CIA (e)Bulletin/(e)Bulletin de l'ICA

Canadian Institute of Actuaries/Institut canadien des actuaires

Novembre 2013
Elliott Bauer
D.W. Simpson & Company
North American Search Group
Votre Institut
 

par Jacques Lafrance, FICA
Président de l'ICA

Que ce soit au sein de l’Institut ou lors de notre participation aux réunions regroupant des organismes actuariels de plusieurs pays, le thème de l’élargissement de la profession actuarielle prend une place croissante dans nos discussions. Par exemple, le sujet ayant été discuté le plus longuement lors de notre plus récente rencontre du North American Actuarial Council (NAAC)* fut justement une vision selon laquelle une proportion significative de nos membres œuvreront dans des domaines qui ne se limiteront pas aux assurances et aux régimes de retraite.

Un des éléments motivants ayant mené à ces discussions est un certain degré de pessimisme quant à nos domaines habituels de pratique. Le sentiment général est que ces domaines sont en décroissance ou, au mieux, en faible croissance en termes d’emplois pour les actuaires. Par ailleurs, certains récents développements peuvent offrir des occasions de rayonnement élargi de notre profession, par exemple le progrès fulgurant de la technologie, la plus grande facilité d’accès à de grandes banques de données et l’intérêt accru envers les enjeux liés aux risques.

Que pouvons-nous apporter aux employeurs de tous secteurs confondus? Beaucoup. À cet égard, je tiens à vous souligner les travaux réalisés par l’Association actuarielle internationale au titre de l’élaboration d’une proposition de valeur pour notre profession. En voici un extrait : Les actuaires sont outillés pour aider leurs clients (y compris leurs employeurs) à faire des choix éclairés et à mettre au point des solutions efficaces à titre de mesure de protection dans un monde en perpétuel changement. Un actuaire est un professionnel qualifié pour évaluer les répercussions financières actuelles des éventualités futures. [traduction libre]

Plusieurs domaines semblent être à notre portée. Il est permis de croire que nos compétences et notre formation peuvent nous permettre de contribuer au succès du secteur financier autre que les assurances, en particulier le secteur bancaire. En outre, notre expertise en examen dynamique de solvabilité et en gestion du risque d’entreprise (GRE) peut servir tant à ce secteur qu’à plusieurs autres. En effet, une application judicieuse de ces concepts peut permettre aux dirigeants d’entreprise de prendre des décisions plus éclairées en matière de gestion financière ou de commercialisation de leurs produits.

La route vers l’élargissement de nos champs de pratique ne sera pas nécessairement facile. Notre système d’éducation devra évoluer afin de rendre accessible à nos nouveaux adhérents la formation qui leur permettra de percer dans des domaines de pratique qui ne sont encore acquis à la profession actuarielle. Il en sera de même quant à la formation professionnelle permanente offerte à nos membres. Ceci exigera un effort coordonné de l’Institut, de nos partenaires en éducation et des universités offrant un programme en actuariat.

Il nous faudra aussi élaborer et mettre en œuvre une stratégie visant à mieux faire connaître les aptitudes et compétences des actuaires aux employeurs de divers secteurs. Il semble évident qu’il nous faudra d’abord cibler l’ensemble du secteur financier car c’est celui qui apparaît comme étant le plus facilement à notre portée. Une présence accrue des actuaires dans les débats publics et dans les médias contribuera également à rehausser la visibilité de notre profession.

Divers groupes de l’Institut, y compris le Conseil d’administration, se penchent sur cette question. Une des initiatives en cours consiste à apprendre des succès des actuaires d’autres pays. Par exemple, les actuaires d’Afrique du Sud ont réussi à devenir des professionnels de choix dans l’ensemble du secteur financier. L’Actuarial Society of South Africa travaille conjointement avec l’Institute of Actuaries of Australia à l’établissement d’un cadre de formation et d’admissibilité visant le domaine financier autres que les assurances. Nous suivons de près ce projet.

Une pénétration accrue de notre profession dans de nouveaux domaines exigera de la rigueur, de la persistance et une certaine audace. À nous de relever ce défi.

Jacques Lafrance, FICA, est le président de l'Institut canadien des actuaires.

* Le NAAC regroupe les dirigeants des organismes actuariels du Canada, des États-Unis et du Mexique. Il vise à favoriser la coopération entre les organismes participants. L’expansion de la profession actuarielle compte parmi ses objectifs.

 

 
Article en Primeur

par Jim Christie, FICA

Dans ce premier article du (e)Bulletin que je signe à titre de président du Conseil des normes actuarielles (CNA), poste que j’occupe depuis juillet, je présente un résumé des progrès réalisés par le CNA dans divers projets au cours de la dernière année, pour ensuite aborder les démarches en cours au chapitre des normes.

Activités récentes

Les normes révisées relatives aux régimes d’avantages sociaux postérieurs à l’emploi sont entrées en vigueur le 31 mai grâce aux efforts d'un groupe désigné présidé par Ellen Whelan.

Une version mise à jour des normes relatives à l’expertise devant les tribunaux autres que celles qui concernent la rupture du mariage a été approuvée par le CNA en juin. Les normes entreront en vigueur le 31 décembre. Il importe de bien comprendre que ces normes visent tous les actuaires appelés à agir à titre de témoins experts et non seulement ceux qui exercent leurs activités dans le domaine de l'expertise devant les tribunaux. Je remercie tout particulièrement le groupe désigné présidé par Nancy Yake.

En septembre, le CNA a approuvé les révisions aux normes de pratique applicables aux régimes de retraite concernant les évaluations de liquidation hypothétique et de solvabilité. De concert avec ces modifications, qui sont entrées en vigueur immédiatement, l’ICA a publié une note éducative correspondante. Michael Banks présidait ce groupe désigné.

Le CNA jugeait souhaitable de préciser clairement dans les normes applicables aux domaines de pratique que les normes générales s’appliquent également aux travaux effectués, quel que soit le domaine de pratique. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une modification d’ordre pratique apportée aux normes précédentes, le libellé additionnel a été ajouté et est entré en vigueur le 30 juin afin que les non-actuaires qui ne consultent que certaines sections de nos normes soient au courant de la prépondérance des normes générales. Jay Jeffrey présidait ce groupe désigné.

La norme relative à la valeur actualisée a été révisée afin de permettre au CNA de promulguer la table de mortalité applicable (plutôt que d'incorporer la table à la norme), comme c’est le cas pour la norme relative à la valeur actualisée des prestations de retraite en cas de rupture du mariage. Au départ, le CNA a promulgué les taux de mortalité existants (la table UP94) et les projections de mortalité (échelle AA) aux fins d’une entrée en vigueur le 1er février 2014.

Un groupe désigné présidé par Steve Haist a recommandé des révisions à la norme relative aux recommandations concernant les participations à l’égard de l’assurance-vie afin d’harmoniser le libellé à celui des normes de pratique. Ces modifications ne devraient avoir aucune incidence sur la pratique actuelle. On s’attend à ce que le CNA approuve ces révisions en décembre 2013 aux fins d'une entrée en vigueur en 2014, à la suite de l'élaboration de la note éducative connexe par l’ICA.

Démarches futures

L'augmentation plus élevée que prévu des taux de longévité suscite des préoccupations à l’égard des tables de mortalité et de l’échelle d’amélioration de la mortalité promulguées aux fins des normes relatives à la valeur actualisée des prestations de retraite et de la valeur capitalisée en cas de rupture du mariage, ainsi que des hypothèse d’amélioration de la mortalité utilisées aux fins de l’évaluation des régimes de retraite en général. L’ICA a récemment publié un rapport provisoire incluant de nouvelles tables de mortalité et une échelle d'amélioration de la mortalité fondées sur l'expérience canadienne. Au début de 2014, un groupe désigné présidé par Conrad Ferguson présentera au CNA des recommandations quant à la base de mortalité appropriée aux fins des normes relatives à la valeur actualisée des prestations de retraite et de la valeur capitalisée en cas de rupture du mariage, et élaborera à l’intention des membres de l’ICA et d’autres parties intéressées une communication initiale concernant les hypothèses proposées.

Le CNA envisagera également l'éventuelle nécessité d'apporter des modifications aux taux d'amélioration de la mortalité promulgués aux fins de l’assurance-vie.

