a connu une évolution rapide au cours des 30 dernières années. La déréglementation des industries des assurances et des services financiers a entraîné une concurrence accrue entre les entreprises et, par conséquent, entre les professions. En 2006, le CRUSAP (Critical Review of the U.S. Actuarial Profession) déclarait ce qui suit :

 

La concurrence avec d’autres professions augmentera dans les domaines dans lesquels les actuaires fournissent et sont en mesure d’offrir des services; leurs concurrents seront notamment les titulaires d’un CPA, d’un MBA, d’un Ph.D., d’un CFA, les ingénieurs financiers[...] et les gestionnaires de risques.

 

La mondialisation des services actuariels, les innovations techniques et l’attitude des gestionnaires à l’égard d'un recours accru à des actuaires n'étant pas titulaires d'un titre de compétence donnent lieu à des approches alternatives en matière d’actuariat.

 

La concurrence croissante issue d’autres industries offre à la profession actuarielle une occasion d'innover et de se positionner différemment. La profession actuarielle canadienne pourrait manifestement exploiter davantage son partenariat avec les universités canadiennes au-delà de la formation préliminaire. Les cycles d’études supérieures et la formation professionnelle continue, en plus de la recherche, offrent bien d’autres possibilités de partenariats mutuellement avantageux entre la profession et les universités.

 

Comment établir de meilleurs partenariats avec les universités

 

Au cours des dernières décennies, le rôle des universités a évolué substantiellement et celles-ci offrent de plus en plus de services directement aux organisations (gouvernements, entreprises, etc.). D’abord, la plupart des universités sont dotées d’un service de formation professionnelle continue assurant une correspondance entre les cours, les programmes et les professeurs et les besoins de l’organisation en matière de formation continue. Les programmes d’actuariat canadiens pourraient offrir, par exemple, des cours (de cycle supérieur) pouvant être pris en compte dans le cadre du programme de perfectionnement professionnel continu (PPC). Bien que le degré de technicité de certaines présentations puisse être trop élevé pour la plupart des praticiens, les colloques, conférences et événements scientifiques régionaux constituent un excellent moyen de se renseigner au sujet des plus récents progrès en matière d’ouvrages scientifiques. Compte tenu de l’existence de programmes d’actuariat dans les grandes villes canadiennes, la formation continue universitaire pourrait contribuer à réduire les frais de déplacement engagés par les organisations. Il y a également fort à parier que ces activités universitaires sont offertes à des prix très concurrentiels. Dans l’ensemble, la profession actuarielle aurait accès à une mine de connaissances scientifiques dans les domaines de l’actuariat, de la finance, de la statistique, etc., et ce, à un prix très raisonnable (déplacement et inscription).

 

Les universités sont également dotées de services consacrés aux partenariats et mettant en lien des professeurs et des organisations aux fins de projets de recherche. Ces services accompagnent les professeurs tout au long du processus : ils se chargent de l’organisation d’activités de réseautage permettant aux professeurs et aux organisations de se rencontrer, ils assurent les services-conseils juridiques nécessaires aux fins des contrats, etc. En règle générale, il existe deux types de partenariat entre une organisation et un professeur : les contrats de consultation et les contrats de recherche. Ceux-ci diffèrent quant à la nature des services et des droits de propriété intellectuelle. Dans le cadre des contrats de consultation, le professeur agit à titre de conseiller auprès de l’organisation, tandis que les contrats de recherche sont des ententes qui mettent l’accent sur le développement du savoir. La titularité des droits de propriété intellectuelle aux fins de la publication scientifique revêt toujours une importance cruciale pour les professeurs et, en règle générale, il y a toujours de nombreuses façons de rédiger les contrats de manière à permettre au professeur de publier ses conclusions tout en accordant à l'organisation un avantage concurrentiel pendant une période de temps donnée. Dans les deux cas, les professeurs peuvent utiliser l'argent pour appuyer les étudiants pouvant collaborer au projet, acheter l'équipement nécessaire, etc. Ainsi, les services de partenariat universitaires favorisent l’investissement des entreprises dans la recherche scientifique et accélèrent l’intégration du nouveau savoir dans l’organisation.

 

Les gouvernements fédéral et provinciaux accordent un important soutien à la recherche industrielle et aux transferts technologiques à la société. Par exemple, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada a mis en place divers programmes visant à aider les chercheurs et les entreprises à travailler en collaboration dans le cadre de projets de recherche. Il offre notamment des chaires de recherche industrielle, un programme de bourses d’études supérieures à incidence industrielle (BESII), des bourses de recherche de premier cycle en milieu industriel, etc. Grâce à la BESII, le mémoire ou la thèse de l’étudiant à la maîtrise ou au doctorat est supervisé(e) conjointement par un professeur et un praticien. L’université et l’organisation sont toutes deux partenaires de l’éducation de l’étudiant, et la bourse est versée par le gouvernement et par l'organisation. Il importe de souligner que selon le statut de l’organisation, sa contribution donne droit à des remboursements d’impôt substantiels étant donné qu’elle est considérée comme un investissement en recherche. Les bourses de recherche de premier cycle en milieu industriel consistent en un programme de stage de 16 semaines s’adressant aux étudiants de premier cycle. Les principes sont semblables : le professeur et le praticien supervisent l’étudiant et la bourse est versée conjointement par le gouvernement fédéral et l’organisation (et donne aussi droit à des crédits d’impôt). Au Québec, les bourses BMP Innovation sont similaires aux BESII du fédéral, mais sont financées à parts égales par le gouvernement fédéral, celui du Québec et l'organisation (33 % chacun). Mitacs, un organisme de recherche sans but lucratif, offre des possibilités de partenariat de recherche semblables entre les universités et les entreprises. Il existe donc une multitude de programmes jouissant d’un soutien gouvernemental pouvant permettre aux organisations d’investir dans la recherche, d’avoir accès à l’expertise universitaire et d’embaucher du personnel hautement compétent, et ce, à un très faible coût pour l’organisation (partagé entre les commanditaires et admissible à des crédits d’impôt). Ces programmes sont très populaires dans plusieurs domaines, notamment le génie, la chimie, la biologie et le secteur pharmaceutique.

 

La CRU travaille actuellement à élaborer un plan stratégique visant à aider les entreprises et autres organisations à tirer profit des programmes de partenariat existants. Entre-temps, ceux qui souhaitent créer des partenariats d’éducation et de recherche avec une université de leur région peuvent toujours communiquer directement avec les professeurs sollicitant une collaboration.

 

Conclusion

 

Le secteur de l’assurance fait manifestement face à une concurrence croissante depuis quelques décennies, ce qui se répercute sur la profession actuarielle. Les risques s'assortissent de possibilités: la profession et l’industrie pourraient saisir cette occasion et développer des liens plus solides avec la communauté universitaire. L’infrastructure et les programmes sont déjà en place pour favoriser les partenariats en éducation et en recherche. La seule chose qui manque aux organisations est la volonté de leurs dirigeants de se lancer, comme l’ont fait tant d’autres professions.

 

La profession actuarielle s’en remet à elle-même depuis près d'un siècle, et l’établissement d’un partenariat avec les universités constitue un changement culturel. Avec la mise sur pied du PAU et de la CRU, l’ICA a amorcé ce changement et préparé le terrain afin de favoriser le renforcement de la relation entre la profession et les universités canadiennes. La profession actuarielle canadienne a sans aucun doute le potentiel de se démarquer du reste du monde en tirant profit des universitaires et des programmes d’actuariat universitaires hautement réputés du pays.

 

Mathieu Boudreault, AICA, est le président de la Commission sur les relations universitaires.

M. Boudreault souhaite remercier Dave Dickson (président de la Commission de recherche), Alicia Rollo (directrice, adhésion, éducation et perfectionnement professionnel), Jason Vary (président de la Direction de l’admissibilité et de la formation) et José Garrido (membre de la CRU) pour leurs précieux commentaires.  
 

Le site Web de l’ICA était l’un des trois finalistes dans la compétition de Sitefinity, Sites Web de l’année 2013, catégorie sans but lucratif. Ces prix sont décernés aux meilleurs sites qui utilisent le système de gestion de contenu Telerik de Sitefinity, et sont basés sur la créativité, l’expérience de l’utilisateur ainsi que l’application des plus récentes caractéristiques et fonctionnalités.

Les finalistes sont sélectionnés par Telerik, un fabricant de logiciels dont les produits sont utilisés par plus de 40 000 organisations de 94 pays. Ce concours, qui s’est conclu par la défaite du site de l’ICA face à celui de beyondblue, une organisation australienne qui soutient les personnes souffrant d’anxiété et de dépression, constituait une excellente occasion de promouvoir la profession actuarielle ainsi que la marque de l’ICA à un public international.

Notre site remanié a été lancé en avril 2013. Chaque année, Telerik, qui compte parmi ses clients plus de 450 des entreprises du Fortune 500, des établissements universitaires, des gouvernements et des organisations sans but lucratif, sélectionne des sites créés à l’aide de Sitefinity pour les prix du Site Web de l’année. Les lauréats sont autorisés à utiliser l’insigne du Site Web de l’année de Sitefinity et recevront un certificat de reconnaissance.

Le personnel de l’ICA, ainsi que notre équipe de développement Web à Pavliks.com et plusieurs bénévoles de la Commission sur les communications et de la Direction des services aux membres, ont travaillé (et continuent à travailler) très fort pour offrir à tous les membres de l’ICA un site Web efficace et convivial. Nous sommes très fiers de la reconnaissance de la communauté Sitefinity.
 

 

Daniel Pellerin

1. Pourquoi êtes-vous devenu actuaire?

En lisant l'almanach des professions, celle-ci figurait sur la première page et semblait couvrir une variété de domaines des plus intéressants (mathématique, économie, gestion, communication, etc.). On y faisait également allusion à une rémunération très intéressant, en omettant cependant de noter la panoplie d'examens qu'il fallait réussir pour s'y rendre. En parlant de cette possibilité à un ami il s'est moqué de moi en disant que son frère avait échoué le premier examen et qu'il était beaucoup plus intelligent que moi! Il n'en fallait pas plus pour me convaincre d'y aller!

2. Lorsque vous dites aux gens que vous êtes actuaire, que croient-ils que vous faites?

Plusieurs n'en savent rien mais savent que j'ai étudié longtemps. Certains ont encore ce regard vide et interrogateur (hein?).

3. Qui a été votre plus grande inspiration pendant votre carrière? Avez-vous eu un mentor au début de votre carrière?

Alphonse Lepage a été une grande inspiration, même si je ne l'ai rencontré qu'une seule fois, à 16 ans. Je me suis alors dit que je voulais devenir comme cet homme. Non seulement pour ses habiletés techniques mais pour sa gentillesse envers ses collègues et employés. J'ai appris plus tard que la Compagnie Canadienne de Réassurance de l'époque était une formidable équipe qui appréciait travailler ensemble et admirait M. Lepage.

4. Qu’appréciez-vous le plus de votre travail?

La communication des résultats actuariels aux différents auditoires et faire en sorte qu'ils les comprennent! Travailler en collégialité pour résoudre des problèmes complexes (pas trop tout de même).

5. Si vous n'étiez pas actuaire, quelle serait votre carrière de choix?

Je semblais me diriger vers les communications ou les arts télévisuels car j'étais encore plus talentueux en création et écriture qu'en mathématiques. J'aurais bien aimé réaliser des films.