Un groupe désigné présidé par Ty Faulds a travaillé d’arrache-pied à la modification des hypothèses de réinvestissement économique à l’égard de l’assurance-vie en ce qui concerne le recours à des actifs à revenu non fixe aux fins de l’évaluation du passif, la détermination du taux d’intérêt ultime et l’accroissement de l’uniformité à l'égard des résultats obtenus au moyen de l'application des approches stochastiques par rapport aux approches déterministes. Deux études d’impact quantitatives (EIQ) ont été menées afin d'évaluer l'impact global que pourraient avoir divers changements potentiels sur le secteur de l’assurance-vie. Le groupe désigné prévoit soumettre un exposé-sondage à l’examen du CNA en décembre. À l'heure actuelle, nous prévoyons que la mise au point de toute éventuelle modification apportée aux normes serait complétée en avril et entrerait en vigueur le 15 octobre 2014.

L’Association actuarielle internationale (AAI) a approuvé la NIPA 1 (Pratique actuarielle générale) en novembre 2012. Une déclaration d'intention proposant des modifications aux normes générales afin de favoriser la convergence à l’égard de la NIPA 1 a été publiée en août 2013. En outre, dans une déclaration d’intention antérieure on proposait des modifications visant à résoudre certaines incohérences à l’échelle des domaines de pratique à l'égard des exigences de déclaration et de divulgation concernant les hypothèses, les marges, les méthodes et leur bien-fondé. Présidé par Michael Banks, le groupe désigné chargé de ces questions prévoit préparer un exposé-sondage et le soumettre au CNA pour fins d’examen au début de 2014.

L’AAI a approuvé en octobre la NIPA 2 (Sécurité sociale). Étant donné qu'aucune section de nos normes actuelles n’aborde la sécurité sociale, le CNA chargera un groupe de travail constitué d’actuaires travaillant dans ce domaine d’examiner la NIPA 2 et de recommander au CNA un plan d’action.

L’AAI a publié en novembre un exposé-sondage concernant la NIPA 3 (Avantages du personnel en vertu de l’IAS 19). Le CNA mettra sur pied un groupe de travail qui sera chargé de formuler des commentaires à l’égard de l’exposé-sondage concernant la NIPA 3.

L’International Accounting Standards Board (IASB) a publié en juin un exposé-sondage concernant la Norme internationale d’information financière 4 (IFRS 4) (Contrats d’assurance). En prévision de l’entrée en vigueur en 2018 d’une version définitive de l’IFRS 4, l’AAI a entrepris des travaux à l’égard d’une NIPA X connexe. Le CNA a chargé un groupe désigné présidé par Simon Curtis de surveiller et de commenter les déclarations d’intention et les exposés-sondages concernant cette NIPA. Ce groupe désigné formulera au CNA des recommandations quant aux révisions qu’il conviendra d’apporter à nos normes pour tenir compte de la NIPA X.

Un groupe désigné reconstitué présidé par Bob Howard se réunit régulièrement afin de se pencher sur les normes de modélisation. Le groupe désigné prévoit présenter, lors de la réunion du CNA de janvier 2014, une déclaration d’intention révisée et un « document de consultation » portant sur les modifications proposées aux fins de discussion. Le document de consultation démontrerait plus clairement au CNA (puis aux membres de l’ICA et aux autres parties intéressées) la portée des nouvelles normes. La publication d’une déclaration d’intention révisée incluant le document de consultation constituera vraisemblablement une étape intermédiaire qui précédera l’élaboration d’un exposé-sondage officiel. 

Jim Christie, FICA, est le président du Conseil des normes actuarielles.

 

 
Nouvelles de L'Institut

par Rob Stapleford, FICA

Nous vivons une période intéressante et stimulante pour l’ICA au chapitre de l’éducation. Dans son article du (e)Bulletin de septembre intitulé Le système d’éducation canadien : une approche équilibrée, Jason Vary mentionne que l’ICA assure un plus grand contrôle et assume une responsabilité accrue en ce qui concerne l’éducation des actuaires canadiens et parle des travaux actuellement en cours afin de définir un programme d’éducation canadien qui constituera le fondement de la façon dont seront choisis les fournisseurs et partenaires en éducation.

Le Programme d’agrément universitaire (PAU) est l’une des principales sources d’éducation aux fins de la qualification au niveau associé et, pour la première fois au Canada, permet d’accéder au statut d’AICA sans devoir obtenir d'abord un autre titre de compétence actuariel. Dans quelques années, l’ICA accordera le statut de Fellow à ces membres, lorsqu’ils auront satisfait aux autres exigences en matière d'éducation et d'examens. L'autonomie du titre de FICA, c'est-à-dire « sans obligation de s’aligner sur un autre titre (actuariel) », constitue l’un des objectifs stratégiques à long terme de l'Institut. On verra sous peu lors d’entrevues d’emploi des candidats actuariels ayant obtenu des exemptions de l'ICA à l'égard de certains examens préliminaires. C’est là une des raisons pour lesquelles il est essentiel que l'ICA fasse preuve de diligence en ce qui a trait aux normes élevées régissant l’élaboration et le maintien du PAU. La Commission de l’agrément (CA), la Direction de l’admissibilité et de la formation (DAF) et le Conseil d’administration de l’ICA, en partenariat avec nos universités canadiennes agréées, travaillent d’arrache-pied depuis que le Conseil d’administration de l’ICA a réaffirmé, en 2010, son engagement à l'égard du PAU afin d'assurer l'établissement et le maintien de ces normes.

En octobre, la Society of Actuaries (SOA) a annoncé sa décision de ne pas reconnaître les exemptions du PAU de l’ICA. En dépit de cette décision, l’ICA demeure engagé à l’égard du PAU, qui cadre directement avec la stratégie à long terme de l’Institut. L’ICA est d'avis que le PAU offre un environnement efficace aux fins de l'éducation et de l’évaluation préliminaires. En définitive, la décision de la SOA signifie que les candidats de l'ICA qui visent les titres d'ASA et de FSA devront réussir les examens préliminaires au lieu d’obtenir des crédits dans le cadre du PAU. Avec ce dernier, les candidats qui réussissent se verront attribuer les titres d'AICA et de FICA à la fois en obtenant des exemptions d’examen et en répondant aux autres exigences d’éducation de l’ICA, dont la plupart sont imparties à la SOA pour ce qui est des volets des régimes de retraite, de l’assurance-vie individuelle, de l’assurance collective et des finances. D’un point de vue logistique, la chose est rendue possible grâce à une entente entre l’ICA et la SOA selon laquelle cette dernière repère les candidats du PAU et leur permet de satisfaire aux exigences restantes en matière d’éducation et d’examens aux fins de l’obtention des titres d’AICA et de FICA, même si certains examens préliminaires seraient remplacés par des exemptions de l’ICA.

L’ICA reconnaît le système d'éducation de la Casualty Actuarial Society (CAS) en ce qui a trait aux assurances IARD et la CAS reconnaît les exemptions de l’ICA. Il est donc possible pour un candidat de l’ICA d’obtenir les titres d’ACAS et de FCAS en empruntant le parcours du PAU. L’Institute and Faculty of Actuaries du Royaume-Uni reconnaît aussi les exemptions de l’ICA, et l’American Academy of Actuaries reconnaît le titre de FICA (quel que soit le moyen de l'obtenir) aux fins de l'attribution du titre de MAAA, sous réserve d’une expérience de travail appropriée aux États-Unis. Par conséquent, plusieurs options s'offrent toujours aux candidats du PAU qui envisagent de travailler à l'étranger. En ce qui concerne la pratique au Canada, le seul titre de compétence actuariel reconnu par la loi est celui de FICA.

La première année de mise en œuvre du PAU s’est achevée à l’été 2013. Maintenant au cours de cette deuxième année, les activités de la CA sont axées sur l'évaluation et l'amélioration. À cette fin, la CA, les actuaires chargés de l’agrément (AcA) et le personnel de l’ICA ont tenu une rencontre au début d’octobre afin d’évaluer les principales questions d'ordre politique, de discuter des mesures quantitatives, d'amorcer la planification en vue de l’examen après trois ans de mise en œuvre et d’obtenir la rétroaction des AcA. Après un examen approfondi de la première année et l’attribution de près de 40 exemptions d’examens, la CA estime que le programme fonctionne bien. La section suivante présente les points saillants des discussions et des résultats de la réunion.