6. Quels sont vos passe-temps?

Mon passe-temps favori est de jouer de la batterie. Malheureusement le travail ne me permet pas de faire partie d'un band mais on sait jamais... À cela s'ajoute les courses de Formule 1, la bicyclette et du temps en famille.

7. Quels sont vos musiques, livres et films préférés?

J'adore les films basés sur une idée originale ou qui ont un dénouement inattendu, comme par exemple Monsters Inc et The Sixth Sense. Évidemment je suis également passionné de toute musique possédant un 'beat' compliqué; un petit défi à reproduire sur mon 'kit'.

8. Quelle est votre destination vacances de rêve?

Intéressante question car je commence à planifier un voyage de rêve pour ma retraite (dans quelques années tout de même). Une croisière dans les pays asiatiques semble avoir la faveur du mois... jusqu'à ce que mon épouse décide autre chose...

9. À quoi réussissez-vous mieux que quiconque de vos connaissances?

J'ai un grand respect pour mes collègues actuaires et considère que chacun est probablement meilleur que moi dans un domaine ou l'autre. Il me semble cependant avoir une certaine facilité à comprendre les impératifs d'affaires et les relier au travail actuariel. Avec l'âge on développe également un 'sixième sens' pour les résultats attendus...

10. Si vous pouviez vivre dans la peau d’une autre personne, vivante ou décédée, de qui s’agirait-il et pourquoi?

La mienne me convient parfaitement merci. J'aimerais quand même, pour une seule journée, me retrouver dans la peau de Fernando Alonso (pilote de Formule 1 de Ferrari) pour avoir la chance de piloter une voiture de course de grand calibre.

Daniel Pellerin est vice-président principal et actuaire en chef chez la Transamerica Vie Canada.
 

par Dave Dickson, FICA

Il y a quelques années, la Society of Actuaries (SOA) lançait une initiative visant à assurer un meilleur soutien à ses membres canadiens et dont l'un des objectifs consiste à travailler en partenariat avec l'ICA dans le cadre de projets de recherche canadiens.

La SOA étend ses capacités de recherche afin de contribuer par son expertise, ses ressources et son financement à fournir aux actuaires et au public canadiens des recherches utiles. Afin de soutenir cette initiative, la SOA dispose d’une employée dédiée aux membres canadiens. Émilie Bouchard a été embauchée à ce poste en octobre et ses responsabilités consistent, entre autres choses, à déterminer les projets de recherche pertinents et à en faire la promotion au sein de la SOA afin d'obtenir du financement et du soutien. Émilie s’est jointe à la Commission de recherche de l’ICA dans le but d’acquérir une meilleure compréhension des types de recherches actuellement entreprises par l'ICA et de proposer des sujets de recherche envisagés par la SOA et à l'égard desquels une collaboration des deux organismes pourrait être indiquée.

Au cours des dernières années, cette initiative a donné lieu à plusieurs projets conjoints, notamment des documents sur les soins de santé et les changements climatiques. Je vous présente ci-dessous trois projets qui ont récemment fait l'objet de discussions :

  1. Nous avons retenu les services d’un consultant à qui nous avons confié la tâche de passer en revue les publications du Globe and Mail des 12 derniers mois à la recherche d'événements significatifs ayant eu une incidence sur les entreprises, et de classer ceux-ci dans des catégories de gestion des risques. Cet exercice nous permettra de mieux comprendre les types d’événements qui affectent les entreprises canadiennes et le rôle que peut jouer la gestion du risque d'entreprise pour aider celles-ci à gérer ces risques. Un document d’intérêt pour les membres canadiens et pour les entreprises du Canada sera bientôt disponible.
  2. On réalisera une analyse du comportement des titulaires de polices en vertu de produits de fonds distincts, notamment les réaffectations entre fonds et les rachats. Les résultats de cette analyse permettront à nos membres et aux entreprises canadiennes de mieux comprendre les activités relatives à ces types de produits. Aux États-Unis, on a retenu les services de la LIMRA afin de réaliser un projet similaire et de participer à l’étude canadienne; la Sous-commission sur l'expérience des fonds distincts de la Commission de recherche de l’ICA contribuera à la collecte de données et à la gestion du projet.
  3. La troisième initiative offrira une démarche différente à l’égard de la recherche. En règle générale, on établit un besoin, on dresse un plan de projet, on rassemble des données, puis on procède à la recherche. Un tel processus peut nécessiter un an ou plus. Compte tenu de tout l’intérêt que suscitent les régimes de retraite à prestations déterminées (PD), on a besoin d’un modèle qui soit en mesure de prédire l’incidence de divers stimuli sur les régimes PD canadiens, par exemple les changements d’ordre réglementaire, démographique et économique. On procédera donc à la mise au point d’un modèle dans le but d'analyser, de façon très rapide et efficace, l'effet de divers stimuli et de scénarios possibles sur les régimes PD privés.

Les exemples ci-dessus présentent des projets qui ont été réalisés avec succès aux États-Unis, puis adaptés pour le Canada. Dans le cadre de ces initiatives précises, la SOA fournit une expertise, des ressources internes et un financement partiel ou complet. L’ICA fournit une expertise canadienne, des ressources et des liens avec des intervenants canadiens clés. L’Institut assure également la traduction des documents à l’intention de ses membres francophones. De plus, il prendra les rênes pour ce qui est de veiller à ce que ces études soient diffusées de la façon la plus percutante et la plus utile possible dans le but de servir les Canadiens et de promouvoir la profession actuarielle au Canada.

Quelle collaboration pouvez-vous apporter?

Veuillez communiquer avec Émilie (au (613) 402-4118 ou à ebouchard@soa.org) ou avec moi-même si vous connaissez des sujets de recherche qui pourraient être profitables pour les actuaires et le public canadiens. Nous sommes toujours à la recherche de nouvelles idées.

Dave Dickson, FICA, est le président de la Commission de recherche.
 

par Alexis Tertulliani

Les nouvelles tables de mortalité récemment publiées par l’Institut canadien des actuaires font état de l’augmentation continue de l’espérance de vie que connaît la société dans son ensemble : nous vivons plus longtemps, en meilleure santé et nous sommes plus productifs. À mesure que cette tendance se poursuit, un nombre croissant de personnes passera presque autant d’années à la retraite qu’en activité professionnelle. Certains choisiront de consacrer tout leur temps à profiter de la retraite, alors que d’autres décideront de tirer parti de leur bonne santé et de leur mode de vie actif pour continuer de mettre à profit leur expertise, leurs connaissances et leur expérience en tant que consultants indépendants.

Les actuaires qui souhaitent emprunter le chemin de la semi-retraite sont chanceux, car les occasions d’offrir des services de conseil sur une base ponctuelle, à temps partiel ou même à temps plein sont nombreuses, ne nécessitent généralement pas d’investissement initial élevé et ne présentent normalement pas de risques financiers importants. Cependant, il existe un risque dont tous les professionnels doivent tenir compte quand ils effectuent la transition d’employé retraité à consultant : la responsabilité professionnelle. En tant que professionnels, les actuaires sont personnellement responsables de leurs activités et de leurs services professionnels; ils s’exposent à des poursuites en responsabilité professionnelle ainsi qu’à des demandes de dommages-intérêts pour négligence réelle ou présumée, ou pour des actes fautifs commis dans le cadre de leurs activités professionnelles.

Même les meilleurs professionnels peuvent être confrontés à des poursuites; et même dans les cas où aucune négligence réelle n’est prouvée, les frais de défense constituent presque toujours une dépense importante.

Une assurance responsabilité professionnelle est l’un des outils les plus efficaces pour transférer la charge financière que constituent les frais de défense et les frais juridiques à un assureur, ainsi que le fardeau de la sélection d’un conseiller juridique et la gestion du processus juridique qui pourrait s’ensuivre. Dans les cas où des dommages-intérêts sont attribués à un tiers, l’assurance responsabilité professionnelle indemnisera en conséquence, à concurrence de la limite d’assurance prévue en vertu de la police.

L’assurance responsabilité professionnelle est une composante fondamentale de la stratégie de financement des risques et de gestion des risques globale de tout professionnel, et elle garantit que les activités de consultation, envisagées au départ comme une manière passionnante et enrichissante de profiter de la semi-retraite, ne se transformeront pas en un obstacle à la retraite à temps plein le moment venu.

Pour de plus amples renseignements sur ProAct, visitez http://www.pro-act.ca/index_fr.html.

Alexis Tertulliani est vice-président de la gestion des risques et relations clients chez Dale Parizeau Morris Mackenzie.

 

par Jean-Guy Sauriol, FICA

Lorsque j’ai posé les pieds sur le quai à la marina de Port Saint-Charles, ce sont quatre années de visualisation, de planification, de préparation et de rame qui ont pris fin. À peine quelques heures auparavant, j’apercevais la terre pour la première fois depuis 74 jours. Étant rameur océanique en solo, étreindre mon épouse et mon fils fut mon premier contact humain depuis mon départ de l’île Grande Canarie aux îles Canaries le 24 novembre 2013. Mon périple a pris fin le 6 février 2014, quelques heures seulement avant l'ouverture des Jeux Olympiques d'hiver. J’ai donc passé Noël, le Jour de l’An et mon soixantième anniversaire seul en mer.

Tout a commencé en 2010, avec l’histoire de Katie Spotz. Lorsque j’ai vu comment elle avait traversé l’Atlantique, j’ai compris comment j'allais réaliser ma propre traversée. C’est dix ans plus tôt, à la lecture du récit de Hannes Lindeman, qu'est née ma fascination pour l’idée de traverser un océan dans une embarcation à propulsion humaine. Il a effectué la traversée de l’océan à deux reprises pendant les années 1950, une fois en canot et une autre en kayak.

Je n’avais absolument aucune expérience en rame et je n’avais jamais navigué dans une petite embarcation sur l'océan. Tout cela était nouveau pour moi. Il n’y avait que la fascination que j’éprouvais à l’égard d’un tel exploit. La lecture de tous les livres sur lesquels je pouvais mettre la main et l’achat d’un rameur (une machine à ramer intérieure) ont été mes deux premières démarches concrètes vers l’atteinte de mon objectif. En 2011, je me suis rendu aux îles Canaries pour assister au départ d’une course pour rameurs d’océan. En 2012, je suis allé en Irlande pour voir un bateau. C’est là que j’ai fait la connaissance de Tony Humphreys. Ceux qui ont suivi ma traversée savent à quel point Tony est devenu extrêmement important pour mon projet.

J’ai finalement opté pour un nouveau bateau construit en Angleterre en 2013. J’ai inscrit le bateau auprès du registre canadien des embarcations. Je l’ai appelé Maple. Je suis très fier d'avoir brandi le drapeau canadien d'un côté à l'autre de l'Atlantique. Je l’ignorais au départ, mais le fait de demander à Jamie Fabrizio de construire une embarcation pour moi a été crucial pour la réussite de ce projet. Pendant mon parcours, Maple et moi sommes devenus le prolongement de l’autre. J’ai appris à connaître ses réactions face au vent, aux vagues et aux courants. Elle m’a protégé contre les éléments et les dangers de l’océan. J’en ai pris soin, je l’ai nettoyée et je l’ai maintenue comme neuve tout au long de la traversée pour son futur propriétaire. Parfois, sur le pont, je me suis senti nerveux, effrayé. À la fin de la journée, cependant, au moment de me retirer dans la sécurité de sa cabine et de fermer son écoutille étanche, je me sentais en sécurité, comme à la maison après une journée de travail.