Notes donnant droit à des exemptions

On a examiné le pourcentage d’étudiants qui ont obtenu les notes d’exemption au cours de la dernière année dans chacune des universités agréées et on l’a comparé aux prédictions initiales de la CA. Ces prédictions avaient été fondées sur les notes réelles obtenues par les étudiants dans chaque cours pour les deux sessions antérieures, qu'on a comparées, pour chaque université, aux pourcentages de réussite des examens correspondants de la SOA et de la CAS, ainsi qu’aux pourcentages de réussite globaux aux examens. Les notes d’exemption ont été établies pour chaque cours de manière à ce qu’il soit au moins aussi difficile d'obtenir une exemption que de réussir l'examen correspondant. La CA a estimé que les données ne représentaient qu'une seule année du programme et que pour tirer des conclusions significatives, il conviendrait de les analyser sur plusieurs années. La CA s'est toutefois dite à l'aise à l’égard du fait que le nombre réel d’étudiants ayant obtenu la note d’exemption était inférieur aux prévisions et inférieur aux statistiques universitaires globales de la SOA.

On a fait remarquer que le pourcentage plus faible que prévu d’étudiants ayant obtenu des exemptions pourrait indiquer qu’il est plus difficile d’obtenir des exemptions dans le cadre du PAU que de réussir l’examen correspondant. Le PAU pourrait également avoir pour effet de départager les étudiants les plus forts. La CA a reconnu qu’il convenait d'interpréter avec diligence ces résultats, qui peuvent être influencés par de nombreux facteurs, et continuera de surveiller attentivement les notes futures. La CA étudiera chaque cohorte d’étudiants au fil de son évolution dans le programme et poursuivra son évaluation, dans la mesure du possible, dans le cadre des examens subséquents menant au titre de Fellow de l'ICA.

Inflation des notes

En 2013, on a demandé aux examinateurs externes d’évaluer le potentiel d’inflation des notes dans les universités et est clairement apparue la nécessité de définir ce terme. La CA et les AcA ont convenu de la possibilité de deux types d’inflation des notes :

  • Bonne inflation des notes : Les étudiants travaillent plus fort pour obtenir la note d'exemption dans tous les cours, ce qui fait en sorte qu'un pourcentage global plus élevé d’étudiants obtient la note nécessaire d’une année à l’autre;
  • Mauvaise inflation des notes : Les chargés d'enseignement accordent les notes avec plus d’indulgence, ce qui fait en sorte qu'un pourcentage plus élevé d’étudiants obtient la note nécessaire d’une année à l’autre.

Il peut également y avoir mauvaise inflation des notes lorsque l’université établit des pourcentages de référence quant au nombre d’étudiants qui obtiennent la note d’exemption. La CA a conclu qu’elle pouvait faire confiance aux mécanismes de contrôle de la qualité établis dans la politique et les lignes directrices du PAU (y compris les vérifications des examinateurs externes), au professionnalisme des AcA et aux processus internes des universités relatifs aux examens, à l'attribution de notes et au contrôle de la qualité. Le maintien des normes élevées et des pratiques exemplaires réside dans la bonne communication entre l’ICA, chaque AcA et les chargés d’enseignement. Les AcA ont convenu que le fait de faciliter l’atteinte de la note d’exemption pour les étudiants ne rendait service à personne et continueront de rappeler aux chargés d'enseignement leur responsabilité envers l'université, envers l'entente relative au PAU et envers les étudiants.

Commentaires et préoccupations des étudiants

Les commentaires des étudiants indiquent une préoccupation concernant leurs options de carrière future. La CA et les AcA ont conclu que l’ICA devrait faire une promotion accrue du programme auprès des étudiants et des employeurs du Canada et de la reconnaissance de la marque FICA à l'échelle internationale. La promotion de la valeur et de la portabilité du titre de FICA permettra aux étudiants d’être plus confiants à l'égard du parcours du PAU. Les employeurs doivent être bien au fait du programme et, bien que rien ne puisse laisser croire qu’ils favoriseraient à l’embauche un candidat qui a réussi les examens par rapport à un autre qui a obtenu des exemptions, mieux ils connaîtront le programme et les normes de l'ICA, mieux ce sera.

Engagement universitaire

Tous s'entendaient pour dire qu'un plus grand nombre d'universitaires devrait s'engager auprès de l'ICA et que l'Institut devrait encourager une telle participation, qui peut constituer un apport important pour l’ICA, même au-delà du PAU. Ce dernier offre la possibilité d’accroître l’indépendance universitaire et de favoriser une meilleure conscience de la solidité de l’éducation actuarielle universitaire, mais il ne réalisera pas son plein potentiel sans une excellente collaboration entre les universitaires et les praticiens.

Examen du PAU

L’examen stratégique du PAU en 2014-2015 revêtira de l'importance pour la CA, la DAF et le Conseil d'administration, de même que pour les employeurs, les partenaires en éducation et les membres de l'ICA. En particulier, l’entente avec la CAS concernant la reconnaissance des exemptions accordées par l'ICA dans le cadre du PAU nécessite un tel examen. Les mesures de l’examen à court terme concernent notamment le respect du plan de cours par les chargés d’enseignement, le contrôle des données concernant les étudiants, l’examen des libellés d'examen et de copies d’examens d’étudiants et des renseignements qualitatifs provenant des AcA, des chargés d’enseignement et des examinateurs externes. Les mesures à plus long terme viseront les employeurs et les résultats des candidats issus du PAU aux examens de qualification au titre de Fellow. Le partage des données entre l’ICA, la CAS et la SOA est donc essentiel.

En définitive, l’ICA est imputable à l’égard des titres professionnels qu'il administre et doit veiller au maintien des normes très élevées qui régissent les titres d'AICA et de FICA. Le PAU doit former des candidats qui possèdent les connaissances et les compétences nécessaires à l’éducation au niveau AICA afin qu’ils disposent de la base de connaissances techniques dont ils ont besoin pour se préparer aux aspects pratiques des examens de qualification au titre de Fellow.

La CA continue de maintenir les normes rigoureuses de l’ICA afin de garantir la pérennité du programme et d’assurer que celui-ci demeure un élément digne de confiance du système d'éducation canadien.

Pour de plus amples renseignements au sujet du PAU, veuillez visiter le site Web de l’ICA. Comme toujours, vos commentaires sont les bienvenus. Vous pouvez nous les transmettre en écrivant à agrement@cia-ica.ca.

Rob Stapleford, FICA, est le président de la Commission d'agrément.

 

 

par Mike Hale, FICA

Le 23 octobre, l’ICA présentait ses commentaires concernant l’exposé-sondage de l'International Accounting Standards Board (IASB) portant sur la comptabilisation des contrats d'assurance (la Norme internationale d’information financière 4, ou IFRS 4).

La préparation des commentaires a été assurée par la Sous-commission sur les normes comptables et actuarielles internationales (assurance) à la suite du processus officiel de la Commission des relations internationales.

J’ai la chance de présider cette sous-commission à une période où progresse rapidement l'élaboration des normes à la fois du côté de l'IASB et de celui de l'Association actuarielle internationale (AAI). La tâche nous a été rendue facile grâce au savoir et au dévouement des membres de l’équipe, qui ont tous apporté une contribution consciencieuse à chaque étape de nos démarches.

Le mémoire de l’ICA est accessible sur le site Web de l'Institut et, pour ceux sont familiarisés à l’égard de l'exposé-sondage, il est facile à lire. Le survol ci-dessous en présente les points saillants en visant un auditoire plus large.

L’IASB a apporté plusieurs modifications à l'exposé-sondage précédent, notamment :

1. Offrir une approche descendante aux fins de l’établissement des courbes de taux au moyen des rendements sur les actifs de référence et déduire tous les éléments (principalement le risque de crédit) n’étant pas pertinents à l’égard du passif d’assurance. Il s’agit d’une solution de rechange admissible à cette approche ascendante (taux sans risque assorti d’une prime d’illiquidité).