J’ai bâti ma routine entre le lever et le coucher du soleil. Douze heures sur le pont, douze heures dans la cabine. Je me réveillais en général à l’aube. Je préparais mon déjeuner, puis je réunissais toutes les affaires dont j’aurais besoin pour la journée : eau, barres énergétiques, lunettes de soleil, écran solaire, chapeau, gants, appareil-photo et caméras. Je me rendais sur le pont à peu près au lever du soleil. Après un arrêt au petit coin, je préparais le bateau pour une journée de navigation. Je m’arrêtais au coucher du soleil. Au crépuscule, après avoir tout rangé pour la nuit, je souhaitais bonne nuit à l'océan. En pratique, je ramais de dix à onze heures par jour. La dernière semaine, j’ai fait un peu de surtemps pour m'assurer d'arriver à North Point, à la Barbade, en disposant de suffisamment de temps pour me rendre à la marina en toute sécurité à la lumière du jour.

Ramer dix à onze heures par jour est difficile, et le mental finit par prendre le dessus. Il ne s’agit plus de savoir si on est capable de le faire, mais de savoir si on a la volonté de le faire. Dès le moment qu’on est parti, on n’a aucun répit et la seule option est de se rendre de l’autre côté. Les intempéries constituent le seul véritable obstacle à la traversée.

Lorsque j’ai décidé de traverser l’Atlantique en solo, il s'agissait clairement pour moi d'un projet personnel. Toutefois, au fil du parcours, je me suis rendu compte que de telles histoires sont une inspiration pour d'autres. C’est pourquoi j’ai décidé d'établir un lien entre mon aventure et la Fondation actuarielle du Canada et le Club des petits déjeuners du Canada. J’ai recueilli plus de 10 000 $ au profit du Club. Aucune donnée n’indique clairement combien mon aventure vous a inspirés à donner à la Fondation. Si vous ne l’avez pas encore fait, j’espère que la lecture de cet article vous rappellera qu'il n'est jamais trop tard pour faire un don.

J’ai obtenu mon diplôme à l’Université Laval en 1977 et j'ai obtenu le titre de Fellow de l'ICA en 1981. Il m’aura fallu quatre ans. Après quatre ans dans l'aventure Maple Lys Solo, j’étais arrivé à l'objectif prévu, au moment prévu et en respectant le budget prévu. Assis à l’ordinateur en train d’écrire cette histoire, je me sens un peu comme je me sentais lorsque j’ai terminé mes examens : heureux et fier, en ayant beaucoup de temps à ma disposition. Quel sera mon prochain projet? Honnêtement, je n’en sais rien. Tôt ou tard, je le découvrirai. Il semble que les gens comme moi sont toujours à la recherche de quelque chose et finissent toujours par trouver, comme je l'ai fait lorsque j'ai obtenu mon titre de Fellow. Certains indices laissent croire que je pourrais être la seule personne du monde qui ait couru un marathon, complété un triathlon Ironman, réalisé le Yukon River Quest en solo et traversé un océan à la rame en solo. Pour l’instant, mis à part les vidéos et les photos que j’ai rapportées, je vais savourer le sentiment qui compte le plus : celui de la réussite.

Jean-Guy Sauriol, FICA, est le fondateur de seclonLogic.

 

 Jean-Guy, de retour sur la terre ferme à la fin de son aventure.

 

Jean-Guy Sauriol à bord de Maple, son embarcation à rame.

 
PERSONNES INFLUENTES

Sylvie Charest a été nommée gouverneure représentant le patronat au Conseil des gouverneurs du Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail (CCHST). Mme Charest a occupé plusieurs postes de direction au sein de grandes entreprises multinationales, et est présentement vice-présidente, régimes de retraite et avantages sociaux à l’échelle mondiale, pour la Banque Scotia.

Quelques membres de l’ICA se sont récemment démarqués dans le magazine Benefits Canada :


Le réseautage est un élément clé de la carrière de tout professionnel qui réussit, et l'ICA vous offre une nouvelle possibilité d'informer vos pairs de vos réalisations et progrès.

Notre rubrique du (e)Bulletin, Des nouvelles des actuaires, vous donnera l'occasion d'annoncer votre nouvelle nomination, votre nouveau titre, vos nouveaux titres de compétence ou d'autres renseignements vous concernant. Vous aurez ainsi la possibilité d'informer vos confrères et consœurs actuaires et d'autres professionnels du domaine financier – qu'il s'agisse d'ex-collègues, d'anciens confrères ou consœurs d'université, d'employeurs potentiels, de futurs clients, etc. – de, par exemple :

  • Votre nouvelle nomination;
  • Votre nouveau titre ou nouveau champ de responsabilité;
  • Vos nouvelles qualifications;
  • Vos nouvelles coordonnées;
  • Un prix ou une reconnaissance qui vous a été décerné;
  • La publication de documents ou d'articles.

Il vous suffit d'envoyer un courriel – une simple ligne suffit, mais n'hésitez pas à en mettre davantage si vous le souhaitez – au rédacteur anglais de l'ICA à andrew.melvin@cia-ica.ca. Nous veillerons à ajouter cette information au numéro suivant du (e)Bulletin.

Veuillez inclure un numéro de téléphone auquel nous pouvons vous joindre pendant la journée et, si possible, une photo couleur à haute résolution. Pour être ajoutée au numéro à paraître, votre information doit nous parvenir au moins une semaine avant le dernier jour ouvrable du mois.