Cette modification s’accompagnait de directives, tirées de la norme relative à la mesure de la juste valeur marchande, concernant les taux d’actualisation pour des durées pour lesquelles il n’existe pas de taux marchands observables.

Dans le mémoire de l’ICA, nous avons accueilli favorablement la souplesse accrue et l’exigence du recours à un jugement approprié dans l'exposé-sondage et souligné le caractère inapproprié du recours à une simple extrapolation à l'égard des courbes de taux.

2. Exiger l’utilisation des autres éléments du résultat global (AERG) pour atténuer l’impact sur l’état des résultats des changements relatifs au passif découlant des modifications de la courbe de taux. L’utilisation des AERG nécessite la conservation des courbes de taux à l’émission pour les contrats déjà en vigueur, un travail laborieux pour l’estimation des valeurs initiales et nécessitant des explications complexes.

Dans son mémoire, l'ICA recommande vivement que l'utilisation des AERG soit facultative. Nous sommes d’avis que bon nombre de sociétés préféreraient une approche fondée sur la juste valeur compte tenu de la stabilité accrue qu’offrent les hypothèses à plus long terme relatives au taux d’actualisation en vertu de l'exposé-sondage. Pour les sociétés optant pour l’utilisation des AERG, nous avons préconisé des approches plus simples pour déterminer les valeurs initiales à la date de prise d’effet de la nouvelle norme.

3. Exiger une approche « miroir » (essentiellement, évaluer les flux de trésorerie futurs à la valeur comptabilisée des actifs sous-jacents) lorsque le contrat impose à la société de détenir des éléments sous-jacents et spécifie un lien entre les paiements aux titulaires de polices et les rendements sur ces éléments.

Dans le mémoire de l’ICA, nous recommandons d’étendre la possibilité de recourir à l’approche miroir lorsque des éléments sous-jacents sont détenus afin de lier les taux crédités aux titulaires de polices en l’absence d’engagement contractuel (p. ex., les contrats indexés).

Nous faisons également valoir qu’il convient de reconnaître que la signature d’un contrat avec participation est régie par un régime réglementaire et légal selon lequel les versements aux titulaires de polices sont basés sur le rendement des éléments sous-jacents.

4. Exiger une nouvelle mesure de revenu intégrant une « prime acquise » équivalant aux paiements d’indemnités (excluant la composante placement) et les frais attendus (incluant une composante recouvrement des coûts d'acquisition). Les paiements d'indemnités et les frais attendus de l’état des résultats seraient ajustés de la même façon.

Dans le mémoire de l’ICA, nous affirmons trouver peu d’avantages à cette approche aux fins de la détermination des produits. Il serait en outre très coûteux de modifier les systèmes d'évaluation et d'administration afin de distinguer la composante placement. Nous comprenons que l’IASB soit d’avis que l’approche de détermination des produits présentée dans l'exposé-sondage est conforme aux méthodes d'autres types d'industrie.

5. Exiger qu’une marge sur services contractuels (MSC) soit détenue dans les passifs afin qu’aucun profit ne soit reconnu à l’émission, mais soit déduite de la MSC au fur et à mesure que les services contractuels sont assurés.

L'exposé-sondage présente une distribution simple des modifications :

a. Les variations des flux de trésorerie futurs sont prises en compte dans la MSC;

b. Les variations des courbes de taux sont prises en compte dans les AERG;

c. Les variations de la marge de risque (l’ajout au passif attendu qui serait nécessaire au transfert du passif) sont prises en compte dans l'état des résultats.

Dans le mémoire de l’ICA, nous recommandons vivement que les variations de la marge de risque soient également prises en compte dans la MSC en raison de l'étroite relation qui existe entre les flux de trésorerie attendus et la marge de risque.

Enfin, en étant conscients du fait que la norme définitive, quelle qu'elle soit, nécessitera d'importantes démarches aux chapitre du développement des systèmes et de l'éducation, nous pressons l'IASB de prévoir suffisamment de temps aux fins de sa mise en œuvre et de la mise sur pied d’un groupe chargé de faire le suivi des progrès. La promotion de l’adoption de l’IFRS 4 dans les pays clés à l’échelle mondiale constitue un important élément de cette étape.

Nous attendons maintenant avec impatience la promulgation de la norme définitive et l’élaboration des directives connexes de l’AAI à l’intention des actuaires en espérant qu’elle pourra être adoptée par le Canada.

Mike Hale, FICA, est le président de la Sous-commission sur les normes comptables et actuarielles internationales (assurance).

 

 

 

Une nouvelle étude réalisée par des spécialistes en assurance et recourant à une modélisation exhaustive révèle que s'il ne se prépare pas en vue de faire face à un séisme majeur, le Canada subira des coûts économiques et des pertes assurables substantiels.

Ce rapport produit par AIR Worldwide a été commandé par le Bureau d’assurance du Canada (BAC) afin d’analyser l’impact de deux événements sismiques majeurs. Il prévoit des pertes importantes si les scénarios modélisés d’un séisme d’une magnitude de 9,0 dans la zone située au large de l’île de Vancouver et d’un séisme de 7,1 à environ 100 km au nord-est de Québec.

Ces scénarios, conclut le rapport, démontrent la nécessité pour le Canada de se doter d’une stratégie nationale d’intervention en cas de tremblement de terre.

AIR, un cabinet de modélisation des risques catastrophiques, a élaboré les scénarios pour l'ouest et l'est et a donné une estimation totale des pertes économiques et des sinistres assurés dans chaque cas. Les deux régions choisies sont particulièrement à risque compte tenu de la densité de leur population et de leur niveau élevé d’activité sismique, préviennent les experts d’AIR : « Bien que ces deux zones sismiques ne représentent qu’une petite partie de la superficie du Canada, elles touchent environ 40 % de la population du pays ».

Dans le scénario de l’ouest, les pertes économiques se chiffreraient à 74,7 G$1 et les pertes assurables à 20,4 G$, tandis que dans le scénario de l'est, ces pertes s'élèveraient respectivement à 60,6 G$ et 12,2 G$.

Les pertes assurables par risque des deux scénarios se détaillent comme suit :

  • Scénario de l’ouest : secousse, 17,1 G$; tsunami, 1,1 G$, incendie post-séisme, 337 M$; liquéfaction et glissement de terrain, 1,9 G$.
  • Scénario de l’est : secousse, 11,5 G$; incendie post-séisme, 628 M$; liquéfaction et glissement de terrain, 56 M$.

En ce qui concerne les pertes économiques prévues pour le scénario de l’ouest, les risques de secousse, de tsunami, d’incendie post-séisme et de liquéfaction et de glissement de terrain engendreraient des pertes directes de 58,6 G$ au chapitre des biens, de 1,9 G$ à celui des infrastructures et de 1,5 G$ à celui des biens publics. Au total, les pertes directes s’élèveraient à 62 G$, tandis que les conséquences indirectes sont estimées à 12,7 G$.

En ce qui concerne les pertes économiques prévues pour le scénario de l’est, les risques de secousse, d’incendie post-séisme et de liquéfaction et de glissement de terrain engendreraient des pertes directes de 45,9 G$ au chapitre des biens, de 2,0 G$ à celui des infrastructures et de 1,4 G$ à celui des biens publics. Au total, les pertes directes s’élèveraient à 49,3 G$, tandis que les conséquences indirectes sont estimées à 11,3 G$.

AIR affirme que cette étude constitue un exercice hypothétique plutôt qu’une prédiction d’événements futurs. Cela dit, l’impact des événements et les projections du coût des pertes peuvent être considérés comme de bons indicateurs des conséquences probables que pourraient entraîner des événements similaires, ajoute la société. Les deux scénarios sont attribuables à des sources sismiques et sont similaires à des tremblements de terre survenus dans le passé. « Les tremblements de terre de la magnitude représentée dans les modèles sont des séismes à basse fréquence, qui présentent 0,2 % de probabilité de se produire dans ces endroits en toute année donnée, mais qui menacent de causer une dévastation dont l’ampleur justifie une planification et une préparation immédiates. »

Le BAC a indiqué que les constatations de l’analyse révisée par des pairs ne laissent « planer aucun doute que nous (le Canada) ne sommes pas prêts à faire face à un important tremblement de terre qui pourrait secouer le Canada n’importe quand et avoir de graves répercussions économiques ».