Pour plus de nouvelles concernant les membes de l'ICA, suivez l'ICA sur Twitter.
 
LES PUBLICATIONS DU MOIS

Les publications du mois de février :

214021 Communiqué : Les actuaires Canadiens publient un rapport sur le risque de dommages causés par l’eau et la tarification de l’assurance des biens

214020 Document de recherche : Le risque de dommages causés par l’eau et la tarification de l’assurance des biens au Canada

214022 Inventaire des compétences et des connaissances (ICC) pour le domaine de pratique de l’expertise devant les tribunaux

AM2013-21 Séance 21 : Simulation de procès : L’actuaire de retraite T. se retrouve à la barre!

ORG022114 Organigramme du siège social de l'ICA

AM2013-7 Séance 7 : Le point sur les modifications apportées aux règles visant les polices types aux fins d’exonération

EECA111 Ordre du jour de la réunion no 111 de la Direction de l’admissibilité et de la formation (19 février 2014)

214016 Communiqué : Nouvelles tables de mortalité des retraités canadiens et nouvelles échelles d’amélioration de la mortalité : une première pour les actuaires et les régimes de retraite canadiens

ORG0214 Organigramme du siège social de l'ICA

214013T2 Tables de mortalité CPM 2014 : Taux CPM 1999-2013

214013T3 Tables de mortalité CPM 2014 : CPM 2013 Segments et groupes d'âge

214013T4 Tables de mortalité CPM 2014 : RPC RRQ Espérances de vie

214013 Rapport final : La mortalité des retraités canadiens

214014 Note de service : Tables de mortalité CPM 2014

214013T1 Tables de mortalité CPM 2014 : Taux CPM 2014

214015 Règles de procédure pour les élections de l’ICA (2014)

AM2013-43 Séance 43 : Les actions dans les portefeuilles des société d’assurance

ITGROSSUP Grossing up for income tax

DIRCPP26 Taux d’incidence en matière d’invalidité, 26e rapport actuariel du Régime de pensions du Canada (31 décembre 2012)

AM2013-6 Séance 6 : La couverture des risques d’assurance à long terme

MSCA104 Ordre du jour de la réunion no 104 de la Direction des services aux membres (6 février 2014)

RFPGT Request for Proposals Regarding Genetic Testing Information Research Project

AM2013-23 Séance 23 : Débats sur l’assurance collective

AM2013-32 Séance 32 : Les nouvelles en matière de recherche sur la mortalité à la SOA

EB0114PDF (e)Bulletin Janvier 2014 (version pdf)

EB0114 (e)Bulletin Janvier 2014

214012 Voir au-delà du risque (janvier 2014)

CTEECI Committee on Continuing Education Contact Information (January 31, 2014)

Les tweets de février de @ICA_Actuaires :

2011 : réclamations pour dommages causés par l’eau, 500 millions de dollars au #Québec. En savoir plus #dommageeau http://bit.ly/1eksGw4

90 % des courriels du monde entier sont des #spam indique @BrianBowmanWpg à #CASL #ogcsae

Conférence #antispam pour #csae #CASL au @FairmontLaurier à #Ottawa @ogcsae

#Actuaires en recherche d’emploi? Jetez un coup d’œil à la banque d’emplois actuariels en ligne de l’ICA http://bit.ly/1fNXUYF

RAPPEL : #ÉtudiantsActuariels, Université Simon Fraser, rejoignez-nous aujourd’hui à 13 h 30 au local K9509 pour parler avec un #FICA @SFU

Inscrivez-vous maintenant au prochain Cours orienté vers la pratique des #FICA http://bit.ly/1fmOoPV

Fiers de nos équipes @OlympiqueCanada #womenshockey et #womenscurling. Bonne chance à l’équipe masculine! #GoCanadaGo #noussommeslhiver

La date limite de dépôt de la déclaration de conformité au PPC des #Actuaires de l’ICA est le 28 février. http://bit.ly/1c4Ahdz

Les changements dans l’environnement des entreprises présentent de nouveaux enjeux de #professionnalisme pour les #actuaires.

Atelier sur le #professionnalisme de l’ICA pour les #actuaires chevronnés – démontrer un bon jugement assure l’intérêt du public.

Atelier sur le professionnalisme de l’ICA – démontrer vos compétences, comportement et personnalité vous définissent comme professionnel.

Débat d’actuaires chevronnés de l’ICA, indépendance vs. objectivité, lorsqu’il s’agit de #professionnalisme

Nouvelles tables de mortalité sur les régimes de retraite | Canadian HR Reporter http://www.hrreporter.com/articleview/20198-new-pension-mortality-tables-introduced... via @hrreporter

#ÉtudiantsActuariels Avez-vous manqué l’atelier sur le #professionnalisme de l’ICA? Le prochain est le 6 mars, #Montréal http://bit.ly/1mr7PMI

Éditorial : Le mythe de l'efficacité des systèmes de santé (anglais seulement) http://www.ottawacitizen.com/opinion/op-ed/myth+efficiency/9510470/story.html... via @ottawacitizen

Nouvelles #tables de mortalité CAN (ICA) donneront aux actuaires/experts des chiffres précis sur les #régimes de retraite http://bit.ly/icacia354

@OSFIBSIF Actuaire en chef : taux de 9,9 %, contributions RPC « plus que suffisantes » pour couvrir les dépenses 2013-22 http://bit.ly/icacia353

« Trouvez votre océan et franchissez votre ligne d’arrivée ». Félicitations au rameur de l’Atlantique Jean-Guy Sauriol @Maple_Lys

À quelles surprises vous attendez-vous lors du #Budget2014 de @JimFlaherty demain? #Actuaires

Quelle est votre discipline olympique favorite? #GoCanadaGo #Sochi2014 #WeAreWinter

Consultez Voir au-delà du risque, nouvelle publication de l’ICA : ‘Crise’ de la retraite au Canada par Fred Vettese http://bit.ly/icacia350

Ne prenez aucun #risque avec la gestion du risque. Les #Actuaires transforment les chiffres en savoir. http://bit.ly/1aYW2R2

#ÉtudiantsActuariels @UMontréal Rejoignez-nous aujourd’hui à 15 h 30 pour parler à un #FICA au B-2325, Pavillon Jean-Brillant.

Dernière chance AUJOURD’HUI de voter pour l’ICA, catégorie du site de l’année sans but lucratif #Sitefinity. http://bit.ly/1nNjiV6 #CMS

Le compte Twitter de l’ICA est maintenant suivi par plus de 1 000 abonnés. Restez à jour sur #actuaires Canada : Suivez-nous aujourd’hui!

Rejoignez-nous demain pour la webémission gratuite du CNA qui traitera d’initiatives en assurance, retraite et plus. http://bit.ly/1e78eQb

Sylvie Charest, membre de l’ICA, représente les employeurs au Conseil des gouverneurs, santé et de sécurité @CCHST http://bit.ly/ciaica349

@OSFIBSIF La fiche du BAC sur les RPA et l’épargne-retraite maintenant disponible. Participants du RPA : +11 % en 10 ans http://bit.ly/icacia348

 
Calendrier des rencontres

Atelier sur le professionnalisme de l'ICA - Montréal (Français) - Le 6 mars 2014

L'Atelier sur le professionnalisme de l'ICA est une séance de trois quarts de journée qui donne une vue d'ensemble des questions liées au professionnalisme et qui fait largement appel à la méthode d'étude de cas. Les sujets abordés comprennent :   

  • Qu'est-ce qui définit un professionnel?   
  • La structure de l'ICA;   
  • Le point de vue de l'ICA sur le professionnalisme;   
  • Le processus disciplinaire de l'ICA;   
  • La faute professionnelle et la responsabilité civile.

L'Atelier sur le professionnalisme de l'ICA est une séance de trois quarts de journée qui donne une vue d'ensemble des questions liées au professionnalisme et qui fait largement appel à la méthode d'étude de cas. Les sujets abordés comprennent :

  • Qu'est-ce qui définit un professionnel?
  • La structure de l'ICA
  • Le point de vue de l'ICA sur le professionnalisme
  • Le processus disciplinaire de l'ICA
  • La faute professionnelle et la responsabilité civile
- See more at: http://www.cia-ica.ca/fr/perfectionnement/assemblees/assembl%C3%A9es-%C3%A0-venir/2014/03/06/default-calendar/atelier-sur-le-professionnalisme-de-l%27ica---fran%C3%A7ais---le-6-mars-2014---montr%C3%A9al#sthash.peilpxvO.dpuf

L'Atelier sur le professionnalisme de l'ICA est une séance de trois quarts de journée qui donne une vue d'ensemble des questions liées au professionnalisme et qui fait largement appel à la méthode d'étude de cas. Les sujets abordés comprennent :

  • Qu'est-ce qui définit un professionnel?
  • La structure de l'ICA
  • Le point de vue de l'ICA sur le professionnalisme
  • Le processus disciplinaire de l'ICA
  • La faute professionnelle et la responsabilité civile
- See more at: http://www.cia-ica.ca/fr/perfectionnement/assemblees/assembl%C3%A9es-%C3%A0-venir/2014/03/06/default-calendar/atelier-sur-le-professionnalisme-de-l%27ica---fran%C3%A7ais---le-6-mars-2014---montr%C3%A9al#sthash.peilpxvO.dpuf
Webémission de l'ICA – L’investissement dans l’immobilier commercial au Canada : Quelles sont les prochaines étapes? - Le 18 mars 2014

Webémission de l'ICA - Étude sur l’expérience de déchéance T10 - Le 19 mars 2014

 Atelier sur le professionnalisme de l'ICA - Toronto (Anglais) - Le 25 avril 2014

Cours orienté vers la pratique de l’ICA – Ottawa – Du 1er au 4 juin 2014

Atelier sur le professionnalisme de l'ICA - Vancouver (Anglais) - Le 17 juin 2014 - Vancouver

Assemblée annuelle de l’ICA – Vancouver – Les 18 et 19 juin 2014

Colloque sur l'expertise devant les tribunaux de l'ICA - Toronto - Les 12 et 13 septembre 2014

Colloque pour l’actuaire désigné de l’ICA – Toronto – Les 22 et 23 septembre 2014

Colloque sur les régimes de retraite de l’ICA – Montréal – Le 4 novembre 2014

Colloque de l’ICA sur les investissements – Montréal – Le 5 novembre 2014

Assemblée annuelle 2015 de l’ICA – Ottawa – Les 17 et 18 juin 2015
 
Le Point sur le Conseil et les Directions

Direction de l’admissibilité et de la formation

Les personnes suivantes ont été nommées aux postes et aux commissions ci-dessous :