Don Forgeron, président et chef de la direction du BAC, souligne ceci : « Le risque d’un tremblement de terre important concerne tous les Canadiens, pas seulement ceux qui vivent dans des zones à haut risque. Des séismes d’une telle intensité auraient un effet domino sur l’économie canadienne en raison des dommages matériels, de l’interruption de la chaîne d’approvisionnement, des pertes de services, des défaillances des infrastructures et des pertes d’exploitation. »

Et il ajoute : « Les assureurs, les gouvernements et tous les Canadiens ont la responsabilité de se préparer. Si un mégaséisme survenait dans une région densément peuplée, l’assurance ne pourrait pas couvrir à elle seule tous les dommages. »

Toutefois, indique M. Forgeron, l’étude démontre que les mesures d’atténuation, comme l’augmentation de la résilience des bâtiments et des infrastructures, « peuvent réduire les pertes économiques d’un tiers ou plus. Voilà pourquoi nous préconisons une démarche préparatoire intégrée à la menace sismique. »

Le BAC prévoit faire sa part pour faire progresser le dialogue à l’échelle nationale sur la façon de se préparer à l’éventualité d’un mégaséisme, soit un séisme plus important que celui d’une périodicité de 500 ans et qui dépasse la capacité de souscription de l’industrie. Le BAC s’engage à collaborer étroitement avec les gouvernements, l’industrie des services financiers et des organisations non gouvernementales pour assurer la mise en place d’un cadre national d’intervention avant que ne frappe un tremblement de terre.

Et M. Forgeron ajoute : « L’étude est un outil précieux qui sera mis à la disposition des gouvernements, des responsables de la réglementation, des organisations de préparation aux catastrophes, du secteur bancaire, de l’industrie de l’assurance et du grand public. »

Depuis la publication par La Munich Réassurance, il y a 20 ans, de la dernière étude de l'impact d’un tremblement de terre au Canada, les choses ont changé, tout comme notre compréhension de l’impact potentiel d’un tremblement de terre majeur. Au nombre de ces changements, le rapport mentionne le développement des villes et des infrastructures, la croissance économique et démographique, les progrès réalisés dans la recherche sismique et les codes du bâtiment, de même que les modifications apportées aux lois. Les auteurs de l’étude ajoutent : « De plus, l'expérience récente indique que les risques que représentent les tsunamis, la liquéfaction et les pertes d'exploitation n'étaient pas nécessairement compris ni pris complètement en considération dans l'évaluation des risques liés aux tremblements de terre. »

On peut accéder ici au rapport, qui s’intitule Étude d'impact et des coûts d'assurance et coûts économique d'un séisme majeur en Colombie-Britannique et dans la région du Québec et de l'Ontario.

1 Tous les chiffres présentés sont approximatifs.
 

La gestion du risque d’entreprise (GRE) comporte de nombreux avantages pour les actuaires et pour leurs entreprises ou clients. Dans certaines entreprises, il peut être assez aisé d’instaurer la GRE.

Ce fut le cas pour Pierre Laurin, membre de l’ICA et directeur et chef de la pratique canadienne des assurances IARD du cabinet Towers Watson. Son expérience dans ce domaine remonte au début des années 1990, alors qu’il prenait part à l’élaboration des concepts de gestion des risques tout en occupant la fonction d’actuaire en chef du groupe Zurich Financial Services.

Il dit ceci : « À l’époque, nous n’appelons pas notre travail GRE. Tout ce que nous savions, c’était que la société n'avait aucun moyen d'évaluer sa position de risque et qu'il était nécessaire de connaître notre situation à cet égard.

« Comme notre projet ralliait en grande partie la direction et d'autres parties de l'entreprise, l’instauration s’est avérée plus facile que je ne l’aurais cru. Les gens étaient, pour la plupart, très intéressés au concept. Ils en saisissaient le bien-fondé pour l’entreprise.

« L’entreprise est basée en Europe, où les concepts de GRE étaient à ce temps légèrement plus avancés. Il restait à promouvoir le processus. »

En 2005, M. Laurin a quitté la Zurich pour intégrer le cabinet Towers Watson, qui est très actif en matière de GRE. « Une bonne proportion de mes activités concerne ce domaine : établir la propension au risque, réviser l’évaluation interne du risque et de la solvabilité (ORSA), effectuer les tests de sensibilité, et plus encore. La GRE comporte plusieurs volets et a une incidence sur plusieurs domaines. L’optimisation de la réassurance, par exemple, est fondée sur des concepts de GRE, et les gens posent la question "Quel est le coût du capital que j'achète?" Les approches à l’égard de la gestion actif-passif et du risque opérationnel sont également reliées à l’impact sur le capital.

« J’ai la conviction que la GRE est perçue comme un outil nécessaire. Il a fallu la crise financière de 2008 pour démontrer le besoin de modèles qui convergent les risques à la fin de la courbe de risques. Les sociétés ont dit : "Nous devons obtenir des données plus justes pour comprendre ce qui se passe." Le concept a maintenant acquis de la maturité et davantage de gens demandent : "Quelle sera l'incidence de ceci sur mon entreprise? Vais-je améliorer la situation de mon entreprise en faisant cela?" Grâce au cadre de GRE, on peut démontrer que les mesures fonctionnent. »

Malgré la valeur qu’il revêt, ajoute M. Laurin, les actuaires peuvent faire face à une opposition à l’idée d’un cadre qui examine chacun des aspects de l’entreprise. Pour mettre en place un processus de GRE, il faut parfois envisager des objectifs à court terme. Il s’agit d’un processus de longue haleine dont la réalisation peut prendre cinq ou six ans, mais la plupart des dirigeants demanderont des résultats à court terme.

« En outre, la plupart des gens travaillent en vase clos et se disent : "Ce qui m’affecte est plus important que tout." Il vous faut un élément descendant; la volonté doit venir du conseil d’administration. Mais il est également nécessaire d’avoir une approche ascendante afin d’assurer une élaboration adéquate. »

Travailler dans le domaine de la GRE peut être amusant, dit-il, car cela modifie la sphère d’influence des actuaires. « Les actuaires traditionnels exercent des activités de tarification ou de calcul des provisions, par exemple, mais la GRE examine l’incidence sur le capital. Elle offre une perspective plus large de l’entreprise et ouvre un nouveau domaine.

« Pour les actuaires débutants, la courbe d’apprentissage sera assez prononcée, mais nous sommes bien formés et nous possédons les antécédents qu’il faut pour exercer la GRE. Nous appliquons une pensée globale et nous sommes à l’aise face à l’incertitude. Pour les actuaires, la GRE est là pour rester. »
 

 
Gary Walters

1. Pourquoi êtes-vous devenu actuaire?

La spécialisation en mathématique ne me destinait vers aucun cheminement de carrière évident. Lors de ma dernière année à l’université, je me suis donc soumis à toute une batterie de tests d'orientation. La plupart des options qui s’offraient à moi étaient reliées à divers types de courtage (expédition, assurances, actions, etc.), mais il y avait aussi l’actuariat, qui me semblait moins lié à la vente. De plus, pendant une année sabbatique, j’avais occupé un emploi d’été à titre de commis au sein d’une petite société d’assurance et le seul actuaire de la société avait commencé à me montrer un peu son travail. Je ne comprenais pas vraiment ce qu’il faisait, mais ça me semblait être de la résolution de problèmes, ce qui avait l’air amusant. (Il avait également mentionné que c'était un travail bien rémunéré.) Il m’a semblé qu'il valait la peine d'essayer!

2. Lorsque vous dites aux gens que vous êtes actuaire, que croient-ils que vous faites?

En général, ils croient que nous sommes un genre de comptable technique (encore plus ésotérique qu’un comptable fiscaliste!). Essayez d’expliquer la réassurance en plus... Les voilà maintenant vraiment convaincus qu’il y a des gens plus intéressants à qui parler à la fête!

3. Qui a été votre plus grande inspiration pendant votre carrière? Avez-vous eu un mentor au début de votre carrière?

Après mon déménagement au Canada, j’ai consulté Peter Clark, un actuaire principal de la société qui m’employait au Royaume-Uni (et, incidemment, la première personne à m'avoir reçu en entrevue dans un superbe bureau de coin) pour m’aider dans ma réflexion. Il a séjourné chez nous à plusieurs reprises lors de ses visites à Toronto à titre de président de l'Institute of Actuaries du Royaume-Uni et a tenté (sans succès) de faire comprendre et apprécier les Goons (une comédie radiophonique britannique des années 1950) à mon épouse.

4. Qu’appréciez-vous le plus de votre travail?

J’aime agir à titre de mentor auprès de mes employés, remettre en question le statu quo (en particulier le fait de revenir aux principes plutôt que de se fier aux règles qui ont évolué au fil des ans) et chercher de nouvelles façons d’aborder les problèmes.

5. Si vous n'étiez pas actuaire, quelle serait votre carrière de choix?

Probablement enseignant (ou peut-être professeur); j’ai enseigné pendant plusieurs années dans le cadre du Cours orienté vers la pratique (COP) et j’ai adoré.

6. Quels sont vos passe-temps?

Le ski alpin, la photographie, les voyages, la lecture, la dégustation de vin, l’opéra, le jardinage et les séjours au chalet.

7. Quels sont vos musiques, livres et films préférés?

Musique : Je suis un adepte de l'opéra, mais j'aime toute la musique classique et la comédie musicale (en particulier Les Misérables). Films : La Liste de Schindler, Les Évadés et La Vie est belle. Livre : Le Seigneur des anneaux.

8. Quelle est votre destination vacances de rêve?

Emmener ma famille faire un voyage d’agrément en Grande-Bretagne pour visiter les endroits dont je me souviens de mon enfance et ceux que je n’ai jamais eu l’occasion de visiter.

9. À quoi réussissez-vous mieux que quiconque de vos connaissances?

Pendant plusieurs années, j’ai fait partie d’un petit groupe international d’arbitres de badminton; à ce titre, j'ai été officiel en chef lors des jeux du Commonwealth et d'un championnat mondial junior et j’ai assisté à deux reprises aux Jeux Olympiques.

10. Si vous pouviez vivre dans la peau d’une autre personne, vivante ou décédée, de qui s’agirait-il et pourquoi?

Bonne question. J’ai eu la chance de pouvoir faire une bonne partie de ce que je voulais vraiment faire pendant ma vie. Je suis donc vraiment heureux d'être moi!

Gary Walters est vice-président principal, tarification et réassurance collective chez RGA.
 

Franco Quan avec Al Edwards de la FAC.

La Fondation actuarielle du Canada (FAC) félicite chaleureusement Franco Quan, étudiant exceptionnel de l’école secondaire London Central en Ontario et récipiendaire de la bourse commémorative Hugh C. White de 2013. Franco a reçu son prix des mains d’Al Edwards, vice-président de la FAC, lors de la cérémonie de remise des diplômes de l’école, tenue en octobre dernier.

Franco a manifesté très tôt une passion pour les mathématiques. Au fil des ans, il a reçu de nombreux prix en sciences et en mathématiques, dont le premier fut un certificat d’excellence remporté en cinquième année à la suite d’un concours intitulé Scientific Journey – Pathways to Discovery (« L’aventure scientifique – un parcours vers la découverte »). Son amour des sports l’a amené à constater tout le potentiel que renferment la gestion de données et l’analyse statistique pour s’informer et faire des prédictions concernant ses événements sportifs favoris.

Cette année, Franco poursuit ses études en mathématiques à l’Université de Waterloo. Bien qu’il soit un peu tôt pour faire un choix de carrière, il a exprimé un intérêt pour les mathématiques computationnelles, les sciences informatiques, les statistiques et l’actuariat. Un stage pratique dans l’un de ces domaines pourrait se révéler très utile pour faire un choix concernant sa future carrière.

Malgré tous les efforts consacrés à ses études pour arriver à une telle réussite scolaire, Franco est arrivé à trouver le temps de faire du bénévolat. En effet, durant les étés des années 2010 à 2012, il a eu le plaisir de mettre en pratique ses connaissances en informatique au camp informatique Bit by Bit, offert à l’Université Western.

Lorsqu’il n’est pas occupé à étudier, travailler ou faire du bénévolat, Franco prend plaisir à lire de la littérature fantastique ou de la science-fiction, à jouer aux échecs ou à des jeux vidéos, ou encore à se promener au parc avec des amis.

On observe chez Franco plusieurs qualités chères à Hugh White, un ancien secrétaire-trésorier de l’Institut canadien des actuaires et ancien administrateur de la FAC : une passion pour les mathématiques, l’excellence et l’éducation, ainsi qu’un désir de redonner à la collectivité. Nous félicitons Franco et lui souhaitons la meilleure des chances pour ses projets futurs.

Nota : La bourse commémorative Hugh G. White est décernée annuellement à l’étudiant de l’école secondaire London Central ou de l’école secondaire Erin District qui présente la meilleure note parmi les finissants qui ont soumis une demande d’admission et qui ont été acceptés dans un programme universitaire de science actuarielle, de mathématiques, de statistiques ou d’informatique. Pour plus de renseignements au sujet de la bourse et des récipiendaires antérieurs, veuillez visiter le site de la FAC au www.afc-fac.ca.

 

 

 
PERSONNES INFLUENTES

Caroline Blouin, vice-présidente des ressources humaines chez RBC Gestion de patrimoine et RBC Assurance, discute du programme de littératie financière destiné aux employés de l’entreprise dans le numéro de novembre de Benefits Canada.

Dans un article du National Post, Barry Gros suggère que les régimes de retraite devraient être refondus et que des solutions telles les régimes de retraite à prestations cibles aideraient les travailleurs du secteur public.

Le président de l’ICA, Jacques Lafrance, a été cité dans Les affaires au sujet des pays qui ont repoussé leur âge de la retraite : il a dit que c’était ça ou la « catastrophe financière ». On retrouve également M. Lafrance dans Canadian HR Reporter et Investment Executive, où on souligne les nouveaux chiffres relatifs à la mortalité canadienne de l’Institut.

Syed Ali Murtaza est maintenant conseiller actuariel indépendant chez Financial Actuarial Solutions. Il possède plusieurs années d’expérience actuarielle, qu’il a acquise auprès de sociétés d’assurance-vie canadiennes. 

Sylvia Pozezanac a été nommée directrice générale et chef mondiale des relations avec les consultants pour le groupe de solutions stratégiques à la Prudential Financial. Elle est responsable de l’établissement des relations de niveau supérieur avec les consultants en matière de placements mondiaux, d’avantages sociaux et de retraite pour les établissements américains de la Prudential. Mme Pozezanac a préalablement passé 26 ans à Towers Watson (y compris l’une de ses entreprises prédécesseures, Towers Perrin).

Riley St. Jacques a joint PBI Actuarial Consultants à titre d’actuaire-conseil principal. Il fera partie de l’équipe de direction de PBI et concentrera ses efforts sur le développement des affaires et les activités de gestion des nouveaux clients. M. St. Jacques possède plus de 14 ans d’expérience dans le secteur et a auparavant assumé les fonctions de vice-président des régimes de prestations pour une société d’assurance et d’avantages sociaux collectifs établie à Edmonton.

PBI a également annoncé l’entrée en poste de H. Clare Pitcher et de Cynthia (Cindy) Rynne, qui assumeront les fonctions d’actuaire-conseil principaux dans le nouveau bureau de Toronto. Ils possèdent plus de 50 ans d’expérience combinée en tant qu’actuaires dans le domaine des régimes de retraite, assurant la prestation de conseils auprès de régimes interentreprises ontariens de grande taille, ainsi que de régimes de retraite des secteurs privé et public. En plus de fournir un soutien à l’équipe de consultation actuelle au service de certains des plus gros clients nationaux de PBI, ils concentreront leurs efforts sur la croissance de l’entreprise dans le centre du Canada.

Kevin Tighe, actuaire-conseil principal, et Ian Markham, chef de file dans le domaine de l’innovation de la retraite canadienne, tous les deux employés de Towers Watson, discutent des avantages de la réduction des risques des régimes à prestations déterminées dans Benefits Canada. 