  • Actuaire chargé de l’agrément à l’Université Western Ontario : Mary Millard, en vigueur le 1er juillet 2014.
  • Représentante de la CAS auprès de la Commission d’admissibilité : Virginia Prevosto.
  • Commission organisatrice du Cours orienté vers la pratique (COP) : Thomas Hinton (président), Steven Cheng, Wes Foerster, Bruce Langstroth, Haripaul Pannu, Jean-François Poitras et Carole Vincent, en vigueur le 1er janvier 2014. Nota : Les approbations de Carole Vincent à titre de coprésidente (Assurance-vie individuelle et rentes et Finances/placements); et de Haripaul Pannu et Jean-Francois Poitras à titre de co-vice-présidents (Prestations de retraite) sont en cours.
  • Sous-commissions d’examen du COP :
    • Assurance-vie individuelle et rentes et Finances/placements : Wes Foerster (coprésident), Carole Vincent (coprésidente), Alan Bates, Luc Bergeron, Melissa Bui, Ahwaz Chagani, Mark Edwards, Frédéric Jacques, Mark Jarvis, Jennie Leung, Alanna Rand, David Stalker, Si Xie et Vikram Malik. Nota : le nouveau membre en cours d’approbation est Vikram Malik; Melissa Bui est en congé de maternité.
    • Prestations collectives : Bruce Langstroth (président), Michael Correa, Erin Crump, Bruno Gagnon, Lyna Gendron, Martin Laframboise, René Norena, Kim Palatnick et Lucian Schulte. Nota : Ken Chin et Linda Maillet ont démissionné et quittent avec remerciements; les nouveaux membres en cours d’approbation sont Kim Palatnick et Lucian Schulte; Loretta Di Caro est en congé de maternité.
    • Prestations de retraite : Stephen Cheng (président), Haripaul Pannu (co-vice-président), Jean-François Poitras (co-vice-président), Mark Campbell, Murray Ferguson, Karen Kulchyski, Alexandre Larose, Katie McElwain, Don Tettmar, Ryan Wall, Henry Yuen et Alexandru Zaharia. Nota : Trevor Cartlidge, Corinne Escaravage, Bruno Legris, Bryan Merida, Michael Millns et Shannon Tesluck ont démissionné et quittent avec remerciements; le nouveau membre en cours d’approbation est Ryan Wall.

Le Groupe de travail sur le code de déontologie des candidats de l’ICA a été créé avec Robert Stapleford comme président, ainsi que Dave Dickson, Bruce Jones et Alanna Rand en tant que membres. Leur mandat sera de mettre sur pied un code de déontologie pour les candidats de l’ICA.

La DAF a approuvé l’effectif des sous-commissions suivantes de la Commission de l’éducation permanente pour l’année 2013-2014, rétroactivement au 1er décembre 2013 :  

  • Gestion du risque d’entreprise : Ashley Goorachurn (président), Hélène Baril, Pierre-Paul Renaud et Jay Zhong. Nota : le nouveau membre en cours d’approbation est Pierre-Paul Renaud. Altaf Rahim a démissionné de son poste à la sous-commission et quitte avec remerciements.
  • Réassurance : Mayur Shah (président), Stephanie Banfield, Patrick Charbonneau, Amit Malhotra, Jessica Newman, Maria Semak et Elena Stoyanova. Nota : les nouveaux membres en cours d’approbation sont Patrick Charbonneau, Amit Malhotra et Elena Stoyanova.
  • Assurance individuelle de personnes : Jean-Pierre Cormier (président), Robert Bhatia, Emile Elefteriadis et Peter Treichel. Nota : les nouveaux membres en cours d’approbation sont Robert Bhatia, Emile Elefteriadis et Peter Treichel.
  • Assurance corporative de personnes : Joan Strothard (présidente), Boon Thye Ho, Bradley Wallis et Esther Shuo Wang. Nota : les nouveaux membres en cours d’approbation sont Boon Thye Ho et Esther Shuo Wang.
  • Régimes de retraite : June Smyth (coprésidente), Heather Dee Wolfe (coprésidente), Tulio Walles Mora, Charlene Moriarty, Jean-François Poitras et Stephen Cheng. Nota : aucun changement.
  • Assurance collective de personnes : Jeremy Bell (président), Isabelle Bouchard, Edward Tsu-Jen Kuo et Louise Lessard. Nota : aucun changement.
  • Placements, en vigueur le 28 janvier 2014 : Eric Fontaine (président), Christopher Brisebois, Stanley Kwok, Ivy Lee, Martin Leroux, Sheldon Liu, Harry Satanove et Pavlo Tytarenko. Nota : Patrick Chamberland, Tim Cavallin et Ross Dunlop ont démissionné de leur poste à la Sous-commission sur les placements de la Commission de l’éducation permanente et quittent avec remerciements; l’approbation d’Eric Fontaine en tant que nouveau président est en cours; le nouveau membre en cours d’approbation est Stanley Kwok.

La Commission sur le programme d’études de l’examen 6-Canada de l’ICA a été créée avec Sophia Banduk et Stéphane McGee comme coprésidents, ainsi que Sarah Chevalier, Jacqueline Friedland, Patricia Hladun, Alena Kharkavets, David Langlois, Seung-Won (Sam) Lee, Henry Lim, Justin Pursaga, Lydia Roy, Erika Schurr, Lleweilun Smith, Michel Trudeau et Gang (Richard) Xu en tant que membres. 

Direction de la pratique actuarielle

Les personnes suivantes ont été nommées aux commissions ci-dessous :

  • Rapports financiers des régimes de retraite : Simon Nelson, en vigueur le 2 décembre 2013, et Mark Mervyn, en vigueur le 1er février 2014;
  • Rapports financiers des compagnies d’assurance-vie : Stéphanie Fadous, Eric Lemay et Louis Nault, en vigueur en mars 2014;
  • Régimes de prestation après emploi : Karen Dixon (présidente), en vigueur le 12 décembre 2013;
  • Indemnisation des accidents du travail : Crispina Caballero, en vigueur le 23 janvier 2014 (vice-présidente).

À titre d’information seulement :

Neil Duffy, Mario Robitaille et Stéphane Santerre compléteront leur mandat au sein de la Commission des rapports financiers des compagnies d’assurance-vie, en vigueur en mars 2014.

Jeremy Bell a démissionné de son poste de président de la Commission des régimes de prestation après emploi, en vigueur le 12 décembre 2013.