Fred Vettese discute de la retraite professionnelle dans le magazine Benefits Canada. Il affirme : « Le niveau de base de prestations devrait faire l’objet d’un examen. »
 
LES PUBLICATIONS DU MOIS

Les publications du mois de novembre :

BA078

Ordre du jour : Réunion no 78 du Conseil d'administration (28 novembre 2013)

RFPONABLTD

Request for Proposals Regarding Ontario Accident Benefits Long Term Disability Research Project As at November 25, 2013

ORG1113

Organigramme du siège social de l'ICA

213102T

Exemples de logique floue

213102

Document de recherche : L’application de la logique floue à l’évaluation des risques et la prise de décisions

213099

Supplément de note éducative : Mise à jour des conseils sur les hypothèses pour les évaluations de liquidation hypothétique et de solvabilité – En vigueur à compter du 30 septembre 2013 et applicable aux évaluations avec dates de calcul entre le 30 septembre 2013 et le 30 décembre 2013

213098

Gestion des risques : Quatrième partie – La rémunération au rendement : l’angle mort critique de la GRE aujourd’hui

213095

Bulletin de discipline : Volume 20, no 1 (novembre 2013)

213077

Note éducative révisée – Examen dynamique de suffisance du capital

OG2014

Orientation Guide 2013-2014

CECM2014

CE Committee Meetings for 2014

TIMELINE2014

2014 Annual Meeting Timeline

IMS

Information with Respect to Meeting Sessions

SREI

Information with Respect to Speaker Recruitment and Expenses

SES3-1INV2013

Séance 3 : Les implications de l’ORSA en matière de placements (Rioux)

SES1INV2013

Séance 1 : La gestion de la volatilité dans le monde d’aujourd’hui (Papageorgiou)

SES2INV2013

Séance 2 : L’économie financière par rapport à la pratique actuarielle (Gold)

SES5-1INV2013

Séance 5 : Le capital économique et l'ORSA (Ozdemir)

213097

Mémoire à l'IFRS : Exposé-sondage sur la norme IFRS intitulée Contrats d’assurance

SES5INV2013

Séance 5 : Capital économique (Finn)

SES3INV2013

Séance 3 : Les implications de l’ORSA en matière de placements (Curtis)

SES1PEN2013

Séance 1 : Mise à jour de la Commission des rapports financiers des régimes de retraite

SES4INV2013

Séance 4 : Les implications des régimes de retraite à prestations cibles en matière d’investissement (McCrossan)

SES4-1INV2013

Séance 4 : Les implications des régimes de retraite à prestations cibles en matière d’investissement (Bullock)

SES7INV2013

Séance 7 : Le paysage économique mondiale et l’investissement dans les marchés émergents (Dehn)

SES6PEN2013

Séance 6 : L’épargne-retraite : Quel devrait être le rôle des secteurs public et privé?

SES3PEN2013

Séance 3 : Le point sur l’étude sur la mortalité chez les retraités canadiens

213096

Communiqué : Situation critique relative à l’âge de la retraite? Non. Remise en question de l’âge de la retraite? Les actuaires du Canada acquiescent.

EECA109

Ordre du jour de la réunion no 109 de la Direction de l’admissibilité et de la formation (31 octobre 2013)

EECMOTION

Motions de la Direction de l'admissibilité et de la formation (31 octobre 2013)

EB1013

(e)Bulletin Octobre 2013

EB1013PDF

(e)Bulletin Octobre 2013 (version pdf)

SES4PEN2013

Séance 4 : Normes comptables canadiennes : Les nouvelles normes visant les entreprises privées et les organismes sans but lucratif (Estey)

SES5PEN2013

Séance 5 : Mise à jour du CNA au sujet des nouvelles normes de pratique en matière d’expertise devant les tribunaux (Yake)

MSCM101

Procès-verbal de la réunion no 101 de la Direction des services aux membres (27 août 2013)

SES2PEN2013

Séance 2 : Mise à jour des organismes de réglementation (Wong)

213094

Note éducative : Conseils en matière d’évaluation du passif des contrats d’assurance pour les assureurs-vie pour l’année 2013

SP020114

Normes de pratique – Régimes de retraite (1er février 2014)

SC020114

Normes de pratique (1er février 2014)

213093

Supplément de note éducative : Mortalité des retraités canadiens

MSCA102

Ordre du jour de la réunion no 102 de la Direction des services aux membres (29 octobre 2013)

ORG102813

Organigramme du siège social de l'ICA

213090

Normes définitives : Révision des Normes de pratique applicables aux régimes de retraite – Hypothèse de mortalité pour le calcul de la valeur actualisée des rentes et promulgation de la table de mortalité

213089

Note de service : Normes définitives : Révision des Normes de pratique applicables aux régimes de retraite – Hypothèse de mortalité pour le calcul de la valeur actualisée des rentes et promulgation de la table de mortalité

213091

Note de service : Communication finale –Promulgation de la table de mortalité actuelle pour le calcul de la valeur actualisée des rentes

Les tweets de novembre de @ICA_Actuaires :

Changements prochains pour l'assurance responsabilité nucléaire au Canada http://www.canadianunderwriter.ca/news/eyeing-nuclear-liability/1002741171 via @CdnUnderwriter

Bonne chance #actuaire Jean-Guy Sauriol @Maple_Lys. http://bit.ly/17AB3zW #GrandeAventure

Op-ed de Rob Brown de l’ICA sur l’accès des assureurs aux données de tests génétiques, présenté sur le site iPolitics http://bit.ly/ciaica324

Secteur de l’assurance à Toronto affiche une croissance « inférieure à la moyenne » sur 10 ans. Rapport @ConfBoardofCdahttp://bit.ly/ciaica323

Fusion de mutuelles d’assurance : Farmers’, Glengarry et Lanark formeront Commonwell Mutual le 1erjanvier http://bit.ly/ciaica322

Recherche sur la mortalité de l’ICA dans @MacleansMag sur les aînés : « Le crépuscule de vie s'étend toujours plus » http://bit.ly/ciaica321

Le CCRRA diffuse un rapport final sur l’utilisation du commerce électronique dans les produits d’assurance http://bit.ly/icacia320

Présentation du premier sous-gouverneur de la Banque du Canada à l’AMF sur la gestion du risque et la réforme financière http://bit.ly/ciaica318

FSB : documents pour aider les organismes de réglementation à renforcer la gestion du risque en institution financière http://bit.ly/ciaica317

« Sous-assurance = un risque réel pour les Canadiens qui se fient à l’assurance collective », dit @LIMRAhttp://bit.ly/ciaica316

Coût des dommages causés par l’eau en hausse : experts demandent un plan pour couverture viable/adapté des assureurs http://bit.ly/ciaica315

@CLHIA demande au gouvernement de considérer les obligations gouvernementales à très long terme. Prévoit une grande demande http://bit.ly/ciaica314

Gouvernement #Alberta : Réponse sur la note éducative de l’ICA - Méthodes de règlement optionnelles pour les évaluations http://bit.ly/ciaica313

@OSFIBSIF : le point sur le Cadre de réglementation des sociétés d’assurance-vie, y compris un résumé des travaux et délais http://bit.ly/icacia312

#FICA #Actuaires début du colloque #RetraiteICA aujourd’hui #Toronto http://bit.ly/1ejXSfE

#retraite : Fred Vettese de l’ICA offre une impression anticipée de ce qu’aurait l’air un #RPC accru http://bit.ly/ciaica311

@OSFIBSIF révise son approche d’approbation pour la #réassurance avec un apparenté http://bit.ly/icacia310

Rapport ICA dans le @globeandmail : « croissance plus lente + dépenses accrues = difficulté pour budget provincial » http://bit.ly/ciaica309

Quel est le rôle des secteurs privé et public pour l’épargne-retraite? Rapport D’Amours et plus http://bit.ly/1iSbc8n

Fred Vettese de l’ICA sur la retraite professionnelle : « Le niveau de prestations de base devrait être examiné » http://bit.ly/ciaica308

@futureworzel présente « Quel est l’avenir de l’humanité? Et quelle place y occuperons-nous? » #RetraiteICA http://bit.ly/1ejXSfE #Toronto

FASB vote pour procéder à la norme finale sur la reconnaissance de revenu. Prévue à T1 2014 - via @edmontonjournalhttp://bit.ly/ciaica307

@OSFIBSIF diffuse une lettre à l’IASB au sujet de l’exposé-sondage sur les contrats d’assurance : «ajustements exigés » http://bit.ly/icacia307

#Actuaires : des questions sur les tables de mortalité des retraités? Réponses disponibles #RetraiteICA http://bit.ly/1ejXSfE #Retraite

#InvestissementsICA présente les modèles de capital économique par Bogie Ozdemir http://bit.ly/1eJxCsf @Sunlife

@PBIActuarial ouvre un bureau à #Toronto. Clare Pitcher et Cyndi Rynne de l’ICA seront les actuaires-conseils en chef http://bit.ly/ciaica303

#InvestissementsICA présente les répercussions des régimes de retraite à prestations cibles avec Jessica Bullock et Paul McCrossan #FICA

@jandehn présente le paysage économique mondial et l’investissement sur les marchés émergents #InvestissementsICA http://bit.ly/1eJxCsf

Barry Gros de l’ICA : prestations cibles/autres solutions pourraient contrôler les coûts des régimes publics #Ontario http://bit.ly/ciaica302

@OSFIBSIF diffuse son bulletin au nouveau format Le Pilier, inclut une allocution de la surintendante Julie Dickson http://bit.ly/icacia301

Politique macroéconomique et répercussions sur les marchés financiers, y compris les taux d’intérêt à long terme http://bit.ly/1eJxCsf #Actuaires
 
Calendrier des rencontres

Webémission de l'ICA sur le professionnalisme - Le 9 décembre 2013

Assemblée publique du Conseil de surveillance des normes actuarielles - Toronto - le 12 décembre 2013 et Webémission

Joignez-vous à nous et partagez votre point de vue sur le CSNA, le CNA et le processus d’établissement des normes actuarielles. La conférencière invitée Sally Gunz, professeure en droit des affaires et éthique à l’École de comptabilité et de finance de l’Université de Waterloo, donnera une présentation sur  les normes actuarielles et l’intérêt public. La participation à l’assemblée peut compter envers vos crédits de professionnalisme des exigences de PPC.

Cours orienté vers la pratique 2014 de l’ICA – Ottawa – Du 1er au 4 juin 2014

Assemblée annuelle 2014 de l’ICA – Vancouver – Les 18 et 19 juin 2014

Colloque pour l’actuaire désigné 2014 de l’ICA – Toronto – Les 22 et 23 septembre 2014

Colloque sur les régimes de retraite 2014 de l’ICA – Montréal – Le 4 novembre 2014

Colloque sur les investissements 2014 de l’ICA – Montréal – Le 5 novembre 2014

Assemblée annuelle 2015 de l’ICA – Ottawa – Les 17 et 18 juin 2015
 
Le Point sur le Conseil et les Directions

Direction de l’admissibilité et de la formation

Les personnes suivantes ont été nommées aux (sous-)commissions ci-dessous, en vigueur immédiatement à moins d’indication contraire :

  • Agrément : Peter Muirhead (vice-président), Claude Pichet et John Dark (renomination);
  • Sous-commissions de la Commission de l’éducation permanente :
    • Placements : Martin Leroux, Harry Satanove, Sheldon Liu et Ivy Lee, entrée en vigueur rétroactive à février 2013;
    • Assurance individuelle de personnes : Jean-Pierre Cormier (président) – il a également été nommé membre de la Commission de l’éducation permanente.

À titre d’information seulement :

Les personnes suivantes ont démissionné des groupes ci-dessous :

  • Agrément : John Dark (démissionné du poste de vice-président) et Cara Low;
  • Sous-commissions de la Commission de l’éducation permanente :
    • Placements : Tony Williams et Sunny Oh;
    • Assurance individuelle de personnes : Dominic Hains (démissionné du poste de président) – il a également démissionné de la Commission de l’éducation permanente.

Direction des services aux membres

Les personnes suivantes ont été nommées aux (sous-)commissions ci-dessous, en vigueur immédiatement à moins d’indication contraire :

  • Recherche : Mario Robitaille;
  • Sous-commissions de la Commission de recherche :
    • Expérience en assurance-vie individuelle : Annie Girard et Nicolas Rochon;
    • Recherche en assurances IARD : Matthew Buchalter et Denise Cheung, en vigueur le 19 septembre 2013;
    • Expérience de mortalité dans les rentes collectives : Mario Robitaille (président), Claire Bilodeau, Steve Bocking, Van Bui (n’est pas membre de l’ICA), Paul Burnell, Diana Pisanu, Myriam Roux et Sylvain Veilleux;
    • Expérience dans les rentes : Julie Chambers;
  • Applications en gestion du risque d’entreprise : Patrick Duplessis, Jill Knudsen, Elaine Lajeunesse, Pierre-Paul Renaud et Shawn Sampson, en vigueur le 13 septembre 2013.

Le Groupe de liaison gouvernementale en matière de régimes de retraite et le Groupe de travail sur le financement de l’assurance-emploi ont été dissouts avec remerciements, en vigueur immédiatement.

La DSM a approuvé la création de la Commission de la santé et son mandat proposé, ainsi que les nominations suivantes : Isabelle Bouchard, Robert Brown, Claude Ferguson, John Have, Pierre-Yves Julien (président), Stéphane Levert, Gary Mooney, Gary Walters et Ella Young (n’est pas membre de l’ICA). Le soutien administratif par le personnel sera assuré par Les Dandridge, Chris Fievoli et Michel Simard.

1. Composition

La Commission de la santé est ouverte aux membres de l’ICA et aux non-membres.

2. Objectifs

  • Assurer un soutien à l’ICA dans les discussions à l’échelle nationale et provinciale concernant les systèmes de santé, une attention particulière étant accordée à l’importante contribution actuarielle au débat;
  • Rehausser le profil des actuaires dans les débats politiques et dans la recherche sur les systèmes de santé;
  • Assurer un soutien aux actuaires qui exercent leurs activités dans le domaine des systèmes de santé.

3. Rôle

Pour atteindre ses objectifs, la Commission de la santé fera ce qui suit :

  • Représenter les opinions de la communauté actuarielle canadienne dans les discussions et débats à l’échelle nationale et provinciale concernant les systèmes de santé;
  • Assurer la liaison avec les directions et commissions concernées en ce qui a trait à la participation actuarielle à la recherche en matière de systèmes de santé;
  • Promouvoir l’intérêt public en développant le rôle que peuvent jouer les actuaires à l’égard des systèmes de santé;
  • Élaborer des lignes directrices et promouvoir les pratiques exemplaires à l’intention des actuaires agissant à titre de conseillers en matière de systèmes de santé et soutenir l’élaboration de la formation actuarielle dans le domaine de la santé.

4. Autorité décisionnelle

La Commission de la santé exerce ses activités dans le cadre des Statuts administratifs et des politiques de l’ICA et recommande aux directions ou au Conseil d’administration des mesures à prendre, selon le cas.

5. Compte rendu des activités de la Commission de la santé

La Commission de la santé rendra compte de ses activités à la Direction des services aux membres.

6. Liaison avec l’ICA

La Commission de la santé assurera la liaison avec d’autres directions et commissions de l’ICA au besoin afin de s’acquitter de son rôle et de mener à bien ses activités, notamment la Direction de la pratique actuarielle et les commissions de l’éducation permanente et des relations internationales.

7. Liaison externe

La Commission de la santé assurera la liaison avec les intervenants externes, au besoin, afin de s’acquitter de son rôle et de mener à bien ses activités.

À titre d’information seulement :

Les personnes suivantes ont complété leur mandat à titre de membre des groupes ci-dessous et quittent avec remerciements :

  • Commission sur les communications : Alon Halbrich, en vigueur en juin 2013;
  • Sous-commissions de la Commission de recherche :
    • Expérience en assurance-vie individuelle : Marie-Josée Blanchet et Kim Girard, en vigueur immédiatement;
    • Recherche en assurances IARD : Danielle Harrison et Elaine Lajeunesse, en vigueur le 19 septembre 2013;
    • Expérience dans les rentes : Robert Howard, en vigueur immédiatement.